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EAN : 9782266207010
288 pages
Pocket (05/05/2011)
3.52/5   253 notes
Résumé :
Emma. Un pélican à la con. Une station balnéaire aux Etats-Unis. Un Allemand qui tourne. Une tribu de hippies crados. Le moral dans les bottes. Une dune qui chante. Cassavetes, Kurosawa et Huey Lewis. Un pressing. Un verre de trop. Une équipe TV. Puis une autre. Richard. Love in Vain. Un requin et un marteau. Un coup de feu. Du sang sur le sable. Une Chevrolet Impala. Le bruit des vagues. L'amour à trois. L'amour tout seul. Une lettre d'amour. La vie qui continue. E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
3,52

sur 253 notes

Kittiwake
  06 mai 2020
On est pas loin de Very bad trip, avec cette folle aventure d'un loser alcoolique qui perd toute trace de son épouse trois jours après son mariage.
Leur lune de miel, écourtée par le départ de la jeune épouse , avait pourtant été organisée de main de maître par le narrateur. Un camping en bord de mer, un bar, et une dune. Pas banal ce qui s'y passe sur la dune : un touriste allemand abandonné par son épouse tourne en rond depuis des jours sous le regard de ses deux enfants, que la barrière de la langue a empêché de se présenter : ils ont ainsi été affublés des prénoms de Requin et Marteau!
L'incongruité de la situation attire les curieux, puis la presse et la télévision, et le petit camping vient le lieu de villégiature incontournable de la région, obligeant notre tourtereau abandonné d'endosser la casquette de gérant des lieux, le patron noyant lui aussi le départ de sa femme dans la bière.
L'histoire s'enrichit de page en page de situations cocasses et improbables mais assez drôles. le style est fleuri est sans complexe donnant beaucoup de rythme et de tonus à l'ensemble
Honnêtement, on ne rit pas aux éclats mais on sourit , et c'est déjà une bonne chose en ces temps obscurs, et on salue l'imagination débordante de l'auteur.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Ptitgateau
  11 novembre 2020
Pas de doute, le vingt-et-unième siècle a bien son Vian-Queneau en la personne d'Arnaud le Guilcher. Plus Vian que Queneau dans son roman « du tout au tout », avec un décor animé, créé de toute pièce ou évoluent des créatures venues de nulle-part, plus Queneau que Vian dans ce roman par les nombreuses figures de style dont il use et abuse : litotes, pléonasmes et autres euphémismes avec toutefois une petite touche Vianesque dans ce pélican qui revient sans cesse, ce qui n'est pas sans rappeler le Mackintosh qui se manifeste dans un ou deux écrits de Boris Vian, ainsi que quelques descentes en lui-même de notre héros, assez inexplicables et que je vous laisserais découvrir.
Des scènes hilarantes, particulièrement avec l'oiseau, des situations plus que cocasses qui s'accumulent au long du récit qui démarre petit, et voit ses actions s'agglutiner pour former une grosse boule « d'emmerdes »… Effet papillon oblige.
Il n'y a pas que les scènes qui sont hilarantes, notre écrivain manie à merveille la langue française, sachant servir les répliques dont le lecteur sera friand, une première, puis la suivante, et le voilà à l'affut sans avoir à progresser trop loin dans le texte qui regorge de ces délicieuses réparties.
Les portrait d'individus, nombreux dans le roman, sont extraordinairement bien écrits, à tel point que je les ai relus à plusieurs reprises, textes caricaturaux à souhait et plein d'esprit.
A vous qui vous sentez las et morose, lisez cette pépite, vous ne le regretterez pas.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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koalas
  05 décembre 2015
Du décousu main, ça détricote !
Emma et moi - loser anonyme- just married et déjà en route pour un voyage de noce à Sandpiper, cote ouest du pacifique, c'est pas magnifique ? Ok, je vous l'accorde le bungalow réservé est peu un spartiate et le village de vacances inanimé en octobre. Mais bon faut pas faire le difficile. Nous voilà donc installés sous une nuit étoilée au bar discothèque La Baleine devant deux cheesburgers bien arrosés en compagnie de foudres de comptoirs. Emma s'éclipse en douce. Moi comme d'hab' je papote des plombes en me rafraîchissant la glotte. Retour au petit matin en titubant comme un goujat au nid d'amour. Stupéfaction, la douce Emma s'est fait la belle sans son alliance..
Sans piper mot, rien ne va plus !
Moi qui ne tient plus en place et qui titube sans Emma,
le bar la Baleine qui est en train de couler avec son équipage,
un teuton délaissé par sa moitié qui se prend pour un Derviche tourneur,
JFK le pelican qui se fait tourner en bourrique par deux bambins,
et des hippies crados qui s'éclatent pour pas un rond...
Avec "En moins bien", Le Guicher impose son style déjanté et son l'univers frappadingue. Un roman paf comme une tequila, arrosé de tirades, de monologues et de métaphores mousseuses et savoureuses qui fusent à tire larigot. Un bémol pour l'histoire qui s'enlise un peu et sans Emma s'essouffle et se répète. Je conçois que les verres toujours pleins malgré quelques passages à vide peuvent en soûler plus d'un. Mais quand Le Guicher s'essaye à suivre les pas d'un Bukowski- sa descente- ou d'un John Fante- sa répartie- et que ça marche au détour d'une saillie verbale, alors on s'en jette encore quelques uns jusqu'au finish.
Idem les personnages sont bien largués :
Un héros à coté de la plaque en chute libre et ivre épaulé par un richard de pote pas mieux. Pas loin d'eux, un pélican gnangnan, des hippies sales comme des cochons, un sosie d'Indiana Jones plus très frais, des mioches marteaux, un accro du cinoche d'avant garde, de vieux Kurosawa very pressing, et une chevrolet Impala, la même que dans Las Vegas Parano...La classe.
"En moins bien", un premier roman un peu foutraque et foisonnant qui a le mérite de découvrir un écrivain qui tient la route...en titubant.
Place aux suivants d'Arnaud Le Guilcher...
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ordinary_reader
  14 février 2019
Premier roman de l'auteur, on ne peut plus loufoque et déjanté.
Je voulais une lecture transitoire et de détente, j'ai été servie par la plume réjouissante d'Arnaud le Guilcher !! (NB : avais adoré Ric-Rac)
La "lose" et la pouasse en héritage, voilà le lot quotidien de notre héros. Il pense avoir trouvé la perle rare en la personne d'Emma mais, là encore, tout va sérieusement déraper... Ambiance baba cool - tendance naturiste, alcool(os) à gogo, copains de galère et catastrophes en chaîne.
Vous êtes bien à Sandpiper : un petit paradis en bord de mer, juste en beaucoup "moins bien", un no man's land ordinairement glauque, qui porterait même un peu malheur, donc attention chères âmes dépressives et/ou "sensibles".......
Une tragi-comédie décalée et touchante à la fois, certes un chouilla poussive parfois, mais la sauce prend bien entre l'absurde et l'humour noir. Un rythme effréné les trois quarts du roman, donc quand ça se calme d'un coup vers la fin, ça fait quand même tout drôle.
Paraît qu'il y a une suite, chouette alors !
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le_Bison
  11 octobre 2021
A bord d'une Chevrolet Impala 1971 d'un rouge mécanique, je décapote, une vieille cassette des Stones, Let It Bleed, dans les haut-parleurs crachotant. Les cheveux au vent, du moins ce qu'il m'en reste, je file au Sud, Sandpiper Bay, Floride. J'aurais voulu emmener Emma aux Seychelles, pour une nuit de noce d'anthologie à baiser et boire du rhum avec Emma. Finalement, en tant qu'employé moyen dans un pressing moyen tenu par les Kurosawa, je me retrouve dans ce bungalow bon marché, il n'y a pas de pingouins mais un pélican qui se prénomme JFK. Dès fois, on a envie de lui mettre une balle, à cet avatar à plumes de Club Med. C'est la réflexion que je me fais lorsque le soleil se couche et que je bois ma quatrième bière, sous le regard tristement bleu de la lune.
Les histoires d'amour finissent... en général... La mienne n'a pas survécu au lendemain de mon mariage. Emma partie, envolée, le pélican à mes pieds. Moi, je suis resté à errer dans le sable comme ce Teuton qui tourne en rond depuis des heures, des jours, des mois, sa femme est partie aussi. La lagune de Floride semble avoir ce pouvoir magnétique sur les couples - ou les suicidés. Fraiches Lagunitas me voilà. Je prends une bière dans la glacière, note que ça rime lors j'en prends une seconde, bière dans la glacière, bienvenue dans ma galère. le soleil se couche à nouveau, la lune garde sa lueur bleutée pour d'autres cieux que le mien, alors je me prends une nouvelle bière.
Vue de l'extérieur, je me demande ce que les gens viennent foutre à Sandpiper, regarder le soleil au sommet de la dune, ce Teuton qui tourne comme un 33 tours de Neu!, ces hippies nus et chevelus qui font l'amour, les seins nus et la chatte poilue. L'histoire dans l'histoire, c'est comme la bière dans le whisky. C'est écrit, et j'ai pas mieux à te proposer. Dans le genre, alcool à gogo. L'amitié autour d'un verre de bière. Peut-être même de deux, c'est comme ça qu'elle se soude l'amitié, pas besoin de parasol dans le verre à cocktail, ici on boit sec et d'un trait, le regard perdu, l'âme dans la vague. le silence n'effraie pas, l'absence s'oublie au regard des verres oubliés sur le comptoir, mais la lucidité réapparait, comme le spleen d'une vie, lorsque le soleil se découvre à nouveau - alors j'écris des billets, des lettres, des poèmes, des réclamations aux impôts, sans me prendre pour un vain écrivain, le vin à portée de main.
Cependant, dans cette tristesse bleue, je ris et je m'éclate, l'esprit malsain, la pensée divine à ses seins. Elle est là, en moi, EMMA, comme un prénom en a. Peu importe, si elle ne me prend pas au sérieux, j'ai mon âme pour moi, j'ai son âme en moi. Elle reste là, dans mon Impala, et je lui parle des fois. Elle ne me répond pas et je finis ma nuit avec ce verre vide, comme ma vie, comme un air des Stones sans Charlie Watts, Love in Vain a cette amertume finale que la vie est ce qu'elle est, mais en moins bien.
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   07 mai 2020
Y avait une grosse mouche à merde qui tournait autour de la lampe. Je l'aimais bien, moi, cette mouche. Cette mou-mouche. Cette biiiizzbizziii avec des gros yeuyeux. La mouche à babouche qui faisait des tours et des détours autour de la grosse lumière jolie...Je suis monté sur son dos, et on est passé en piqué tout près de la tête de mon copain Richard. Oulalalala la grosse tête qu'il avait! La honte! On a survolé la mienne aussi. Comme j'étais sur la mouche, la mouche elle en a profité pour se poser sur mes cheveux. C'est dingue comme j'ai des cheveux gros comme des lampadaires vus de dans moi. Mon amie la mouche m'a déposé sur mon crâne, on a papoté assis sur un tapis de pellicule, puis on s'est fait la bise et elle est repartie en chantant New-York, New York...

Il était fort quand même ce joint
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LoloKiLiLoloKiLi   14 novembre 2014
Ma mère était belle. Mon père avait raté le coche, j’aurais pu être beau. Pas beau et intelligent. Non, faut pas charrier, mais au moins présentable… Le jour de la giclée fatidique, il a dû penser à une vieille tante moustachue, et pan, un spermatozoïde blindé de gènes de thon a conquis le saint Graal. Bilan des courses : ma gueule. Merci du cadeau.
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miladomilado   08 avril 2014
On a commencé à se caresser tous les trois sur la terrasse, l'air chaud nous enveloppait, c'était chouette. Moins de dix-huit secondes après avoir poussé la porte de la chambre, nos corps se mélangeaient dans la pénombre. Elle s'est offerte à nous séparément, puis ensemble. Après avoir joué un concerto pour deux flûtes, on a fait l'avion, le tourniquet hindoustani, la grenouille à deux têtes, le cactus en fleur, une fois puis deux, puis trois, et quand le jour s'est levé, elle dormait entre nous, mon visage entre ses seins. Pas une seule seconde on s' est dit qu'on était tombés sur une salope. Elle faisait plutôt songer à un ange dépravé pour qui le cul n'est pas sale.
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le_Bisonle_Bison   14 octobre 2021
Autour de la table, les heures défilaient, et avec elles, l'espoir de rester lucide. Au fond des verres, au milieu des clapotis, quelques sirènes chantaient. Elles m'incitaient à m'avancer encore plus loin dans l'ivresse. Elles tentaient de me persuader qu'en nageant, j'attendrais une île. Une île loin d'ici. Une île où Emma m'attendrait, où la vie commencerait enfin, calme et légère, comme dans les rêves que j'avais ébauchés avant de poser les panards dans ce trou à rats. Au bout du dixième verre, je nageais en crabe, et je pensais juste à boire la tasse.
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le_Bisonle_Bison   02 octobre 2021
Plus désinhibés que nous à cet instant, je vois pas. Avec Richard on avait des sexes rabougris par le froid, mais on s'en battait ce qui restait de nos gonades. J'avais jamais vu la quenelle de mon pote. Il semblait avoir un sexe plus long et plus large que le mien. Il paraît que ça fait toujours ça quand on regarde la bite de quelqu'un d'autre, mais ça me chiffonnait un peu quand même. Je me demandais si j'avais pas pris un début de bide aussi... Debbie s'était désapée en deux minutes. Ses seins étaient lourds et sa toison dense et noire comme un café italien trop serré (ou un truc sombre du genre).

Elle nous a jeté un coup d’œil en coin en ricanant comme une enfant, puis a filé en courant vers les vagues. Elle était fine et ferme. Son cul parfait était une planète vierge où la cellulite n'avait pas encore posé le pied. Elle s'est retrouvée dans l'eau avant nous, sautant au cœur des vagues, elle nous faisait des signes nous incitant à la rejoindre. Passons sous silence les soubresauts de sa poitrine, un lecteur non averti pourrait y prendre goût...
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Vidéo de Arnaud Le Guilcher
A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, la journaliste Mélanie Morin recevait sur la scène de la Griffe Noire deux auteurs auteurs français Arnaud le Guilcher et Nicolas Robin...
Une folie passagère de Nicolas Robin aux éditions Anne Carrière https://www.lagriffenoire.com/144001-divers-litterature-une-folie-passagere.html
Roland est mort de Nicolas Robin aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/79241-divers-litterature-roland-est-mort.html
Du tout au tout de Arnaud le Guilcher aux éditions Robert Laffont https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=102122&id_rubrique=338
Pas mieux de Arnaud le Guilcher aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21718-poche-pas-mieux.html
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#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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