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ISBN : 2757852841
Éditeur : Points (14/01/2016)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Ni thèse, ni synthèse, cet essai peut être lu comme l'aboutissement d'une longue recherche. Et d'une réflexion sur l'histoire, sur les périodes de l'histoire occidentale, au centre de laquelle le Moyen Age est mon compagnon depuis 1950. Il s'agit donc d'un ouvrage que je porte en moi depuis longtemps, des idées qui me tiennent à coeur. Ecrit en 2013, à l'heure où les effets quotidiens de la mondialisation sont de plus en plus tangibles, ce livre-parcours pose des qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Sarindar
  30 janvier 2019
Faut-il que les historiens du Moyen Âge annexent la Renaissance, comme semblait avoir tendance à le faire Jacques le Goff dans cet essai - ou ensemble de réflexions - intitulé : Faut-il vraiment découper L Histoire en tranches ?
Si les questions que se pose Jacques le Goff (1924 - 2014) sont utiles et bienvenues, et si nous sommes très nombreux à partager certaines de ses pertinentes et brillantes analyses, il me semble toutefois que les réponses apportées vont peut-être un peu loin.
Autant il est utile de rappeler que les bornes chronologiques posées par commodité et confort intellectuel - plus que par vrai et pur rationalisme - ont un côté quelque peu artificiel, puisque forcément les changements viennent de loin et se préparent dans la longue durée avant d'éclater au grand jour comme une évidence, autant il me paraîtrait exagéré et imprudent de systématiser l'emploi des mots "long Moyen Âge", comme si cette période qui ne s'arrêterait pas en 1453, 1492 ou 1499-1500, mais au XVIIIème siècle pouvait tout englober de ce qui s'est présenté entre le XVIème siècle et le XVIIIème siècle. Il faudrait reprendre, détail dans le détail, chaque exemple choisi pour s'assurer que les assertions de l'auteur se vérifient bien historiquement de manière précise, sinon totalement objective - ce qui est impossible dans la mesure où L Histoire est et demeure une science humaine, par définition mouvante dans les classifications, délimitations et le sens qu'elle donne aux choses et dans la lecture qu'elle fait des événements selon les époques d'où l'on se place et les points de vue d'où l'on part pour en parler. Tout peut changer sans cesse si l'on doit tout réinterpréter à l'aune des options idéologiques qui sont celles de l'historien qui s'exprime et qui est immergé dans une société qui influence son état d'esprit.
Est-ce que L Histoire, à partir du moment où elle est devenue matière d'enseignement et de recherche, a pris cette forme avec découpage de périodes bien délimitées par esprit de simplification ou parce qu'il existait des critères objectifs de présenter les choses ainsi et que cela resterait malgré tout valable ?
Je crains qu'il ne plaise pas vraiment aux spécialistes de la Renaissance et à ceux de l'Âge classique qu'on les fasse passer par un exercice pratique dans lequel on chercherait à vérifier que ce que Jacques le Goff nous a laissé entendre est une chose absolument démontrable.
On peut se livrer librement à ce genre de réflexions comme l'a fait Jacques le Goff sans remettre totalement en cause nos grilles de lecture, et sans tout relativiser.
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Lorraine47
  15 février 2016
Jacques le Goff, éminent spécialiste de ce passionnant Moyen Âge, que les Anglais appellent "Dark ages", nous livre ici un ouvrage "testament" paru en 2013, soit un an avant le décès du célèbre historien.
Pas de doute, l'histoire est une science humaine, et de ce fait, tributaire de l'état des connaissances et du regard porté sur la discipline par ceux-là mêmes qui l'étudient. Avec le recul, pourrait-on dire que notre vision prend de la hauteur et permet donc de considérer avec plus de discernement non pas les ruptures mais les évolutions lentes? Ainsi, en serait-il De La Renaissance, que le Goff nous incite à replacer au coeur du Moyen Âge, période où l'Antiquité fut toujours à l'honneur. Il prône ainsi pour une vision élargie du Moyen Âge, allant de l'Antiquité tardive (III au VIIème siècle) jusqu'au milieu du XVIII ème siècle. Une démonstration bien étayée par les travaux de collègues européens, passionnante et éclairante.
Alors, faut-il découper l'histoire en tranches fines, plus épaisses, en dés ou en lamelles? La réponse, est au bout de la lecture.
Un ouvrage qui passionnera les amoureux de l'histoire de tout poil!
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Alzie
  05 juillet 2014
Double volonté du Médiéviste Jacques le Goff dans cet essai du début 2014. Démontrer, d'une part, que la Renaissance, exemple parfait d'un découpage de l'histoire, présentée comme une rupture avec l'époque antérieure, est seulement le dernier avatar d'un long Moyen Age qui débute au VIe-VIIe siècle (Antiquité tardive) et ne prend fin qu'au XVIIIe siècle. Affirmer, d'autre part, que la "périodisation" reste néanmoins l'outil indispensable de la mémoire pour l'historien qui doit l'utiliser avec plus de souplesse que par le passé. Nécessité dans un contexte de mondialisation des savoirs, qui ne se confond pas avec une uniformisation des savoirs.
En analysant les rapports étroits existant entre le Moyen Age et la Renaissance, Jacques le Goff, s'appuyant sur ses propres travaux et ceux de nombreux historiens, permet à son assertion de départ de développer toute sa pertinence. Ce "livre-parcours" est l'aboutissement d'une réflexion sur l'histoire qu'il fait débuter en 1950. Synthèse passionnante s'il en fut et des plus convaincante. Une lecture incontournable pour les amoureux ou les passionnés d'histoire ou plus simplement les curieux de tout poil.
Avant que l'histoire ne se constitue en savoirs organisés, n'acquiert sa spécificité et ne devienne matière d'enseignement, une lente maturation a été nécessaire où diverses conceptions du temps ont durablement coexisté, en s'opposant parfois, et a permis finalement à la notion de périodisation de s'imposer, au XIVe et au XVe siècle, pour offrir "une image continue et globale du passé". D'un simple genre littéraire, de chroniques initiales passées, éparses et rassemblées, l'histoire est devenue peu à peu une discipline à part entière dans le courant du XIXe siècle.
La vision De La Renaissance qui s'est largement diffusée en France entre 1840 et 1860 est le fruit d'une création léguée par Jules Michelet (1798-1874) dans son Histoire de France, opposant cette période de changement florissant au Moyen Age et imputant le rôle d'incubateur de ce mouvement à l'Italie (c'est Michelet qui met un "r" majuscule à Renaissance). A la fin du XIXe siècle, l'historien de l'art Burckhardt renforce par ses études la prééminence de l'Italie dans ce mouvement. Il faut remonter plus avant, en revanche, pour rencontrer une définition de la période antérieure à la Renaissance qu'on doit à Pétrarque (1304-1374) qui le premier emploie l'expression "media aetas", destinée à définir une période "intermédiaire entre une Antiquité imaginaire et une modernité imaginée". "Dark ages" en Angleterre, "féodalité" ailleurs jusqu'au XVIIe siècle, "Moyen Age" finit par se répandre dans l'usage courant quand Marc Bloch (1886-1944) et l'école des Annales achèvent de le réhabiliter, après un bref retour en grâce au XIXe siècle.
"L'invention de la Renaissance", selon un célèbre article de Lucien Febvre en 1950, impacte profondément la perception d'une période singulière de l'histoire ainsi que la période qui l'a précédée mais consacre surtout une volonté de périodisation des historiens, héritière de temps très anciens et jamais neutre. Jacques le Goff, à la suite de Fernand Braudel et de quelques illustres prédécesseurs, dont l'abondante bibliographie est fournie, choisit, lui, d'appréhender l'histoire par les passages et les transitions inscrits dans la longue durée et qui forment une même continuité.
C'est en effet à la tradition religieuse judéo-chrétienne, puisant elle-même aux sources de l'Antiquité, qu'il faut se référer en Occident pour retrouver les traces de ce qui a fondé les toutes premières réflexions sur la maîtrise et l'organisation du temps, calées d'abord sur le fonctionnement des cycles naturels (la vie ou les saisons). Temps cyclique ou chronologies plus élaborées qui permettent de penser le temps plus long, le modèle en quatre périodes de l'Ancien Testament (Daniel) ou celui plus pessimiste calqué sur les six âges de la vie proposé par Saint Augustin (La Cité de Dieu), perdureront tout au long du Moyen Age et bien au-delà. Denys le Petit installe quant à lui une rupture décisive au VIe siècle en imposant de répertorier les événements en référence à la date supposée de la naissance de Jésus Christ.
Dans cette continuité que Jacques le Goff explore entre Moyen Age et Renaissance, il rétablit la chaîne des transmissions médiévales, de traditions intellectuelles escamotées ou oubliées par les laudateurs De La Renaissance. de Varron (premier siècle avant notre ère), à Cassiodore (VIe siècle) et Alcuin (VIIIe-IXe siècle), en passant par Saint-Anselme, précurseur d'un humanisme conforté, et non apparu, à la Renaissance, réinterprété au XIIe siècle par Bernard de Chartres et Honorius d'Autun, ou encore l'école des Victorins en Ile-de-France. Contrairement à une idée répandue, il n'y a pas de recul de la pensée rationnelle au Moyen Age, mais c'est son formalisme qui a fait obstacle au développement scientifique et que la Renaissance fera reculer.
Redonnant ainsi son pluriel au mot renaissance, comme Erwin Panofsky avant lui (voir "La Renaissance et ses avant-courriers dans l'art d'Occident", trad. 1976), et sans sous-estimer les vraies réussites De La Renaissance (redécouverte du Grec ancien, homogénéisation de l'écriture et dans les Arts : innovations en peinture et en architecture, identification de l'artiste), l'auteur restitue du même coup des pans entiers de l'histoire, occultés par l'exclusivité d'une utilisation trop étroite du concept de périodisation. Car si la découverte de l'imprimerie est souvent citée pour la Renaissance, la substitution lente du volumen par le codex entre le IVe et le Ve siècle est une transition majeure du Moyen Age tout à fait décisive par l'extension inexorable du domaine de la lecture qu'elle entraîne dans la durée.
1492 : mettre la date de côté. La découverte de l'Amérique est replacée dans l'histoire plus générale de la navigation hauturière et du commerce européen (première liaison maritime régulière entre Gênes et Bruges en 1297) et de la mise au point, au XIIIe siècle, des instruments de précision comme la boussole, le gouvernail d'étambot ou la voile carrée, sans lesquels Christophe Colomb n'aurait jamais pu appareiller vers le nouveau monde. Par ailleurs, les répercussions principales - hors le coup de fouet monétaire - de cette immense découverte ne se font sentir qu'au milieu du XVIIIe siècle, moment de la fondation des Etats-Unis.
En matière économique, nulle modification profonde entre Moyen Age et Renaissance, ce que consacre "Civilisation matérielle et capitalisme, XVe-XVIIIe siècles" de Fernand Braudel en 1967. C'est sur le plan politique que cette continuité entre les deux périodes apparaît de la manière la plus éclatante : les régimes monarchiques européens résistent à toutes les tentatives de ruptures, à l'exception de la première république formée par les Provinces-Unies (Hollande) en 1579 par le traité d'Utrecht, et ce, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
Une partie de l'intérêt de la démonstration relève bien entendu de l'érudition de son auteur. Son analyse dévoile les arcanes d'une connaissance généreuse poussée aux confins de l'histoire événementielle et ouverte à la philosophie, à l'économie, la géographie, la sociologie, les arts visuels, la littérature, l'histoire de l'art. Elle apporte un éclairage panoramique nouveau sur le passé dont les images se figent très vite dans des clichés des lors que l'on s'en tient aux seuls événements circonscrits dans leurs périodes.
Surtout, Jacques le Goff en pensant la continuité d'un long Moyen Age dont la Renaissance ne serait qu'une étape sur le chemin d'une modernité engagée au XVIIIe siècle, introduit judicieusement la possibilité d'une grande variabilité, d'une nouvelle plasticité des mouvements historiques qui se juxtaposent autant qu'ils se succèdent, en accordant à la question des transitions lentes le même dynamisme que celui porté au crédit des révolutions. Nul ennui dans une telle analyse, c'est le changement qui apparaît comme artifice quand la périodisation se fait trop appuyée.
Un historien hors pair, une synthèse étonnante, une somme de références. Troisième de la collection La librairie du XXIe siècle dont je m'empare. Je recommande chaleureusement.
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vincentf
  16 mai 2016
Les questions de périodisation, en histoire, semblent réglées depuis belle lurette : Antiquité, Moyen Âge, Renaissance… Ce petit livre remet en cause ce découpage en montrant pour commencer qu'il est beaucoup plus récent qu'on ne se l'imagine, puis en essayant de prouver que la Renaissance n'est que la dernière partie du Moyen Âge, qui, selon Jacques le Goff, se termine au dix-huitième siècle, avec les Lumières, l'Encyclopédie et la Révolution. le retour à l'Antiquité, auquel on a donné tant d'importance, est une constante au Moyen Âge, qui a connu en fait plusieurs renaissances. L'humanisme? Déjà en route depuis longtemps. Les grandes découvertes? la boussole, au Moyen Âge. Bref, la Renaissance fait partie du Moyen Âge. Convaincant? A méditer en tout cas…
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Frederic524
  27 août 2018
Jacques le Goff a écrit « Faut-il découper l'histoire en tranches ? » en 2013, peu avant son décès à l'âge de 90 ans. Cet historien était un immense médiéviste mais pas seulement, oserais je dire, tant il a oeuvré pour la réflexion épistémologique de l'histoire (notamment sur la mémoire de l'histoire). Ce livre n'est clairement pas son meilleur (il faut dire qu'à ce titre le choix est rude tant la qualité est la norme dans son oeuvre). J'ose ici un petit sacrilège qu'il me pardonnera, moi qui suis un grand lecteur de cet historien génial qui a tant bouleversé la vision que nous pouvons avoir du « Moyen Age. » L'ouvrage est intéressant. Il voit Jacques le Goff s'interroger sur « la prétendue nouveauté de la « Renaissance », sa « centralité » et son rapport au Moyen Âge. La thèse de celui-ci, est que l'on peut parler d'un « long Moyen Age occidental » qui pourrait aller de l'Antiquité tardive (IIIème au VIIème siècle) jusqu'au milieu du XVIIIème siècle. Il insiste sur l'intérêt d'une histoire périodisée avec ces continuités, ces ruptures.. Faut-il une histoire « une et continue ou sectionnée en compartiments ? » La bibliographie peut piquer aussi à notre curiosité. Maintenant, voici pourquoi je minore quelque peu mes compliments sur cet ouvrage. En effet, si vous ne deviez lire qu'un seul livre de Jacques le Goff, je vous recommanderais son « Saint Louis » qui est un authentique travail d'orfèvre et son chef d'oeuvre absolu !
Lien : https://thedude524.com/2017/..
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critiques presse (2)
LeDevoir   03 mars 2014
Un livre qui donne assurément un autre regard sur notre façon d’envisager les divisions de l’histoire.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Telerama   19 février 2014
Jacques Le Goff livre surtout une réflexion magnifiquement stimulante sur la nécessité de combiner « continuité et discontinuité » dans nos façons de concevoir le temps historique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   07 février 2016
C'est également dans la ligne de la Rome antique que le Moyen Âge accomplit un progrès linguistique majeur: l'extension du latin comme langue des clercs et de l'élite laïque dans toutes les régions devenues chrétiennes. Certes, celui-ci a évolué par rapport au latin classique, mais il fonde l'unité linguistique de l'Europe qui se poursuit même au-delà des XII -XIII ème siècles, époque où, dans les couches les plus basses de la société et dans la vie quotidienne, les langues vernaculaires (tel le français) remplacent ce latin périmé. Le Moyen Âge est une période beaucoup plus "latine" que la Renaissance. (P107-108)
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AlzieAlzie   25 avril 2014
A partir du XIVè siècle mais surtout au XVè siècle, quelques poètes et écrivains surtout italiens eurent le sentiment qu'ils évoluaient dans une atmosphère nouvelle, qu'ils étaient eux-mêmes à la fois le produit et les initiateurs de cette culture inédite. Ils voulurent donc définir, de façon péjorative, la période dont ils pensaient sortir avec bonheur. Celle-ci, si elle se terminait avec eux, commençait plus ou moins avec la fin de l'Empire romain, époque incarnant à leurs yeux l'art et la culture, qui avait vu s'imposer de grands auteurs que d'ailleurs ils connaissaient très mal : Homère, Platon (seul Aristote avait été utilisé au Moyen Age), Cicéron, Virgile, Ovide, etc. Cette période qu'ils cherchaient à définir avait ainsi comme seule particularité d'être intermédiaire entre une Antiquité imaginaire et une modernité imaginée : ils la désignèrent comme "âge moyen" (media aetas).
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AlzieAlzie   06 juillet 2014
On accorde à juste titre une importance exceptionnelle à l'imprimerie née comme on le sait au milieu du XVe siècle, mais les révolutions concernant la lecture sont intervenues dès le Moyen Age. Ce sont dans le très haut Moyen Age le remplacement du rouleau par le codex, la production du livre non plus dans les scriptoria monastiques mais dans des librairies extérieures ou dans celles des universités qui à partir du XIIIe siècle fabriquent la pecia, assez aisément reproductible, enfin l'usage plutôt que du parchemin, du papier, qui se répand à partir de l'Espagne au XIIe siècle et surtout de l'Italie au début du XIIIe siècle.
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Lorraine47Lorraine47   02 février 2016
La périodisation, oeuvre de l'homme, est donc à la fois artificielle et provisoire. Elle évolue avec l'histoire elle-même. À cer égard, elle a une double utilité: elle permet de mieux maîtriser le temps passé, mais elle souligne aussi la fragilité de cet instrument du savoir humain qu'est l'histoire. (P37)
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Lorraine47Lorraine47   15 février 2016
On l'aura compris, à mes yeux la Renaissance, donnée pour époque spécifique par l'histoire contemporaine traditionnelle, n'est en fait qu'une ultime sous- période d'un long Moyen Âge. (P186)
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