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EAN : 9782416000621
Éditeur : Eyrolles (13/05/2021)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
France, été 2029. Une étrange maladie au nom imprononçable, appelée « Peste » par commodité, s’abat sur le pays. Mortifère et hautement contagieuse, elle intervient par vagues successives, bouleverse l’économie et les rapports sociaux, renverse la démocratie. Elle finit par se replier sur Paris, placé en confinement. De part et d’autre du cordon sanitaire, une mère et son grand fils observent des événements contrastés, elle dans son village que repeuplent les petits... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Little_stranger
  10 mai 2021
Franchement, lire un livre qui parle d'une pandémie en ce moment : quelle idée !
Bien m'en a pris finalement et je remercie les éditions Eyrolles et Babelio pour m'avoir permis de découvrir cette auteur (bretonne d'origine, donc géniale, non je n'ai pas d'a-priori), car ce livre parle fort peu de la maladie qui ressemble à une grosse grippe et qui débarque en 2029.
Non, bien plus intéressant que cela, le roman parle des rapports humains, car la France va être divisée en deux zones : "infectées" (l'Ile de France et les grandes métropoles du territoire) et "non infectées". Si lors de la première vague, le système est encore souple, tout se durcit lors de la seconde avec des lignes de démarcation militaires, des drones et des individus qui juste parce qu'ils toussent un peu, disparaissent du jour au lendemain.
Au milieu de cette pandémie, il y a une mère Lucile et son fils, Thomas, guide conférencier au Louvre, parlant japonais. Lucile a eu Thomas d'un premier amour pour un bel enseignant, alors qu'elle avait 18 ans. Elle avait cru que le fait d'être enceinte le retiendrait : mauvais calcul ... Lucile s'est retrouvé seule avec un enfant, hors mariage dans une petite ville de province. Elle a ensuite rencontré son époux, Sébastien, garagiste, qui a adopté Thomas. Lucile assure toute la partie administrative de l'entreprise familiale et tient la maison. Elle a eu deux enfants avec son époux : Rémi, fan de voiture et Amandine.
Les relations entre Lucile et Thomas sont tendues : Thomas a l'impression de n'avoir jamais existé pour sa mère et Lucile, Lucile se rend compte soudainement lorsque la pandémie arrive qu'elle a un grand fils et qu'il lui manque car dans la petite ville où elle réside, son fils semble ne pas avoir existé. On lui parle toujours de Rémi et Amandine, mais pas de Thomas. Thomas a toujours été différent : il n'aimait pas le garage, les voitures, il s'était lié et reste lié à Ari, son ami d'enfance qui l'a suivi à Paris. Ari dont les origines asiatiques et une grand-mère adorable, lui avait ouvert les yeux sur ce continent, cet ailleurs, loin de l'étroitesse de Bourg-lès-châlon.
La pandémie va servir de révélateur des liens existant entre tous les personnages : Thomas, Ari et sa compagne, Camille, soignants en première ligne, Lucile qui va envoyer valser son silence, ses peurs du qu'en-dira-t-on pour soutenir son fils et qui va découvrir que Sébastien et ses deux autres enfants, ont des ressources insoupçonnées. Grâce à leurs échanges téléphoniques, Thomas va grandir, comprendre mieux sa mère, lui faire découvrir la beauté de l'art, Lucile elle, va s'ouvrir au monde, un monde parfois dangereux, trouver un courage qu'elle ne pensait pas avoir.
L'univers décrit par l'auteur est bien plus inquiétant que celui que nous vivons car la pandémie permet d'ériger une loi sanitaire extrêmement stricte qui a plus à voir avec le régime nazi et les populations juives, homosexuelles, gitanes, handicapées qu'avec une protection bienveillante de la population. On bascule vite dans un monde Orwelien dans ce roman : il faut être vigilant pour que cela n'arrive pas. Politique : Politikos, désigne ce qui est relatif à l'organisation ou autogestion d'une cité ou d'un État et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée. Les dérapages sont d'autant plus faciles quand ils ont lieu dans un contexte d'urgence.
Petite précision : le roman a été écrit avant la pandémie actuelle, mais on y trouve de drôles de résonances : c'est troublant ! L'écrivain est un augure : il guette les signes du temps et les interprète. Tirer des leçons (et pas du genre de celles du nouvel an, vite abandonnées) de ce que nous vivons, nous permettra, je l'espère, d'éviter que cela ne se reproduise.
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elna44
  11 mai 2021
L'étrange pouvoir des calamités est une fiction, j'insiste sur ce mot même si l'on peut percevoir des similitudes (fortuites a déclaré l'auteure) avec la situation sanitaire actuelle.
L'écriture est touchante, elle parle de pandémie, mais surtout de ce que sont nos obstacles infranchissables à notre époque. Une belle épopée d'une mère et de son fils à remettre dans un contexte actuel (fortuit, on l'a bien compris) de pandémie.
Hélène le Bris signe là un roman qui est attachant, touchant comme je le précisais plus haut, et aussi tendre, bouleversant, poignant voire chamboulant.
Je conclus cette critique en ajoutant que j'ai lu le livre en une seule journée. Happée, désarmée par la plume franche et spontanée d'Hélène le Bris.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SoZazaSoZaza   13 mai 2021
Et la liste était longue des misères à soigner : dépressions, carences alimentaires, automutilations, séquelles de suicides manqués. Le confinement et la promiscuité, alliés à l'inaction en avaient conduit plus d'un à chercher le secours dans l'alcool ou d'autres psychotropes. Ces abus avaient entraîné de nouvelles séries de maux : complications cardio-vasculaires, blessures domestiques, violences conjugales. Bien au-delà des statistiques, les victimes de la peste se comptaient par millions.
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PhilbastPhilbast   14 mai 2021
Pourtant le chagrin, lui, se fichait des distances.
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SoZazaSoZaza   13 mai 2021
L'organisme qui l’employait imposait un programme aussi pointilleux que rébarbatif, qui débutait par une révision systématique des verbes irréguliers. To give, I gave, given... franchement, qui aurait envie d'apprendre une langue sur des bases aussi austères ? Mais après tout, se résigna-t-il on le payait pour pousser à bachoter, non pour donner du sens.
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SoZazaSoZaza   13 mai 2021
Alors furent épargnés tous ceux qui, par miracle, avaient traversé les premiers temps de la peste sans contracter le virus. Ils souffrirent de l'ennui et de l'isolement, connurent les privations et la peur de manquer. Mais ils vécurent.
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SoZazaSoZaza   13 mai 2021
"Le désolant pestacle du chaos dans les facs", titra le Canard Enchainé. On recommençait à rouspéter dans les journaux, devant les comptoirs et sur les marchés : la France allait mieux.
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