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EAN : 9782819505853
Éditeur : Les Nouveaux Auteurs (11/04/2019)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Gagnant Prix du Suspense Psychologique 3e Edition 2019 présidé par Bernard Minier.

" Un univers, une écriture. Emballant et captivant ! " Bernard Minier

Un photographe solitaire atteint d'une maladie le contraignant à voir le monde en noir et blanc enquête sur la disparition de son ami, et se retrouve confronté à un mystérieux tueur se faisant appeler le "Tailleur de sel"...
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Seraphita
  21 juin 2020
Yoran Rosko habite Brest, avec vue sur la rade. Il est photographe et préfère vivre la nuit en raison de sa maladie visuelle qui ne lui permet de voir le monde qu'en noir et blanc. Quand son ami Claude Garrec disparaît et que le cadavre d'un marin disparu bien des années plus tôt est retrouvé dans son appartement, sa vie bascule. Yoran n'a qu'un but en tête : le retrouver. Et quand les meurtres s'accumulent, exécutés selon un même mode opératoire, il y a urgence. de Brest à la Scandinavie, Yoran est en quête de son ami, et de la vérité. Quitte à en souffrir…
« Armorican Psycho » est le premier roman de Gwenael le Guellec. Paru aux éditions Nouveaux Auteurs en 2019, il s'est vu décerner le grand prix du suspense 2019, présidé par Bernard Minier.
Ce premier roman est remarquable et captivant de bout en bout. Bien construit, il saisit d'emblée le lecteur dans une spirale car la tension est distillée au fil des pages et va croissante… jusqu'au terme qui prend par surprise, même si l'on pouvait déjà avoir quelques hypothèses quant à la vérité.
L'intrigue est bien construite en différents chapitres dotés d'un titre souvent percutant et illustratif. Adoptant le point de vue narratif de Yoran, dont le monde monochrome déteint sur son mental, la narration progresse, pas à pas, pierre après pierre, entrecoupée, çà et là, d'autres types de chapitres, avec une écriture en italique et à la première personne du singulier. Qui parle ? Et quand ? 700 pages et trois parties plus tard, on y voit plus clair, on n'a pas vraiment vu le temps passer et les pages ont tourné à un rythme comparable à la force des vents un soir de tempête à Brest !
« Armorican Psycho » est aussi un roman d'atmosphère. L'auteur, originaire de Brest, rend sa ville à merveille, dans ses particularités, sa beauté sous des dehors parfois austères - pluie, tempête, et ville reconstruite quasi en totalité suite aux bombardements de la seconde guerre mondiale. L'auteur rend bien également l'atmosphère fantastique, voire mystique, de certains lieux qui déteignent sur les autochtones : les escapades dans les Monts d'Arrée – terres de légendes – l'illustrent. La minéralité, l'aridité des lieux sont aussi bien décrits que le caractère maritime de Brest. L'incursion en terres scandinaves nous amène vers d'autres sensations et descriptions, le froid qui pénètre jusqu'à la moelle, les fjords norvégiens (que l'auteur met en parallèle avec les abers bretons), les paysages âpres et rugueux.
Le mystère s'épaissit à mesure que les pages se tournent, le suspense va croissant et on ne lâchera plus le livre tant qu'on n'aura pas pleinement compris les tenants et aboutissants de ces meurtres en série…
Ce premier roman est un prodige d'écriture qui mérite pleinement ce grand prix suspense 2019. Vivement le deuxième !
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VirtuellementVotre
  03 mai 2019
Grand prix du suspense psychologique 2019 Gwenael le Guellec est une plume à découvrir et à suivre, car le Monsieur a le sens du détail et du mystère. Un peu impressionnée, je dois le dire par l'épaisseur de ce roman, mon appréhension s'est bien vite transformée en passion tant il a su m'emporter et m'immerger dans un thriller mitonné aux petits oignons.
Dès les premiers instants, j'ai été captivée par le personnage de Yoran Rosko. Sa particularité le pousse à voir notre monde différemment et les choses sous un autre angle, ce qui le rend d'autant plus captivant. C'est un homme qui ne lâche rien, un ami qui cherche des réponses coûte que coûte et qui compte bien trouver les réponses à ses questions. Au fil des pages, je l'ai admiré et me suis beaucoup attachée à lui.
L'auteur a pris le parti de baser son histoire à Brest et a joué le jeu jusqu'au bout. Moi qui n'ai jamais visité le coin (mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque) je dois reconnaître que j'en connais plus sur cette ville que sur mon propre village. Toutefois, ne pensez pas que toutes ces informations alourdissent le texte, car bien au contraire, elles apportent du cachet à l'ensemble et permettent de bien situer les faits. D'autant que, croyez-moi, chaque détail compte dans ce genre de situation.
On pourrait se dire qu'il faut s'armer de patience lorsque l'on entame ce livre. Seulement voilà, à aucun moment je n'ai éprouvé d'ennuis lors de cette lecture. Les pistes se brouillent subrepticement de sorte qu'une multitude d'interrogations se pose et nous pousse à avancer pour connaître enfin le fin mot de l'histoire. Au fil des chapitres, la tension imprègne nos pores, l'ambiance devient aussi glaçante que la pluie qui s'abat et c'est une enquête sous la houle des éléments que l'on suit avec avidité.
De plus, pour réellement vous plonger dans l'ambiance, Gwenael le Guellec a concocté une playlist incroyable qui accompagne Yoran dans sa quête de vérité. de quoi ravir nos yeux et nos oreilles,
Armorican psycho est le genre de roman impossible à lâcher jusqu'à la dernière ligne. le contexte est prenant, l'atmosphère qui s'en dégage est sombre, angoissante. C'est un récit captivant que l'auteur nous offre et qui vous filera, j'en suis sûre, des frissons dans le dos.
Une belle découverte donc qui me donne envie, d'ores et déjà, de lire d'autres ouvrages de cet écrivain. Chaque chose en son temps, bien évidemment, je vous laisse, tout d'abord, savourer ce texte et vous faire votre propre opinion sur cette histoire.
Lien : http://www.virtuellementvotr..
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SaphodesLandes
  04 juin 2019
Je suis fan de polars et certains auteurs sont meilleurs que d'autres. Mais avec cet "Armorican psycho" le Guellec s'impose d'emblée comme l'un des meilleurs. Si l'épaisseur du livre a pu me faire peur j'ai très vite compris que mes craintes étaient infondées. J'ai adoré l'écriture à la fois précise et fluide, les mots choisis à bon escient pour décrire un paysage, une situation, une émotion. Les enchaînements pertinents maintiennent sans faillir l'intérêt du lecteur, les principaux personnages ne sont jamais dans la caricature, leur fragilité et leur force se conjuguent avec naturel pour mener une enquête difficile et aboutir à une conclusion qui ne laissera personne indemne. L'auteur connaît la ville de Brest et en choisissant d'y ancrer son histoire, le lecteur subit tout comme le héros la pluie et le vent omniprésents, et se surprend à mieux respirer quand l'océan indomptable se déchaîne. Je n'en dirai pas davantage sur l'intrigue mais ce que l'auteur a développé à partir d'un sujet déjà traité sous d'autres formes par d'autres auteurs, est à la fois original, intelligent et passionnant. Laissez vous harponner vous ne le regretterez pas.
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Lalitote
  01 mai 2019
Ne vous laissez pas impressionner par ce pavé de 700 pages, toutes sont nécessaires pour nous emporter avec délectation dans un thriller sanglant et breton. Yoran Rosko, photographe ne voyant la vie qu'en noir et blanc suite à une maladie rare va tout tenter pour retrouver la piste de son ami Claude qui a disparu. Alors qu'une série de meurtres fait apparaître le portrait d'un « Tueur de sel » aussi impitoyable que mystérieux. J'ai beaucoup aimé le personnage de Yoran tout en retenu, plutôt taiseux mais au final attachant. J'ai apprécié sa ténacité, sa façon de ne pas perdre de vue ses objectifs et son attachement à sa ville de Brest. Il faut dire que je n'ai jamais mis les pieds à Brest mais avec toutes les descriptions et les détails historiques, j'avais l'impression de mieux connaître cette ville aux pluies diluviennes. L'intrigue en elle-même est brillante et bien imaginée. On laisse les montées en tension nous prendre aux tripes et l'écriture est un vrai plaisir. le suspense s'installe rapidement pour ne plus nous quitter jusqu'à la dernière ligne. L'enquête nous fait voyager en Norvège et jusqu'aux confins du cercle polaire et cela donne un nouveau souffle avec les côtés thrillers nordiques que j'apprécie tant. Un univers masculin à découvrir dans le cadre dur et rigoureux des marins pêcheurs. le personnage d'Olaf est une merveille, certes on retrouve les clichés du mâle viking mais bon, c'était quelque chose ! Un auteur au talent certain que je vais suivre dorénavant avec grande attention. Bonne lecture.
Lien : http://latelierdelitote.cana..
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christinebeausson
  06 septembre 2019
Kersanton ?
Le télégramme nous informe le 12 avril 2004 :
"C'est aujourd'hui même que prennent fin les droits d'exploitation de la carrière de pierre de Kersanton Rhun Vras, à L'Hôpital-Camfrout, commune d'où cette roche volcanique fut tant extraite. Une page se tourne..."
Nous faisons la connaissance de Yoran, consignataire de Navire, également appelé consignataire maritime, agent de consignation ou agent maritime, il a pour mission de prendre en charge les navires dans un port et d'organiser leur escale, ainsi que le transport des marchandises.
Nous nous baladons dans Brest, en découvrant des endroits inconnus :
La Tour Rose, le Naval Monument, plus couramment appelé la Tour rose, est un mémorial américain érigé dans les années 1930 pour rappeler l'action de la marine américaine en Europe pendant la première guerre mondiale.
Que vous dire !
La déception est au rendez vous avec la rencontre avec ce romancier, car qu'un membre du comité de lecture grand public, ait pu comparer l'écriture de Gwenael le Guellec à celle de Jo Nesbo me laisse pantoise !
Qui accuser ?
J'aurais aimé découvrir un écrivain brestois qui serait de l'envergure d'un Nesbo ....
et bien ... non, c'est raté !
C'est long, c'est un périple qui nous permet de visiter Brest, Oslo et même l'Islande .... ce n'est pas ce qu'il y a de plus désagréable,
Mais les personnages restent flous, pas vraiment sympathiques, nous n'avons pas très envie de sympathiser avec eux que ce soit les premiers ou les seconds rôles,
Le style est parfois un peu emplumé parfois maladroit.
C'est fourni, très fourni, l'intrigue se ballade dans une bonne partie de l'Europe, il y a beaucoup d'intervenants, beaucoup de victimes à travers le temps, beaucoup d'assassins à travers le temps .... on tourne à la fois autour du monde du polar, du fantastique et de l'ésotérique.
On tourne, on tourne beaucoup ... je finis par avoir le tournis .... peut être faudrait il concentrer l'histoire ....
Alors, à vous de voir.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Rob7Rob7   07 mai 2019
Il était pourtant le seul flic à s'être bougé le cul la nuit du drame, le seul qui avait eu encore un peu de jugeote au moment des faits. Mais les états-majors n'en avaient cure. Le contexte était si critique que la SRPJ de Rennes avait dépêché un super flic à Brest. Un cow-boy que la réputation précédait. En fait, c'était un peu comme si Jack Bauer prenait la relève de Derrick.
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Rob7Rob7   07 mai 2019
Le Bris touchait le fond. Il s'incrusta littéralement dans son siége, comme s'il était aux commandes d'une fusée sur le point de franchir sa vitesse de satellisation, avec pour destination finale les confins de la galaxie.
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NTDNTD   06 juin 2019
Tout au long de mon passage, j’eus l’occasion de voir à quel point l’aura de cette femme illuminait littéralement le travail des bénévoles, sans toutefois avoir la chance de faire sa connaissance. Je passais mes deux premières semaines indiennes à aider les miséreux dans les rues de Pondichéry, aux côtés d’autres membres. Lépreux, handicapés, alcooliques, je n’avais jamais côtoyé autant de détresse et de malheur.
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christinebeaussonchristinebeausson   01 septembre 2019
Rijkaard avait coutume de dire qu'il n'y avait que trois saisons dans le Tamil Nadu, celle où il faisait chaud, celle où il faisait très chaud et celle où il faisait trop chaud.
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Entre2LivresEntre2Livres   28 avril 2020
La mer est comme la peste. On ne s’en méfie jamais assez. Puis un beau jour, alors que tu te crois en sécurité, et que tu penses avoir affronté tous ses démons, elle t’emporte.
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