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ISBN : 2743619694
Éditeur : Payot et Rivages (06/05/2009)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 127 notes)
Résumé :
Pierre Vilar est commandant de police à Bordeaux. Sa vie et son couple ont volé en éclats depuis que son fils Pablo a été enlevé à la sortie de l'école. Malgré tout, il se raccroche à l'espoir insensé de le revoir vivant, avec l'appui d'un gendarme à la retraite qui se consacre à la recherche d'enfants disparus. À quelques kilomètres de distance, un jeune collégien nommé Victor rentre chez lui après la classe pour découvrir une scène d'horreur : sa mère, Nadia, gît... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  11 septembre 2017
Hervé le Corre prend son temps, remplit les silences de ses héros pour raconter l'avant et l'après de deux tragédies, des crimes dont il décrit minutieusement les méandres de l'enquête quand les affaires se recoupent. Quand le chassé devient le chasseur, soumettant Pierre Vilar, le commandant de police dont le fils a été kidnappé, à un supplice psychologique infernal alors même qu'il enquête sur l'assassinat de la mère du jeune Victor.
Il m'a fallu un moment pour m'habituer à cette lenteur et entrer dans le roman qui pourtant ouvre sur deux scènes qui mettent en empathie immédiate avec Vilar et Victor, terrassés par le chagrin et le manque. Trop de mots pour expliquer leur douleur, leurs sentiments et leurs vies vidées de leur élan vital. Mais des mots qui s'avèrent indispensables pour faire comprendre et ressentir, mais cela je l'ai perçu après.
Car, effet probable du talent narratif exceptionnel de l'auteur, ce roman, très psychologique et très noir, a fini par me toucher au point d'en être réellement affectée et triste. Éprouvant et bouleversant, Les coeurs déchiquetés le sont aussi pour mettre en scène, avec beaucoup de sensibilité, les dérives et la violence humaines les plus abjectes et la plus lâche, parce qu'elles visent ou atteignent parmi les plus vulnérables : des enfants.
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michfred
  14 mai 2017
Inconsolable.
Vilar, un flic bordelais a perdu un enfant de la pire façon qui soit: le petit Pablo a été enlevé un jour, à la sortie de l'école. Depuis cinq ans, rien. Vilar cherche, guette, traque. Il se désespère dans une attente sans fondement. Il perd son couple, son éthique, son sang-froid, il se perd.
Inconsolable.
Le jeune Victor a perdu sa mère de la pire façon qui soit: assassinée sauvagement. Tandis que la police enquête, Victor est placé dans un foyer où il se frotte à la violence d'autres enfants au coeur déchiqueté. Il a pour seul soutien l'urne funéraire qui contient les cendres de sa Manou. Il perd sa confiance, sa douceur, sa sécurité.
Inconsolables, Vilar et Victor, hantés par un vide qui les dévore, leur enlève le goût de vivre, chacun dans son chagrin.
Leurs routes pourtant sont parallèles: Vilar cherche le prédateur pédophile qui aurait enlevé son fils et traque le psychopathe qui a tué la mère de Victor.
Curieusement, l'écart se resserre entre ces deux profils de suspects. Intensément, l'écart s'amenuise entre Vilar et Victor, ces deux coeurs déchiquetés.
Mais c'est mal connaître le Corre que de penser qu'il va céder à la facilité des coïncidences, des convergences trop attendues...
Inconsolables, les chagrins infinis le restent. Même si pointe une petite lueur d'espoir, d'affection, de famille retrouvée dans cet univers de noirceur et de cruauté.
Et le grand océan brasse, dans ses sombres lames, les larmes des enfants perdus ou orphelins. Un cheval de son mufle doux console parfois mieux que ne le font les hommes avec leurs paroles vaines.
Chagrins d'absence, chagrin d'enfant, chagrin de père..
Inconsolables, forcément Inconsolables.
Inconsolables, nous le restons après la lecture de ce roman très beau et très noir.
Magnifique écriture d'Hervé le Corre, prenante, bouleversante et si juste.
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carre
  20 août 2017
Hervé le Corre signe un roman d'une noirceur absolue, au coeur du mal, à travers deux personnages à l'empathie immédiate. Difficile de n'être pas ému par le jeune Victor, chamboulé émotionnellement après la disparition atroce de sa mère, ou par Vilar, flic qui survit depuis la disparition de son fils. le Corre dans un style remarquable alterne les deux histoires. C'est terriblement addictif, d'une violence physique et psychologique éprouvantes et "Les coeurs déchiquetés" confirme le grand talent d'un auteur très très doué. du lourd.
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marina53
  26 juillet 2013
Pierre Vilar est commandant de police à Bordeaux. Inconsolable depuis que son fils Pablo a mystérieusement disparu et que son corps n'a jamais été retrouvé, il vit désormais seul, son couple n'ayant pas résisté à ce drame. Mais il garde espoir, malgré tout, qu'on le retrouve et après tant d'années, c'est avec l'aide d'un vieux policier qu'il continue à le rechercher.
Victor, un jeune collégien de 13 ans, rentre de l'école. Et c'est une véritable scène d'horreur qui s'offre à lui: sa mère git dans sa chambre, nue et pleine de sang. Quelqu'un s'en est pris à elle avec une telle violence que le jeune garçon reste sous le choc. Il sera alors recueilli dans un foyer puis une maison d'accueil puisqu'il vivait seul avec sa maman, Nadia. Et c'est justement Vilar qui sera chargé de l'enquête. C'est lors de cette investigation que son passé refera surface et avec lui ses espoirs...
Alternant les chapitres sur les histoires de Victor d'un côté et de Vilar de l'autre, on ne peut s'empêcher de chercher à comprendre le lien qui existe entre ces deux personnages, tout ceci donnant un effet d'autant plus rythmé et dynamique au roman. L'écriture d'Hervé le Corre est passionnante et très descriptive. Il sait maintenir une certaine pression de plus en plus palpable au fil des chapitres. le personnage de Victor est très attachant et l'auteur a su mettre en lumière ce petit être dont la mère a été tuée sans larmoiement. Ce polar puissant, aux descriptions minutieuses de Bordeaux et ses environs, plonge aux coeurs des âmes de façon bouleversante.
Les coeurs déchiquetés... des bleus à l'âme...
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Renod
  16 février 2017
Deux coeurs déchiquetés. Le commandant de police Pierre Vilar est un homme brisé. Son fils a été enlevé à la sortie de son école il y a cinq ans. L'enquête policière n'a rien donné et il ignore si son fils est toujours en vie. le deuil est donc impossible et la blessure reste ouverte, vive, brûlante. Dans une autre ville de l'agglomération bordelaise, Victor découvre le cadavre de sa mère en rentrant du collège. L'identité de son père étant inconnue, il est dirigé vers un foyer avant d'être confié à une famille d'accueil. Les destins de ce père qui pleure son fils et ce de fils qui pleure sa mère vont se croiser dans une longue descente aux enfers.
Alors oui, on frise le « déjà lu », la base Babelio doit contenir des dizaines d'ouvrages ayant une intrigue similaire. Mais Hervé le Corre apporte sa touche personnelle. Son style est travaillé avec une écriture simple et efficace pour les scènes d'action qui devient belle et travaillée pour rendre des moments poétiques ou oniriques (je pense notamment à la descente en barque de l'Estuaire de la Gironde).
J'ai été une nouvelle fois marqué par la justesse de cet auteur. J'ai souvent l'impression que les personnages de romans policiers français ne sont pas ancrés dans la réalité, qu'ils sont plus inspirés par d'autres fictions que par un quelconque vécu, que le roman situé en France pourrait facilement se dérouler dans un autre pays, il suffirait de changer les noms des localités. Les personnages de le Corre, eux, sont crédibles. Il sait parfaitement rendre des émois d'adolescents, la maladresse d'un éducateur, l'état d'esprit d'un maçon fourbu après une journée de travail. Son réalisme passe par un détail vestimentaire, la description d'une attitude, d'une réaction.
La Gironde sert de décor au roman. Il puise son identité moins dans les scènes urbaines qui se déroulent dans la métropole bordelaise que dans celles se déroulant dans le Médoc, à proximité de Pauillac.
C'est à mes yeux un roman « transgenre » puisqu'il emprunte aussi bien aux registres du roman policier, du polar et du thriller. L'intrigue est animée par une enquête policière classique, la tension monte progressivement, il y a des descriptions de corps torturés ou dispersés à la chevrotine et le tout est porté par une vision sombre de la société. le personnage de Victor est touchant et son portrait offre une contradiction lumineuse au voyage qui conduit Vilar au bout de la nuit.
« Les coeurs déchiquetés » est un roman ambitieux tant dans son écriture, son atmosphère que sa construction. S'il ne se singularise pas par l'originalité de son intrigue, c'est à mes yeux une oeuvre aboutie qui peut faire référence dans son genre.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
vidalfamily19vidalfamily19   06 janvier 2019
Le premier soir, il n’osa pas toucher l’urne, ni parler à sa mère. Le lendemain, dans le noir, laissant l’air frais qui s’infiltrait entre les persiennes venir sur lui, il pleura. Il demanda pardon pour cette vie qui le poussait si fort et l’éloignait et l’attirait et l’arrachait. Il se sentit si malheureux qu’il ne vit pas d’autre issue que de partir et de s’ensauvager pour ne plus rien savoir, ne plus rien dire, rester ainsi, comme une bête dans ses instincts et son silence. Loin de tout.
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vidalfamily19vidalfamily19   06 janvier 2019
Vilar laisse la pluie de novembre ruisseler sur le pare-brise en songeant à tout cela. Aux morts, décidément. Il est devant cette école, assis derrière le volant. Il n’est pas pressé. Personne ne l’attend plus. (…) Le monde frémit et se brise en dizaines d’éclats mous et changeants à travers l’eau qui coule. De temps en temps, un coup d’essuie-glace raffermit tout et à nouveau tout semble sur le point de se dissoudre.
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BardaneBardane   28 juin 2014
- Je ne te demande pas ce qui t'est arrivé. Je préfère penser que tu t'es pris une porte dans la gueule parce que t'es vachement distrait comme mec. Au point que j'ai un type en cellule dont j'ignore au juste ce qu'il fait là : garde à vue ? En attente d'expulsion ? Ou alors il est là pour tester le confort des geôles ? Et le PV d'audition, il est où ? Tu vas arrêter ce mec à son boulot, tu le traînes ici tout seul, tu l'interroges, tu le fous en cellule, tu demandes une recherche sur un certain Eric Sanz et tout ça tout seul, sans en référer à quiconque ? T'es qui, là ? L'inspecteur Harry ? Ou la Bavure ?
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michfredmichfred   13 mai 2017
Il ne pouvait rien contre cette attente. Elle venait se loger en lui à certains moments, quand il était seul et tranquille, quand il trouvait les choses belles et harmonieuses. Il ne croyait à rien, ni à Dieu ni aux âmes, il savait bien que les morts ne reviennent jamais parce que tout est fini pour eux. Mais il était en train d'apprendre que leur souvenir insistait parce qu'il y a ce lien entre eux et ceux qui restent, cet écho, cette note étirée pareille à la vibration d’une cloche qui n'en finit pas même quand on ne l'entend plus, et il ne savait pas s'il avait envie que ça dure encore ou que ça cesse, car il ne savait pas s'il en éprouvait du plaisir ou de la peine.
+ Lire la suite
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RenodRenod   14 février 2017
Il ne croyait à rien, ni à Dieu ni aux âmes, il savait bien que les morts ne reviennent jamais parce que tout est fini pour eux. Mais il était en train d’apprendre que leur souvenir insistait parce qu’il y a ce lien qui se prolonge entre eux et ceux qui restent, cet écho, cette note étirée pareille à la vibration d’une cloche qui n’en finit pas même quand on ne l’entend plus, et il ne savait pas s’il avait envie que ça dure encore ou que ça cesse, car il ne savait pas s’il en éprouvait du plaisir ou de la peine.
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Quais du Polar 2017 : rencontre avec Hervé Le Corre.
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