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Pierre-Paul Durastanti (Traducteur)
ISBN : 2253123668
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Terremer est un nom magique, mais Terremer est d’abord un lieu magique, ensorcelé, un chapelet d’îles.
La plus étrange et la plus puissante est l’île de Roke, qui abrite l’école des sorciers.
Car, dans le monde de Terremer, la sorcellerie est une science qui se pratique selon des règles strictes.
Ursula Le Guin est revenue explorer sa création dans ces contes qui se situent avant, entre ou après les événements décrits dans Terremer, publié dans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Siabelle
  25 novembre 2016

Ursula le Guin possède une plume talentueuse et elle est également polyvalente. Dans le cycle de Terremer, on rencontre des histoires et un recueil de nouvelles. Dans le «Conte de Terremer», je suis conquise à nouveau par ses nouvelles différentes et le coeur des personnages qu'elle fait battre sous sa plume.

Dans ce recueil-ci, elle nous offre cinq nouvelles : le trouvier, Rosenoir et Diamant, Les os de la terre, Dans le Grand marais, Libellule.
Quand j'ouvre mon livre, je prends conscience que c'est des nouvelles, je ne sais donc pas à quoi m'attendre. Je crois que c'est différent, d'une nouvelle à un roman. J'avoue que je prends un plaisir à le lire. le recueil de nouvelles contient 441 pages et je confirme que je ne vois pas le temps passer.
Je constate pour vraiment apprécier la lecture, il faut suivre les livres en ordre d'Ursula le Guin. Effectivement, on retrouve les thèmes qui lui tiennent à coeur et on croise des personnages familiers. Dans les «Contes de Terremer», son écriture est riche, puissante et mélodieuse. C'est un peu comme une musique, qui murmure à ton oreille.
Au cours de ma lecture, je retiens des notions qui reviennent et je remarque évidemment : la quête, l'identité, le nom de la personne. Elle amène toujours ses personnages à s'interroger et à se dépasser dans chaque situation. Au travers de chaque récit, c'est comme si le lecteur peut faire sa propre prise de conscience.

Je me considère encore comme une débutante face au monde de la fantasy et j'avoue que lire ce recueil de nouvelles m'apporte du bonheur. C'est comme lire des contes, où on accompagne des héros qui détiennent leur magie. On voit s'ouvrir devant soi, tout un univers où on chemine soit sur la terre, soit en mer, soit en forêt ou soit en monture.
Chaque récit, on fait la connaissance d'un personnage où il nous transporte dans d'autres contrées de Terremer. Il s'y dégage toujours une atmosphère chaleureuse peu importe les défis ou les obstacles à surmonter. Ce qui retient également mon attention, c'est leur demeure, on y retrouve un foyer des fois accueillant ou hostile. On est littéralement subjuguée par l'âme des personnages, ses endroits uniques où ils font de Terremer, un monde enchanté à découvrir.

J'en viens finalement à la question : «Qu'est-ce que j'ai pensé vraiment des nouvelles ? »Je crois que je les ai aimées différemment, elles se lisent goulument, comme lorsqu'on boit un breuvage délicieux. Je peux faire un petit résumé :
- le trouvier : On voit que ça ressemble un peu : «Aux Tombeaux d'Athuan», ça se passe au début sous la terre. C'est intéressant à lire, on voit un autre aspect dans sa nouvelle. Les femmes et les sorcières prennent un peu plus de la place. «Trouvier», le titre prend tout son sens, lorsqu'on lit la nouvelle.
- Rosenoir et Diamant : Diamant est partagé entre sa voie et le désir de son père. Je suis sensible aux deux êtres qui sont liés. J'aime le côté romanesque et tendre de la nouvelle.
- Les os de la terre : On retrouve un personnage connu, qui vient aider le personnage principal. Elle aborde bien le sujet et on voit l'interaction entre l'énergie de la terre et les personnes concernées. C'est bien écrit, c'est triste à la fois émouvant.
- Dans le Grand marais : On fait la connaissance d'un personnage qui veut trouver sa voie. Elle mentionne l'accueil des étrangers et la chaleur d'un foyer. Elle aborde l‘importance du nom, et du respect qui y véhicule. C'est une de mes préférées car elle dégage quelque chose de spéciale. On ressent de la magie, il émane de la bienveillance et de la chaleur humaine. Un petit plus, pour le personnage Émer, elle m'a touchée par sa manière d'être.
- Libellule : Je crois que c'est une nouvelle que j'ai eue de la difficulté à entrer au début. Je ne sais pas pourquoi. C'est un endroit froid, où l'héroïne vit au début et elle ne sait pas qui elle est. L'importance de la quête revient et la place des femmes aussi. Et au fur à mesure qu'on lit, on se laisse imprégner des personnages et du lieu où elle s'installe. J'aime l'évolution et la mise en place des éléments. J'avoue que la finale me surprend.

Je peux alors confirmer qu'en 2016 : Ursula le Guin devient une de mes auteures préférées. C'est une auteure que je ne connaissais pas du tout. Grâce à Bernacho, mon compagnon de lecture, il m'a permis de la découvrir avec le cycle de Terremer. Ursula le Guin sait construire autant un roman qu'une nouvelle. Elle transmet à sa façon à elle, sa fine psychologie, elle fait bien passer les émotions. Dans ce recueil-ci, elle laisse la place aux femmes et aux sorcières, c'est différent, c'est un autre langage.
Pour terminer, je réfère cette écrivaine, c'est des nouvelles qui se lisent avec entrain, elle met du baume au coeur. Il n'y a pas d'horreur, ni de gore, ni d'épouvante, c'est comme des contes où on retrouve la magie, et les histoires se passent dans les contrées de Terremer. Je me rends compte que j'aime beaucoup Tenar mais Ged est également un personnage qui marque. Après tout, c'est avec lui, qu'on débute le cycle. Quel plaisir que je ressens, lorsque je le retrouve.
C'est difficile d'expliquer, ce qu'est Terremer, il suffit de lire le cycle. Lorsqu'on avance, ce qui est merveilleux, c'est qu'on peut faire des liens, avec les autres livres. Elle approche beaucoup de sujets qui peuvent toucher le lecteur.
Lorsqu'on embarque à bord de Terremer, on ne sait jamais sur quel rivage, on va atterrir. Qu'est-ce qu'on va affronter contre climat, qui va être nos alliés et c'est quel ennemi qu'on va avoir sur notre route.

Je ne sais pas, si j'aurais lu par moi-même le cycle de Terremer. J'avoue à deux, c'est beaucoup mieux. Je te remercie Bernacho, c'est une belle découverte pour moi Ursula le Guin. À chaque nouvelle, elle nous donne une qualité dans son écriture, elle sait nous faire rêver, n'est-ce pas là le rôle avant tout d'une écrivaine ? Sur cette dernière citation, je vous laisse, est-ce que vous y croyez au pouvoir de la magie et des pensées ? Alors, allez voguer aussi, sur la belle critique écrite à la manière de Bernacho.
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Bernacho
  25 novembre 2016
Pas une suite mais un contrepoint, voilà comment je perçois ces nouvelles, tome 5 dans l'ordre de parution de Terremer. La première nous ramène tout en arrière à la fondation de l'école de Roke, tandis que la dernière, située après la fin de Tehanu, hisse la voile pour le dernier tome, qui sera le Vent d'Ailleurs.
J'y ai vu un approfondissement des thèmes de Terremer : les rapports entre pouvoir, magie et responsabilité, le rôle et les dangers de la tradition, la nature des dragons et des humains, la magie des mages et celles des puissances anciennes. Et d'où viennent les noms que reçoivent les humains ? Que sont le bosquet sacré et le tertre de Roke ? Centrale y est la question de la condition féminine dans Terremer, notamment vis à vis de la magie, et j'ai l'impression que l'auteure nous prépare un grand retour de yin pour clôturer son cycle.
Et tout cela en nous racontant des histoires prenantes (le plus souvent), toujours humaines et sensibles, où l'on croise des lieux et des personnages bien connus (dont mon préféré, Ogion le taciturne). Des histoires autonomes mais comportant des correspondances multiples, des renvois - entre elles, et avec le reste du cycle, lui apportant un rythme et des harmoniques qui font résonner tout Terremer d'une mélodie profonde. L'impression de retourner dans un endroit aimé pour découvrir qu'il est devenu plus réel, qu'il me parle plus qu'avant.
Car comme dans Terremer, comme dans tous les contes réussis, c'est de la réalité dont il est question.
Enfin, suprême plaisir, l'annexe nous gratifie enfin, en résumé, de tous ces chants dont on entendait les échos depuis le début du cycle : Segoy, Elfaranne et Morred, Erreth-Akbe...
Pour terminer, si je vous dis que, dans ce livre, les plus grands magiciens de Terremer n'hésitent pas à cajoler leurs poules, ou à s'adresser à un âne ou une génisse pour demander leur chemin, vous serez convaincu.e, j'espère, que Mme le Guin parle volontiers aux oies sauvages qui se posent dans son jardin en Oregon.
- Alors mon p'tit Bernacho, tu ne regrettes plus que j'ai continué mon cycle ?
- Oh non madame, au contraire ! Mais je dois repartir vite. J'ai hâte de lire la critique de Siabelle. J'ai lu ce livre avec elle.
- Oui, tu fais bien de partir. Tu fais peur à Pard. Il est allé se cacher.
- Ah oui, au fait. A propos de Pard...
- Quoi donc ?
- Mais vous l'avez fait castrer ! C'est pas une manière de traiter un animal !!!
- Si tu n'es pas content, Bernacho, tu peux aller lire Gor.
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Crazynath
  13 novembre 2017
Avec les contes de Terremer, Ursula le Guin signe là le quatrième volet de cette saga de fantasy qui en compte cinq.
Cette fois-ci, c'est sous la forme d'un recueil de nouvelles, (cinq pour être plus précise) que dame Ursula nous emmène à nouveau dans ce fabuleux archipel de Terremer.
J'avoue que le format « nouvelles « est loin d'être mon genre littéraire préféré, mais comme je voulais retourner dans ce monde, je ne me suis pas trop faite prier.
Une fois de plus, j'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la plume magique de dame Ursula. Elle a l'art et la manière de raconter ses histoires avec cette pointe de poésie qui lui est propre. Et je ne parle même pas de ses descriptions, toujours aussi imagées.
Dans « le trouvier «, elle nous raconte l'histoire de Loutre, qui est une des principales personnes ayant contribué à l'élaboration et la construction de l'école des sorciers de Roke. C'est la nouvelle la plus longue, puisqu'elle comporte 150 pages environ.
« Rosenoire et Diamant » est une jolie petite nouvelle qui relate l'histoire d'amour de deux jeunes gens possédant tous les deux des « talents bien particuliers « .
« Les os de la terre » permettent de découvrir Dulse, un sorcier possédant un talent bien particulier. La fin de l'histoire permet de faire le lien avec des personnages déjà rencontrés dans les autres tomes de cette saga.
Ce sont les deux dernières nouvelles ( « Dans le grand Marais et « Libellule ») qui m'ont le plus interpellée et que j'ai aussi le plus apprécié. En effet, mon cher Ged réapparait ainsi que d'autres personnages eux aussi déjà croisés dans les livres précédents. Apres avoir lu l'histoire de Libellule, qui est la suite de Tehanu, je n'ai maintenant plus qu'une seule hâte : lire le dernier tome, ce qui ne saurait tarder.
Challenge Poul Anderson / Ursula le Guin
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Thyuig
  25 février 2012
L'avant-propos signé Ursula le Guin elle-même permet de faire un peu le tri parmi les différentes publications liées au monde Terremer. L'auteur explique ce besoin après les quatre premiers livres (les trois premiers sont regroupés dans Terremer, le quatrième étant Tehanu) de signifier autre chose dans ce monde, d'en raconter les précipices et les monts restés encore secrets. Elle écrit notament : "sept ou huit ans après la parution de tehanu, on m'a priée d'écrire un texte dans l'univers de terremer. Un coup d'oeil sur la contrée a suffi à me montrer qu'il s'y était passé des choses pendant que je regardais ailleurs".
Là est la force de le Guin, effectivement, son monde est bien vivant, il capte sans mal la même essence de réalité que le notre. Faut dire que tous ces personnages, Ged et Tenar d'une part, mais Tehanu ou Diamant et d'autres encore, tous ces personnages donnent tellement de matière que leur réalité ne fait aucun doute.
A ce propos, elle ajoute : "construire ou reconstruire un monde qui n'a jamais existé, une histoire totalement fictive, exige un type d'étude quelque peu différent [aux historiens], mais l'envie et les techniques sont les mêmes. On examine ce qui se passe, on essaie de voir pourquoi ça se passe, on écoute ce que les gens disent, on observe ce qu'ils font, on y réfléchit longuement, et on essaie de la relater en toute honnêteté, de telle sorte que le récit pèse et fait sens."
C'est si facile ! Vous écoutez, recueillez les dires et les couleurs, et retranscrivez le tout, et hop, le livre nait ! Oui mais si toutes les naissances se valent, on sait bien que les individus évoluent différemment, indépendament et surtout se réalisent conplétement à maturité. Ursula le Guin est un écrivain mature, son monde l'est aussi et chacune des histoires qu'elle propose dans ces "Contes de Terremer" recelle une secrète pépite. "Le Trouvier" raconte l'origine de Roke en un récit emprunt d'aventure magique, sa nécessité est portée par la mise en situation des rapports complexes qui lient les femmes et hommes de magie sur Terremer (encore une fois Ursula le Guin se pose en fémisniste convaincue, et elle convainct sans mal). C'est à la fois exalté et totalement indipensable pour qui veut comprendre la complexité des forces qui agitent Roke. "Les os de la Terre" est un conte et se lit comme tel : une histoire magique propice à méditer. "Rosenoire et Diamant" surprend au début par sa legéreté, c'est la nouvelle sans doute la plus faible du recueil. Enfin "Dans le grand Marais" et "Libellule" jalonnent Terremer de leurs significations, ces deux nouvelles recellent tout le talent de le Guin, ses facultés à mettre en abîme, on dirait abimer qu'on serait tout aussi proche de la vérité. La folie qu'engendre le pouvoir (ici célébré par la magie) est décortiquée par Le Guin avec maestria, elle précipite ses personnages dans le tourbillon de son monde à elle. Essentiel !
Je finis là par une autre citation tirée de l'avant-propos : " la Fantasy marchande ne prend pas de risque et n'invente rien : elle imite, elle vulgarise. elle recycle les vieux thèmes pour les dépouiller de leur densité intellectuelle et éthique, et pour changer leurs intrigues en violence, leurs acteurs en marionnettes, leurs vérités premières en platitudes. Les héros brandissent leur épée, leur laser, leur baguette magique, aussi mécaniques que des moissonneuses-batteuses : la récolte n'a d'objet que le profit".
Inutile de vous dire que vous ne risquez pas de croiser Ursula le Guin en ce terrain-là, elle a choisi la liberté depuis longtemps.
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Radicale
  19 décembre 2014
J'ai adoré la préface dans laquelle l'auteure explique qu'elle est revenue voir en Terremer ce qui s'était passé en son absence et qu'elle a été, en quelque sorte, dépassée par sa création. Les cinq contes possèdent chacun une atmosphère propre, puisqu'ils ont lieu à des périodes très éloignées ; ils vont ainsi s'arrêter sur des sujets variés (la magie, la création de l'école de Roke, une histoire d'amour...) à des échelles très différentes (des récits très personnels, ou de grandes sagas qui changeront le cours de l'Histoire de Terremer). J'y ai à nouveau retrouvé cette pointe de féminisme que j'ai ressenti dans Tehanu, et la magie opère toujours.
Lien : http://chezradicale.canalblo..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   24 novembre 2016
Au bout d'un moment, il reprit la parole en cherchant ses mots :
- La terre. Les pierres... C'est une magie sale. Ancienne. Très ancienne. Aussi vieille que l'île de Gont.
- Les Puissances Anciennes ? murmura Ogion.
- Je n'en sais trop rien, dit Heleth.
- Est-ce que cette magie contrôlera la terre elle-même ?
- Je crois plutôt qu'elle essaiera de s'en faire bien voir. À l'intérieur. (Le vieil homme enterrait le trognon de pomme et les plus gros éclats de coquille d'oeuf sous une fille couche d'humus, qu'il tapota avec soin. ) Je connais les mots, certes, mais je vais devoir apprendre quoi faire à mesure. C'est ça le hic avec les gros sorts, hein ? On découvre ce qu'on doit faire à mesure. Aucune occasion de s'entraîner. (Il leva les yeux) Ah ! Là ! Tu as senti ?
Ogion secoua la tête.
- Elle s'étire dit Heleth. (Il continuait de tapoter la terre, avec gentillesse, avec douceur, comme il aurait rassuré une vache apeurée.) Ça ne tardera plus, maintenant, je pense. Tu peux maintenir ouvertes les Portes, mon cher ?
(Les os de la terre)
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SiabelleSiabelle   23 novembre 2016
- Oh ! Vous êtes conteur ? Oh ! Mais pourquoi ne l'avoir pas dit plus tôt ? C'est ce que vous êtes, alors ? Je me posais la question, vu qu'en hiver, traîner sur les routes... Non, avec ce cheval, je vous prenais pour un marchand. (Epervier) Vous pouvez me dire une histoire ? Vous feriez mon bonheur, et plus elle sera longue, mieux ce sera ! Mais, buvez d'abord votre soupe, laissez moi m'asseoir pour l'entendre...
- Je ne suis pas vraiment conteur, maîtresse dit-il avec un sourire aimable, mais j'ai une histoire à vous raconter.
(Nouvelle : Dans le grand marais)
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SiabelleSiabelle   21 novembre 2016
Elle ne voyait jamais pourquoi une chose ou l'autre serait impossible. Un autre motif de l'aimer, pour Diamant.
- J'ai toujours pensé qu'elles se ressemblent, la magie et la musique. Les sorts, les mélodies, il faut surtout le restituer à l'identique.
- L'exercice, dit Rose avec une certaine aigreur. Je sais.
(Nouvelle : Rosenoir et Diamant)
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SiabelleSiabelle   16 novembre 2016
La loutre de notre vallon,
Elle savait prendre tous les aspects,
Et pour sûr tout ensorceler,
Et parler l'homme et le dragon.
Ainsi va l'eau s'en va au loin, au loin,
Ainsi va l'eau s'en va au loin.
(Nouvelle : Trouver)
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SiabelleSiabelle   23 novembre 2016
- Oui et souvent. Ne voir que des garçons et des hommes jour après jour, dans la Grande Maison et sur tout le domaine de l'école, savoir qu'un sort interdit aux femmes de la ville d'approcher des champs qui entourent le Tertre de Roke... Une fois par décennie, on admet une dame dans la cour extérieure pour une brève visite... Pourquoi ? Les femmes seraient-elles incapables d'apprendre ? Les maîtres en ont-ils peur, ont-ils peur qu'elles ne les corrompent, redoutent-ils que les admettre ne finisse par changer la règle à laquelle ils adhèrent... la pureté de cette règle... ?
- Les femmes peuvent être aussi chastes que les hommes, dit Libellule.
Elle avait conscience de se montrer brutale et directe là où il usait de subtilité et de délicatesse, mais elle ne connaissait aucun autre mode d'expression.
(Nouvelle : Libellule)
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Videos de Ursula Le Guin (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ursula Le Guin
SORTIE LE 16 JUIN 2014
Sur une nouvelle planète, il n'y a pas de sentiers battus ; il n'y a place que pour les prouesses, la solitude, les découvertes et l'inconnu. Quel est le lien entre une explosion, un exploit, l'exploration d'un monde nouveau et son exploitation ?
Influencé par Jack Vance, Ursula K. le Guin, Robert Silverberg ou encore John Varley, Alfred Boudry nous livre un roman hommage à l'âge d'or de la science-fiction où l'espace est une invitation à l'introspection.
Exploration Totale nous emmène dans les tréfonds du temps et de notre univers... qu'il soit extérieur ou intérieur.
« Celui qui entre ici ne peut rebrousser chemin pas plus qu'aller de l'avant. Cloué sur place, il est envoûté, trop grand pour l'immensité, trop petit pour le grain de sable qui a sa place dans l'univers... » (B. Traven, le Vaisseau des Morts)
© lepeupledemu.fr
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