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EAN : 9782756023212
128 pages
Éditeur : Delcourt (08/09/2010)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 137 notes)
Résumé :

L'Inspecteur Tony Chu a un secret. Ou plutôt un pouvoir... Enfin, quelque chose d'un peu bizarre qui fait de lui un cibopathe. Cela signifie qu'il est capable de retracer psychiquement la nature, l'origine, l'histoire et même les émotions de tout ce qu'il ingurgite. Cela fait de lui un enquêteur de premier ordre, notamment lorsqu'il doit "goûter" à la victime d'un meurtre pour coincer le criminel... Ses capacités hors du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  09 mai 2013
Préparez-vous solidement l'estomac, car avec Tony Chu, vous allez mettre vos boyaux à rude épreuve, mais davantage pour le meilleur que pour le pire ! (Enfin pour nous, pas pour lui, évidemment…)
Tout d'abord, je ne comprends vraiment pas le choix des éditions Delcourt de transcrire le nom original du héros « Tony Chew » en « Tony Chu » : non seulement nous gardons la même prononciation, mais en plus ça n'apporte rien en termes de contenu, et surtout, surtout, nous perdons malheureusement le jeu de mauvais original entre le nom de famille du héros et le verbe « to chew » en anglais signifiant « mâcher »… ce qui veut tout dire ici sur le script ! Bref, un changement bien malheureux de la part de Delcourt.
En effet, nous avons ici affaire à Tony Chu/Chew, policier de profession mais cibopathe par obligation. Il peut retracer le cheminement suivi par tout ce qu'il mangé, excepté la betterave, sa kryptonite à lui. Affaires criminelles oblige, il va finir par tomber dans la cannibalisme, mais uniquement par conscience professionnelle ! Rien qu'avec ça, il faut quand même saluer la construction de l'intrigue et l'astuce en général dont fait preuve ce comics. L'histoire est bâtie comme une série télé (avec la tentation du résumé initial qui pourra agacer certains lecteurs) et est franchement boosté à l'hémoglobine. On sent que John Layman se fait plaisir sur ce personnage qu'il a créé de toutes pièces avec Rob Guillory (dont je découvre le dessin tranchant et carré, mais parfaitement agréable car l'action et les émotions sont transcrites dans des postures très complexes) : la suite risque bien d'être dans la même veine, voire plus ardu encore, car se profilent déjà dans ce tome un univers peuplé de créatures et de pouvoirs fantastiques, dans les sens du terme. Et si le twist final est classique (mais avant tout efficace), il est surtout qu'on reprendra avec grand plaisir de cette série pour goûter un peu plus la vie bien peu banale de Tony Chu/Chew.
Bref, je sens que je vais suivre ce duo John Layman-Rob Guillory pendant encore un bon bout de temps ! À vos fourchettes et vos serviettes !
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boudicca
  06 janvier 2014
Vous aimez les comics ? Les enquêtes policières ? La bonne nourriture ? Alors vous aimerez sans doute ce « Goût décès », véritable carton outre-atlantique relatant les aventures d'un cibopathe, autrement dit quelqu'un ayant la capacité de retracer l'histoire et de ressentir les émotions de tout ce qu'il ingurgite. Ça a l'air sympa comme ça, seulement découvrir dans les moindres détails la façon dont a été cuisinée votre soupe favorite, ou revivre la mort sanglante du pauvre porc dont votre bacon est issu est loin d'être une partie de plaisir pour notre héros. Et cela le devient encore moins lorsque son talent exceptionnel provoque sa mutation au sein d'une section spéciale de la police. Ses nouvelles attributions: goûter n'importe quel type de « restes » laissés sur la scène du crime (humains ou autres) afin de remonter le fil jusqu'aux criminels. Peu ragoûtant pour le protagoniste, certes, mais fort divertissant pour le lecteur. John Layman et Rob Guillory nous ont concocté un ouvrage fort savoureux constitué d'une succession de petites enquêtes dont on comprend vite qu'elles sont liées les unes aux autres.
Mis à part la carrière adoptée par le héros, l'originalité de ce comic réside également dans le cadre choisi par ses créateurs. Notre « détective cannibale » évolue ainsi dans un univers d'anticipation où, en raison du risque encouru par la population suite à une grave épidémie de grippe aviaire, la vente de tout type de viande de volaille a été proscrite. Et c'est que la police veille au grain, traquant sans relâche les fraudeurs ! Petit bémol toutefois, car si l'idée est certes originale, le fait que l'essentiel de l'intrigue repose sur elle-seule a l'inconvénient de limiter les enjeux qu'on pourrait parfois souhaiter plus élevés. Mais peut-être est ce un défaut du au caractère introductif de ce volume ? de même, la psychologie des personnages n'est pour le moment qu'à peine esquissée, mais on devine déjà pour la plupart une certaine épaisseur, à commencer évidemment par Tony Chu, sans oublier son supérieur et mentor, imposant dans tous les sens du terme. Les graphismes sont pour leur part agréables dans l'ensemble, avec malgré tout un gros bémol pour les personnages féminins, et notamment l'élue de notre protagoniste, malheureusement hideuse au possible.
Ce premier volume de « Tony Chu » a donc largement de quoi mettre l'eau à la bouche, même si on sent un peu trop souvent que l'on a avant tout ici affaire à un tome d'introduction, tant en ce qui concerne l'intrigue que les personnages. L'histoire semble cela dit prometteuse et devrait satisfaire tant les amateurs de polar que de comics qui sortent un peu de l'ordinaire. Alors n'hésitez plus, et bon appétit !
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garrytopper9
  25 mai 2015
Ce premier tome pose les bases de cette série, qui il faut le reconnaitre est vraiment déjanté. Avec un seul tome, je me suis retrouvé accroc à cette série.
J'ai tout aimé, les dessins, la narration, l'humour omniprésent, le sérieux et le trash (malgré l'humour). Tout est parfaitement dosé, on passe d'une émotion à l'autre si bien que l'on referme le premier tome sans avoir vu le temps passer.
Honnêtement je ne savais pas à quoi je m'engageais avant de commencer cette lecture, mais je ne m'attendais pas à un comics d'une si bonne qualité. Tous les ingrédients sont réunis pour que cette série marche pendant longtemps.
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alberthenri
  20 mars 2017
Après avoir découvert le comics "The walking dead" alors qu'il paraissait déjà depuis plusieurs années, je débute la lecture d'une autre série à succès avec Tony Chu...
Tony Chu est flic à Philadelphie. Il a une particularité-dont il se passerait bien- il est cibopathe.
Ne cherchez pas la signification de ce terme ailleurs qu'ici, il s'agit d'une invention du scénariste John Layman.
Mais en quoi cela consiste t'il ?
Chu est capable de tout savoir de ce qu'il mange. Donnez lui un fruit, il vous dira où il a poussé, quand il a été cueilli, etc..
Dés lors, on comprend son manque de gout pour la viande, puisqu'il ressent en en mangeant ce qu'a vécu l'animal de boucherie...
Le cibopathe, se nourrit donc surtout de betteraves...
Las ! Une enquête sur un trafic de viande de poulet (prohibée suite à une grave épidémie de grippe aviaire contestée par les esprits forts) l'amène à démasquer un aide-cuisinier tueur en série.
Ce qui marque la fin de sa carrière de policier, et le début de celle d'agent de la R.A.S (Répression des Aliments et Stupéfiants).
"Tony Chu, detective cannibale", est une série résolument originale, riche en rebondissements et coups de théâtre.
Je me suis vite intéressé à l'histoire menée tambour battant et volontiers humoristique dans le registre déjanté.
En résumé, pas tout à fait un coup de coeur, mais on en est proche !
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Presence
  30 janvier 2015
Tony Chu est un enquêteur de la police de Philadelphie, il a la particularité d'être cibopathe. C'est quoi cibopathe ? C'est un mot inventé par John Layman (le scénariste). Ça veut dire que chaque fois que Chu mange quelque chose cela lui provoque des flashs visuels ayant trait à ce qu'il vient d'ingérer (sauf pour les betteraves qu'il peut manger sans crainte de savoir où elles ont poussé et qui les a récoltées). La première scène montre la préparation d'une soupe au poulet dans un restaurant. le cuisinier se coupe et quelques gouttes de sang tombent dans le faitout. Pendant ce temps là, Chu et John Colby (son partenaire) sont en train de passer commande dans un établissement de restauration rapide. Ils sont en planque devant un magasin qui sert de couverture pour de la vente illégale de poulet. Dans ce monde, la grippe aviaire a eu pour conséquence de rendre toute consommation de poulet illégale. Chu a la désagréable surprise de constater que Chow Chu (son propre frère, ex-animateur d'une émission culinaire télévisée) en est client. Malheureusement ils ne peuvent mener leur enquête à son terme du fait de l'intervention de Mason Savoy, un agent de la Food and Drug Administration (FDA). Après une intervention qui tourne mal, Tony Chu se retrouve muté à la FDA, pour faire équipe avec Savoy. Sa première enquête est de savoir ce qu'il est advenu d'Evan Pepper, un inspecteur des services de l'hygiène qui a disparu.
Ce tome est le premier d'une série débutée en 2009 ; il contient les épisodes 1 à 5. John Layman a choisi de créer une série sur la base d'une trame policière. Pour se distinguer des innombrables séries du même genre, il a pris soin d'intégrer plusieurs éléments originaux, à commencer par les talents extraordinaires de Tony Chu et le caractère illégal de la viande de poulet. Les épisodes suivants recèlent également d'autres surprises qui permettent de créer une ambiance qui sort de l'ordinaire. En particulier, Tony Chu fait la connaissance d'Amelia Mintz, une critique culinaire, elle aussi peu ordinaire. En plus de ces éléments atypiques, Layman emmène sa narration dans une direction éloignée de celle des enquêtes policières. le lecteur frémit à chaque fois que Tony Chu doit utiliser son don sur des mets de plus en plus immondes. Layman a pris le parti de faire découvrir l'environnement de Chu à la même allure que ce dernier qui prend ses fonctions à la FDA (un environnement qu'il ne connaît pas). Layman choisit des localisations qui sortent de l'ordinaire : les bureaux d'un grand quotidien, plusieurs restaurants et un observatoire spatial (le télescope international de Gardner-Kvashennaya). Enfin, certains détails laissent à penser que Layman a dû servir dans un restaurant ou travailler dans un fastfood car ils respirent le vécu (il faut toujours être poli avec un serveur).
Les illustrations sont réalisées par Rob Guillory qui se charge également de la mise en couleurs. John Layman a fait lui-même le lettrage. Guillory a recours à un style un peu cartoon, avec une simplification des formes qui flirte parfois avec une très légère abstraction. Il a un don remarquable pour donner une silhouette et un visage caractéristiques à chaque personnage. Il est d'ailleurs très agréable de voir qu'il met en scène des individus de morphologies et de corpulences variées. Il utilise parfois des conventions graphiques appartenant aux dessins animés, tels que des giclées de sang peu réalistes ou des petits coeurs pour évoquer la naissance d'un sentiment amoureux entre 2 personnages. Ce style rend la lecture très agréable et dégage un léger parfum de dérision. Il met en oeuvre également quelques trouvailles visuelles qui accentuent l'étrangeté du pouvoir de Chu. La première giclée de souvenirs nés de l'absorption d'aliments repose sur une double page qui prend du temps à déchiffrer et qui évoque la complexité du phénomène et la concentration nécessaire à Chu pour digérer ce transfert d'informations. L'exagération des représentations sert également à transcrire le dégoût du détective lorsqu'il doit ingurgiter des choses peu avenantes pour faire avancer l'enquête.
À la lecture de ce premier tome, je suis resté partagé entre 2 attitudes. D'un coté, voilà une série avec beaucoup d'originalité, une dynamique solide alimentée (sans jeu de mots) par des enquêtes intrigantes, des personnages hauts en couleurs et des lieux inattendus. de l'autre coté, ce premier tome comprend beaucoup d'éléments dont la plus part ne sont que des mises en bouche peu consistantes. Pour commencer, aucun des personnages n'a de vraie personnalité ; chacun est réductible à 2 ou 3 stéréotypes. Il est donc difficile de ressentir quelque chose pour ces individus superficiels. D'un coté, l'idée de jouer avec la nourriture et d'associer l'acte de manger à la mort constitue une provocation dérangeante. de l'autre, cet aspect est pour le moment également sous-développé et l'auteur ne brave que superficiellement cet interdit. D'un coté, Rob Guillory dispose d'un style déjà affirmé qui marie habilement exagérations et sens du détail pertinent. de l'autre, le dosage est parfois à contretemps du scénario.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Alili1995Alili1995   06 mai 2013
Tony Chu est CIBOPATHE.
Cela veut dire qu'il peut croquer dans une pomme, et savoir d'instinct sur quel arbre elle a poussé, connaître la marque des pesticides utilisés, ainsi que la sate de récolte. Ou il pourrait manger un hamburger, et expérimenter quelque chose d'entièrement différent.
Bizarrement, le seul aliment que Tony Chu puisse manger sans avoir de retour psychique est la betterave. Par conséquent Tony chu mange beaucoup de betteraves.
- Autre chose, m'sieur ?
- Juste les bettraves, Merci.
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Dionysos89Dionysos89   21 mai 2013
Ce n’est qu’une blessure superficielle. Un des avantages indéniables de mon physique opulent est la difficulté qu’il pose aux armes, en dehors des balles les plus déterminées.

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garrytopper9garrytopper9   25 mai 2015
Il sait que son sort est lié à celui de Tony Chu. Et il n’y a qu’une seule issue possible pour eux deux. L’un mourra, et l’autre se repaitra de la chair de son ennemi.
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ckialanckialan   25 mai 2013
si tu vas dans un resto de poulet clandestin et que tu commandes autre choses que du poulet ,il vont croire que tu et un flic ou un connard.
évite de leur faire savoir que tu es les deux.
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TelKinesTelKines   27 août 2017
- Pourquoi tu provoques ce gamin ? Il crache dans ton café, tu sais, tous les soirs.
- Ouais, et si jamais je chope ce petit bâtard en flag, je lui enfonce ma matraque si profond dans le le...
- Les flics des mœurs n'ont pas de matraque.
- Toujours aussi pinailleur.
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