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Bruno Barbey (Illustrateur)
EAN : 9782070412167
151 pages
Éditeur : Gallimard (03/12/1999)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 52 notes)
Résumé :
De ce voyage vers la Saguia el Hamra, nous avions parlé depuis la première fois que nous nous sommes rencontrés. Les circonstances, nos occupations, nos préoccupations familiales, ainsi que la situation troublée dans laquelle se trouvait une grande partie du territoire des nomades Aroussiyine avaient rendu ce retour improbable, voire impossible.
Et voici que d'un coup, alors que nous n'y songions plus, le voyage devint possible. Il était venu à nous quand nou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
wellibus2
  13 décembre 2015
Humilité d'écrivain, J.M.G. le Clézio a adopté un style aussi équilibré, précis, clair, que peuvent l'être les gestes et les expressions des peuples qu'il décrit. Il n'y a pas d'enphase, tout est mesuré et sonne plein. le souvenir se lit comme un roman, coupé d'agréables et utiles récits historiques qui contribuent probablement à disposer le lecteur dans un climat rétrospectif plus dense : l'histoire de ce désert qui est découvert et révélé, c'est le tissu de tous ces gestes, bassesses ou héroïsme, légendes ou faits d'actualité droit sortis du passé.
Et cette noce mystique entre Jemia et sa terre originelle ressemble à une danse immobile, dont J.M.G. suit attentivement les figures, sans jamais rien qui pèse ou pose, avec l'allégresse jubilante de l'explorateur qui découvre, au delà des paysages et des contrées, une autre qualité d'hommes, et sa remarquable stature.
http://www.bibliomonde.com
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Wyoming
  06 avril 2020
Très beau voyage aux confins du désert marocain réalisé par Jemia et JMG le Clézio, davantage pèlerinage que voyage, puisqu'ils cheminent sur les traces des ancêtres de Jemia.
Ce texte, magnifiquement écrit, dévoile une multitude d'émotions de ses auteurs, révélées poétiquement, naturellement, simplement. ll coule comme le sable du désert entre les doigts, comme l'eau si rare dans la vallée de la saguia el Hamra, il est porté par ce vent des sables qui a dicté l'ordonnancement des plantations et des constructions.
Les légendes ont leur place dans cette découverte et elles viennent à point lui conférer un dimension quasi mystique en parfait accord avec l'immensité désertique.
Deux parties m'ont particulièrement accroché. D'abord, celle sur le Tombeau de Sidi Ahmed el Aroussi, où le recueillement prime sur toute description, où seules les stèles et le vent parlent, où soleil et étoiles jouent une partition de lumière. Et puis, il y a cette anecdote de la cruche cassée, le désarroi de la femme ne pouvant puiser l'eau et le miracle. Cette femme n'est pas sans rappeler une samaritaine rencontrant un homme du nom de Jésus.
Ensuite, le Rocher, météorite précipitée sur la vallée de la Saguia el Hamra? Les auteurs ressentent un éblouissement plus que visuel lorsqu'ils atteigent et restent "le plus longtemps" qu'ils ont pu sur cette table, regard et esprit perdu sur cette vallée. Ils sont dans le vent, le sable, le ciel et savent transmettre au lecteur leur état émotionnel dans cet accomplissement de leur voyage.
L'ouvrage est agrémenté de photographies de Bruno Barbey dont les couleurs d'ocre et de bleu viennent donner une réalité encore plus prenante au récit de Jemia et JMG le Clézio.
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zenzibar
  03 août 2016
Je n'ai pas lu toutes les oeuvres de J. M.G le Clezio loin s'en faut mais les lectures du « Chercheur d'or » et de « désert » m'ont littéralement transporté par leur flamboyance.
« Gens des nuages » entretient l'envoutement ; même si le style est plus retenu, le lyrisme étincelle, la profondeur invite le lecteur dans un voyage en 3 d'bien accompagné par quelques photos sublimes.
Plus précisément, contrairement aux deux autres oeuvres précitées il ne s'agit pas d'une symphonie pastorale mais d'une sonate à quatre mains, écrite par Jemia et JMG le Clezio, pour relater un pèlerinage aux sources de la famille de Jemia, aux confins du désert Sahara dans ce qui était le Sahara espagnol en bordure de l'océan, enclavé dans ce qui furent les territoires africains de la France.
Petits découpages administratifs si peu solubles, si j'ose dire, dans l'immensité et l'absolu du désert.
Le lecteur parcourt le plateau de Gadda, le vent, le vide vers la vallée de la Saguia el Hamra et son cours d'eau irréel, mirage dans ces horizons craquelés, pétrifiés. Eau invisible mais omniprésente et qui apparait enfin avec ses reflets scintillants, hésitants.
Vallée d'où le légendaire Sidi Ahmed el Aroussi aurait prêché la parole du prophète.
Et ce rocher de Tbeïla, le saint des saints à ciel ouvert, rocher du haut duquel où le sage aurait médité dans la brulure de l'infini.
Ce désert qui semble sanctuarisé par des élans sacrés.
Certains affirment même que la guerre du désert en 1941-1942 entre l'Afrika Korps et les Alliés fut une guerre sans haine du fait de cette ambiance singulière.
Peut-être, mais en toute hypothèse le fanatisme sanguinaire de l'homme a néanmoins réussi aujourd'hui à polluer jusqu'aux étendues pures du Sahara sahelien.
Quoiqu'il en soit, la spiritualité ardente suscitée par ce milieu désertique renvoie aussi à un Charles de Foucault et surtout à Théodore Monod, par exemple dans sa quête fiévreuse pour trouver « sa » météorite du côté de Chingetti.
Mais contrairement à Théodore Monod, dont la vie, corps et esprit se confondent avec le Sahara, Le Clezio avec sincérité confie que, malgré sa sensibilité, sa proximité, qu'il est d'un autre univers, la grâce de ces « gens du nuage » à la vie si dure mais à l'âme ciselée et façonnée en harmonie avec cet environnement sublime, lui demeure inaccessible.
Des « gens du nuage » si forts, si fragiles.
Un livre dont la (re)lecture se prête parfaitement à la période estivale où les plus chanceux peuvent jouir d'un dépaysement physique ou psychologique par rapport au quotidien, pour apprécier pleinement les pages de ce livre
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lecteur84
  14 août 2015
Au delà du "pèlerinage" que Jemia fait en compagnie de JMG le Clezio, nous sommes transportés dans un monde hors de notre temps. le désert est révélé avec une grande poésie, le sentiment de paix y règne et contraste avec le lieu hostile, rude...la grâce est partout, dans la douceur des dunes, dans celle des "gens de nuages" qui portent en eux cette sagesse qui nous fait défaut...un très agréable moment de lecture et d'évasion...
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CharlesEdouard
  26 juillet 2019
Belle ode au voyage, dans des paysages méconnu du nord d'Afrique : Maroc, Mauritanie... Avec des photos toujours plus plaisant pour ce voyage littéraire.
Un peuple, des nomades, une culture, et des gens qui la protègent, l'explorent au risque de leur vie.
Mon premier livre de Jean-Marie Gustave le Clézio et j'ai beaucoup apprécié.
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
ZebraZebra   28 juillet 2012
C'est un pèlerinage bien aventureux que tentent Jemia et Jean-Marie Gustave Le Clézio, aux confins du Sahara occidental : retrouver les origines de Jemia, parmi ces Gens des nuages, dont Le Clézio avait décrit le terrible exode dans Désert. Aventure spirituelle, essentiellement : ils ne partageront pas, bien sûr, le destin funeste de Camille Douls ou Michel Vieuchange, ces fous du désert. Mais ils iront à la rencontre d'hommes et de femmes en qui survit une culture multimillénaire. Paysages de pierres et de sables, de vallées mortes et de rivières souterraines, espace de légendes, encore tout vibrant de ses héros, chefs de guerre rebelles ou grands saints mystiques, dont Le Clézio retrace l'histoire comme on grave des noms dans la pierre. Ces lieux retrouvés, balayés par un vent pur de liberté sont une source vive d'inspiration pour un écrivain dont la voix limpide, l'écriture simple et austère continuent de nous séduire. --Scarbo
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manU17manU17   21 mars 2018
Nous voulions entendre résonner les noms que la mère de Jemia lui avait appris, comme une légende ancienne, et qui renait maintenant un sens différent, un sens vivant : les femmes bleues ; l'assemblée du vendredi, qui avait donné son nom à Jemia ; les tribus chorfa (descendantes du prophète) ; les Ahel Jmal, le peuple du chameau ; les Ahel Mouzna, les Gens des nuages, à la poursuite de la pluie.
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charlottelitcharlottelit   05 juillet 2012
Vivre au désert, c'est aussi être sobre,
apprendre à supporter la brûlure du soleil,
à porter sa soif tout un jour,
à survivre sans se plaindre,
apprendre à attendre,
à manger après les autres,
Apprendre à vaincre sa peur,
sa douleur, son égoïsme.
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CharlesEdouardCharlesEdouard   26 juillet 2019
Quand on vient, comme nous, d'un pays de nantis où l'eau est abondante, où ne manquent ni les fruits ni les légumes, où les enfants sont habillés de neuf, ont des cahiers de classes, des crayons à billes de toutes les couleurs, des jouets, des postes de télé. Quand on vient d'un pays où il y a 1 médecin pour 500 habitants, des vaccins, des hôpitaux, ou plus aucun enfant ne meurt de la coqueluche, du faux croup, de la rougeole, un pays où l'avenir brille comme l'eau neuf des robinets chromés. Où ni la faim ou la dysenterie ne gonfle les ventres, ne dessèchent les cheveux. Cela donne à penser.
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manU17manU17   20 mars 2018
[...] c'est une chose de voyager et d'aller au-devant de nouveaux horizons, et une tout autre chose que de rencontrer son passé, comme une image inconnue de soi-même.
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Videos de J.M.G. Le Clézio (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de J.M.G. Le Clézio
Jean-Marie Gustave le Clézio, prix Nobel de littérature, a passé quelques étés en Bretagne alors qu'il était enfant. Dans "Chanson bretonne, suivi de L'enfant et la guerre", publié aux éditions Gallimard, l'écrivain nous livre deux contes remplis d'images, et des impressions qu'elles ont laissées en lui.
Jean-Marie Gustave le Clézio nous a fait l'immense honneur de répondre à quelques-unes de nos questions. Ici, il nous parle notamment de sa méfiance envers la mémoire, du pouvoir de l'imagination, de la richesse de la langue bretonne, des sensations et du caractère précieux de l'enfance.
Pour retrouver son livre, c'est ici : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16461617-chanson-bretonne-suivi-de-l-enfant-et-la-guerre-j-m-g-le-clezio-gallimard
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairiedialogues/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
**** À bientôt ! ****
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