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EAN : 9782234085732
224 pages
Éditeur : Stock (28/03/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.52/5 (sur 152 notes)
Résumé :
Bitna, 18 ans, invente des histoires pour Salomé, une jeune fille immobilisée par une maladie incurable. Lorsqu'elle s'arrête de raconter, Salomé la supplie de continuer ces contes qui lui permettent de vivre par procuration. Bitna découvre qu'elle exerce un pouvoir inédit sur un être humain, mais aussi qu'elle est observée et espionnée.
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  03 mai 2018
C'est mon tout premier roman de l'auteur. Il était temps que je découvre cette plume renommée !
Bitna, une jeune fille fière et solitaire de 18 ans, se débat dans un Séoul anonyme et saturé, pour survivre non seulement à toutes ses rancoeurs passées, mais aussi à la précarité bien réelle de sa situation. Tout en essayant de poursuivre ses études, Bitna accepte de raconter des histoires à Salomé, une malade incurable qui la rémunère en contrepartie de chaque récit conté. Un étrange lien de dépendance mutuelle va se nouer entre elles...
Un roman où se mêlent imaginaire et réalité, mensonge et vérité, légèreté et mélancolie, douceur et violence, contrainte et liberté, vie et mort.
Une plume teintée de poésie et d'onirisme, mais également de réalisme et d'une certaine ironie, exutoire, salvatrice (?). Séduite par ma lecture, mais pas entièrement conquise cependant. Il m'a manqué un je ne sais quoi, d'unicité, de résonance, d'émotion palpable...
Mais fallait-il attendre forcément cela de cette fable moderne ? Je me dis finalement que : probablement pas.
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palamede
  07 septembre 2018
Afin d'échapper à deux parentes odieuses, Bitna, étudiante sans le sou, en échange de quelques milliers de wons imagine des contes pour Salomé, une jeune infirme.
Mais le destin de Bitna, qui lui semble être d'aller à l'université et de donner à Salomé le goût de la vie, change quand amoureuse d'un jeune homme mystérieux elle délaisse Salomé qui la supplie de revenir. Prenant alors conscience de son pouvoir sur elle, Bitna invente des histoires vraies et perturbantes... pour impressionner la jeune femme, par jalousie (Salomé est issue d'un milieu privilégié), « parce qu'il y a toujours une vérité cachée dans un mensonge », mais surtout parce que ses mots retardent l'heure de la mort de Salomé.
Pour notre plus grand plaisir, Jean-Marie le Clézio, au sein d'une ville grouillante, nous plonge dans un monde réaliste et flottant, cruel et poétique, angoissant et serein. Un monde où les hommes oscillent entre le bien et le mal. Un monde où parfois les mots sont « plus forts que les actes, plus forts que la mort... ».
Merci à NetGalley et aux Éditions Stock pour leur confiance.
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isabelleisapure
  25 mars 2018
J'ai découvert Le Clézio, il y a bien longtemps avec « Désert » qui reste pour moi, son chef d'oeuvre.
Au fil des années, j'ai aimé retrouver sa plume toujours originale et poétique, très justement récompensé par le Nobel de littérature en 2008.
Dans son dernier opus, l'auteur nous emmène en Corée.
Pour échapper à la monotonie de sa vie, oublier la méchanceté de sa cousine dont elle est contrainte de partager l'appartement, Bitna à court d'argent accepte un emploi auprès d'une jeune fille handicapée.
En charge pour elle de distraire Salomé, en lui racontant des histoires, qui l'espace de quelques heures, lui feront oublier ce mal implacable dont elle souffre sans espoir de guérison.
Bitna fait preuve d'imagination, elle est porteuses d'espoir pour la jeune infirme qui attend quotidiennement son moment d'évasion.
Dans ce récit l'auteur évoque le pouvoir de l'amitié et du partage pour faire oublier la souffrance à défaut de la supprimer, l'importance des mots contre la tristesse, l'isolement, la maladie.
J.M.G. le Clezio est un auteur que j'apprécie de plus en plus, après « Désert », « L'Africain » ou « Onitsha », je dois reconnaître qu'à chaque fois j'ai le sentiment d'être prise par la main et d'être embarquée peu à peu.
C'est son écriture que j'aime, cette simplicité, cette beauté, ce calme.
J'ai le sentiment que l'auteur m'emporte doucement et délicatement.
Merci à NetGalley et aux Editions Stock pour ce beau moment de lecture.
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Eve-Yeshe
  16 août 2020
On suit l'arrivée à Séoul de Bitna qui va poursuivre ses études universitaires. Elle vient d'un village de pêcheurs du Sud, dans la province de Jeolla-do. Elle est hébergée par sa tante, qui la traite de haut et lui rappelle sans arrêt qu'elle est pauvre et que si elle n'est as contente, elle n'a qu'à retourner dans son village. Elle doit subir les caprices de sa cousine, et elle devient vite l'esclave de la maison.
Elle finit par déménager et par l'entremise d'un libraire qu'elle appelle Mr Pak, (alias Frédérik) elle répond à une annonce qui lui promet une rétribution si elle raconte des histoires à Salomé, une jeune femme atteinte d'une maladie neurologique.
En fait, une relation étrange se noue entre les deux femmes, Bitna pouvant se montrer cruelle avec Salomé qu'elle jalouse, malgré la maladie qui l'handicape, parce qu'elle est riche.
J. M. G. Le Clézio nous raconte une histoire déroutante, où la vérité n'est jamais très loin du mensonge, où l'on peut faire des rencontres étranges dans cette capitale toujours en mouvement.
Les histoires de Bitna nous font rencontrer des êtres malmenés par la vie du policier dont la mère a fui le Nord pendant la guerre avec son enfant sur le dos, qui élève des pigeons voyageurs, à Naomi, l'enfant abandonnée dans un orphelinat, en passant par une jeune chanteuse à la gloire éphémère et destructrice.
J'aime beaucoup que j'ai découvert avec « Étoile errante » il y a fort longtemps , (il n'avait pas encore reçu le Prix Nobel) et j'ai lu une grande partie de ses livres et j'ai retrouvé la poésie de sa plume, mais j'ai un peu moins apprécié ce roman, peut-être à cause de la manipulation et de la cruauté que Bitna exerce sur Salomé, et peut-être aussi parce que la culture coréenne est encore un mystère pour moi .
On est toujours dans la dualité, outre vérité-mensonge, on a la vie et la mort la misère avec les quartiers sordides, (les cafards, les rats) et la richesse, l'opposition campagne grande ville et malgré la poésie, et la magie du conte, on ressent une anxiété, une insécurité durant cette lecture. En tout cas, on sent l'attachement important de l'auteur pour Séoul et la Corée et il leur rend un bel hommage. Cependant j'ai beaucoup mieux apprécié « Alma »
Un grand merci à Lecteurs.com qui m'a permis de découvrir ce roman en version poche et de retrouver un auteur que j'apprécie.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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frconstant
  13 mars 2018
Grâce à NetGalley et aux éditions Stock, je découvre, avant sa sortie officielle prévue le 28 mars 2018, le dernier roman de J.M.G. Leclézio.
« Bitna, sous le ciel de Séoul » est le premier livre que je découvre de cet auteur. Assurément, ce ne sera pas le dernier.
Au fil des pages, j'assiste à la rencontre entre Bitna, étudiante coréenne sans le sou, et Salomé, personne jeune encore mais lourdement envahie par une maladie invalidante. Très vite, Bitna change de statut auprès de sa patronne. de jeune étudiante venant quémander de quoi payer son loyer en échange d'un peu de travaux ménagers, elle devient la conteuse dont Salomé réclame la présence, autant que la fin des histoires commencées. Grande expérience pour Bitna que de prendre conscience de son pouvoir, de la dépendance qu'elle suscite chez Salomé, de l'importance de qui détient le pouvoir de donner réponse, d'accorder un avenir, ou non, à la relation. On est proche du droit de ‘vie ou de mort' sur autrui. Bitna le réalise, s'en effraye et choisit le partage… le temps qu'il faudra !
Bitna ne raconte que des histoires inventées, donc vraies. Elle le sait, le mensonge est vrai quand celui qui le raconte l'affirme. Et même si le conteur annonce mentir, l'histoire reste vraie quand celui qui l'écoute la croit.
De l'envol des pigeons à l'enlèvement du bébé abandonné, de la fuite d'une jeune adolescente quittant les bancs d'église pour un squat de rockeurs, des deux dragons qui ne se sont pas encore réveillés au « stalker », traqueur qui rôde entre deux mondes et, bien sûr, de Bitna à Salomé, l'auteur nous balade. Les mondes se croisent, s'entrechoquent, se répondent, se fondent l'un à l'autre et finissent par dessiner un parcours initiatique qui mènera à la mort, c'est-à-dire à la vie !
L'écriture de J.M.G. Leclézio semble, aux yeux de certains, lisse et consensuelle. C'est oublié la poésie qui peut naître de la simplicité, du dénuement, de la retenue dans la vérité comme dans la fantaisie. On ne sait plus si ce sont les histoires de Bitna qui accompagnent la vie ou si c'est la vie qui dicte ces histoires. En effet, c'est dans la réalité parfois sordide de ses villes, de ses logements, des personnes de la rue rencontrées que Bitna cueille les éléments qui, bout à bout, prendront sens et insuffleront la vie, la mort à l'oiseau au plumage bleu comme à la relation tissée entre la narratrice et Salomé.
Alimenté par son immense culture des civilisations, habité par la nécessité de donner, dans la vie, une place de choix au phrasé, aux histoires et légendes partagées, aux réflexions douces qui peuvent en naître, J.M.G. Leclézio nous invite à regarder et comprendre le monde. Une lecture tendre, poétique, imagée.
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critiques presse (7)
LeJournaldeQuebec   04 juin 2018
Un roman joliment écrit qui nous offre plein de petits moments délicieux.

Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaCroix   07 mai 2018
En des paraboles simples et accessibles mais tenaillées par la profondeur, J. M. G. Le Clézio donne à comprendre la Corée.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   28 mars 2018
Le nouveau roman de notre prix Nobel a divisé la rédaction. Récit envoûtant ou conte mièvre ?
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   27 mars 2018
Un splendide roman, en Corée, où s’enchaînent les contes, racontant la vie, ses douceurs, la mort aussi.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   27 mars 2018
« Bitna, sous le ciel de Séoul », son nouveau roman (en librairie le 28 mars), s’y déroule. Promenade dans Séoul avec le Prix Nobel, intermédiaire idéal entre la ville et le visiteur.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LePoint   26 mars 2018
Dans son nouveau livre, le Prix Nobel de littérature lève un coin du voile sur sa passion secrète pour cet Orient extrême.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   23 mars 2018
Une fable coréenne à travers laquelle le Prix Nobel de littérature parle magistralement de fiction et de littérature.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   27 avril 2018
« Raconte-moi la suite, s'il te plaît, Onni ! »
Salomé m'a appelée onni, sa sœur aînée, comme moi autrefois avec Mi-kyeong, d'une voix plaintive de petite fille, et je comprends d'un seul coup ce qu'elle est devenue pour moi, dépendante de mes mots et de mes rêves, ma sœur cadette, ma créature ! Je ne sais pas pourquoi, cette découverte qui devrait me satisfaire me trouble plus que de raison, elle me donne une sorte de vertige. Les rôles sont d'un coup renversés, moi qui étais sa servante, son employée, payée en billets de 50 000 à l'effigie de la vieille dame digne, je suis devenue sa maîtresse, celle qu'elle doit suivre aveuglément à travers les méandres de l'imagination, à la merci de mes mots et de mes désirs, j'ai ce pouvoir de continuer ou d'interrompre le flux qui ajoute du temps à sa vie et retarde l'heure de sa mort.
Page 147
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rabannerabanne   30 avril 2018
Ce soir-là, elle rentra chez elle pour retrouver son mari et sa fille, mais elle se garda bien de leur parler de tout cela. C'était comme un secret, en parler, croyait-elle, risquait de le perdre, à la manière d'un rêve fragile qui s'efface aussitôt qu'on commence à le mettre en mots.
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joedijoedi   07 janvier 2019
Je note les noms, les lieux, comme si je devais revoir ces personnes, mais je sais bien que je ne les reverrai jamais, la ville est si grande, on pourrait marcher un million de jours sans rencontrer deux fois la même personne, même si le proverbe dit : On se reverra un jour ou l'autre sous le ciel de Séoul.
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rabannerabanne   01 mai 2018
Le salaire des séminaires suffisait à payer mon loyer, et pour le reste, je me débrouillais, je mangeais principalement du ramyeon et du kimchi *. Ma grand-mère prétendait, je m'en souviens, qu'on peut survivre en mangeant seulement du kimchi matin, midi et soir !

(* nouilles instantanées ; chou fermenté et pimenté = plat traditionnel coréen)
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rabannerabanne   28 avril 2018
Ça a fait naître en moi le besoin de conter, un peu comme une impatience qui fait trembler les mains. Ça a l'air vaniteux, mais quand j'arrivais devant son immeuble, il me semblait que c'était mon destin de donner à Salomé le goût de la vie.
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Videos de J.M.G Le Clézio (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de J.M.G Le Clézio
Tatiana de Rosnay avec Augustin Trapenard dans 21 CM Après l?océan Indien avec JMG le Clézio, Augustin Trapenard traverse la Manche pour aller rejoindre Tatiana de Rosnay sur les terres de sa mère. L?auteure du best-seller Elle s?appelait Sarah (près de 12 millions d?exemplaires vendus) a choisi de recevoir l?équipe de 21CM à Monk?s House, dans le Sussex au sud de l?Angleterre. https://www.actualitte.com/article/monde-edition/tatiana-de-rosnay-avec-augustin-trapenard-dans-21-cm/89079
Première diffusion ce 13 juin à 22 h 35 sur Canal +.
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