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Mimi Perrin (Traducteur)Isabelle Perrin (Traducteur)
ISBN : 2253137650
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/1995)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Directeur de nuit au Meister Palace de Zurich, Jonathan est un idéaliste blessé. Pour venger une femme qu'il a aimée - et trahie à son insu -, il se laisse recruter comme agent secret.

Il infiltre l'entourage d'un des richissimes marchands d'armes de la planète. A bord du Pacha de fer, véritable quartier général flottant, et Sur une île des Caraïbes, un nouvel amour lui donne la force de croire encore en lui-même, alors que le désarroi des services se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
SZRAMOWO
  06 décembre 2014
Ce livre a été à l'origine d'un hasard curieux, un signe à la Paulo Coelho, qui m'a troublé durant toute la lecture.
J'avais à peine commencé à lire que j'apprenais, par mon journal favori du soir - édition du 20/11/2010 -, la mort de Mimi Perrin, le 16 novembre 2010, à l'âge de 84 ans, une des deux traductrices de l'ouvrage, l'autre étant isabelle Perrin, sa fille.
John le Carré en avait fait ses traductrices attitrées, et exclusives.
Mimi fut connue dans les années 1960 pour avoir crée un groupe de jazz vocal, les double-six, répertoire de Quincy Jones, Dizzy Gillespie...mais un voile au poumon met fin à sa carrière en 1965.
Bref, me dis-je, me voilà dans de sales draps, qui va maintenant traduire John le Carré, à supposer qu'il écrive encore beaucoup de romans ?
Le directeur de nuit explore des pans secrets de la personnalité des héros, la séduction, l'attrait pour la femme d'autrui.
La trame de l'histoire repose en effet sur le talent de séducteur de Jonathan Pyne, directeur de nuit dans un grand palace de Zurich, amant de Sophie, l'ex maîtresse d'un trafiquant d'armes international, Richard Roper.
Pour venger la mort de Sophie, dont il se considère responsable (je ne vous dis pas pourquoi), Jonathan décide de la venger en "ciblant" la nouvelle compagne de Richard Roper, Jed.
Pour cela, il infiltre, via les services secrets britanniques, sous une identité et une personnalité trafiquées, comme seuls les britanniques peuvent en imaginer, le réseau de ventes d'arme de Roper.
Il y arrive auréolée de gloire, avec un CV à faire pâlir n'importe quel honorable correspondant, aussi titré soit-il.
Comme d'habitude chez John le Carré, les ficelles ne sont ni grossières, ni rugueuses, on est dans la haute couture, le point de croix, les boutonnières passepoilées, le revers large, la coupe ajustée.
L'intrigue s'appuie autant sur les activités de Roper, le trafiquant, dont les agissements et leurs adhérences avec des états voyous sont détaillées avec beaucoup de réalité, que sur la relation Sophie-Jonathan, puis Jed-jonathan, et la volonté de ce dernier, de racheter avec Jed, les péchés qu'il a commis avec Sophie.
Il y a dans la façon dont Jonathan conçoit sa relation avec ces deux femmes, un côté religieux, quasi rédempteur, il veut leur bonheur et pour atteindre cet objectif n'hésite par à régler ses comptes tant au trafiquant d'armes international, qu'aux services secrets britanniques.
Comme souvent chez John le Carré, un héros seul, certain de ses convictions, prêt à tout.
Un livre extrêmement attachant.
En le terminant, j'ai eu à nouveau une pensée émue pour mimi Perrin.
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Valentia
  06 juin 2016
Que dire d'un roman d'espionnage sans gâcher le plaisir de la lecture ? Que taire, que révéler ? Grande question, que je me pose aujourd'hui alors que je m'apprête à vous parler du roman de John le Carré, le Directeur de nuit
L'histoire est celle de Jonathan Pyne, directeur de nuit dans un palace de Zurich, le Meister, où il va croiser la route d'un ignoble personnage dont il a beaucoup entendu parler quelques années auparavant, au Caire. Cet homme, c'est Richard Onslow Roper, trafiquant d'armes et de drogue, qui pourrait bien avoir commandité le meurtre de la femme qu'il aimait, Sophie. Et c'est dans l'espoir de la venger que Jonathan s'engage auprès d'une agence de renseignements qui a pour principal objectif de faire tomber Roper. Il va alors faire son possible pour s'infiltrer au coeur du clan afin de comprendre les rouages du trafic. Cette mission, nul ne sait quand ni comment elle s'achèvera, ni même s'il en sortira indemne.
Jonathan est un personnage complexe, parfois attachant, parfois exaspérant, mais en tout cas pleinement dévoué à sa mission, peut-être trop, un brin idéaliste. C'est dans sa dévotion qu'il tente d'oublier un passé lourd d'erreurs et de remords, qui resurgit sans cesse sous forme de flashbacks ou même de visions.
Si vous avez envie d'une lecture légère pour vous évader, passez votre chemin. Toute votre attention sera requise pour comprendre les montages de sociétés, qu'il s'agisse des firmes écrans qui masquent les activités de Roper ou des agences de renseignements qui passent leur temps à se tirer dans les pattes. A vous de suivre qui est avec qui, contre qui, qui joue double jeu, de comprendre ce qui est dit derrière les mots. L'écriture est fluide et limpide ; les personnages, eux, ne le sont pas.
Je dois dire que j'ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, mais je me suis assez vite prise au jeu, presque un jeu de piste, où il s'agit de démêler le vrai du faux et les gentils des méchants (mais ces termes ont-ils seulement un sens ?). Ainsi j'ai plusieurs fois tremblé avec Jonathan, frissonné, aimé, détesté, et c'est ce qui me donnait envie d'avancer dans ma lecture. En revanche, la fin m'a beaucoup déçue. Sans rien vous révéler, j'ai eu le sentiment désagréable que l'auteur ne savait pas comment achever son récit et qu'il a pris un raccourci regrettable.
Malgré tout, ce roman m'a donné envie de lire autre chose de John le Carré, dont la fin, je l'espère, me séduira peut-être plus. Et c'est à cause de la fin, justement, que je ne lui donnerai pas au-delà de 3/5. Dommage.
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le-mange-livres
  12 avril 2011

Dévoré cet été ... mais rangé tout en bas de la pile des bouquins à "billettiser", que j'ai décidé, aujourd'hui, d'attaquer par le bas, sinon je pense que je n'en atteindrai jamais le pied. le grand combat entre les forces du bien (écrire régulièrement mes billets) et les forces du mal (lire et continuer à augmenter la hauteur de la pile) se poursuit, mais, ça y est, j'ai l'impression que le rapport de force a changé, puisque ladite pile ne comprend (plus) que 10 romans (si, si).
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos trafics d'armes, avec ce Directeur de nuit. Jonathan Pyne, pour fuir un passé encombrant, occupe un poste de concierge (ou, plus exactement, de directeur de nuit) dans un très chic palace suisse, à Zurich (pour être raccord, j'ai lu ce roman pendant l'étape Budapest de notre périple estival, alors que nous étions logés au Corinthia, qui est un peu le même genre d'hôtel). Mais Jonathan, en dépit des apparences, n'a pas cessé de rendre de précieux services à la Couronne, puisqu'il est chargé d'une difficile mission d'infiltration dans un réseau mafieux de trafic d'armes et de drogues. Il doit pour cela devenir le proche d'un oligarque milliardaire partageant son temps entre la Suisse et les Bahamas, éviter les femmes fatales surtout lorsqu'il s'agit de la copine de son nouveau patron, et jouer le jeu dangereux des agents doubles.
Rien à faire, j'ai un faible pour les histoires d'espionnage de ce vieux monsieur, qui prouve, encore une fois, qu'il est aussi à l'aise, sinon plus, dans le monde contemporain que dans la guerre froide. La construction du roman est très réussie, l'ambiance oppressante à souhait, le personnage principal nostalgique comme il faut, même si on retrouve le schéma classique des le Carré - le héros a beau être un héros, c'est le système entier qui est corrompu jusqu'à la moëlle. Ah que j'aime le Carré !
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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Jrp
  18 novembre 2018
J'ai adoré la série télé alors pourquoi pas le livre! Bon, vous vous en doutez, il y a des différences notables.
Jonathan Pyne est trop bien et vraiment très attachant alors que Roper est toujours aussi méprisable et, ô surprise, Burr est un personnage pas du tout féminin et certainement pas enceinte.
L'intrigue est très soutenue et vraiment John le Carré en est un maître.
C'est à lire … ambiance assurée et suspens assuré.
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docare
  02 juin 2016
Sans doute un de mes préférés de John le Carré, mais franchement, comment établir un podium avec ce diable d'homme ? Peut-être parce que celui ci semble marquer une transition avec ses précédents opus, plus secrets, plus tournés vers les rouages cachés de la machine du renseignement. le directeur de nuit se voit contraint à l'action, sur le terrain, ce qui donne un autre rythme à l'ouvrage. Franchement, ne vous fiez pas à moi, lisez tout...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
emdicannaemdicanna   02 septembre 2019
Cet homme trapu aux manières timides se retranchait derrière un sourire réservé. Même sa nationalité anglaise était un secret bien gardé. Agile, dans la force de l'âge, ce loup de mer aurait été repéré d'emblée par un de ses pairs à ses gestes mesurés, à sa façon de se planter solidement sur ses pieds et à sa main toujours prête à s'agripper au bateau. Il avait des cheveux frisés coupés courts et un front bas de boxeur. Ses yeux délavés déconcertaient, car on s'attendait à une teinte plus agressive, à des ombres plus profondes.
Cette douceur de comportement malgré une carrure de lutteur lui conférait une présence troublante. Durant un séjour à l'hôtel, on ne pouvait le confondre avec aucun autre ; ni avec Her Strippi, le chef de réception aux cheveux d'un blanc crémeux, ni avec l'un des jeunes allemands de Herr Meister qui se pavanaient d'un air supérieur, tels des divinités en route vers d'autres gloires. Jonathan s'incarnait tout entier dans sa fonction d'hôtelier. On ne se demandait pas qui étaient ses parents, s'il écoutait de la musique, ni s'il avait une femme, des enfants ou un chien. Son regard ainsi rivé à la porte était aussi fixe que celui d'un tireur d'élite; Il portait un oeillet à la boutonnière, comme tous les soirs.
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GrouchoGroucho   25 décembre 2014
Un soir enneigé de janvier 1991, l'Anglais Jonathan Pyne, directeur de nuit au Meister Palace de Zurich, quitta son bureau, derrière la réception et, en proie à des sentiments jusqu'alors inconnus de lui, se posta dans le hall, prêt à accueillir en grande pompe un hôte de marque tardif.
La guerre du Golfe venait de commencer. Toute la journée les nouvelles des bombardements alliés, discrètement relayées par le personnel, avaient semé la consternation à la bourse de Zurich.
Les réservations dans les hôtels, toujours pu nombreuses en janvier, étaient tombées à un niveau de temps de crise.
Une fois de plus dans sa longue histoire, la Suisse se trouvait en état de siège.
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jeremyb02jeremyb02   15 mai 2016
Le monde est gouverné par la peur fit Roper, semblant ne pas l'avoir entendu. L'utopie, la charité, ça ne marche pas. Pas dans le monde réel. Vous me suivez ? demanda t'il sans attendre de voir si Jonathan le suivait où non. Quand on promet à un type de construire une maison, il n'y croit pas. Quand on le menace de faire brûler la sienne, il obéit au doigt et à l'oeil. C'est la vie. Il s'arrêta et fit du surplace. Si une bande de type veulent faire la guerre, ils ne vont pas écouté une bande de pacifistes naïfs. Et s'il ne veulent pas la faire, peu importe qu'ils aient des arbalètes et des Stinger. C'est la vie. Désolé si ça vous dérange.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   27 novembre 2014
Jonhatan glissa l'appareil dans la poche de son jean et s'assura qu'il ne laissait pas d'indices sur le bureau. Il en essuya le dessus avec son mouchoir, puis les bords des plateaux de classement. Daniel hurlait plus fort que Jed, mais Jonathan ne saisissait pas ce qu'ils disaient. Dans la cour, l'un des enfants Langbourne avait décidé qu'il était temps de se joindre au choeur des doléances. Esmeralda était sortie de sa cuisine pour dire à Daniel de ne pas se conduire comme un garnement - et que dirait papa, hein ? Jonathan passa dans le dressing, refermant derrière lui la porte au chambranle en acier du bureau, et la verrouillant avec son passe, ce qui lui prit un peu plus longtemps que prévu tant il craignait d'abimer le rouet. Lorsqu'il arriva dans la chambre, il entendit Jed, chaussée de ses bottes, monter l'escalier d'un pas lourd et annoncer à qui voulait l'entendre que plus jamais, plus jamais de sa vie, elle n'emmènerait Daniel en randonnée.
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GrouchoGroucho   25 décembre 2014
Joe votre héro - pardon, celui de M. Burr - , ce type honorable, ce M. Pyne, a un dossier criminel qui remonte à des années. Barbara Vandon à Londres et des amis à Langley ont découvert des histoires très troublantes à son sujet.
Apparemment c'est un psychopathe et on l'ignorait. Malheureusement, les Anglais ont flatté ses plus bas instincts.
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Videos de John Le Carré (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Le Carré
Bande annonce de la série The Little Drummer Girl, Adaptation du roman La Petite Fille au tambour de John Le Carré.
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