AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266023128
Éditeur : Pocket (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 297 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - Je ne pensais qu'à moi-même et puis, à mesure que j'écrivais, je me suis aperçu que le traçais un portrait de ma Haute-Guinée natale. » Au-delà du récit autobiographique d'un jeune écrivain de 25 ans, L'Enfant noir nous restitue, dans toute sa vérité, la vie quotidienne, les traditions et les coutumes de tout un peuple. Un livre plein de finesse et de talent qui s'est imposé comme l'un des classiques de notre temps.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  13 avril 2012
Ceci est le récit de l'enfance et de la jeunesse de l'auteur. Enfant, il a entendu les légendes sur le petit serpent noir qui protège sa race et qui parle à son père pendant la nuit. Il a vu son père forger les métaux et façonner l'or. « Toujours, je l'ai vu intransigeant dans son respect des rites. » (p. 33) Entre Tindican, à la campagne, et Kouroussa, à la ville, il a grandi, il a appris les traditions et les contes. Camara sait qu'il que la magie existe et il ne cherche pas à l'expliquer. Son père et sa mère en sont pétris et l'utilisent avec puissance et sagesse.
Camara fait des apprentissages de grande importance. Il y a la circoncision qui le fait homme et le sépare de l'enfance et de sa mère. « Des hommes ! Oui, nous étions enfin des hommes, mais le prix en était élevé ! » (p. 142) Puis il y a l'école française, le collège technique et, bientôt, la France. « Il fallait que le désir d'apprendre fût chevillé au corps, pour résister à semblable traitement. » (p. 85) Peu à peu déraciné de son village, puis de son pays, Camara s'européanise subtilement.
Je n'ai pas vraiment pris de plaisir à cette lecture. Ce récit autobiographique m'a vaguement ennuyée et les descriptions de l'Afrique noire et de ses rites n'ont pas sauvé ce texte. On découvre un Islam mêlé de grigri et de magie, de superstitions et de sagesse. La langue est française, mais l'esprit du texte est africain et on lit des expressions et des tournures grammaticales désuètes ou inédites. L'oralité prime et la phrase s'adapte au souffle. C'est une lecture que l'on peut faire à voix haute, pour saisir le rythme des mots. Mais dans l'ensemble, je ne retiens pas grand-chose de cette lecture très rapide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1621
juliette2a
  15 juin 2012
J'ai beaucoup aimé ce livre. Camara Laye nous raconte son enfance dans le petit village de Kouroussa, situé en Haute-Guinée ; ses parents sont admirés de tous (son père, forgeron est le chef de sa tribu et sa maman protectrice est douée de nombreux "pouvoirs"). le petit garçon est confronté à toutes les coutumes du village plus au moins joyeuses. Toutefois, vient le temps de l'école où l'enfant noir se plait, travaille beaucoup avec ses amis. Camara se tourne alors vers d'autres horizons avec, entre autres, la ville de Conakry pour étudier les métiers techniques et ainsi s'épanouir dans la vie au fil des années.
Cet auteur est véritablement touchant et fascinant ; il nous décrit parfaitement l'atmosphère de son enfance avec une telle intensité que l'on se retrouve subjugué dans le roman à ses côtés...
Ainsi, ce livre "intemporel" ne cessera jamais de m'émouvoir.
A lire !
Commenter  J’apprécie          1220
Myriam3
  26 octobre 2016
Camara Laye, alors qu'il est venu étudier en France dans les années 50, porte un regard sur son enfance et ce qui lui a permis de poursuivre ses études à Paris, alors qu'il a grandi à Kouroussa, Nouvelle-Guinée, auprès d'un père forgeron et d'une mère respectée pour ses dons de clairvoyance.
C'est lors de ces études supérieures qu'il écrit ce roman d'une initiation africaine, dans ce continent encore sous l'emprise colonialiste (qu'il n'aborde pas ou à peine).
Le livre est relativement bref mais nous amène à voir la vie quotidienne, les traditions d'un village africain: l'importance de la famille proche et éloignée qui s'occupe des enfants des autres comme s'ils étaient les leurs, la violence infligée aux écoliers, l'amour et le respect des parents, le cycle des saisons, les fêtes, les rites initiatiques et tout ce qui les entoure... le tout avec beaucoup d'humanité et de tendresse.
Camara Laye n'a pas peur d'exprimer ses peurs, sa relation très forte avec sa mère, ses espoirs, ses frustrations - la mère un peu trop dominante qui chasse ses amies de sa chambre!
C'est un roman sur l'Afrique, bien sûr, mais aussi tout simplement sur l'enfance qui se termine dans cet avion qui le conduit à Paris. J'aurais aimé le suivre encore un peu à son arrivée, le taxi pour rejoindre son logement, son installation, la découverte de ce pays inconnu, de sa culture, ses premiers jours d'école..., puis ses retrouvailles avec cette maman si omniprésente et ce père affectueux qui ne lui demande qu'une chose: de revenir un jour et d'oeuvrer pour le bien de son pays. Camara Laye deviendra écrivain mais surtout une figure importante de l'opposition aux régimes politiques autoritaires.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce récit autobiographique!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          540
zembla
  22 octobre 2010
Ce livre raconte l'enfance d'un petit africain dans les années 1930 dans un village de Haute-Guinée. Son père est le forgeron du village et l'enfant noir étant le fils aîné c'est a lui que doit revenir la tache de lui succéder . Mais son goût d'apprendre et son désir de voir d'autres horizons vont bousculer cet ordre établi.
Ce livre est une relecture ou plutot une redécouverte car ce livre je l'ai lu il y de cela plusieurs(dizaines d') années. En effet c'est un livre que j'ai lu en classe de CM1 ou CM2 et le souvenir qui m'en restait était pour le moins flou. Il me restait en fait le souvenir de l'enfant noir faisant une ballade a vélo avec son amoureuse sur le porte bagage et le plaisir que j'avais eu a sa lecture. Pas grand chose. Jusqu'à ce qu'une émission littéraire (la grande librairie sur France 5 pour ne pas la nommer) vienne rappeler ce livre a mon souvenir.
Parlons plutôt du livre. D'abord c'est un témoignage sur cette Afrique où se côtoyait la réalité et le merveilleux. Cette Afrique des griots (conteurs), des sortilèges, des incantations, des rites initiatiques, des traditions et des coutumes ancestrales. Mais c'est aussi un livre sur l'enfance avec ses joies, ses amours, ses déchirements et ses injustices. C'est aussi un livre sur le passage de l'enfance a l'âge adulte avec les choix a faire et le déracinement.
Mais c'est surtout un livre d'Amour :pour ses parents, sa famille, ses ami(e)s.
Il y a des livres que l'on relit et qui a cette seconde lecture nous déçoivent. "L'enfant noir" ne fait pas partie de cette catégorie, au contraire car il y a des choses que je n'avais pas du comprendre a ma première lecture.
Comme il est marqué sur la 4ième de couverture :"Un livre intemporel qui s'est imposé comme un classique de notre temps" et pour une fois ils ne mentent pas.
Dans ce même registre je conseille le très bon livre "Hamkoullel l'enfant peul" de Amadou Hampaté Bâ qui lui parle de son enfance au Mali.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          550
aouatef79
  01 décembre 2018
"L'enfant noir "de l' écrivain guinéen ,Camara Laye, a été publié en 1959 .Il s'agit d'une autobiographie où l'auteur nous narre ce que fut son enfance et son adolescence dans son petit village ,Tindican , pas trop éloigné de la ville
Kouroussa . Son père ,Komady ,est forgeron , orfèvre et chef de tribu .L'auteur n'oublie pas d'adresser un court hommage à sa mère qui symbolise toutes les femmes africaines . La mère joue un rôle important dans le roman .
Nous apprenons la vie quotidienne ,les traditions et les coutumes de tout un peuple .Parmi ces coutumes , il en y a une qui a toute son importance :il s'agit de la circoncision .Tout l'entourage assiste à l' événement festif .Une fois l'opération achevée, l'enfant est considéré comme un homme .Il quitte
la case qu'il occupait avec ses parents . On lui attribue une case personnelle
Ayant fait ses études à l'école primaire et ensuite il a rejoint la ville,Kouroussa pour subir une formation technique .Il obtient son diplôme .
Il décide de partir en France pour continuer sa formation .
L'enfant noir est un jeune tenace et entreprenant : il connaîtra la réussite .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          355
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   01 décembre 2018
J'étais enfant et je jouais près de la case de mon père . Quel
âge avais-je en ces temps-là ? Je ne me rappelle pas exactement . Je devais être très jeune encore :cinq ans , six
ans peut-être .Ma mère était dans l'atelier ,près de mon père ,et leurs voix me parvenaient ,rassurantes, tranquilles ,
mêlées à celles des clients de la forge et au bruit de l'enclume .
Commenter  J’apprécie          120
latracelatrace   19 août 2010
A la nuit tombante, mon oncle Lansana rentrait des champs. Il m’accueillait à sa manière, qui était timide. Il parlait peu. A travailler dans les champs à la longueur de la journée, on devient facilement silencieux; on remue toutes sortes de pensées, on en fait le tour et interminablement on recommence, car les pensées ne se laissent jamais tout à fait pénétrer; ce mutisme des choses, des raisons profondes des choses, conduit au silence; mais il suffit que ces choses aient été évoquées et leur impénétrabilité reconnue, il en demeure un reflet dans les yeux: le regard de mon oncle Lansana était singulièrement perçant, lorsqu’il se posait; de fait, il se posait peu: il demeurait tout fixé sur ce rêve intérieur poursuivi sans fin sans les champs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1630
latracelatrace   19 août 2010
En décembre, tout est en fleur et tout sent bon; tout est jeune; le printemps semble s'unir à l'été, et la campagne, longtemps gorgée d'eau, longtemps accablée de nuées maussades, partout prend sa revanche, éclate; jamais le ciel n'est plus clair, plus resplendissant; les oiseaux chantent, ils sont ivres; la joie est partout, partout elle explose et dans chaque coeur retentit.
Commenter  J’apprécie          2401
JcequejelisJcequejelis   09 décembre 2011
C'est cette année-là, cette première année-là puisque la précédente ne comptait plus, que je nouai amitié avec Marie.
Quand il m'arrive de penser à cette amitié, et j'y pense souvent, j'y rêve souvent - j'y rêve toujours ! -, il me semble qu'il n'y eu rien, dans le cours de ces années, qui la surpassât, rien, dans ces année d'exil, qui me tint le coeur plus au chaud. Et ce n'était pas, je l'ai dit, que je manquais d'affection ; mes tantes, mes oncles me portèrent alors une entière affection ; mais j'étais dans cet âge où le coeur n'est satisfait qu'il n'ait trouvé un objet à chérir et ou il ne tolère de l'inventer qu'en l'absence de toute contrainte, hormis la sienne, plus puissante, plus impérieuse que toutes. Mais n'est-on pas toujours un peu dans cet âge, n'est-on pas toujours un peu dévoré par cette fringale? Oui, a-t-on jamais le coeur vraiment paisible.

164 – [Press Pocket n° 1249, p.182]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          920
JcequejelisJcequejelis   23 mars 2013
Ma mère était née immédiatemment après mes oncles jumeaux de Tindican. Or on dit des jumeaux qu'ils naissent plus subtils que les autres enfants et quasiment sorciers; et quant à l'enfant qui les suit et qui reçoit le nom de « sayon », c'est-à-dire de « puinè des jumeaux », il est, lui aussi, doué du don de sorcellerie; et même on le tient pour plus redoutable encore, pour plus mystérieux encore que les jumeaux, auprès desquels il joue un rôle fort important : ainsi s'il arrive aux jumeaux de ne pas s'accorder, c'est a son autorité qu'on recourra pour les départager; au vrai, on lui attribue une sagesse suppérieure à celle des jumeaux, un rang supérieur; et il en va de soi que ses interventions sont toujours, sont forcément délicates.
C'est notre coutume que les jumeaux doivent s'accorder sur tout et qu'ils ont droit à une égalité plus stricte que les autres enfants : on ne donne rien à l'un qu'il ne faille obligatoirement et aussitôt donner à l'autre. C'est une obligation qu'il est préférable de ne pas prendre à la lègère : y contrevient-on, les jumeaux ressentent également l'injure, réglent la chose entre eux et, le cas échéant, jettent un sort sur qui leur a manqué. S'élève-t-il entre eux quelque contestation - l'un, par exemple, a-t-il formé projet que l'autre juge insencé - ils en appellent à leur puiné et se range docilement à sa décision.

784 - [Press Pocket n° 1249, p. 75]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
Videos de Camara Laye (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camara Laye
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=59559&motExact=0&motcle=&mode=AND
AUTOUR DE L'ENFANT NOIR DE CAMARA LAYE
Un monde à découvrir
Elsie Augustave, Irène Assiba d'Almeida
Harmattan Guinée
Guinée Conakry
Ce livre a été conçu pour accompagner la lecture de ce chef-d'oeuvre de la littérature africaine. Il met l'accent sur la langue, la culture et l'analyse littéraire et contient divers travaux dirigés pour améliorer et enrichir l'expression écrite. L'expression orale permettra l'organisation des idées et le développement du sens critique. Des questions d'analyse stimulent la compréhension lexicale, syntaxique, stylistique et culturelle, et encouragent une lecture active et attentive de l'autobiographie de Camara Laye.
Née en Haïti, Elsie AUGUSTAVE, diplômée en études de littérature et en langues étrangères aux Etats-Unis, a travaillé en tant que chorégraphe et professeure de danse à Kinshasa. Après une longue carrière de professeure de français et d'espagnol aux Etats-Unis, elle se consacre désormais à l'écriture. D'origine béninoise, Irène ASSIBA D'ALMEIDA est professeure émérite de lettres africaines et d'études féminines à l'université d'Arizona.
Broché - format : 13,5 x 21,5 cm ISBN : 978-2-343-14745-1 ? 20 avril 2018 ? 220 pages
+ Lire la suite
autres livres classés : guinéeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
649 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..