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ISBN : 2331030154
Éditeur : Glénat (13/09/2017)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Romance passionnée et passionnante1868. Au musée du Louvre, Berthe et Edma Morisot, peintres en devenir, rencontrent le sulfureux Édouard Manet. Impressionnées par son charisme et sa vision de l'art, elles tombent immédiatement sous le charme. Lui-même n'est pas insensible à l'intelligence et à la beauté à la fois ardente et mélancolique de Berthe, qu'il prend très vite pour modèle. En le fréquentant, celle qui va devenir la première femme impressionniste découvre l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Syl
  10 janvier 2019
Le récit débute en 1884, un an après la mort d'Édouard Manet, quand Edma jette au feu les lettres de Berthe dans lesquelles elle confiait l'histoire d'amour qu'elle avait vécue avec le peintre. A travers ses écrits, on replonge quelques années en arrière…
Les soeurs Morisot, Edma et Berthe, peignent dans une des salles du Louvre lorsqu'elles sont présentées à Édouard Manet par l'entremise d'Henri Fantin-Latour. Invitées dans son atelier de la rue Guyot, les échanges – sur la peinture en général et les tableaux de Manet en particulier – établissent des liens qui ne feront que se consolider au fil des ans.
A cette époque en 1868, Manet a déjà une grande renommée même si certains de ses tableaux, le déjeuner sur l'herbe et L'Olympia, ont suscité de vives polémiques lors de leurs expositions au Salon officiel de Paris. Arrogant et un peu dédaigneux, il snobe gentiment les jeunes filles et propose à Berthe de poser pour lui. Pour commencer, elle sera son modèle et le troisième élément de son tableau le Balcon.
Un lien s'établit et les rencontres chapeautée par les mères Morisot et Manet se font régulièrement dans les familles.
Un jour, chez les Morisot rue de Passy, il surprend Berthe en retouchant au pinceau une toile qu'elle était entrain de peindre. Par ce geste suffisant, il outrage la jeune artiste et renforce sa position de dominant. Ce geste ne sera pas le seul et tout au long de leur relation, le tempérament du maître se confrontera au sien car Berthe voudra très rapidement s'affranchir de cette servitude.
Dans le Paris éclaté et transformé par le Baron Haussmann, un nouveau style de peinture naît ; c'est l'impressionnisme. La lumière, les couleurs, le mouvement, les thèmes abordés, les touches du pinceau, tout devient plus vivant et plus réaliste. Les auteurs de l'album nous montrent un Manet bavard, un peu caractériel, égocentrique, très charmeur et infidèle. Il est sous le charme de l'intelligence de la jeune fille et son admiration pour sa peinture ne cesse de grandir. Sa personnalité n'est pas sympathique, mais Berthe est séduite par l'aura de l'artiste. Influencée dans les premiers temps par sa peinture, elle souhaite elle aussi trouver sa voie et ne pas être qu'une simple copiste.
Des morceaux de correspondance léchés par les flammes, Edma brûle l'admiration et l'amour de Berthe, une passion qui a généré de l'amitié mais aussi beaucoup de jalousie et de colère. Tous deux se sont aimés intensément et secrètement.
L'album s'arrête sur cette reconnaissance. Manet trouve « magnifique » une marine que Berthe lui offre pour clore leur amour impossible.
« Une passion impressionniste » aborde leur histoire romancée sur deux ou trois ans (Berthe épouse en 1874 Eugène Manet, le frère cadet) et met en scène toute une époque avec des personnalités proches des deux artistes. L'album, aux douces teintes, peut-être un élément déclencheur qui incitera le lecteur à aller visiter le superbe musée Marmottan à Paris, qui possède plus de quatre-vingts oeuvres de Berthe Morisot et une centaine d'Édouard Manet, tableaux et dessins. Pour cela, je salue le travail des deux auteurs…
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fannyvincent
  26 mars 2018
Au travers de la correspondance entre Berthe Morisot et sa soeur, cet album s'intéresse à la relation entre la première nommée et Edouard Manet, peintre à la forte personnalité et à l'origine, à son corps défendant, de nombreuses polémiques. Une relation principalement artistique, mais pas que...
Je n'ai toutefois pas été particulièrement conquis par cet album, ni par le dessin, ni par l'histoire, une succession de petites scènes un peu plates qui n'arrivent pas véritablement à traduire l'intensité de la relation entre les deux peintres. En outre, le choix de la police de caractère employée dans certaines cases n'est pas très heureux, car peu lisible...
Commenter  J’apprécie          140
Vexiana
  05 novembre 2018
Manet et Morisot, deux peintres exceptionnels dont l'amitié, parfois ombrageuse, a été, pour chacun, un moteur et, par moment, une entrave.
Une BD consacrée à cette relation ne pouvait qu'éveiller ma curiosité...grand mal m'en a pris!
Je n'ai rien aimé de cette histoire qui se compose de scènes sans reliefs, introduites par des lambeaux de lettres brûlées induisant une correspondance assez ridicule dans laquelle Berthe, elle-même, relate sa vie à sa soeur pourtant présente pendant la majeure partie de l'histoire. A cela s'ajoutent de nombreux flash-back, assez lourds et convenus, et autres inventaires de la vie/de l'oeuvre de Manet ce qui finit par surtout donner une impression de résumé hagiographique de ce peintre...
Je passerai sur l'histoire d'amour (je me trompe peut-être mais je crois qu'il n'y a pas de preuve qu'une telle relation ait existé entre ces deux peintres) alors que les éléments importants de leur relations, bien plus intéressants, sont à peine évoqués.
Côté dessin, je suis loin d'être convaincue également. Nous avons ici un graphisme policé et lisse comme une image d'Epinal où les personnages ont tous la même tête et sont à peine individualisés par une moustache ou une coupe de cheveux. Je vous encourage à regarder un portrait de Berthe Morisot et de me dire quels sont les points communs avec sa représentation dans cette BD...moi, je n'en vois pas.
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beatriceferon
  22 décembre 2018
La peinture, je l'aime beaucoup.Et surtout l'Impressionnisme. Donc, j'apprécie la lecture d'ouvrages qui me permettent de découvrir ce monde fascinant. Après « La tristesse des femmes en mousseline », j'ai eu envie d'en savoir plus sur Berthe Morisot que je connaissais mal. J'ai fait des recherches afin de contempler les tableaux dont parle Jean-Daniel Baltassat, puis, j'ai acheté catalogue et album des oeuvres que je voulais pouvoir admirer à mon aise et sur papier. En navigant sur le net, je constate qu'une bande dessinée donne vie à l'artiste. La couverture me plaît. Elle évoque pour moi une célèbre toile de Monet, dans laquelle des femmes descendent une colline couverte de coquelicots, des fleurs parmi mes préférées. Berthe et Manet sont à la place des promeneuses.
En 1884, Berthe a quarante-trois ans. Est-elle déjà cette femme aux cheveux blancs que décrit Baltassat dans son roman ? Je ne sais pas, car d'elle ne se révèle qu'une main jetant au feu des feuillets. Ce sont des lettres adressées à sa soeur Edma. Désormais, tout au long du volume, apparaîtront, en haut des planches, les bords consumés de diverses missives, dont seules quelques lignes sont lisibles. Tandis que l'une d'elles se tord dans les flammes, l'oeil a le temps de saisir quelques mots : « mieux vaut brûler les lettres d'amour... »
Cette belle jeune femme énigmatique, modèle d'une grand nombre de chefs d'oeuvre de Manet, a-t-elle vraiment vécu avec ce dernier « une passion impressionniste » ? Les deux auteurs vont nous conter la rencontre au musée du Louvre, où les peintres s'exercent en copiant les grands maîtres. C'était un des seuls endroits où les femmes avaient l'autorisation de pratiquer leur art.
Berthe pose pour « le Balcon ». Édouard s'empare de ses pinceaux et, à la grande colère de la jeune fille, termine un portrait sur lequel elle travaillait. J'ai lu qu'il était coutumier du fait. Lorsque Bazille représente son atelier, c'est Manet qui trace la figure de son ami.
Édouard raconte son passé, conseille des couleurs, des techniques. Berthe surprend l'élégant dandy au bras d'une coquette, les deux jeunes gens se promènent en bord de Seine. Berthe jalouse Eva Gonzales, artiste et modèle qui fréquente l'atelier de Manet. Berthe console Édouard, conspué au Salon de 1869.
Ce sont des moments choisis dans la vie des deux peintres que Marie Jaffredo nous offre dans un délicieux décor d'époque, aux couleurs tantôt pastel, tantôt vives (le champ de fleurs), aux tons sépia, lorsqu'on plonge dans le passé d'Édouard, écolier impertinent, pris en train de caricaturer le professeur, élève rebelle de Thomas Couture ou étudiant à « Navale », lorsqu'il découvre Rio de Janeiro.
Partout, partout, des chevalets, des toiles en train de s'élaborer ou couvrant les murs des expositions.
J'ai été enchantée pénétrer dans les tableaux du maître. Quant à savoir si Berthe et Édouard vécurent cette passion, à vous de lire l'album pour le découvrir.
En fin de volume, un beau dossier de Dimitri Yoannides résume la vie et l'oeuvre de Manet. Des reproductions de qualité y sont expliquées, mais parfois, dans des caractères aussi petits que ceux d'une notice pharmaceutique. Dommage.
J'ai adoré cette bande dessinée.
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Commenter  J’apprécie          20
BenedicteBiblio
  28 mai 2018
1884. Rochefort. Une main féminine jette au feu des bribes de lettres appartenant au passé. Berthe Morisot se souvient alors… Ses débuts en tant que peintre aux côtés de sa soeur aînée, Edma. Mais aussi sa rencontre avec le sulfureux Manet, qui fit scandale avec plusieurs de ses toiles (Le déjeuner sur l'herbe ou encore Olympia). Portrait d'une liaison (dont j'ignorais tout à fait l'existence avant d'ouvrir cette bande-dessinée), cet ouvrage se fait également témoignage d'une société : celle du Paris et des Arts dans la seconde moitié du XIXe siècle. Michaël le Galli et Marie Jaffredo signent une jolie reconstitution historique. le temps de quelques pages, le lecteur se plaît à suivre la romance, presque impossible, entre une artiste passionnée et un peintre aussi volage dans ses relations avec les femmes que décrié par la critique.
J'ai reçu cette bande-dessinée en cadeau pour mon anniversaire, à la fin du mois d'avril. Je dois dire que j'étais plus que ravie tant elle me faisait envie depuis sa sortie. Je trouve la couverture sublime, mais j'espérais aussi en apprendre davantage sur Manet et Berthe Morisot, après m'être familiarisée avec l'univers et le vécu de Monet (autre peintre emblématique du courant impressionniste). Je n'ai absolument pas été déçue du voyage, tant j'ai réussi à saisir les grands traits de personnalité de nos protagonistes. D'emblée, je dois vous avouer que je n'ai pas réussi à éprouver beaucoup de sympathie pour Manet. Il nous est présenté comme un dandy issu de la bourgeoisie, mais également comme un homme frivole, délaissant sa femme (Suzanne) qu'il représentera malgré tout sur quelques-unes de ses toiles. J'ai au contraire trouvé Berthe Morisot, artiste reconnue en son temps, plutôt touchante tant elle se montre entière et amoureuse dans sa relation avec Manet.
Loin de se cantonner au récit d'une passion, les auteurs s'attachent tout autant à planter un décor convaincant. Expositions. Salons. Discussions autour de l'Art, mais aussi quelques vertes critiques envers les toiles de Manet. Tout y est ! J'ai également beaucoup apprécié retrouver, au fil des pages, quelques grandes figures de cette seconde moitié du XIXe siècle (notamment Zola). Voyage dans le temps garanti !
Enfin, pour ce qui est du graphisme, j'ai aimé découvrir la douceur des dessins de Marie Jaffredo. le travail apporté à la couleur est quant à lui tout aussi intéressant. Les couleurs pastel se conjuguent parfois avec des touches de rouge ou avec des tonalités plus franches. J'ai également apprécié l'alternance entre les scènes urbaines et des décors plus bucoliques.
Bref, je pense que vous l'aurez compris, j'ai grandement apprécié découvrir cette bande-dessinée. le récit aurait pourtant peut-être mérité d'être davantage étoffé : quelques planches de transition auraient ainsi pu mieux servir l'évolution de la relation entre les deux artistes, surtout à la fin de la bande-dessinée où on se dit qu'on a peut-être loupé quelque chose… J'ai également été un brin déçue de constater une petite maladresse, au niveau des proportions, pour un personnage (sur certaines planches uniquement). Heureusement le dossier consacré à Manet, pour clôturer la BD, rattrape le tout. On prend plaisir à retrouver les oeuvres symboliques du peintre associées à quelques explications. J'ai un peu regretté qu'il n'en soit pas de même pour Berthe Morisot, mais je suis sans doute quelque peu exigeante. Quoiqu'il en soit, cette bande-dessinée mérite le coup d'oeil, que l'on s'intéresse à l'univers de la peinture ou non.
Lien : https://labibliothequedebene..
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critiques presse (1)
BoDoi   21 mars 2018
Une BD qui vaut essentiellement pour sa pédagogie et les connaissances qu’elle transmet, et c’est déjà bien.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
fannyvincentfannyvincent   27 mars 2018
- Notre peinture doit avant tout exprimer notre sensibilité du moment, comme fondamentalement liée à l'expérience vécue.
Commenter  J’apprécie          70
fannyvincentfannyvincent   25 mars 2018
Ce Manet ne fait pas de différence entre un visage et une paire de pantoufles.
Commenter  J’apprécie          70
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