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ISBN : 2266207016
Éditeur : Pocket (05/05/2011)
Résumé :
Emma. Un pélican à la con. Une station balnéaire aux Etats-Unis. Un Allemand qui tourne. Une tribu de hippies crados. Le moral dans les bottes. Une dune qui chante. Cassavetes, Kurosawa et Huey Lewis. Un pressing. Un verre de trop. Une équipe TV. Puis une autre. Richard. Love in Vain. Un requin et un marteau. Un coup de feu. Du sang sur le sable. Une Chevrolet Impala. Le bruit des vagues. L'amour à trois. L'amour tout seul. Une lettre d'amour. La vie qui continue. E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  05 décembre 2015
Du décousu main, ça détricote !
Emma et moi - loser anonyme- just married et déjà en route pour un voyage de noce à Sandpiper, cote ouest du pacifique, c'est pas magnifique ? Ok, je vous l'accorde le bungalow réservé est peu un spartiate et le village de vacances inanimé en octobre. Mais bon faut pas faire le difficile. Nous voilà donc installés sous une nuit étoilée au bar discothèque La Baleine devant deux cheesburgers bien arrosés en compagnie de foudres de comptoirs. Emma s'éclipse en douce. Moi comme d'hab' je papote des plombes en me rafraîchissant la glotte. Retour au petit matin en titubant comme un goujat au nid d'amour. Stupéfaction, la douce Emma s'est fait la belle sans son alliance..
Sans piper mot, rien ne va plus !
Moi qui ne tient plus en place et qui titube sans Emma,
le bar la Baleine qui est en train de couler avec son équipage,
un teuton délaissé par sa moitié qui se prend pour un Derviche tourneur,
JFK le pelican qui se fait tourner en bourrique par deux bambins,
et des hippies crados qui s'éclatent pour pas un rond...
Avec "En moins bien", Le Guicher impose son style déjanté et son l'univers frappadingue. Un roman paf comme une tequila, arrosé de tirades, de monologues et de métaphores mousseuses et savoureuses qui fusent à tire larigot. Un bémol pour l'histoire qui s'enlise un peu et sans Emma s'essouffle et se répète. Je conçois que les verres toujours pleins malgré quelques passages à vide peuvent en soûler plus d'un. Mais quand Le Guicher s'essaye à suivre les pas d'un Bukowski- sa descente- ou d'un John Fante- sa répartie- et que ça marche au détour d'une saillie verbale, alors on s'en jette encore quelques uns jusqu'au finish.
Idem les personnages sont bien largués :
Un héros à coté de la plaque en chute libre et ivre épaulé par un richard de pote pas mieux. Pas loin d'eux, un pélican gnangnan, des hippies sales comme des cochons, un sosie d'Indiana Jones plus très frais, des mioches marteaux, un accro du cinoche d'avant garde, de vieux Kurosawa very pressing, et une chevrolet Impala, la même que dans Las Vegas Parano...La classe.
"En moins bien", un premier roman un peu foutraque et foisonnant qui a le mérite de découvrir un écrivain qui tient la route...en titubant.
Place aux suivants d'Arnaud Le Guilcher...
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rabanne
  14 février 2019
Premier roman de l'auteur, on ne peut plus loufoque et déjanté.
Je voulais une lecture transitoire et de détente, j'ai été servie par la plume réjouissante d'Arnaud Le Guilcher !! (NB : avais adoré Ric-Rac)
La "lose" et la pouasse en héritage, voilà le lot quotidien de notre héros.
Il pense avoir trouvé la perle rare en la personne d'Emma mais, là encore, tout va sérieusement déraper...
Ambiance baba cool - tendance naturiste, alcool(os) à gogo, copains de galère et catastrophes en chaîne.
Vous êtes bien à Sandpiper : un petit paradis en bord de mer, juste en beaucoup "moins bien", un no man's land ordinairement glauque, qui porterait même un peu malheur, donc attention chères âmes dépressives et/ou "sensibles".......
Une tragi-comédie décalée et touchante à la fois, certes un chouilla poussive parfois, mais la sauce prend bien entre l'absurde et l'humour noir.
Un rythme effréné les trois quarts du roman, donc quand ça se calme d'un coup vers la fin, ça fait quand même tout drôle.
Paraît qu'il y a une suite, chouette alors !
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TerrainsVagues
  02 août 2019
En moins bien, oui mais par rapport à quoi ?
Par rapport à Ric Rac, Pile entre deux, Capitaine frites ou du tout au tout.
A part un don pour un ton d'écriture déjantée qui me fait voyager comme j'aime, le Guilcher doit avoir un don de voyance. Il l'avait senti que son premier bouquin serait top mais moins que les suivants. C'est une sorte de maison témoin où tous les meubles sont bien en place mais dont les murs sont encore trop vierges de vécu. On finit par tourner un peu en rond si je peux dire puisqu'en fait c'est un peu le thème du bouquin.
Le paratonnerre à emmerdements de service part en voyage de noces à Sandpiper, un camping des Flots Bleus de l'amer hic. Déjà, y a eu noces alors que même le mec sentait l'erreur de casting le concernant. Résultat, dès le premier soir, à force de passer d'une rousse à une brune avant de se finir avec une blonde, bah l'Emma, elle met leur relation en bière et se casse.
Sandpiper, bienvenu au club des largués parce que le patron du camping est dans le même cas ainsi qu'un touriste Allemand qui depuis le départ de sa femme fait des allers retours sur la plage (24h/24 7 jours/7, un truc à te rejouer à pouf pouf ça sera moi qui creusera une tranchée, sous les yeux ahuris de ses deux nains. Tout part en couilles dans ce camping et notre héros va tout prendre en main (je parle de la situation, what else ?) avec l'aide de ses potes venus à la rescousse et redresser la barre d'un bateau voué au naufrage. D'un pélican abruti à la star du BFM local en passant par des hippies suicidaires ou nudistes ou les deux en même temps, on trouve les cars de cons venus voir l'Allemand faire ses allers retours sur la plage en beuglant « Friiiiiiida », on finit par se retrouver à poil chez ses vieux patrons blanchisseurs Chinois pour se faire masser par la mamie. le voyage est bien barré comme il faut avec cet arrière gout d'Audiard peut être un peu moins prononcé que dans d'autres titres.
Si vous n'avez jamais tâté du le Guilcher alors commencez dans l'ordre, ce « En moins bien » n'en sera que meilleur.
Si vous aimiez l'humour des Nuls ou des Robins des Bois par exemple, les dialogues d'Audiard statufiés par des Blier, Ventura ou Blanche, alors même en moins bien c'est du tout bon.
« Pas mieux », c'est mon prochain, je suis prévenu.
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Ambages
  29 janvier 2019
" - Tu crois qu'il y a une vie après la mort, toi ?
- Je suis pas tellement persuadé qu'il y en ait une avant… "
Ben ce type, Arnaud le Guilcher, je trouve que c'est un poète de la vie. Avec ses phrases à deux balles, qui parfois rappelle certains auteurs américains qu'il doit bien aimer (moi aussi du reste), il m'émeut un max. Ce roman est plus touchant que drôle au regard de Pile entre deux, mais sous ses airs de "je vous raconte du vent" ben j'vous dis le meilleur : l'amour, l'amitié, la mort. Un tryptique qui vous flingue le moral ou vous redonne l'envie d'y croire, pour encore un petit trajet dans la bagnole du rêve américain.
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Lolokili
  14 novembre 2014
"En moins bien"… que "Pile entre deux", dernier roman en date d'Arnaud le Guilcher (oui je lis le Guilcher dans le texte, et aussi dans le désordre) mais pas mal quand même. C'est encore du secoué, du vrai, pas du Puértolas hein, va pas confondre.
Sandpiper, sur la côte Ouest des Stayt's, station balnéaire catégorie moisie. le narrateur, du genre paumé, y recherche Emma désespérément. Emma… sa moitié, tout juste épousée et déjà mystérieusement évaporée, d'où consternation ahurie du narrateur paumé. Comme qui dirait le voyage de noces de la loose donc.
Fort heureusement (ou pas) quelques autochtones pas doués mais serviables au demeurant s'en vont épauler Joe la scoumoune dans sa quête hasardeuse. Ainsi, de ce casting façon cour des miracles, résultera une succession d'événements surréalistes directement issus de l'imaginaire délirant d'un auteur sans complexe et jamais à cours de métaphores fantaisistes.
Et si le scénario ne tient peut-être pas aussi bien la route que dans son dernier opus (le garçon se serait semble-t-il bonifié entre-temps), on y retrouve les mêmes préoccupations visiblement récurrentes sur les thèmes de l'amitié, l'amour et l'écologie.
Tout ça ne nous dira pas où est passée Emma mais il parait que la suite est dans "Pas mieux".
Voilà. Tragi-comique, absurde et sans prétention, c'est du le Guilcher, et j'ai "Pas mieux" sous la main, à découvrir bientôt histoire de me regonfler l'humeur un prochain soir de blues.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
GwordiaGwordia   30 mars 2012
Je marque à mort. On me touche, j'ai un hématome. Je me cogne et vlan, un bleu. Dans le coeur c'est pareil, je marque à mort. Un coeur brisé plein de bleus, c'est mon coeur à moi. C'est pas de la faïence, c'est autre chose. J'ai plus tellement envie. J'ai plus envie du tout même, pour être honnête. Tout ça me pèse. Mais peser c'est autre choses, alors...

Elle est où Emma ? Elle est partie...

T'est où ? C'est qui, qui te fait l'amour ? C'est qui ? C'est comment, les bras des autres ? C'est plus chaud ou moins chaud ? C'est plus fort ? Moins fort ? C'est comment ? Ils te tirent les cheveux, parfois ? Tu leur dis "Je t'aime" à l'oreille, aussi ? Tu dis quoi ? Et à qui ? Et quand ? Et où ? Ca me donne le vertige tout ça, c'est trop haut pour moi.

La vache...

C'est dur quand même.

Je pourrais faire sans toi. C'est sûr. Je peux me mentir assez longtemps. Mentir, je sais faire. Ne pas penser à toi, c'est autre chose. Je suis mort, putain, tu te rends compte ? Je suis mort... Toutes ces expériences pour en arriver là... Tout ça pour ça. C'est fou. Mort et vivant. A la fois. C'est barjot. C'est des coups à pas renaître. Mais renaître, c'est autre chose.

Alors...

T'es où, Emma. T'es où ?

Je t'en veux pas de tout ça. S'en vouloir, c'est autre chose. J'aimerais juste savoir comment tu vas, comment tu te sens et si tu es bien dans tes pompes. Je reprendrais bien un peu de quotidien. J'aimerais te voir te laver. T'entendre fredonner l'infredonnable, toutes tes chansons pourries, faire tes imitations à la con et rire. Rire. C'est ça. C'était bien ça.

Une vie sans toit, ça risque d'être un peu long. Pas beaucoup plus qu'une éternité, mais pas beaucoup moins non plus.
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LolokiliLolokili   14 novembre 2014
Ma mère était belle. Mon père avait raté le coche, j’aurais pu être beau. Pas beau et intelligent. Non, faut pas charrier, mais au moins présentable… Le jour de la giclée fatidique, il a dû penser à une vieille tante moustachue, et pan, un spermatozoïde blindé de gènes de thon a conquis le saint Graal. Bilan des courses : ma gueule. Merci du cadeau.
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miladomilado   08 avril 2014
On a commencé à se caresser tous les trois sur la terrasse, l'air chaud nous enveloppait, c'était chouette. Moins de dix-huit secondes après avoir poussé la porte de la chambre, nos corps se mélangeaient dans la pénombre. Elle s'est offerte à nous séparément, puis ensemble. Après avoir joué un concerto pour deux flûtes, on a fait l'avion, le tourniquet hindoustani, la grenouille à deux têtes, le cactus en fleur, une fois puis deux, puis trois, et quand le jour s'est levé, elle dormait entre nous, mon visage entre ses seins. Pas une seule seconde on s' est dit qu'on était tombés sur une salope. Elle faisait plutôt songer à un ange dépravé pour qui le cul n'est pas sale.
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PiatkaPiatka   31 mai 2018
On se fout en l’air : 1) Parce qu’on se sent vide ; 2) Parce qu’on se sent trop plein. C’est selon, mais c’est avant tout un problème de contenu et de contenant. C’est toujours le contenant qui trinque d’ailleurs : personne ne sortira d’ici vivant.
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LolokiliLolokili   07 novembre 2014
Darius faisait deux bons mètres cubes et soignait sa silhouette au triple cheese-burger mayo-ketchup-bière-frites-oignons.
Son diététicien s’est suicidé et je sais pas comment tenait son cœur. Ce bout de myocarde faisait front face aux assauts répétés du cholesterol. Son cœur c’était Fort Alamo, et il était écrit qu’il se battrait jusqu’au bout.
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Videos de Arnaud Le Guilcher (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaud Le Guilcher
A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, la journaliste Mélanie Morin recevait sur la scène de la Griffe Noire deux auteurs auteurs français Arnaud le Guilcher et Nicolas Robin...
Une folie passagère de Nicolas Robin aux éditions Anne Carrière https://www.lagriffenoire.com/144001-divers-litterature-une-folie-passagere.html
Roland est mort de Nicolas Robin aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/79241-divers-litterature-roland-est-mort.html
Du tout au tout de Arnaud le Guilcher aux éditions Robert Laffont https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=102122&id_rubrique=338
Pas mieux de Arnaud le Guilcher aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21718-poche-pas-mieux.html
La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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