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EAN : 9782344017029
144 pages
Glénat (24/04/2019)
3.59/5   27 notes
Résumé :
Le colosse au cœur d’or

Merlin, journaliste, rencontre Lino Ventura dans le cadre d’un article. Fidèle à sa légendaire pudeur, celui qui s’est toujours considéré acteur par « accident » ne se livre pas facilement. Mais au fil de leurs entretiens, le colosse des Tontons flingueurs se dévoile, revenant sur sa carrière, ses débuts dans le catch, ses blessures, ses amitiés, ses brouilles, son rapport à la caméra – cet « œil de verre » comme il aimait à l’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Pecosa
  30 avril 2019
Lino Ventura est une vache sacrée. Pas question de rater une énième diffusion des Tontons flingueurs, d'Un taxi pour Tobrouk ou de L'armée des Ombres. Pas question non plus de lui dessiner une paire de moustaches sur une couverture de magazine.
Ventura c'est la sobriété, la virilité à l'ancienne, le père plein de pudeur qui fonde l'association Perce-Neige. Bref, on ne touche pas au grisbi, et on ne touche pas non plus à Lino Ventura.
La biographie de Stéphane Oiry (Dessin et couleurs) et d'Arnaud le Gouëfflec (Scénario) vous donne la sensation d'être dans une salle de cinéma, des plans séquence défilent et vous restituent la quintessence de l'homme: le catcheur devenu acteur par hasard, l'interprète instinctif, l'enfant italien victime du racisme quotidien qui a grandi sans père, l'ami loyal…
Les deux auteurs parviennent à nous offrir une biographie réussie et fidèle tout en gardant intact le mystère Lino Ventura. le fil conducteur du roman graphique est la série d'entrevues accordées par l'acteur à un journaliste, Merlin, qui tente tant bien que mal de percer la légendaire carapace de Tonton Fernand. Car l'acteur ne donnait à voir que ce qu'il voulait bien. La pudeur, la discrétion avaient un sens pour lui. Les anecdotes sur les tournages, sur les acteurs (Gabin, Bardot…), sur les réalisateurs (Melville, Robert Enrico…), sur les films refusés (Les aventures de Rabbi Jacob, le vieux fusil…) valent bien mille anecdotes intimes et personnelles. le choix des auteurs de placer au centre du récit la caméra, cet « oeil de verre », est plus que judicieux. J'ai eu la sensation d'être allée voir un film captivant avec pour tête d'affiche, un des plus grands acteurs français.
Je remercie les Editions Glénat pour cet ouvrage reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.
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carre
  23 mai 2019
Sûrement pas facile de s'attaquer à un tel acteur au travers d'une fiction dessinant le portrait d'un homme entier, au caractère bien trempé, homme de conviction, fidèle en amour comme en amitié. Et pourtant le miracle opère, grâce à une scénarisation qui fonctionne parfaitement montrant les deux côtés du bonhomme. Et avec une furieuse envie de revoir Lino Ventura dans de nombreux rôles ou il bouffait littéralement l'écran. Arnaud le Gouëfflec et Stéphane Ory rendent un hommage respectueux au monstre sacré que fut Lino Ventura. Merci bien sûr aux Éditions Glénat et à Babelio pour cette masse critique de belle qualité.
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umezzu
  05 mai 2019
Voilà une BD / biographie graphique originale. Les auteurs ont choisi de présenter l'homme Lino Ventura, ses origines italiennes, son arrivée dans le cinéma un peu par hasard, autant que sa filmographie.
Ils utilisent comme vecteur de présentation des conversations entre l'acteur et un journaliste, accroché et un peu lourd : Merlin. Merlin ne lui lâchant pas les basques, Ventura va se laisser aller à quelques confidences. Limitées, car il faut pas le chercher, non plus.
La bonne idée est de ne pas suivre bêtement la chronologie, mais d'entrecouper les sujets, et de faire jouer à Ventura gamin des scénettes dignes de Quick et Flupke.
Rien à redire donc sur le scénario de Arnaud le Gouëfflec, habile synthèse des biographies existantes.
Comme il le souligne, l'acteur Ventura avait une présence, un magnétisme, un regard… une gueule, quoi…
Et c'est là que la BD déçoit un peu. Stéphane Oiry choisit une illustration simple, sans chichi. Pourquoi pas ? Mais les personnages perdent de leur épaisseur et Ventura lui-même, dont la figure est dans l'esprit de tous ceux qui ont vu ses films, est parfois représenté avec des traits bien éloignés de la réalité. Sans réclamer trop de réalisme, ou au contraire aller vers la caricature, un peu plus de proximité entre l'acteur et son double graphique aurait été bienvenu.
L'histoire explique bien comment ce taiseux qui choisissait ses scénarios avec soin, jamais avec la moindre scène de sexe, savait exister à l'écran par sa seule présence. le Ventura dessiné par Oiry cause bien, cite du Audiard parfois, explique pourquoi il était si proche d'un Giovanni et pourquoi la façon de tourner de Melville l'énervait. Mais ce Ventura manque de punch. On ne retrouve le regard de Lino que dans quelques gros plans manifestement basés sur des images connues de l'acteur.
Ventura voulait bien faire, être à l'aise dans ses rôles, et être discret dans sa vie privée. Aider l'association Perce-Neige, qui s'occupe des handicapés lui a demandé de prendre sur lui dans l'intérêt de cette oeuvre.
Un grand acteur, un grand homme.
Merci à l'éditeur pour cet envoi dans le cadre de Masse critique graphique. Avis aux cinéphiles : apparemment un Patrick Dewaere et un Jayne Mansfield devraient suivre..
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Bazart
  03 juillet 2019
Voilà une très belle idée que cette nouvelle collection des éditions Glénat, titrée " 9 ½ " – dont le nom évoque à la fois l'un des plus grands films traitant du cinéma (8 ½ de Federico Fellini) et le 9e Art.
Cette collection de romans graphiques a pour ambition de raconter l'histoire du 7e art à travers les grands réalisateurs ou les grands acteurs.
Pour commencer cette série de grands noms un réalisateur Sergio Leone , scénarisé par Noël Simsolo, qui co-dirige la collection :,et un comédien qui incarne tout un pan de cinéma français : Lino Ventura.
Ce tome consacré au grand Lino Ventura , avec au scénario Arnaud le Gouefflec et au dessin, Stephane Ory pour tenter de sonder ce qu'il y avait derrière ce colosse au coeur d'or sous la forme d'une biographie avec quelques éléments de fiction.
Sous la forme d'une rencontre inventée entre un journaliste un peu empoté et maladroit , Merlin, et un Lino Ventura plutôt à la fin de sa vie , on voit défiler tout un pan de la carrière du comédien des Tonton Flingueurs ou de Garde à vue .
On apprend ainsi comment cet ancien catcheur a pu arriver un peu par hasard dans le milieu du cinéma et comment il est très vite compris les producteurs et le grand public en incarnant une sorte de virilité un peu lasse.
ventura2
Le scénariste Arnaud le Gouefflec s'est visiblement inspiré de plusieurs biographies de la star, dont celle écrite par sa fille Cléa
On y découvre un Lino Ventura terriblement humain et même épicurien, un type fidèle à ses convictions assez loin de l'image de type un beu bourru et froid qu'il donnait dans les films.
Un homme pudique, simple, droit dans ses bottes qui n'hésite pas à se fâcher avec des cinéastes ou des comédiens pour des questions d'honneur ( ou des scènes trop dénudées pour lui).
Le dessin est précis , avec une tonalité plutôt vintage qui sied bien au propos. Un excellent premier tome, on a hâte de découvrir celui consacré à Sergio Léone!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Marti94
  10 mars 2021
Lino Ventura c'est toute une époque du cinéma français. Il représente pour moi le dur au coeur tendre et ne semble jamais faire semblant.
Arnaud le Gouëfflec au scénario et Stéphane Oiry au dessin et couleurs se sont associés pour réaliser une biographie sous forme de roman graphique "Lino Ventura et l'oeil de verre". Elle est assez réussie et dès la couverture on voit que le regard de celui qui a fait comédien est profond (il dit qu'on n'EST pas un métier mais qu'on le FAIT).
L'oeil de verre c'est cette caméra qui l'intrigue et qui va le filmer pendant plus de trente ans, entre 1954 et 1987.
L'homme est assez impressionnant, il a un côté bougon. Pourtant, un journaliste nommé Merlin ne le lâche pas pour tenter de le cerner (son intention est de faire un film). Il est assez collant mais Lino va quand même le laisser l'accompagner pour partager quelques moments et de délicieuses pâtes (origine italienne oblige!).
Dans les années 50, il n'avait pas du tout l'intention de faire du cinéma bien qu'il adorait les salles obscures où il allait souvent avec sa femme adorée. Non, son truc c'était le sport : il a été champion d'Europe de lutte en février 1950 et a pratiqué le catch. D'ailleurs, le sport lui donne un mental et l'habitude de s'exposer sur un ring comme une scène. Cela explique peut-être la facilité de son jeu au cinéma.
Il commence donc à jouer un peu par hasard et son admiration pour Jean Gabin va le lui permettre de faire ses premiers pas face à la caméra. Cela va durer même s'il refuse souvent des rôles.
Bien sûr, le journaliste Merlin tente aussi de lui parler de sa vie personnelle. Lino reste discret même s'il n'hésite pas à raconter son engagement pour l'association perce-neige en faveur des enfants handicapés ayant lui-même une petite fille pas comme les autres.
Et puis quand il raconte son enfance, Arnaud le Gouëfflec et Stéphane Oiry font une mise en page spéciale, comme un illustré de l'époque qu'ils intitulent Lino et Bruno, du nom de son meilleur ami.
Cela donne un certain rythme à la biographie de celui qui garde une part de mystère.
Les dessins sont vraiment réussis et j'ai passé un bon moment de lecture qui m'a donné envie de voir ou revoir les films avec Lino Ventura.
Lu en mars 2021
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critiques presse (3)
BoDoi   02 mai 2019
L’atout majeur de la BD est de faire émerger toute la complexité et la sensibilité du personnage, cela traduit chez les auteurs un beau travail pour s’immerger et digérer l’immensité de l’oeuvre et de la vie de Lino Ventura. Un modèle de biographie dessinée.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   29 avril 2019
L’histoire, signée Arnaud Le Gouëfflec, est à l’image du protagoniste : tranquille. De fait, il y a assez peu d’action dans cet album [...] Le dessin de Stéphane Oiry se montre également sage. Les cases se suivent et se ressemblent.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   25 avril 2019
Lino Ventura et l’œil de verre est une agréable plongée en flash-back et en 130 planches dans ces grands moments qui ont fait l'étoffe et le mystère de l'acteur.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   30 avril 2019
Tu mets Gabin dos à la caméra, parlant à des prostituées: tu as l'impression qu'il vient relever les compteurs.
Tu mets Lino dans la même situation, il a l'air d'évangéliser les filles.
Commenter  J’apprécie          283
simoncaillouxsimoncailloux   30 avril 2022
LINO VENTURA
Je sais bien qu’un acteur doit pouvoir jouer n’importe qui, mais moi je ne peux pas m’assoir à côté de moi-même, encore moi devenir le contraire de ce que je suis. Je ne peux pas marquer contre mon camp, Merlin. C’est peut-être une limite professionnelle, mais je ne peux jouer qu’un personnage pour qui j’ai de l’empathie.
MERLIN
Un personnage qui vous ressemble ?
LINO VENTURA
Si vous voulez.
+ Lire la suite
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simoncaillouxsimoncailloux   29 avril 2022
LINO VENTURA
Figurez-vous qu’il y a ici tous ce qu’il faut pour se préparer des bucatinis à l’amatriciana !
Passez-moi le vin blanc, mon vieux.
Tenez, vous m’en direz des nouvelles !
MERLIN
Vous faites du bruit en mangeant.
LINO VENTURA
C’est un problème mécanique, suite au catch, la mâchoire qui craque.
Une fois, j’ai mangé avec Valery et Anne-Aymone Giscard d’Estaing. Je ne vous raconte pas la tête qu’elle tirait.
+ Lire la suite
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umezzuumezzu   05 mai 2019
- Pourquoi est-ce que vous m'émouvez Merlin ?
- On a toujours pitié des types avec des lunettes.
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simoncaillouxsimoncailloux   29 avril 2022
MERLIN
― En 1926, pourquoi est-ce que vous êtes partis vous installer à Paris votre mère et vous ?
LINO VENTURA
― Excusez-moi, une minute Merlin.
UN POLICIER
― Il n’y pas à traîner dans le hall.
LINO VENTURA
― Voulez-vous laisser ce gosse tranquille. Et où voulez-vous qu’il aille ? Vous n’avez pas d’enfants, monsieur ?
― Tiens, mon garçon. Va t’acheter quelque chose de solide à manger.
MERLIN
L’injustice vous révolte pour l’avoir trop connue dans votre enfance, n’est-ce pas ?
LINO VENTURA
Enormément.
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Vidéo de Arnaud Le Gouëfflec
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