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EAN : 9782369560296
160 pages
Éditeur : Editions Intervalles (19/01/2016)

Note moyenne : 3/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Le Paris des années 1990 est le décor d’un amour improbable entre un psychiatre et sa jeune patiente. Pour lui, septuagénaire, survivant des camps nazis, le souvenir semble la clé de la joie de vivre. Pour elle, élevée derrière le rideau de fer, le corps est un obstacle dont il a fallu apprivoiser les limites.

Cet amour passion, amour transgression, dérangeant et fascinant, cocasse parfois, jaillit comme une nécessité des débris des mémoires totalitai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  05 février 2016
« Quand on gratte la terre des souvenirs, on risque de tomber sur un geyser. »
Un psychiatre âgé et sa jeune patiente anorexique entament une conversation. Lui est juif polonais, survivant d'un camp de concentration. Il se dit que témoigner pourrait être une bonne idée, mais il a peur. Elle est issue d'un pays de l'est de l'Europe, ayant grandi à l'ombre d'un mur dans la peur, la frustration, l'uniformisation, le soupçon « excellent liant social et un dynamiteur de l'esprit »... elle chassera son malaise dans le fond de la cuvette des chiottes. « Tu avalais les mots, alors, tu t'es mise à vomir la nourriture » lui dira-t-il pour l'aider à comprendre et guérir.
Deux histoires qui se croisent, s'apprivoisent, se découvrent et s'aiment malgré ...malgré tout !
Ce ''tout'' qui regarde et juge ce couple oedipien, cette jeune femme au bras de ce vieux ; ce ''tout'' qui fragmente les vies jusqu'à les briser dans un camp de concentration ou derrière un uniforme et s'imprime au fond des êtres jusque dans leur futur ; ce ''tout'' qui marche en crabe dans votre dos et vous bouffe l'avenir.
Le muscle du silence est multiple, ce livre évoque plusieurs thématiques de manière très habile et subtile.
On pourrait se dire qu'en 155 pages toutes ces thématiques ne peuvent être abordées. Et bien, elles le sont et c'est le tour de force de Rouja Lazarova. Elle sait faire ressentir des émotions en quelques mots réfléchis qui cognent. Les sentiments qu'elle délivre sont d'une honnêteté implacable. Elle ne transige pas, elle se met à nu.
Je suis émue, touchée par son écriture. « J'aime cette solitude peuplée et ce silence bruyant. » Elle travaille les mots et la langue française, qui n'est pas sa langue maternelle et qu'elle sait nous faire entendre différemment avec son ''accent'' de vérité. Je suis d'accord avec l'auteur quand elle écrit que « cette langue mentait par peur, elle craignait les mots. Elle avait transformé les vieux en ''personnes dépendantes'', elle avait enjolivé la mort en ''fin de vie''. » Oui ce politiquement correct « diluait ainsi le sens » pour dissimuler la réalité.
« Quand elle surproduit des sigles, une langue commence à mourir ; la peur l'a tuée. »
Je remercie Babelio, les Éditions Intervalles et Rouja Lazarova pour ce moment de lecture intime et riche.
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Commenter  J’apprécie          308
Zakuro
  28 mars 2017

C'est la confession d'une jeune femme de 35 ans que la peur empêchait de parler et d'exprimer librement ses pensées et ses sentiments pendant la période de la guerre froide. Derrière le rideau de fer, une enfance et une adolescence aseptisées de toute émotion même envers son père et sa mère au point d'inventer dans son corps un nouvel organe, le muscle du silence.
Installée à Paris après la chute du Mur, c'est au bout de plusieurs années qu'elle entreprend le lent apprentissage de la guérison auprès d'un psychiatre un peu excentrique ayant le double de son âge. le lien fort qu'elle entretient avec le vieux médecin qu'elle voit au début comme un clown car elle n'arrive pas à cerner le vrai du faux et voit plutôt les séances comme une mascarade, lui ouvre en réalité la porte de son âme et de sa personnalité.
Elle ose enfin vivre, être elle-même dans un Paris dont l'anonymat la rassure. Elle apprend à se délivrer des mensonges, elle trouve en elle la force et le courage de tout apprendre, à se faire sa propre opinion, à être elle tout simplement . Mais cette lente découverte d'elle même ne se fait pas sans douleur mais elle est nécessaire comme une blessure qui doit saigner pour guérir. Pour l'aider, elle lit beaucoup, elle écrit les mots, les décortique, les avale sans plus les vomir comme lorsqu'elle était anorexique : « A présent, je dégustais les mots, leur accent, leurs enchaînements inhabituels et pétillants, les épices de l'humour, le goût exquis de la subtilité. Je croquais dans les phrases comme dans des macarons-avec retenue-, la fine croûte se fendait et laissait se répandre en moi la crème, le sens. »
L'esprit de la jeune femme s'éclaire et libère aussi son corps dont elle a entravé la féminité par nécessité car « au nom de la féminité, il fallait baisser la tête. »
De ses rendez-vous avec son médecin, un nouveau mot va s'écrire « désir » qu'elle analyse de manière quasi chirurgicale et expérimente « C'est en marchant ou en roulant – en étant dans le mouvement- que Paris devenait érotique. »
Le médecin, rescapé des camps de la dernière guerre se confie lui aussi au lecteur par des paragraphes en italique dans le texte. D'abord hésitant et ne répondant pas aux nombreuses lettres que sa jeune patiente lui envoie, il prend avec elle le chemin de l'amour comme deux funambules sur le fil du destin mais une dernière épreuve les attend.

En lisant ce livre bouleversant, j'ai en mémoire les images du film argentin de Diego Lerman «L'oeil l invisible », qui portent tous les deux en leur coeur le souffle de l'émancipation et de la résilience.

Je remercie Libfly et les éditions Intervalles pour ce moment de lecture dans le cadre de la voie des Indés.
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Commenter  J’apprécie          260
lepoete
  23 mars 2016
L'histoire : une femme ayant vécu son enfance dans la Bulgarie opprimée par le poids de l'union soviétique omniprésente. Elle apprend la langue française durant cette enfance puis dès que le mur tombe, elle décide de partir vers la France de s'y installer et d'y vivre. Voilà 20 ans passé dans ce pays qui n'est pas sa patrie d'origine, mais qui baigna son enfance par les idées de liberté et des droits de l'homme qu'elle véhicule et qui touchent le monde. On comprend qu'elle doit demander l'aide d'un psychiatre pour sortir de son malaise intrinsèque qui l'a conduite vers anorexie, mais pas tout de suite, ce sont des bribes de pensées qui s'imbriquent comme un puzzle. Au début du roman, un un autre personnage pointe le bout de son nez, le psychiatre lui-même vu et parlant à travers ses yeux à elle, tout aussi amoché qu'elle si ce n'est plus puisqu'il a subit la terrible épreuve des camps de concentration nazi. Un jeu subtil d'assimilation réciproque prend forme entre les deux êtres ; elle tombe amoureuse de lui, il se retient, ne se livre pas vraimet car il se sait condamné par un cancer qui le ronge.
Critique : J'étais attiré par certaines critiques et par le résumé de l'éditeur. J'ai un à priori favorable et je suis plein d'entrain à l'idée de découvrir un nouvel écrivain.
Le muscle du silence, un titre énigmatique qui attire l'oeil du lecteur que je suis.
Dès les premières pages je suis enchanté : un livre où l'on fait la part belle au passé simple, "temps" que je ne vois plus depuis bien longtemps dans l'écriture contemporaine.
Un peu décontenancé par le style qui passe d'une histoire où le sujet conteur et successivement féminin ou masculin, je pense tout d'abord qu'il s'agit d'une erreur de français, mais comme cela se répète, ce ne peut être une erreur ! Je m'aperçois qu'elle fait converger l'histoire de son psychiatre avec la sienne. Les parallèles sont si précis et judicieux que l'on pourrait penser qu'il s'agit d'une seule personne vivant deux vies. Elle a un don particulièrement percutant pour raconter la misère et le désespoir. le ton est grave mais le style léger ; ce n'est pas analytique mais l'on sent que l'assimilation des deux types d'oppression sous un même angle est très habile et persuasif. Est-ce que la Bulgarie du temps de l'oppression soviétique est la même chose que la négation de l'être humain voulue par Hitler ? Toute cette première partie du roman est passionnante et emmène doucement le lecteur vers l'indicible avec un malaise naissant bien présent, bien dérangeant.
La suite nous plonge dans la maladie, le cancer et le désir d'amour à peine ébauché. L'intérêt tombe petit à petit sans que l'amour soit vraiment abordé. Il faut comprendre que la patiente tombe amoureuse de son psychiatre et ne se consacre qu'à lui pour l'aider dans ses derniers moments de vie, c'est donc une vraie preuve d'amour, mais elle ne le dit pas. J'ai bien compris qu'elle désirait cet homme, qu'elle aimait cet homme, qu'elle s'était quelques fois donnée à lui, mais comme une anecdote, par contre je n'ai pas ressenti de ce que j'ai connu de l'amour moi-même. Aucun élément ne me permet de reconnaître à travers ce livre ce qu'est l'amour, le vrai, celui qui dépasse toute personne qui en est frappé, qui transcende, peut-être est-elle incapable de raconter le bonheur, son enfance l'a t'elle bridée pour sa vie toute entière.
En résumé, l'auteur est très douée pour analyser la peine, la peur la souffrance et nous rendre les effets tangibles, mais elle a dû trop souffrir car elle est incapable de se lâcher pour décrire ce qui transforme tout être ayant connu l'amour. Rien de sublime, d'étonnant, un pâle description du désir. Très déçu par la deuxième partie du roman, je n'adhère pas à l'enthousiasme des critiques. Décrire la Peine et la Peur oui, l'indicible, oui et même avec beaucoup de tact. Mais quant à la description de la passion amoureuse c'est une piètre copie. En cela je rejoins la critique de patpepette pour la fin du roman, mais le style assez léger en bon français avec un vocabulaire riche, et le passé simple méritent une meilleure note c'est pourquoi je donne 3/5.
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Patsales
  27 février 2016
Quand Jean Cocteau a écrit une énième version d'Antigone, il expliquait avoir voulu donné une réduction du mythe. Drôle d'idée. Et c'est l'impression que j'ai eue en lisant ce court roman de 150 pages: puisque tout a déjà été écrit, réduisons (au sens culinaire du mot), élaguons, allons chercher l'os (de l'anorexie comme métaphore de la concision littéraire)... Mais qui a bien pu fournir à Rouja Lazarova un tel sujet: "Vous traiterez de la condition humaine en reprenant de façon exhaustive les grandes problématiques du XX° siècle. Vous avez 4 heures."? Donc: la Shoah, le totalitarisme communiste, l'anorexie, l'amour, la mort, la psychanalyse, l'écriture. Excusez du peu. Et le pire c'est que parfois cela fonctionne: il y a des fulgurances dans ce roman, des rapprochements insolents qui font mouche: l'anorexie mentale confrontée à la mort par inanition des déportés, le cynisme du "Arbeit macht frei " jeté en pâture à ceux qui voudraient qu'un mourant se repose, la peur de la liberté remplacée dans nos démocraties par celle de la maladie... Mais aussi que de maladresses! Tant de fils tirés et si difficiles à tenir ensemble. Alors on les coupe. L'anorexie, le communisme passent à la trappe. Ou pire: on chausse de bons gros sabots pour montrer à toute force la cohérence du schéma. Par exemple la narratrice peine à avouer son amour non parce l'objet de ses désirs est son psychanalyste de surcroît beaucoup plus âgé qu'elle mais parce la dictature lui a trop longtemps appris à se taire. Ou bien l'amoureux décide de lire une lettre au calme plutôt qu'au milieu des embouteillages et impute sa patience à son expérience du camp de concentration. Lourd.
Ce roman tient des montagnes russes. Un shoot de subtilité. 10 pages d'ennui. Un flash d'intelligence pure. 4 paragraphes de poncifs. Deux échos habiles et délicats. Un rapprochement pesant.
Sans doute peut-on dire la même chose de bien des livres. Mais la concision, qui ne supporte que la perfection, grossit des défauts qu'on aurait tolérés sans problème sur 500 pages.
Tous mes remerciements à Babelio et aux éditions Intervalles.
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Analire
  13 janvier 2016
Voilà une lecture très intéressante, quoi qu'un peu déconcertante.
Rouja Lazarova nous raconte énormément de choses en très peu de pages. Il y a tout d'abord une rencontre fortuite entre un psychiatre et sa patiente. Lui a survécu aux camps nazis, elle a vécu derrière le rideau de fer. Deux générations qui ont connus d'énormes atrocités liées à la guerre. L'attirance physique et amoureuse va rapidement se faire ressentir entre ces deux êtres, que tout oppose (l'âge, le métier, le milieu), mais qui se comprennent dans leur regard posée sur la vie après ces horreurs vécues. Seulement voilà, une malédiction a dût tomber sur ces deux jeunes gens, qui, après avoir fait face à des situations horribles, se retrouvent maintenant aux prises avec la maladie.
On voit clairement que la guerre a laissée des traces. Pas seulement physiquement, mais surtout mentalement. Des souvenirs traumatisants sont racontés par la protagoniste, souvenirs qui la hantent quotidiennement. La recontre entre les deux héros va permettre d'adoucir leurs traumatismes. Mais la maladie va prendre le dessus et venir gâcher cette nouvelle vie. A première vue, c'est bien vrai, ce roman paraît dur et difficile émotionnellement à lire. Mais il est en fait très beau et rempli d'espoir.
Car, selon moi, le muscle du silence est une ode à la vie. Après de multiples difficultés liées à la guerre, ils ont sût se relevés et essaient de continuer à vivre en oubliant le passé. Chacun, différemment, va de l'avant. Et alors qu'ils n'y croyaient plus, l'amour réapparaît dans leur quotidien, un amour passionnel et fusionnel. Malgré le peu de temps qu'ils leur reste à partager, ils vont se concentrer sur l'essentiel : leurs sentiments, en profitant pleinement d'être ensemble. Leur goût de la vie est revenu.
Ce roman est écrit avec un style très personnel. On se retrouve dans la plus stricte intimité des personnages, personnages qui nous touchent par leurs histoires et leurs vécus. L'auteure fait s'alterner les points de vue des deux protagonistes, avec une grande place accordée à la jeune femme et une parole plus restreinte accordée à l'homme. On a vraiment l'impression qu'ils se confient tous les deux aux lecteurs.
J'ai bien aimé lire ce livre, même si j'aurais aimé en savoir un petit peu plus - sur le contexte, les personnages, leurs caractéristiques, leur vie d'avant... Nous sommes tellement proches des personnages qu'on a envie de découvrir vraiment ce qui constitue leur vie. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé cette histoire d'amour incongrüe, entre deux êtres déchirés par la noirceur de la guerre, qui retrouvent espoir et joie de vivre grâce à l'amour.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   05 février 2016
Elle m'a surnommé Rino. Elle dit que je suis insensible, que j'ai l'armure d'un rhinocéros, c'est pour ça qu'elle a choisi ce sobriquet, pas à cause de la corne, hélas ! Si elle avait feuilleté le dictionnaire, cette petite paresseuse, elle aurait appris que la peau du rhinocéros est extrêmement fine et sensible, et qu'il se roule toute la journée dans la boue pour se protéger des moustiques. Son armure, c'est une croûte de boue sèche, c'est tout...
+ Lire la suite
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AmbagesAmbages   04 février 2016
Si elle démarrait par un état physique de détente, d'abandon, l'écriture devenait très vite tension. Elle affluait dans le corps, raidissait les muscles et gorgeait la tête de sang. Elle s'emparait du visage, tordait ses sourcils, sa bouche, le faisait grimacer. Elle le transformait en visage de clown sans public.
L'écriture remuait le corps parce qu'elle laissait s'échapper le désir.
Commenter  J’apprécie          90
AmbagesAmbages   31 janvier 2016
Je ne voulais plus mentir sur mon passé, je voulais le ressusciter, aussi mortifère fût-il, mais je n'avais pas de souvenirs. De ma mémoire soufflait le vent sec du désert, qui me brûlait. Ne pas se souvenir était une torture.
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AmbagesAmbages   01 février 2016
Le socialisme avait développé chez l'homme un muscle du silence parce que les mots, une fois prononcés, pouvaient se retourner contre lui. Situé au niveau du diaphragme, ce muscle les happait et les enfermait. C'était l'organe de protection de l'espèce.
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MonidesMonides   29 juin 2016
On aurait pu décrire le cancer en commençant par l'hôpital, parce qu'une partie de l'existence du cancéreux s'y déroulait. L'énorme tourniquet en verre du hall d'accueil transformait le monde en un demi-tour : l'extérieur demeurait plein de couleurs, d'odeurs, d'envies; à l'intérieur, l'odeur s'industrialisait, les couleurs pâlissaient, la lumière gommait les reliefs et les ombres - seule demeurait l'envie de la vie.
C'était un labyrinthe de longs couloirs aboutissant à des virages, des ascenseurs ou des impasses. Ils possédaient leur propre signalétique, des marquages au sol, des panneaux à chaque croisement, indiquant par une flèche la direction des différents services. A partir de ces panneaux-là, un nouveau langage commençait. Il apportait la science, mais désincarner la maladie. Il la nettoyait de la souffrance et, une fois aseptisée, il la nommait. Il l'intégrait dans une classification complexe, apportait des réponses et des traitements aux appellations obscures. Les panneaux orientaient dans l'espace mais ils plongeaient dans la confusion linguistique. A l'hôpital il fallait apprendre une langue étrangère pour survivre.
La circulation se faisait à pied ou à roulettes, debout, allongé ou assis. La vitesse variait. Les virages étaient parfois difficiles à prendre pour les lits médicalisés. Le corps médical se déplaçait rapidement, il semblait toujours en retard. Le corps malade était lent, on le bousculait parfois. [...]
Ce qui me frappa d'emblée, ce furent les portes ouvertes des chambres des malades. Elles laissaient entrevoir un bout de corps immobilisé sous une couverture, un écran de télévision. Ces chambres béantes m'indisposaient parce qu'elles violaient l'intimité du patient, au nom de sa sécurité. Cela me répugnai, je ne voulais pas regarder - à l'hôpital, je marchais en fixant le sol. p.118
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