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ISBN : 1096906007
Éditeur : Editeur distribué par Harmonia Mundi (03/02/2017)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Un CV imaginaire, une fausse identité, et un crâne rasé. Steak Machine est le récit d'une infiltration totale de quarante jours dans un abattoir industriel en Bretagne. Geoffrey Le Guilcher a partagé le quotidien des ouvriers : les giclées de sang dans les yeux, les doigts qui se bloquent et les défonces nocturnes. Un univers où, selon un collègue de l'abattoir, "si tu te drogues pas, tu tiens pas". L'usine ciblée par le journaliste abat deux millions d'animaux par ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Kawane
  12 juin 2017
Un journaliste réussi à se "fondre dans la masse" pour s'infiltrer incognito dans un abattoir industriel en Bretagne et va se faire embaucher pour mener son enquête. le travail est pénible et la cadence infernale. Pour les hommes, pour tenir il y a l'alcool et autres addictions....Tous les anciens souffrent de nombreux maux que la médecine du travail rechigne à déclarer en maladie professionnelle..là où la souffrance au travail et la souffrance animale de ce milieu professionnel sont au cœur de l'actualité.
Un témoignage un peu 'sanguinolant"..bien écrit on humerait presque les odeurs !! une enquête qui "colle à la réalité et qui nous plonge dans un univers un peu secret......qui face à la question cruciale du "consommer de la viande ou pas" et la cause animale bien entendu, nous interpelle avec intelligence.
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RedIzaBzh
  02 juin 2017
Au début, je pensais que ce livre témoignerait surtout du calvaire des animaux, mais c'est principalement un récit sur les humains qui travaillent dans ces abattoirs.
Et autant les animaux sont maltraités, autant les humains le sont eux aussi ! Il ne fallait pas s'attendre à des miracles non plus... Chaleur intenable, douleurs causées par le travail (non reconnues), drogue et alcoolisme pour faire face à tout ça, la liste est longue. Ces employés ne vivent pas, ils survivent. J'ai fait lire ce livre à quelqu'un qui a travaillé en usine, il m'a confirmé que ça lui a rappelé beaucoup de souvenirs.
La tuerie, l'endroit où l'on tue les animaux, est cachée non seulement du public, mais du reste du personnel. Les vidéos de L214 ont eu un impact public retentissant, donc on se méfie ! On parle un peu des animaux, mais très peu, l'auteur n'ayant eu que peu d'accès à cet endroit.
Je crois que ce livre est très important dans le sens où les personnes qui ne sont pas touchées par la souffrance des animaux (ou qui choisissent de l'ignorer) seront peut-être plus touchées par la souffrance des humains ?...
Juste pour préciser, je serai à la marche pour la fermeture des abattoirs le 17 juin prochain à Paris.
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ivre_de_livres
  25 juillet 2017
Comme beaucoup d'entre nous, Geoffrey le Guilcher a été élevé autour de repas omnivores. Alors, quand il reçoit un matin un texto de son éditrice lui demandant s'il serait capable de se faire embaucher dans un abattoir, les premiers doutes s'installent…
Le « paradoxe de la viande » ou la dissonance cognitive
La dissonance cognitive est l'incompatibilité engendrée par deux croyances opposées. D'un côté « j'aime la viande » mais de l'autre « je ne veux pas faire souffrir un animal ». La réaction de l'auteur dès la première page en est alors le parfait exemple :
"Je suis un « viandard ». Je vis près du métro La Chapelle, à Paris, où l'indien, le grec (en réalité turc), le japonais (en réalité chinois), le marocain et l'italien (en réalité français) devancent mes attentes de carnivore. Pourquoi irais-je tout gâcher en allant enquêter dans une boucherie géante ?"
Et cela, les entreprises du secteur agroalimentaire spécialisées dans l'abattage des animaux et la transformation des viandes l'ont bien compris. Pour continuer à vendre, il faut matraquer l'audience à grand renfort de publicités montrant des animaux heureux. Cacher la vérité, par tous les moyens.
Lors de son infiltration de plus d'un mois au coeur de l'abattoir, Geoffrey le Guilcher en sera témoin plusieurs fois. Au niveau de la tuerie (l'endroit où les bêtes sont étourdies et que leurs gorges sont tranchées) un mur a été érigé. La raison ? Empêcher les visiteurs de voler des images avec leurs téléphones. Images qui pourraient leur porter préjudice, l'abattage ne se faisant pas toujours dans les règles.
Depuis les vidéos tournées clandestinement dans les abattoirs français et rendues publiques par l'association L214, un vent de panique souffle dans les abattoirs et il est encore plus difficile d'y avoir accès. Armé d'une nouvelle apparence, d'une fausse identité et d'un CV imaginaire, notre journaliste – coaché par l'un des fondateurs de L214 (persona non grata dont la photo est placardée dans tous les abattoirs) – arrivera cependant à y être embauché.
Travail à la chaîne pour les « damnés de la viande »
C'est ainsi que notre journaliste les appelle. Car Steak Machine leur est dédié, à ces travailleurs cachés des abattoirs. Victimes au même titre que les animaux, ils sont nombreux à vouloir y être embauchés au péril de leur santé. Et cela peut se comprendre : places disponibles, salaires acceptables, nombreux avantages… Les abattoirs ont d'ailleurs toujours accueilli les vagues d'immigration qui ont touché la France au fil des années.
Steak Machine offre une réflexion sur un système et ses limites. Une enquête qui fait froid dans le dos et met en perspective nos habitudes de consommation sans mettre tout à fait de côté ces personnes qui, grâce à cela, réussissent à vivre et faire vivre leurs proches. C'est d'ailleurs la pierre angulaire de ce livre. Geoffrey le Guilcher nous dresse des portraits touchants de ses collègues, décrit les moments sincères partagés avec ceux à qui il a été obligé de cacher son identité et ses réelles motivations.
Lien : http://ivredelivres.com/stea..
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PerleDulac
  09 juillet 2017
Les nombreuses vidéos diffusées ces derniers mois par l'association L214 ont permis aux citoyens et consommateurs que nous sommes de découvrir les terribles conditions d'abattage des animaux conduits à l'abattoir, et les actes cruels commis par certains ouvriers chargés de leur abattage.
Le livre de Geoffrey le Guilcher a le mérite de montrer la souffrance des ouvriers de ces abattoirs, de pointer les terribles conditions de travail et la pénibilité imposée par les cadences infernales. Il pointe également le peu de respect de l'ouvrier par la hiérarchie, plus inquiète de la rentabilité de l'usine que du bien-être de ses salariés et des animaux.
Lorsque l'on achète notre viande quotidienne, nous contribuons à ce système basé sur la souffrance animale et sur l'exploitation humaine.
Est ce que cela en vaut vraiment la peine?
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hyggi
  03 juillet 2017
Voilà un moment que je voyais circuler ce petit livre. Soucieuse du bien-être animal, j'ai sauté le pas sans d'attentes particulières. Il s'avère que j'ai été déçu. Geoffrey le Guilcher, journaliste indépendant, s'immisce dans un abattoir et nous livre la dure réalité du travail pénible des ouvriers. Mais si la souffrance animale et la torture affligée ne sont relégués qu'au second plan, c'est avant tout pour dénoncer le calvaire de ces hommes et (quelques) femmes. Il y dénonce les maladies engendrées, les recours à la drogue pour tenir, les dépressions, la pression. Bref, un plaidoyer pour l'humain et non pour l'animal à mon grand regret. En soit ce n'est pas inintéressant mais personnellement je n'ai pas accroché.
Malgré tout, Geoffrey le Guilcher a réalisé ici un très beau travail au sein de cette enquête. Je retiendrais que parmi le malheur des animaux qui sont abattus à tout va pour nourrir l'homme, que certains ouvriers souffrent beaucoup et sont coincés dans cette vie. Mais si je ne cautionne pas la cruauté animale, je ne le fais pas non plus pour les hommes.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PerleDulacPerleDulac   09 juillet 2017
De l'autre coté, la steak Machine consomme des hommes. Elle aimerait bien faire autrement mais la vérité, c'est qu'à part son robot aiguiseur à 180000 euros ou ses podiums élévateurs (et, parait-il, un robot désosseur de jambon sur la chaîne-porc), elle n'a jamais réussi à se passer d'humains en chair et en os.
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PerleDulacPerleDulac   09 juillet 2017
(...)la Steak Maichine a encore frappé. Elle fonctionne comme le hachoir à viande en Inox du boucher. Pour faire du steak haché, il faut sans cesse y introduire de la viande et la broyer. D'un côté, le monstre de métal a besoin de quantités astronomiques d'animaux, sa matière première. Bien les "traiter", c'est-à-dire bien les tuer, n'est pas un but en soi. Le but premier, c'est de vendre le plus de viande possible. Face aux vidéos de l'association L214 pouvant effrayer le consommateur, il fallait agir. Mercure a estimé qu'il était moins coûteux de cacher la souffrance que d'essayer de l'éviter. Une attitude répandue.
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julienraynaudjulienraynaud   07 février 2017
la direction a fait disparaître la souffrance animale en la dissimulant derrière un mur.
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Videos de Geoffrey Le Guilcher (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geoffrey Le Guilcher
Geoffrey Le Guilcher - Steak machine
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