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EAN : 9782070754885
406 pages
Gallimard (01/09/2001)
3.93/5   23 notes
Résumé :
"Je voudrais faire seulement ceci : de la musique avec les mots." Et Le Clézio s'envole dans "ce pays où le langage n'existe pas". Il en ramène d'innombrables trophées : cristaux, racines, feuilles, minéraux, fruits, calices, insectes. Il capture dans ses "mots-boîtes" un peu de vent, de lumière, d'odeurs, de mystère, detout ce qui l'enchante... Et tout l'enchante : les montagnes, la mer, les déserts, les villes, les jardins, les bus, les routes, les marchés, les en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
maylibel
  23 juillet 2011
En août 2005, Philippe Delerm expliquait dans un article de "Muze" (numéro 12, p. 14-15) expliquait que « dans "L'inconnu sur la terre", il y a[vait] la vie » et que pour cette raison, il s'agissait pour lui d'un « livre essentiel ». Cette critique m'est resté en tête depuis et près de six ans plus tard, j'ai enfin lu ce roman très difficile à résumer, où l'on croise un « petit garçon inconnu », où l'on vous invite à marcher, à peler une orange, bref, effectivement, à vivre tout simplement. Cet ouvrage extrêmement bien écrit m'a accompagné pendant quatre jours car il faut savoir prendre le temps de le savourer, ligne après ligne. Un livre marquant, qui m'a donné à réfléchir et reste encore en moi, plusieurs jours après l'avoir terminé.
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Jeff_freemind83
  21 août 2019
Oeuvre initiatique, qui floute définitivement les frontières de la peau, pour que chaque particule de soi redevienne monde. Ecriture étonnante de prime abord, surréaliste diront certains, élémentaire (au sens originel du terme) à mon sens. Toute la magie leclézienne affleure à chaque phrase. Impossible de ne pas voyager avec cet Inconnu sur la Terre, génial voyageur des sens, capable de sautiller d'un filament d'ampoule électrique aux ronds de fumée qui s'élèvent là, juste là, regardez, à côté de vous, plus près encore ... est-ce bien lui ? ou vous ? Peu importe, puisque vous faîtes déjà partie du voyage. Peut-être le livre d'avant les livres. A lire lorsqu'on n'attend rien d'autre des mots que la trace qu'ils sont capables de laisser en nous ... Bonne route !
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michelekastner
  24 mars 2013
Ce n'est pas encore l'oeuvre de la maturité, pas encore la période de mes livres préférés de le Clézio. Ce sont des pensées, des impressions, celles que peu d'entre nous savent écouter, entendre, observer, décortiquer, imager, laisser affluer. Il manque peut-être un travail décriture qui rassemblerait ces notes en une grande oeuvre, comme il a su si bien en créer.
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jmlire92
  28 octobre 2016
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
JunieJunie   07 juillet 2013
Quelque chose brûle en moi. J'attends, et je n'attends pas. C'est peut-être dans cette rupture, dans cet instant, entre les deux pulsions, l'une qui va vers l'infini du oui, l'autre vers l'infini du non, qu'est le lieu de la vie.
Cette lumière qui m'éclaire ne moi, et qui ne m'appartiens pas, sans cesse me montre l'étendue du possible, ce que je pourrais être un jour, ce que je devrais être. Pareil au feu, à l'étoile, au soleil.
J'attends, et en même temps je n'attends pas.
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thimiroithimiroi   06 juin 2017
Comment être loin de la vie ? Comment accepter d'être étranger, exilé ? Tout ce que l'on sait, tout ce que l'on reconnaît, et les chimères de la conscience, tout cela cède devant un seul instant de vie.
Un moucheron qui traverse l'air, un brin d'herbe que fait vibrer le vent, une goutte d'eau, une lumière, et d'un seul coup il n'y a plus de mots : il y a l'étendue muette de la réalité, où le langage est déposé, où la conscience est minéralisée.
Ceux qui veulent vivre au-dehors (ils disent au-dessus du monde), où sont-ils ? En effaçant le monde, c'est eux qu'ils effacent.
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thimiroithimiroi   09 juin 2017
C'est de la lumière que vient la lumière. Elle est en moi, elle bouge comme une flamme. Elle n'est pas le savoir, ni la conscience, ni rien de ce que le langage ou la raison peuvent donner. C'est une flamme simplement, une flamme qui brille et brûle tout le temps à l'intérieur de mon corps.
Je regarde le soleil, les étincelles sur la mer, les étoiles, les reflets. Je regarde les champs éclairés, les hautes montagnes qui brillent comme du verre, le ciel immense où il n'y a rien d'autre que la lumière ; alors la flamme au fond de moi grandit et brûle plus fort.
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JunieJunie   12 juillet 2013
Quand on est devant la mer, tout peut apparaitre, disparaitre, comme sur une pierre qui n'a pas été sculptée. C'est peut-être pour cela, parce que tout est possible, comme sur une planète étrangère, que les hommes viennent vers elle.C'est peut-être parce qu'il n'y a pas de murs, pas de barrière. Parce que c'est le lieu du danger.
Alors chaque jour, tandis qu'au dehors, dans les couloirs et les abris des villes, dans les cachettes des montagnes, à la source des fleuves, la vie amoncelle les années et trace ses dessins toujours semblables, ici apparait la nouveauté.
Chaque jour nait ici, puis se détruit puis se refait, au rythme du ressac.

Ils viennent la voir. Ils l'aiment. Ils viennent voir ce qui a été inventé, comme cela, chaque jour, rien qu'avec la mer et le ciel.
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RaleighRaleigh   17 mai 2016
Je verrai son corps debout, immense, tout entier des racines jusqu'au bout de ses plus fines branches, et le ciel couvert de ses feuilles vert sombre, j'entendrai le vent et le brouhaha d'ailes des oiseaux, je sentirai l'odeur puissante de la terre et des feuilles mêlées, tout cela, et tant d'autres secrets qui sont avec lui. Je le verrai, et ce sera comme s'il n'y avait plus de regards cupides, plus de souffrance, plus de crainte, plus de faim nulle part. Ce sera comme s'il n'y avait plus que ce règne tranquille, cette arche sur le cours du temps. Je le verrai, et je pourrai être une feuille, rien qu'une feuille parmi les milliers de feuilles sur ses branches. Je le verrai comme s'il était plus haut que n'importe quel horizon, et je serai une petite parcelle oubliée, une miette de terre, à l'abri sous la voûte éternelle de son ombre.
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"Un jour on saura peut-être qu'il n'y avait pas d'art mais seulement de la médecine". L'auteur J. M. G. Le Clézio ne croit pas si bien dire. À Montréal, les médecins prescrivent déjà des visites au musée pour certains malades…
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