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EAN : 9782234026179
237 pages
Éditeur : Stock (01/10/1993)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 239 notes)
Résumé :
Lorsque Frida annonce son intention d'épouser Diego Rivera, son père a ce commentaire acide "ce seront les noces d'un éléphant et d'une colombe". Tout le monde reçoit avec scepticisme la nouvelle du mariage de cette fille turbulente mais de santé fragile avec le "génie" des muralistes mexicains, qui a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation d'"ogre" et de séducteur, ce communiste athée qui ose peindre à la gloire des indiens des fresques où il i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
blandine5674
  08 mars 2020
Je dédie cette critique à CATHY69 qui m'a conseillé ce roman pour compléter « Rien n'est noir » de Claire Berest. Effectivement, plus complet mais, je pense, encore trop présent dans ma mémoire. Normal puisqu'il s'agit également de Diego Rivera et Frida Khalo et donc l'impression de lire le même roman. Et le premier lu a souvent la primeur. Je dirais pour les identifier Le Clézio plus biographique, limite documentaire. Plus romanesque pour le plus récent. Dans les deux cas, un bel éloge à la plus grande artiste peintre mexicaine ainsi que le parcours singulier d'une femme dont le corps meurtri ne l'a pas empêchée de se battre pour obtenir le grand amour qu'elle a choisi.
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Aline1102
  02 mai 2014
Diego Rivera et Frida Kahlo sont deux personnalités que je connais mal. J'ai donc profité du Challenge 15 Nobel pour lire cette biographie, qui se trouvait depuis quelque temps dans ma PAL.
Lorsque Frida Kahlo décide d'épouser Diego Rivera, ce dernier est déjà un artiste reconnu au Mexique. Il est plus âgé qu'elle et a une réputation d'homme à femmes : Diego aime les femmes et celles-ci le lui rendent bien malgré son physique plutôt étrange (Frida l'appellera son "crapaud"...).
Vu le point de départ du couple, on pense, au début, que leur mariage ne durera pas. Et pourtant, même s'ils se déchirent autant qu'ils s'aiment et malgré un divorce de quelques années (avant un second mariage), ces deux-là sont inséparables.
JMG le Clézio parvient à faire passer de nombreux sentiments dans sa biographie. Au fil des pages, on comprend à quel point l'amour qui unit le couple Rivera-Kahlo est profond. Avec des mots simples et une description presque banale de la vie du couple, Le Clézio réussit à nous faire entrer dans la vie de ces deux artistes, à nous faire comprendre à quel point leur rencontre a été déterminante pour leur art : Frida ne serait pas devenue Frida Kahlo sans Diego et Diego n'aurait sans doute jamais été aussi célèbre sans Frida.
L'amour n'est pas le seul sentiment qui occupe le récit. La souffrance est bien là également. Frida, dans sa jeunesse, a été victime d'un grave accident. Elle en a gardé des séquelles toute sa vie : douleurs multiples et surtout, stérilité. Pour cette femme qui voulait tant donner un fils à Diego Rivera, cette impossibilité de mettre un enfant au monde sera vécu comme un désastre.
Ce que j'ai aimé dans cette biographie, c'est aussi le fait que Le Clézio ne se contente pas de nous parler uniquement de Diego et de Frida. Leur couple interragit avec d'autres personnes et reste le symbole du Mexique révolutionnaire ; c'est donc l'occasion pour l'auteur de nous plonger dans les événement socio-politiques de l'époque : révolution au Mexique, émergence du communisme, mouvements artistiques (dadaïsme, cubisme et autres) sont mentionnés et expliqués par Le Clézio. de même, Picasso, Breton, Trotski, ne sont que quelques unes des personnalités dont l'auteur nous parle brièvement.
Bien plus qu'une biographie, Le Clézio nous offre donc, avec Diego et Frida, le portrait d'une époque.
Challenge 15 Nobel : 15/15
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Herve-Lionel
  01 août 2018
La Feuille Volante n° 1268
DIEGO & FRIDA– Jean-Marie-Gustave le Clézio – Stock.
Il y a des couples d'artistes mythiques, Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre, Louis Aragon et Elsa Triolet, Annabel et Bernard Buffet, André et Clara Malraux… Un des plus étonnants est sans doute celui que formèrent Diego Rivera (1886–1957) et Frida Kahlo (1907-1954). Quand ils s'unirent, en 1929, on parla de leur mariage comme celui d'un éléphant et d'une colombe, tant ils étaient différents l'un de l'autre, et pas seulement à cause de l'âge (il avait 43 ans et elle 22). Pourtant, quelques mois auparavant, lors de leur première rencontre, elle n'était qu'une jeune et belle adolescente alors qu'il avait la notoriété et la maturité, mais ce fut le coup de foudre réciproque ! Elle, militante communiste, artiste engagée et révoltée, admirative de Rivera, est issue de la petite bourgeoisie désargentée d'origine allemande, venue à la peinture à cause d'un grave accident. Lui est déjà un peintre connu, grand voyageur, exubérant et laid, marqué à gauche et surtout un séducteur impénitent et divorcé. Frida avait déjà la maladie et la douleur pour compagnes et la peinture était pour elle comme un élan vital, une consolation, face à la solitude et la souffrance qui caractériseront toute sa vie, Pourtant les années de cette union furent émaillées de part et d'autre par de nombreux orages que leur célébrité réciproque et leur engagement auprès des plus défavorisés, amplifia.
Comme la société, l'art se doit d'évoluer car sans cela il s'étiole et meurt. Pour Diego, cette évolution (révolution) de la peinture passe par par le « muralisme » figuratif parce que c'est une création monumentale qui lui ressemble, mais surtout parce que c'est un extraordinaire moyen d'éducation des masses populaires majoritairement indiennes, ignorantes de l'écriture et de l'Histoire nationale. Il choisit ce support inspiré des Italiens parce qu'il est visible et compréhensible par tous, loin de l'enfermement des musées. C'est l'affirmation du principe de l'art au service du peuple et c'est aussi une manière d'affirmer sa foi en la vie et en la beauté du corps féminin. Sa peinture est aussi religieuse, mais pas tournée vers le catholicisme qui est, selon lui, l'allié du pouvoir et de l'argent, mais au contraire célèbre une foi païenne et primitive, tournée vers la femme considérée comme une déesse-mère, fertile et généreuse. Sa peinture est aussi une provocation publique où il affirme ses convictions artistiques et politiques. Pourtant, lui le communiste, est fasciné par les États-Unis et une amitié un peu étonnante, teintée d'admiration, se tresse entre Diego et Henri Ford. Il renonce cependant, par amour pour Frida, autant que par idéal artistique et politique, à décorer le Rockefeller Center à New-York et sa fresque est détruite. Son art rejoint cependant celui de son épouse et le féconde.
L'oeuvre de Frida au contraire est plus intimiste, axée souvent sur ses autoportraits, Elle parle de sa souffrance physique et morale, de sa solitude, de son obsession de la mort face à son amour de la vie et ne témoigne pas de son engagement politique contrairement à Diego. Elle milite cependant pour la liberté des femmes mexicaines dominées par les hommes, s'oppose à la bourgeoisie. Elle n'est pas seulement l'épouse d'un génie qui partage ses désillusions et les trahisons dont il est l'objet, elle devient son inspiratrice, son modèle. Frida s'ennuie aux États-Unis, regrette Mexico et dès lors elle pratique la peinture comme un exorcisme à sa solitude, notamment après sa fausse couche. Alors que Diego prend goût à son séjour new-yorkais, redevient un séducteur et fréquente les femmes dont il ne peut se passer et qui nourrissent sa création artistique, Frida se languit de son pays natal et leur couple commence à se déliter. le retour à Mexico correspond à nouveau à la maladie mais surtout à la liaison de sa soeur avec Diego qui débouche sur une séparation puis sur leur divorce en 1939, Mais ce bien étrange parcours amoureux, avec de part et d'autres des aventures, les conduit à se remarier ensemble un an plus tard, ce qui conforte l'idée qu'ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre ! Pourtant, si elle revient avec Diego, elle connaît à nouveau la solitude et la dépression causées notamment par son infertilité mais recouvre un équilibre fragile après tant d'épreuves, A l'âge de 47 ans, diminuée physiquement, elle précède Diego dans la mort. Jusqu'à sa disparition à 71 ans, emporté par une attaque cérébrale, il ne cessera, malgré un autre mariage, de penser à Frida,  « la prunelle de ses yeux » mais le hasard fera qu'ils ne seront pas inhumés ensemble.
Ce récit richement documenté et pertinemment argumenté, prend sous la plume lumineuse de le Clézio, une dimension épique, à la mesure de ces deux personnages hors du commun
© Hervé Gautier – Août 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Horizon_du_plomb
  13 novembre 2019
« En outre, en offrant à Diego les murs du hall, les Rockefeller lui donnaient l'occasion d'écrire une page de l'histoire universelle qui durerait bien au-delà des contradictions et des injustices, comme les monuments égyptiens ou toltèques avaient survécu aux tyrannies qui les avaient élevés. »
« Elle est un étrange mélange de sensualité et d'idéal, mêle allusions sexuelles (ce triangle isocèle dont elle se sert pour signer ses lettres, et qui évoque clairement le pubis) et élans mystiques. »
J'ai vu le film Frida au cinéma à sa sortie en 2002 et il m'a marqué en tant qu'amateur mais je découvre seulement cette biographie romancée de 1993 qui se dévore comme un coeur communiste dans un temple capitaliste.
Il faut bien le dire la grande force de ce livre court, c'est qu'il s'appuie sur plein de documentations concernant deux êtres d'exception. Comme en plus l'écriture est fluide, inévitablement, on ne s'ennuie pas pendant la lecture.
« La peinture, pour Frida, c'est sans doute avant tout le moyen de cette rencontre, une autre façon, plus forte, plus douloureuse, plus audacieuse encore, de pousser les portes de l'amphithéâtre et de faire irruption dans la vie de celui qu'elle a choisi. »
« celui qui a inventé l'art populaire moderne » (parlant de Diego)
L'écriture est facile, plaisante, un peu fanfaronnante, voire surjouée, parfois mais on ne lui en veut pas, c'est comme le rire espiègle du théâtre des gamins dans la rue mal délimitée. On peut douter de certaines interprétations libres de l'auteur mais elles sont toujours bien intégrées au roman. Il n'hésitera pas à mettre les récits des « légendes » dans son roman.
«  L'art en vérité est pareil au sang de l'organisme social humain.  »
Les passages que cite Le Clézio montrent aussi comme les deux artistes pouvaient aussi manier la beauté, cet indispensable aliment de la vie supérieure, à travers les mots.
«  Une foule de blonds insipides qui font semblant d'être des Indiens de Tehuantepec, et quand ils devaient danser la sandunga, on aurait dit qu'ils avaient du plomb à la place du sang.  »
Les voyages aux États-Unis illustreront les limites d'un mouvement transculturel universel et les aspirations d'une révolution venue de la base.
( https://latinamericanwomenwearearrings.wordpress.com/frida/alla-cuelga-mi-vestido-o-new-york-1933-frida-kahlo-resolucion-de-escritorio-2/ )
« «  Durant les deux années de notre séparation, Frida réussit quelques-uns de ses chefs-d'oeuvre, sublimant son angoisse dans sa peinture… » Mais la vérité gît au fond d'elle-même, dans ce vide terrifiant qu'elle ressent loin de lui. Elle n'a que faire de la liberté, et ne peut vivre sans l'amour de Diego.  »
« Il est en quelque sorte l'intermédiaire entre le monde difficile qui se refuse à Frida et cet univers où tout s'harmonise, et dans lequel elle tient le rôle de la déesse-mère. »
Sans dénier leur amour, on se demande quand même pourquoi Frida, avec tout ce qu'elle a vécu et malgré leurs nombreux centres d'intérêts communs, s'est autant rendue dépendante de Diego, au point de ne quasi pas pouvoir vivre sans lui. Pourquoi n'a t'elle jamais eu la force de rompre les amarres ? Je crois qu'une explication psychanalytique vis à vis de son père serait trop simple en tout cas. Peut-être a-t-elle projeté sur Diego aussi tous ses succès à elle et tout son travail de reconstruction, ascension sociale, sans pouvoir vraiment se les attribuer, une sorte d'éternel complexe d'infériorité (voire même culpabilité) bien présent chez elle. Peut-être que Diego a fini par se confondre avec « l'amour » qui guérit, qui porte haut la femme. L'auteur en tout cas donne des tentatives d'explications qui toutes sonnent bien mais sans qu'aucune ne satisfasse pleinement l'esprit critique. Il parlera d'ailleurs plus d'échange perpétuel que de dépendance.
«  M. Ford, êtes-vous juif ?  »
Pourtant, on verra tout le long que Frida était un vrai caractère fort qui n'avait pas sa langue dans sa poche. On est loin d'un sadomasochisme. Donc intériorité et souffrances, certes, mais mélangées d'une observation réelle du monde et de prises de positions affirmées.
En autre critique, on pourra aussi dire que Le Clézio se complait dans une certaine idée de l'homme (solaire) et de la femme (lunaire) alors que rien n'est inscrit dans les astres. Inévitablement certaines images reviendront, les parallèles avec Cézanne et Gauguin, la déesse nourricière mais on ne s'en lasse pas.
On finit ce livre sur une image : deux démons à l'humour grinçant, deux pantins d'os qui cahotent, se tenant bras dessus, bras dessous, pour se dissoudre dans le déluge de couleurs du crépuscule, celui du culte de « Gringolandia ».
Au final, ce livre est surtout une formidable histoire d'amour, bien réelle mais en même temps éternelle, mais c'est aussi un avertissement, aucun art n'est naïf.
«  La révolution est l'harmonie de la forme et de la couleur, et tout se meut et reste sous une seule loi : la vie. Personne ne se sépare de personne. Personne ne lutte pour soi seul. Tout est à la fois tout et un. L'angoisse, la douleur et le plaisir et la mort ne sont qu'un seul et même moyen d'exister.  » (Citant le journal de Frida)
Et mieux que la citer, la voir, les voir
http://chariteromaine.blogspot.com/2008/05/letreinte-amoureuse-de-lunivers-la.html
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Marcelline
  22 mars 2012
Lire Diego et Frida de J.M.G. le Clézio, c'est d'abord s'embarquer pour le Mexique du début du XXème siècle. C'est ensuite découvrir toute la vie de ce couple mythique et indestructible, à l'oeuvre à la fois dissemblable et complémentaire.
Mes immenses lacunes en histoire de l'Amérique du Sud m'ont empêchée de retenir tous les noms des personnalités qui ont jalonné le parcours de ces deux êtres hors du commun.
Pour pleinement apprécier toutes les références artistiques, j'aurais voulu avoir à toute proximité un recueil des oeuvres de Frida Kahlo et Diego Rivera , ou à défaut un ordinateur pour pouvoir visualiser toutes les peintures décrites.
Oui, mais voilà... je ne suis pas une encyclopédie vivante et mon ordinateur était éteint... Pourtant, j'ai beaucoup aimé ce livre qui est plus l'histoire d'amour de ce couple hors norme qu'un traité d'Histoire de l'Art. En avançant dans le récit, je ne pouvais pas m'empêcher de me poser la question: mais, concrètement, qu'est-ce que l'Amour dans un couple quand les seuls points communs qui réunissent les deux personnes sont "l'art et la révolution"?
J'ai trouvé l'écriture de le Clézio assez sèche, accessible, à la limite du récit documentaire, avec, cependant, quelques termes un peu pompeux semés çà et là, au détour d'une phrase (par exemple, "difficultueux", page 203). le dernier quart du livre, qui "décortique" vraiment les liens plus spirituels qui unissaient ces deux êtres, m'a semblé plus poétique, plus lyrique.
Bref, un récit sans doute très érudit mais que les différents degrés de lecture rendent accessibles à quiconque s'intéresse au sujet et qui m'a beaucoup plu!
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
SophiePatchouliSophiePatchouli   25 juillet 2018
Parallèlement à la proclamation de l'idéal révolutionnaire, Diego Rivera se sert aussi de cette peinture murale pour laisser exploser à la lumière publique sa foi en la vie, en la beauté sensuelle du corps féminin. (...)
Le corps nu de Lupe Marin offert sur les murs de l'école d'agriculture de Chapingo est provocateur et en même temps cosmique, comme l'étaient les grands nus de Modigliani exposés dans les vitrines de Montparnasse. (...)
En même temps, il n'y a sans doute jamais eu dans l’œuvre de Diego peinture plus imprégnée de religion que celle-là. Non la religion catholique romaine, alliée au pouvoir des reîtres et à l'argent, telle qu'il la représente dans la fresque de Chapingo, toujours disposée à jeter sur les piquants des agaves de corps nu et si doux de la femme indienne, productrice des fruits et de ceux qui les travaillent et dont la peau a la couleur de l'ambre. Mais d'une religion païenne, chthonienne, primitive, la religion de la femme-terre, féconde et généreuse, dont le ventre distendu et les seins gonflés sont les éternels symboles, et qui règne, allongée sur le lit du ciel, bras ouverts, au-dessus de la terre des hommes. Image la plus ancienne et pourtant la plus neuve du monde, que Diego a choisi d'offrir sur le mur du fond de la chapelle, là où, naguère, se dressait l'autel où était célébré un sacrifice devenu parodique.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   26 juillet 2018
Au pessimisme de Frida répond alors l'enthousiasme de Diego pour qui l'Amérique doit être le lieu de la nouvelle expérience de l'art et le futur champ d'action de la révolution universelle. La beauté de l'Amérique indienne ne sera pas détruite par la laideur du capitalisme, mais, au contraire, devra libérer de nouvelles forces, de nouvelles splendeurs :
"Américains, écoutez moi. Et quand je parle de l'Amérique, je parle de tout le territoire compris entre les barrières de glace des deux pôles. Foutre de vos barrières de fil de fer et de vos gardes-frontières !
"[...] L'Antiquité, l'art classique de l'Amérique, on les trouve entre le Tropique du Cancer et le Tropique du Capricorne, cette bande de terre qui était au Nouveau Monde ce que la Grèce était à l'Ancien. Vos antiquité, vous ne les trouverez pas à Rome. Vous les trouverez au Mexique.
[...] Sortez vos aspirateurs et débarrassez vous des excroissances ornementales d'un style frauduleux! Nettoyez vos cerveaux des fausses traditions, des peurs injustifiées, et soyez complètement vous mêmes. Soyez sûrs des immenses possibilités de l'Amérique : PROCLAMEZ L’INDÉPENDANCE ESTHÉTIQUE DU CONTINENT AMÉRICAIN!"

Diego Rivera, Myself, my Double, my friend the Architect, Hesperian, San Francisco, 1931.
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raynald66raynald66   16 mars 2014
Frida écrit les mots qui la déchirent, les mots qu'elle n'ose pas dire, ni à lui ni à aucun autre homme, les mots de la vérité que seule "l'autre Frida" peut entendre :

Jamais de ma vie
Je n'oublierai ta présence.
Tu m'as prise quand j'étais brisée
Et tu m'as réparée
Sur cette terre trop petite
Où pourrais-je diriger mon regard ?
Si immense, si profond !
Il n'y a plus de temps. Il n'y a plus rien.
Distance. Il y a seulement la réalité.
Ce qui fut, fut pour toujours.
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Herve-LionelHerve-Lionel   30 juillet 2018
Pour Diego, cette liberté sexuelle est nécessaire elle est l'aliment même de son art et une des expressions de la révolution. Mais il s'agit de tout autre chose que l'immoralisme antibourgeois imité de la bohème parisienne. Pour Diego, la recherche du cors des femmes est essentielle (...)La beauté du corps féminin, la beauté des modèles, est le symbole de la violence créatrice de la vie, de la réalité de la vie face à toutes les idées et impuissances de l'intellect. Toute sa peinture exprime cette confiance absolue dans la jouissance, dans la force de vie, dans la radiance de la beauté féminine, opposée aux instances de mort et de guerre des hommes.
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tamara29tamara29   07 avril 2020
Elle peint, et ce que Diego perçoit dans sa peinture le fascine et le bouleverse. Toutes ses désillusions, tous ses drames, cette immense souffrance qui se confond avec la vie de Frida, tout est exposé là, dans sa peinture, avec une impudeur tranquille et une indépendance d'esprit exceptionnelles.
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Jean-Marie Gustave le Clézio, prix Nobel de littérature, a passé quelques étés en Bretagne alors qu'il était enfant. Dans "Chanson bretonne, suivi de L'enfant et la guerre", publié aux éditions Gallimard, l'écrivain nous livre deux contes remplis d'images, et des impressions qu'elles ont laissées en lui.
Jean-Marie Gustave le Clézio nous a fait l'immense honneur de répondre à quelques-unes de nos questions. Ici, il nous parle notamment de sa méfiance envers la mémoire, du pouvoir de l'imagination, de la richesse de la langue bretonne, des sensations et du caractère précieux de l'enfance.
Pour retrouver son livre, c'est ici : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16461617-chanson-bretonne-suivi-de-l-enfant-et-la-guerre-j-m-g-le-clezio-gallimard
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairiedialogues/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
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