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François Guérif (Autre)
EAN : 9782743651732
300 pages
Payot et Rivages (06/01/2021)
  Existe en édition audio
3.78/5   442 notes
Résumé :
Louise élève seule son fils Sam, son "petit magicien", seul capable d'enchanter un peu une vie qu'elle a reconstruite à grand-peine après un deuil terrible et des années de dérive. harcelé et brutalisée par son ancien compagnon, elle va croiser la route du commandant Jourdan. Cet homme tour à tour sombre, révolté et désemparé, enquête avec son groupe sur des meurtres de femmes : un tueur sévit dans les rues de Bordeaux, un être banal et terrifiant, mû par une rage d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (124) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 442 notes
Hervé le Corre ne choisit pas la facilité en faisant reposer son dernier roman sur un trio ultra stéréotypé qu'on a l'impression d'avoir moultes fois rencontré dans les polars ou romans noirs. Louise, la mère de famille en détresse, harcelée et violentée par son ex, se trainant dans un présent encombré des relents d'un passé douloureux. Jourdan, le flic fracassé par les crimes et à la misère qui l'entourent, vacillant entre tristesse et rage. Christian, le tueur en série féminicide sous emprise d'une mère toxique.

Tous sont à la dérive, tous cueillis à un moment de leur vie où tout peut basculer, où tout va basculer. Les personnages circulent dans un Bordeaux hivernal crépusculaire, noyé sous la pluie, le brouillard ou le vent dans une ambiance météorologique à la Seven. Oui, c'est du déjà vu et lu. Mais cette sensation se dissipe très vite car Hervé le Corre a un regard fort et l'oriente très loin d'une énième enquête policière. S'il épouse les lignes de faille et de fuite de ses trois personnages, c'est au profit d'une réflexion profonde, à l'acuité dérangeante, sur les origines du mal et du crime, le tout placé dans un contexte social et politique pleinement assumé.

Comment rester droit face à la noirceur du monde ? Hervé le Corre y répond avec beaucoup d'humanité pour ceux qui vivent en marge, broyés par une vie qui se déroule sans qu'ils puissent l'orienter en leur faveur. C'est terriblement sombre, pessimiste même. L'auteur sait dire les cris étouffés, les douleurs enfouis, les rêves avortés, le suintement de la peur, le glissement vers la colère sourde, la souffrance des faibles. Toujours avec pudeur et dignité, sans la moindre once de complaisance.

Cette nuit permanente est parfois éclairée de quelques rais, notamment avec le beau personnage de Louise, mais ces brasillement sont fugaces. le dénouement est terrible, il m'a transpercée de toutes parts, me laissant groggy et bouleversée. Peut-être qu'en fait la lumière vient de la maitrise magistrale de l'auteur à naviguer dans le genre roman noir. La construction d'abord, remarquable d'intelligence dans la montée en tension narrative, par la croisée des trajectoires jusqu'à ces cinquante dernières pages époustouflantes d'intensité.

Et puis, il y a cette écriture ciselée, à la musicalité flirtant avec la poésie. Des mots qui chaloupent et construisent leur propre histoire lorsqu'ils s'agencent dans de longues phrases évocatrices, avant de s'accélérer dans un rythme syncopé. Sauvages et crues, justes toujours.

" Il écoute au plus loin qu'il peut l'écoulement épais et croit pouvoir suivre sa chute jusqu'à l'égout. Il imagine à cet instant toutes ces saletés qui sortent des corps, retenues pendant la nuit, et il sait bien que les humains se défont de leur fange, se purgent de ce qu'ils ont accumulé des heures durant, résultat de toutes leurs activités de la journée, puisque c'est à ça qu'ils se résument, de molles machines à fabriquer de la merde, il sait bien, lui, que tout le jour ils vaqueront sous leur masque avenant, drapés, enrobés dans leurs habits, déguisés en êtres civilisés, travestis pour le grand carnaval sordide, grands singes savants, guenons rusées, tâchant de dominer leur état de rut permanent, leur violence, leurs rêves de puissance, leurs envies de meurtre, ces pulsions d'animaux qu'ils nomment amour, désir, ambition, ces mots qu'ils utilisent comme du papier hygiénique pour torcher leurs turpitudes."

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Sortez les parapluies. Il pleut sur Bordeaux. Ce n'est pas un scoop, foi (mauvaise) de toulousain. Allumez aussi les phares car ce récit n'est éclairé que par des lampadaires fatigués qui crachent une lumière embuée sur la vie mazoutée de personnages qui avance, tous feux éteints.
Dans ce polar très social, naturaliste pour les puristes, Hervé le Corre s'intéresse aux laissés pour compte de la belle endormie, cette ville où le couvre-feu passe presque inaperçu dans les beaux quartiers. Mais le bonhomme n'a rien du guide touristique et il nous amène dans des recoins beaucoup moins fréquentables. Pas sûr de trouver son bouquin sur la banque de l'office du Tourisme où à la Cité du Vin.
Après avoir remonté le temps, s'être intéressé à la Commune et aux années 50 dans ses précédents romans, l'auteur retrouve ici son époque et il n'est pas tendre avec elle. Les retrouvailles sont glaciales et nauséeuses.
Trois personnages se partagent le récit. Jourdan, flic désabusé et crépusculaire fait une overdose de scènes de crimes et il laisse son couple s'effilocher sans réagir, mutique et résigné.
Louise est une femme battue, ancienne droguée, harcelée par son ex, qui ne survit que pour son petit garçon et pour quelques petits vieux qu'elle accompagne comme auxiliaire de vie. Une femme qui n'est pas fatale en lutte contre la fatalité.
Christian, lui, est un ancien militaire qui vit sous la coupe d'une mère incestueuse et qui se venge en agressant sauvagement des femmes, la plupart du temps des prostituées. La victime devient bourreau.
On ne doute pas que les routes de ces trois grands blessés vont se croiser et plus que l'intrigue policière, très classique, ce sont ces rencontres que le lecteur attend. Est-ce que l'un de ces personnages va traverser la nuit et voir la lumière au fond du couloir ?
Une nouvelle fois, je trouve qu'Hervé le Corre excelle dans la description des ténèbres et des individus qui tanguent au bord de l'abime. L'humour n'est pas son fort et il va m'être difficile de trouver une citation un peu décalée à jeter en pature sur Babelio pour illustrer mon billet. Carré noir. Néanmoins, ne fuyez braves gens devant tant de noirceur, le Corre aux pieds (désolé) d'argile dans la boue se sert magnifiquement de ses mains et son style ciselé en fait un maître de l'arabica.
En toile de fond, le récit suggère les gilets jaunes, les violences faites aux femmes, l'isolement des personnes âgées, la détresse sociale ambiante mais l'auteur évite le roman à thèse bien lourd. Il raconte plus qu'il ne juge, même si derrière ses mots, on le sent en colère.
Une plongée sans concession et sans bouteille d'oxygène. Apnée dans les abysses.
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« Je vivais en un monde où tout était normal, ordinaire, stable. Mais quand on présentait devant ce monde un genre particulier de miroir l'image n'était plus normale, ni ordinaire, ni stable. »  Howard Fast l'a écrit, Hervé le Corre l'a mis en pratique dans cette traversée nocturne qui n'aboutit hélas à aucune vive clarté.

Hervé le Corre est l'un des romanciers que je lis depuis des années et dont j'attends toujours le prochain livre avec impatience.
Les premiers chapitres de Traverser la nuit m'ont un peu perdue: une jeune femme paumée victime de la violence des hommes, un flic désabusé en pleine marasme conjugal, un tueur en série…je ne comprenais pas pour quelle raison l'auteur s'emparait des poncifs du genre policier. Avais-je oublié que le Corre en plus d'être un styliste, est un grand compositeur, qu'il maîtrise la montée en intensité d'un thème maintes fois repris, qu'il gagne en puissance, créée de nouvelles sonorités et nous offre une oeuvre obsédante, un des ses meilleurs crescendo? Les amateurs de littératures policières consolatoires -le coupable est arrêté, dormez tranquilles bonnes gens- passeront leur chemin. L'énigme résolue ne ramènera pas le calme. Comme l'a écrit Manchette, son polar « cause d'un monde déséquilibré donc labile, appelé donc à tomber et à passer. le polar est la littérature de la crise. »

Traverser la nuit est un très beau titre pour un roman sordide, le sordide du quotidien, le sordide des crises sociales et politiques qui couvent , tout cela dans le silence assourdissant des personnages qui sont incapables de verbaliser leur souffrance. Chez le Corre comme toujours, aucune grosse ficelle pour faire pleurer Margot, ni pour horrifier le lecteur à grands flots d'hémoglobine. Il m'a flingué le moral.
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Dans la série le Corre encore, je demande Traverser la nuit.

Il est de coutume d'entendre dire que Bordeaux est joli.
Pas faux.
Mais il le serait bien plus sans ce tueur en série un rien angoissant, suppute-je.
Et qui dit angoissant dit commandant Jourdan.
Un type très loin de décrocher le prix "bonheur en barre" mais à la pugnacité sans faille.
Un prix qui devrait également échapper, cette année encore, à Louise, femme battue élevant seule son petit Sam et peinant à se défaire de son bourreau intime.

Trois personnages au coeur de l'hiver.
Celui des hommes et des femmes dans la tourmente.

Le Corre tisse un admirable canevas psychologique en s'appuyant sur des sujets forts sans jamais tomber dans la facilité lacrymale.
Trois personnages essorés par leur quotidien, au bord de la rupture.
Que ce soit la leur ou bien celle des futures victimes, le Corre s'y entend pour nourrir son récit expertement en imposant un tempo moderato qui, pourtant, suffit largement à noircir un tableau flirtant déjà facétieusement avec le Vantablack.

L'intrigue se veut aussi simple que remarquable.
Les personnages terriblement accrocheurs.

Le Corre ne peindra pas votre quotidien en rose Fuchsia Pink (M137 pour les connaisseurs) mais il vous assurera quelques belles heures de lecture pour peu que vous soyez adepte de roman noir dans la plus pure tradition.
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La journée commence plutôt mal pour les hommes du commissariat. En effet, après avoir ramené au poste un homme ivre, au T-shirt immaculé de sang, celui-ci, au moment où l'on lui enlève les menottes, s'empare d'un pistolet, le braque dans tous les sens avant de sauter par la fenêtre.
Pendant ce temps, le commandant Jourdan se rend sur les lieux d'un quadruple homicide : un homme a tué sa femme et ses trois enfants avant de s'enfuir et se réfugier chez ses beaux-parents. Un crime d'une violence extrême qui met en colère Jourdan, se demandant ce qui mène les hommes vers leur chute. D'autant que, une fois encore, le corps d'une femme va être retrouvé peu de temps après, mettant Jourdan et ses collègues sur la piste d'un tueur en série...
Louise, elle, travaille comme aide à domicile et élève seule son fils, Sam. Grâce à lui et à tout l'amour qu'elle lui porte, elle a supporté, une fois encore, les coups et les gifles de son ex. Une situation dont elle peine à se défaire, rêvant pourtant de pouvoir partir d'ici, avec Sam, et refaire sa vie ailleurs...

Au coeur de ce roman, trois trajectoires qui vont se croiser, immanquablement : le flic désemparé, désespéré, en colère, éteint, presque, et dont la vie maritale et professionnelle partent à vau-l'eau, la femme battue, harcelée par son ex et trainant un passé encombrant, et le tueur en série qui n'aime rien moins que de s'acharner sur les femmes. Trois personnages au crépuscule de leur vie, redoutant la noirceur de la nuit, ses ténèbres et ses démons, attendant, d'un espoir feint, la lueur d'une aube, aussi vacillante soit-elle. D'une profondeur sombre, d'une désespérance accablante, ce roman, dense, aux personnages fouillés, à la plume ciselée, se révèle tout à la fois plombant, émouvant et tristement beau. Même toute cette pluie qui s'abat sans cesse sur Bordeaux ne saura laver tout ce désespoir et balayera cet infime espoir entraperçu...
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critiques presse (5)
Telerama
02 mai 2022
Les codes du polar n’ont pas de secret pour Hervé Le Corre, qui se glisse dans cet inframonde pour en décrire les solitudes et les violences quotidiennes.
Lire la critique sur le site : Telerama
Actualitte
09 juillet 2021
L'auteur, passant au fil des chapitres du point de vue de l'un aux comportements de l'autre, fabrique une profondeur saisissante des caractères des personnages avec des modulations qui leur sont apportées, puis provoque l'impression troublante d'être en face d'êtres de chair et non plus imaginaires.
Lire la critique sur le site : Actualitte
FocusLeVif
01 avril 2021
Soit un ouvrage sombre, costaud et extrêmement cohérent dans le chef d'un auteur plus que jamais fasciné par la violence sociale, symbolique ou criminelle.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
LeMonde
02 février 2021
Avec son terrible nouveau polar, l'écrivain s'enfonce dans un Bordeaux crépusculaire et détrempé, à la suite d'un policier à bout.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LePoint
28 janvier 2021
« Traverser la nuit », son nouveau roman, oscille entre inceste et honte. Une fois de plus, le Bordelais taciturne en dit long sur le désarroi contemporain.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (156) Voir plus Ajouter une citation
Immobiles et sombres sous l’éclairage bleuté que la pluie pulvérise sur eux, soufflant de petits nuages de condensation vite dispersés par le vent traînard qui rôde le long des voies de tramway, ils attendaient là, une dizaine, transis, emmitouflés, et se tiennent à l’écart de l’homme inanimé gisant sous le banc. Ils affectent de regarder ailleurs, loin pour apercevoir l’approche d’une rame, ou bien scrutent l’écran de leur téléphone qui leur fait un visage blafard et creux. On est au mois de mars et depuis des jours le crachin fait tout reluire d’éclats malsains, de lueurs embourbées.
À 6h22 une femme a appelé le 17 pour signaler qu’un type était allongé par terre sous un banc d’une station de tramway près de la cité des Aubiers, et qu’il était en tee-shirt malgré le froid, et que son tee-shirt était couvert de sang, enfin, elle pensait que c’était du sang, et que l’homme ne bougeait pas, peut-être était-il mort, raison pour laquelle, a-t-elle ajouté, elle préférait prévenir la police.
Bientôt les yeux se tournèrent vers les gyrophares de la voiture de police et les silhouettes de trois flics qui en descendent, se découpant et dansant contre ces durs éclats désynchronisés. On les observe qui s’approchent de l’homme décidément inerte, tournant le dos à tout le reste, la tête posée sur son bras replié comme un qui fait une sieste sous un arbre, l’été, fatigué par la chaleur. À la femme qui se trouve le plus près, un policier demande si c’est elle qui a appelé et elle répond d’un air craintif que non en tirant plus bas sur son front le foulard mauve qui lui enserre la tête puis elle se détourne de la scène pour guetter si le tram pointe là-bas son phare blanc.
Un des flics pousse l’homme du pied, se penche vers lui.
- Bon, il respire.
Un de ses collègues resta en retrait, une main posée sur son arme dans l’étui. Le troisième est plus loin. Il regarde autour de lui, curieux peut-être, comme s’il découvrait le quartier, son béton dressé dans la nuit, ses angles droits, son peuple de travailleurs transis sous la bruine.
- Oh ! C’est la police. On se bouge ! Tu peux pas rester là. Le sang sur le tee-shirt a caillé. Taches brunes, traînées merdeuses.
Le flic braque sa lampe sur la tête du dormeur. Il tire une oreille et fait tourner vers lui un visage glabre, rond, une bouche boudeuse de bébé endormi. Il lui dit à nouveau de se bouger, de se réveiller. Police, il répète.
L’homme finit par déplier ses jambes et le policier se redresse vivement et recule d’un pas pendant que son collègue approche.
- Bon. On va pas y passer des heures.
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Il se riait des coups de foudre de cinéma ou de romans, des apparitions qui éblouissent, des regards qui se croisent et nouent aussitôt un lien à toute épreuve. C'est pourtant exactement ce qui lui fait arrivé ce soir-là à Paris à la terrasse de ce café du boulevard Saint-Martin quand elle lui avait demandé du feu. L'épreuve était venue plus tard, bien plus tard, celle du temps. Il ne sait pas quand le charme a cessé de s'exercer. Comme si leurs pouvoirs magiques s'étaient affaiblis sans qu'ils s'en aperçoivent, les dépouillant de leur capacité à changer les aubes blafardes en matins clairs.
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Il regarde autour de lui la ville dans la nuit, les silhouettes tranquilles des passants, ses bâtiments, ses éclairages, les voitures qu’il croise, les feux aux carrefours égrenant, imperturbables, leur code de couleurs, toute cet ordonnancement, ce décorum nocturne, opérationnel de la civilisation industrielle, et il se demande comment ça tient encore debout, tous ces réseaux, cette énergie, cet assemblage complexe, tant cela lui semble relever d’un château de cartes auquel on en rajoute sans cesse une autre puis une autre en pariant sur la stabilité de l’ensemble. Il est persuadé, Jourdan, que ça va se casser la gueule, que les lumières s’éteindront, que les images saturant les écrans, les voix surgies du lointain n’arriveront plus nulle part, perdues dans d’infranchissables distances comme ces oueds absorbés par le désert. Il ne sait pas quand ni comment mais il est sûr que ça se produira, chaos climatique, incendies géants, épidémies, les conjugaisons du pire sont déjà imprimées, leurs règles implacables connues de tous, au futur exclusivement. Temps barbare vers quoi on apprend encore des enfants à marcher.
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Il regarde autour de lui la ville dans la nuit, les silhouettes tranquilles des passants, ses bâtiments, ses éclairages, les voitures qu'il croise, les feux aux carrefours égrenant, imperturbables, leur code de couleurs, tout cet ordonnancement, ce décorum nocturne, opérationnel de la civilisation industrielle, et il se demande comment ça tient encore debout, tous ces réseaux, cette énergie, cet assemblage complexe, tant cela lui semble relever d'un château de cartes auquel on en rajoute sans cesse un autre puis un autre en pariant sur la stabilité de l'ensemble.
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L'homme est demeuré sur le seuil et la regarde s'éloigner . Elle sent son regard dans son dos.C'est comme un instinct de bête qui lui est venu, à la longue. Elle sait qu'on la regarde. Quelque chose entre chair et peau qui se mettrait à palpiter doucement.
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Vidéo de Hervé Le Corre
Hervé le Corre présente "Qui après nous vivrez" paru le 10 janvier 2024.
Pourquoi a-t-il choisi ce titre qui rappelle une ballade de François Villon ? Pourquoi les femmes ont-elles des rôles centraux dans ce roman post-apocalyptique ? Pourquoi a-t-il choisi le roman d'anticipation ? Quelles sont ses craintes pour l'avenir ?
Voici les questions auxquelles Hervé le Corre répond dans cette vidéo.
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