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EAN : 978B08NXV1B35
157 pages
Éditeur : Gallimard (14/01/2021)
3.22/5   23 notes
Résumé :
« Si je suis honnête avec moi-même, au risque de passer ici pour une débusqueuse de veufs, c’est sans doute parce que Igor s’effondrait que je me suis attachée à lui. C’est son déséquilibre qui m’a intéressée. Son expérience supplémentaire. Et justement : c’est bien pratique de le dire comme ça après coup, mais je pense qu’il me fallait rattraper ce surplus de vie pour ne pas rester une éternelle jeune fille, spectatrice ad vitam d’un homme ayant vécu.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
alexb27
  08 février 2021
Adultère mode d'emploi
Journaliste, artiste vidéo à ses heures perdues , l'héroïne (et narratrice) a une trentaine d'année. Elle vit avec Igor, de 20 ans son aîné, un veuf plutôt rigolo, avec lequel elle a deux jeunes enfants. Comme toute femme active, elle court beaucoup, jongle entre son métier et sa vie de famille, sans trop se poser de questions, jusqu'à sa rencontre avec Joseph, directeur artistique de son magazine lors d'un pot sur son lieu de travail. Un verre, une discussion, un coup de foudre et le début d'une liaison intense et destructrice... (comme le précise Nolwenn le Blevennec, avec son délicieux sens de la formule : « sans interdit, à quoi bon s'exciter, on va juste au cinéma »😀).
Dans ce premier roman, L'autrice narre avec beaucoup d'humour, de causticité et de lucidité une passion amoureuse et ses indissociables montagnes russes : euphorie, déception, frustration, aveuglement. Très habile avec les mots, toujours juste, elle propose un récit prenant, drôle, qui se lit d'une traite et conforte l'adage cher à Frédéric Beigbeder : l'amour dure 3 ans.
Merci à Babelio et sa Masse critique ainsi qu'aux éditions Gallimard pour cette chouette découverte !
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Marti94
  11 février 2021
Les conseils de lecture sont toujours utiles lorsqu'ils tombent dans l'oreille d'une lectrice. C'est grâce à l'émission le Masque et la plume et la proposition enthousiaste de Frédéric Beigbeder que je me suis intéressée à ce premier roman de la rentrée littéraire de janvier 2021, "La trajectoire de l'Aigle" de Nolwenn le Blevennec. En plus, elle a un joli nom qui sent la Bretagne.
C'est donc sans hésiter que je me suis inscrite à l'opération masse critique et je remercie vivement Babelio et les éditions Gallimard de m'avoir offert ce livre.
L'histoire peut paraître assez banale mais je trouve que la façon dont elle est écrite ne l'est pas du tout. C'est l'histoire d'une amoureuse qui n'est pas très bien tombée parce qu'elle va souffrir de trop aimer.
La narratrice est journaliste et vit avec un homme brillant, plus âgé qu'elle d'une vingtaine d'années et avec qui elle a deux petits garçons. C'est Igor, séduisant et père attentif. le problème est qu'elle l'a connu veuf, il venait de perdre prématurément sa première épouse et il n'en a jamais fait le deuil. Elle est donc omniprésente y compris sur les photos chez sa belle-mère. On comprend tout à fait que cela soit insupportable.
Pour autant, ils passent de très bons moments ensemble jusqu'au jour où elle le trompe avec un garçon de son âge avec qui elle travaille. C'est Joseph, directeur artistique, avec qui elle va vivre une passion torride. Ils sont aimantés. Oui, mais voilà, il a une compagne officielle qu'il n'a pas l'intention de quitter. En fait, il oscille entre passion et raison car il est très fortement attiré sexuellement. Pourtant, ce n'est pas qu'une histoire de sexe.
La narratrice nous dévoile ses sensations amoureuses voire son addiction à cet homme qui occupe son cerveau durant plusieurs années, de 2016 à 2019.
Il va y avoir des promesses, des tentatives pour ne pas trop souffrir jusqu'à trouver une façon de désaimer.
Ce qui est bien c'est qu'elle ne tombe pas dans le piège du portrait de la personne nocive. Même si Joseph ne m'est pas sympathique, elle détaille sa part de responsabilité dans cet échec sentimental. Je la comprends parfaitement, parce qu'au final aimer et passer toujours au second plan c'est difficilement vivable. Bref, c'est l'histoire d'une fille qui veut être la première, la préférée.
La fin est assez surprenante et peut-être un peu tirée par les cheveux mais l'autrice fait preuve d'une écriture parfaitement maitrisée.
Nolwenn le Blevennec utilise des phrases et des formules originales avec un mélange d'humour et de romantisme. Elle donne un ton nouveau à une histoire maintes fois racontée et c'est pour cela que c'est une romancière prometteuse.
Je renouvelle donc mes remerciements à Babelio et aux éditions Gallimard qui m'ont offert ce premier roman publié dans la collection Blanche que j'apprécie.
Lu en février 2021
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mallaurylit
  17 mars 2021
Chère Nolwenn,
Entre le moment où j'ai eu fini de lire ton roman et celui où je commençais l'écriture de cette chronique, il s'en est passé du temps !! Non pas que je n'ai pas aimé ton livre, ou que je ne l'ai pas compris ou que je n'ai rien ressenti et par conséquent rien eu à dire, non ce n'est pas ça. Juste tellement d'idées, de pistes de démarrage puis me dire ce n'est pas cela, ce n'est pas le bon angle, ce n'est pas seulement ce qu'il faut retenir…quand je vois les difficultés qu'il y a à rédiger une courte chronique, je m'interroge, admirative, sur la capacité de l'écrivain à fournir au minimum 150 pages….Enfin je digresse, je m'égare et j'en oublie l'essentiel, ton ouvrage….
Je t'ai lu, j'ai aimé. La conclusion avant le développement parce débuter par la fin, eh bien pourquoi pas !
Ton récit, est découpé comme un schéma émotionnel évident, la désintégration de la liaison amoureuse, avec ces différentes phases, de la passion qui fait perdre la raison à la rationalisation quand vient la désunion des amants…Un peu comme les différentes étapes du deuil mais en plus court, quatre temps pour rationaliser, analyser et se libérer de l'addiction amoureuse.
Petite hésitation (parce que rien n'est jamais parfait), lors de quelques passages de ton récit, la sensation de faire preuve de voyeurisme, mais légitime le voyeurisme c'est toi l'instigatrice, tu racontes, tu dévoiles jusqu'à l'intime. Regarder l'autre se débattre est parfois étrange, mais là j'ai choisi de me dire que cette histoire vraie était un roman donc je pouvais lire sans m'immiscer et devenir intrusive.
Tu m'as donné matière à réfléchir, tu m'as fait sourire, tu m'as balancé quelques-unes de tes évidences, de tes réflexions, les tiennes un peu comme certaines des miennes, mais quand c'est toi qui l'écris, c'est mieux, plus percutant, plus fin et drôle aussi parfois un peu acide, voire caustique.
Non, vraiment je ne vois pas pourquoi j'ai été si longue à écrire cet avis, parce qu'en réfléchissant bien, c'est tout simplement un très bon roman.

Lien : https://www.instagram.com/p/..
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QUILESR
  19 janvier 2021
J'ai eu du mal au début, parce que je n'avais pas trop compris l'affaire. C'est donc l'histoire banale d'une femme mariée à un homme de 20 ans de plus qu'elle.Ils ont deux enfants. Elle a le coup de foudre,pour un collègue de travail, qui lui a son âge. Il est marié et a un enfant. A partir de là, elle va décrire avec beaucoup d'humour cette passion souvent destructrice avec ce collègue Joseph , qu'elle aimerait plus proche et qui finit par occuper toutes ses pensées. Une actrice, ancienne star qu'elle rencontre pour un interview et à qui elle raconte sa desespérante situation amoureuse,lui suggère comme Joseph d'en faire un acte unique dont elle se souviendra toujours. Avec l'aide de son fils elle va oser, et réussir à mettre en scène ses sentiments, et tant pis si 'La Trajectoire de l'aigle' s'effondre.
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ClajaB
  20 janvier 2021
(Chronique d'une fin de liaison annoncée)
Ce premier roman pétillant et drôle est une histoire d'amour: la chronique d'une passion amoureuse adultérine.
« Comme souvent dans les passions amoureuses (parce que sans interdit à quoi bon s'exciter, on va juste au cinéma), il s'agit d'une liaison. Dans sa forme la plus répandue et tragique: l'adultère avec profond désaccord sur les développements durables. »
Une jeune femme de 33 ans (la narratrice), journaliste dans un « journal qui ne se vend plus bien », vit depuis dix ans avec Igor, un veuf de 20 ans son aîné. Elle ne cesse de courir, son énergie totalement absorbée par leurs deux enfants en bas âge. Pourtant, un soir de printemps, elle va s'attarder à un pot organisé au 3ème étage de sa rédaction lorsqu'elle va remarquer Joseph, directeur artistique, « toujours en col roulé », un homme de sa génération.
« J'avais le visage qui crépitait, des étincelles tombaient dans mon gobelet de vin rouge. »
Après un déjeuner et quelques verres, les voilà qui s'envolent tous deux vers les cimes de la passion, de celles qui occupent à plein temps le corps et l'esprit. Un vol vertigineux en très haute altitude mais de courte durée. Trois mois se sont à peine écoulés quand Joseph la quitte.
Lorsqu'il lui annonce, elle se sent « comme un chien drogué abandonné sur le bord de la route après avoir traversé l'Espagne à l'arrière d'un go-fast. »
Ce n'est que 3 ans plus tard qu'elle constatera que la flamme s'est enfin éteinte. Car cette rupture unilatérale n'a pas signé sa résignation. Elle n'a pas sonné la fin de ses sentiments et de ses émotions. Les premiers mois/émois ont scellé son addiction...
Nolwenn le Blevennec nous transporte dans les vallées troubles et escarpées de la passion, vers les sommets puis les descentes abruptes d'une addiction amoureuse. Quand la passion vous « mange la tête ».
Elle analyse et dissèque, avec mordant, humour, justesse, finesse, un incroyable et singulier sens de la formule, une liaison et les affres d'une passion fiévreuse et d'une relation chaotique, avec son lot de frustrations, d'obsessions, d'obstinations, d'aveuglements et de comportements absurdes.
Un premier roman formidable, original, percutant, subtil, intelligent, où l'humour et l'autodérision sont omniprésents, et traversé par la littérature et la psychanalyse (Musil, Pouchkine, Tolstoi, Updike, Schnitzler, Freud, Iris Murdoch etc).
Dégustation jubilatoire garantie !
(Avec un arrière goût délicieux de Woody Allen!).
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critiques presse (1)
LeMonde   15 février 2021
Un premier roman incisif et jubilatoire sur le thème banal de l’adultère.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ClajaBClajaB   20 janvier 2021
Alors voilà, c’est l’histoire banale d’une liaison de quelques mois dans les étages d’un journal qui ne se vend plus bien. De la découverte que la volonté peut être annihilée, dévorée. D’une séparation traumatique au plus fort de la fusion. Avec dégrisement brutal: le lendemain de la rupture, j’ai fondu en larmes dès la première note du prélude de La Traviata - c’est un « si »- en concert à Metz. Les trois actes se sont ensuite succédés sans que je puisse me ressaisir. C’était bruyant. Ridicule, en l’occurrence. Et inquiétant pour mon voisin. Au moment où Violetta rencontre Alfredo (« Dite alla giovine »), je suffoquais, la tête entre les genoux. (…)
Quand Joseph, passé juste avant chez le coiffeur, m’a quittée dans le quartier de l’Assemblée nationale, je me suis sentie comme un chien drogué abandonné sur le bord de la route après avoir traversé l’Espagne à l’arrière d’un go-fast. L’onde de déprime, immense, était entrecoupée de secondes de lucidité: La bonne nouvelle, c’est que tu n’es pas un chien. Et aussi: Tu as trouvé ses limites (à Joseph). Et enfin: Noie-toi dans des occupations aussi longtemps qu’il le faut. 
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Marti94Marti94   11 février 2021
Il ne nous voyait pas vivre ensemble. Notamment parce qu'il m'imagine lui jeter la vaisselle au visage. Alors que mon activité principale, le soir, consiste à prendre des bains.
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ClajaBClajaB   20 janvier 2021
Je suis son opposée. Une matière passionnelle prête à être déformée. Soufflée à mille degrés comme le verre de Murano. Et quand je reconnais ce plaisir-là, ce qui est quand même rare, je fais partie de celle qui ne s’embarrasse de rien. Je ne négocie pas avec des valeurs morales. D’ailleurs, je n’en ai pas. C’est tout à fait comme si j’avais été élevée dans la jungle. Je suis d’accord pour le bizarre et le déconseillé. Pour appuyer sur le bouton qui rebat toutes les cartes. Celui des grandes déflagrations. Partante pour le veuf, l’orphelin, le mégalo et le dépressif, pourvu que ce soit intéressant. La crise d’adolescence, que je n’ai pas faite, couve. Mon absence de retenue a quelque chose d’héroique et d’accablant pour moi-même.
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Marti94Marti94   11 février 2021
J'ai avoué ma liaison, je viens de le dire, parce que j'ai du mal à garder des secrets : je ne sais pas où les personnes normales les rangent, il n'y a pas chez moi d'espace intérieur qui correspondent à ça. Zéro rétention.
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PsychikFabPsychikFab   08 mai 2021
Je suis programmée pour me coucher à 21h30 avec un Balzac. Je lui parlais avec sérieux et je buvais ma pinte à petites gorgées façon Marie-Antoinette. La soirée d'ivresse n'a pas eu lieu.
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