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Jochen Gerner (Illustrateur)
EAN : 9782070614011
80 pages
Gallimard Jeunesse (06/03/2008)
3.6/5   5 notes
Résumé :

GAGNER SA VIE EST-CE LA PERDRE?. La question du travail ne se pose pas comme une question quelconque. Elle surgit d'abord comme la préoccupation des adultes : le travail est un passage obligé pour que l'on puisse s'assumer. Savons-nous pourtant ce qu'il implique réellement? Plutôt que de le penser par rapport au seul argent gagné, il faut le considérer comme un ensemble de gestes répétés, de représentation... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Sous forme de dialogue, l'ouvrage aborde les questions liées au travail : le travail est une étape d'émancipation qui permet de s'assumer mais aussi d'avoir une vie décente, d'exister dans la société. L'absence de travail compromet ainsi le sens d'une existence en lui ôtant les moyens de son développement social et personnel.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Là se trouve le paradoxe du travail. Chacun se rend dépendant, s'attache à un ensemble de contraintes pour, en retour, s'essayer à l'indépendance, à l'autonomie. Tu découvres là la grandeur et la misère du travail, misère de la dépendance, grandeur de l'indépendance. C'est lorsque l'une est le moyen de l'autre que le travail se voit justifié non comme but de la vie mais comme moyen d'une vie indépendante. Le travail ne rend pas nécessairement libre mais il crée les conditions de la liberté pourvu que la vie elle-même ne soit pas amputée par la pénibilité ou la trop grande absence de sens du travail. C'est seulement quand le travail peut être pensé comme moyen d'une fin plus vaste qu'il trouve toute sa valeur.
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Tu sais déjà que le travail est une affaire de matière, de corps fatigués, soumis à des cadences toujours plus rapides. C'est pourquoi il ne peut être compris seulement en fonction du salaire. Car il prend du temps dans une existence. Le travail t'apparaît alors comme une contrainte vitale. Sans lui, tes parents ne pourraient tout simplement pas vivre de la manière dont ils vivent aujourd'hui. Pour autant, avec lui, c'est un cahier des charges drastique qu'il faut honorer et ceci passe toujours par l'établissement d'un nouveau monde qui peut avoir sa beauté gestuelle, psychique mais qui est également créateur de souffrance.
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Une vie est-elle nécessairement une vie au travail, une vie en travail ? Faire quelque chose de sa vie plutôt que rien, est-ce nécessairement transformer ce "faire" en activité rémunérée, quotidiennement répétée, inscrite dans un rythme doublement binaire : semaine/week-end, année/congés ? N'y a-t-il pas là un risque quasi mortel de passer à côté de sa vie à force de la voir ainsi filer et prendre la tangente ?
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Videos de Guillaume Le Blanc (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Le Blanc
Un déjeuner-philo avec Cécile Daumas, journaliste et Fabienne Brugère, philosophe, autour de son récent ouvrage « le peuple des femmes. Un tour du monde féministe (co-écrit avec Guillaume le Blanc) » (Flammarion, 2022). En association avec la Médiathèque de Monaco, la rencontre est présentée par Lauren Bastide, journaliste et essayiste. L'auteure sera disponible pour une séance de signatures à l'issue de la présentation de son ouvrage. // Ce livre est une enquête sur les pratiques et les voix des femmes dans le monde. Nourri d'entretiens avec des activistes, des artistes, des femmes engagées et des hommes concernés, de synthèses originales sur les grands problèmes qui se posent aux femmes aujourd'hui, il constitue un vade-mecum des pratiques féministes contemporaines. Le peuple des femmes manifeste une nouvelle exigence de justice qui est désormais la norme, la justice de genre : femmes, hommes, hétéros, homos, trans, tous sont concernés. Non seulement le peuple n'est plus le monopole des hommes, mais la justice sociale qui le sous-tendait et qui s'organisait selon la redistribution des richesses ne peut plus occulter de nouvelles redistributions. le peuple des femmes n'est donc pas le symétrique du peuple des hommes. Il affirme qu'à la racine de tout monde commun se tient l'enjeu central d'égalité. Mais, par-delà la justice et l'égalité, c'est à une lutte pour le pouvoir que nous assistons. Ce pouvoir préempté par les hommes leur est désormais disputé par les femmes. Renouvelées par les pays du Sud, portées par la puissance des femmes, les formes d'organisation sociale évoluent. Écoféminisme, féminisme du care, féminisme queer : le peuple des femmes, transnational et inclusif, s'affirme comme antidote aux nationalismes virilistes.
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