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EAN : 9782744143779
327 pages
Éditeur : France loisirs (30/11/-1)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 398 notes)
Résumé :
Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n'y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l'un ou l'autre sexe.

Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle.

L'Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  24 janvier 2018
ADIEU, MADAME.
Ces quelques mots ne sont en rien une énième critique de ce texte absolument merveilleux qu'est La Main gauche de la nuit - peut-être l'un des plus beaux, esthétiquement, philosophiquement et humainement, que la Science-Fiction a jamais présenté au monde.
Non.
Ces quelques mots sont un petit, tout petit hommage à cette grande, cette immense Dame des Lettres que fut Madame Ursula K. Le Guin, dont on apprend, ce jour, l'envol définitif vers ces mondes si lointains, si proches qui furent les siens quatre-vingt huit années durant.
Aujourd'hui, l'Ekumen est en deuil.
Aujourd'hui, les jeunes apprentis sorciers de l'île de Roke sont orphelins.
Aujourd'hui, Lavinia pleure.
Aujourd'hui, Les Dépossédés le sont encore un peu plus.
Aujourd'hui, c'est bien sûr le monde de la SF et de la Fantasy - dans ce qu'ils ont de plus élevé - qui sont frappés de chagrin, mais c'est le monde tout entier qui est un peu moins beau, depuis lundi dernier (les nouvelles ne vont pas toujours si vite qu'une communication par "ansible"...).
Je vous ai découvert très tardivement, Madame le Guin. Il y a seulement deux petites années, pour être honnête. Et avec ce roman, précisément. Qui ne m'a jamais réellement lâché depuis, même si j'écume le reste de votre oeuvre avec frénésie, admiration et passion. Vos livres d'une poésie tellement douce, immédiate, profonde, délicate. Qui, depuis, m'émerveille un peu plus à chaque nouvelle lecture, à chaque creusement : vos sillons sont profonds.
Dans ce roman, il est question d'un monde où les rapports entre les sexes ne posent enfin plus les éternels problèmes que notre petite planète connait depuis sa création puisque les êtres qui vivent dans votre planète imaginaire sont asexués, la plupart du temps. de cette androgynie quasi parfaite - il faut bien que, de temps à autres, ces terriens-là, sur cette planète "Hiver", se reproduisent un peu, alors vous avez trouvé une astuce aussi ingénieuse qu'éthiquement riche -, vous nous offrez rien moins qu'un sublime hommage à la vie, un hymne universel à l'amitié, à la tendresse et à l'amour. Sans l'encombrement douloureux des hormones...
Par cette androgynie universelle, vous montrez, et avec quel talent, comme l'humanité - NOTRE humanité - est riche de bien autre chose que de leur seule dialectique sexuelle et autre "genrisation" des temps. Vous rappelez aussi que ce qui est beau en soi, ce n'est pas l'hétérosexualité balourde, l'homosexualité joyeuse, la "trans-genralité" difficile ou que sais-je encore ? Non ! Vous nous rappeliez que ce qui est beau, fondamentalement beau, c'est l'amour, fondateur et agissant, que deux êtres, quels qu'ils soient, de quelque univers culturel, social, sexuel puissent-ils venir, peuvent se porter, s'apporter, l'un à l'autre.
Vous ne le saviez que trop bien vous même que tolérance, dignité, amour, reconnaissance de l'altérité sont les vertus cardinales sur lesquelles une société tolérante, fraternelle et aimante devrait s'appuyer, vous qui étiez la digne fille de deux grands ethnologues ayant été parmi les premiers à vivre parmi ce peuple déraciné, "génocidé", quasi effacé des mémoires (à commencer par la leur propre) que sont les amérindiens, et à tâcher de leur rendre leur vraie place dans ce monde triomphant des colonisateurs américains blancs. Vous qui fûtes aussi une grande féministe, mais de ces femmes qui considèrent que ce qui est une lutte, superbe et juste, n'a cependant rien à voir avec une guerre. Vous aimiez trop l'AUTRE pour vous abaisser à la guerre.
On retrouve un peu de ces thèmes-là, et bien d'autres encore, dans La Main gauche de la nuit, mais aussi dans le Dit d'Aka, dans cet autre aussi, au titre si pur et émouvant qu'est "Le nom du monde est forêt".
Il y aurait aussi tant à dire de ce cycle étonnant de Terremer dans lequel, assez éloignée d'un Tolkien, vous avez concentré votre pensée sur ce thème qui traverse toute votre oeuvre, au fond : Qu'est-ce que l'humanité, qu'est-ce qui fait de nous tous, avec nos différences, nos qualités et nos défauts, des Êtres Humains ?
À cause de tout cela, et mille autres pensées, propositions, recherches, comme d'avoir tant œuvré, et avec quel sagacité, quelle verve, quel enthousiasme, pour que ces genres supposés mineurs de la "SF-F-F" (Science Fiction - Fantastique - Fantasy, en bon français...) trouvent enfin la place qu'ils méritent dans ce monde foisonnant mais souvent jaloux de ses prérogatives et de son antériorité qu'est l'univers de la Littérature (avec un grand "L"), à cause de tout cela, disais-je, nous sommes nombreux sur cette petite boule bleue à vous pleurer, à vous estimer toujours, à vous regretter déjà un peu...
Fort heureusement, vous nous avez offert vos livres en partage et c'est rétrospectivement plein d'une sincère émotion que je me permets de recopier ces quelques mots tirés de ce pur petit chef d'oeuvre de grâce et d'intelligence, cette fameuse "Main gauche" dont j'ai eu l'envie de lire un extrait, maladroitement parce qu'à haute voix, devant un parterre d'amoureux des mots et des livres, à l'occasion de cette belle rencontre d'un soir que fut cette nuit de la lecture, samedi soir dernier.
Voici :
«Le jour est la main gauche de la nuit,
et la nuit la main gauche du jour.
Deux font un, la vie et la mort
enlacés comme des amants en kemma,
comme deux mains jointes,
comme la fin et le moyen.»
Au revoir, Madame Le Guin,
Vous nous manquez déjà...
Mais à tout bientôt de vous lire.
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lyoko
  08 août 2018
Un roman créé comme un entonnoir… qui nous laisse beaucoup de liberté en début de lecture pour finir par ne plus nous en laisser aucune ( et oui au bout d'un certains nombre de pages il devient addictif).
C'est d'ailleurs le même principe dans l'évolution des deux personnages principaux. Qui apprennent à se connaître et a s'apprécier au fils des pages
J'ai particulièrement apprécié ce roman , qui nous explique en détails la planète Nivôse, ses us et coutumes, les particularités de ses habitants, sa géographie, son histoire , sa politique. Ainsi que la visite d'un être humains sur cette étrange planète venant proposer des échanges commerciaux.
L'écriture d'Ursula le Guin est fluide agréable et détaillées, sans avoir cet aspect de lourdeur dans les descriptions. C'est avec aisance qu'elle montre la société et l'amitié entre deux êtres…. et en fait elle nous embarque tout simplement dans son monde imaginaire si bien imaginé.

Un énorme roman de SF, qui vaut le détour et que je pourrais même considérer comme un incontournable
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Foxfire
  05 mai 2017
Voilà, j'ai enfin lu un livre d'Ursula le Guin. Et quel livre ! "La main gauche de la nuit" est un superbe planet-opera, un roman riche, à la fois exigeant et agréable à lire.
Ce qui m'a le plus frappée, c'est la peinture de la planète Gethen. Finesse, subtilité, profondeur sont les maîtres mots de cette découverte. L'auteure créé un univers très cohérent et très riche. On découvre tous les aspects de cette planète ; sa géographie, sa politique, ses moeurs... Tout ça est très fluide et les longues descriptions ne sont jamais pesantes. La peinture est saisissante. de plus, l'originalité de certains aspects, tout particulièrement l'indifférenciation sexuelle des habitants de Gethen, apporte un intérêt supplémentaire au roman.
L'auteure prend son temps pour raconter son histoire. Et ce rythme tranquille, parfois contemplatif, participe à l'immersion du lecteur et rend la lecture encore plus agréable.
La qualité de l'aspect "sociologique" du roman n'est jamais développé au détriment des personnages. Le Guin met ses 2 personnages principaux et l'évolution de leurs relations au centre de son récit. Et l'émotion est au rendez-vous, et ceci en un beau crescendo. Si au début du récit, il y a une certaine distante entre les personnages et le lecteur, cette distance s'amenuise au fur et à mesure du récit pour culminer dans un dénouement d'une charge émotionnelle rare et belle.
L'aventure est aussi au rendez-vous. L'épopée des 2 héros à travers des glaciers hostiles est très prenante. L'auteure y insuffle un souffle épique à partir de petits riens, sans grands effets. Et c'est là, lors de ce terrible périple, que les dernières barrières qui pouvaient demeurer entre les personnages et le lecteur tombent.
J'ai été totalement séduite par la belle écriture de le Guin ainsi que par l'humanisme qui se dégage de son récit.
Challenge Multi-défis 2017 - 22 (item 40 : un livre dont le titre comporte un terme du champ lexical anatomique)
Challenge Atout-prix 2017 - 4 (Prix Hugo 1970 - Prix Nebula 1969)
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Bernacho
  17 janvier 2017
D'abord il y a ce titre. Avec un titre pareil, si un livre était bâti sur du creux, n'était pas stimulant, était anodin, on serait en droit de le jeter, non ?
C'est l'histoire d'une rencontre. Rencontre entre deux êtres, entre un être et un monde, entre un monde et son envoyé des étoiles. Mais les transformations apportées par l'envoyé ne sont possibles que parce qu'il est d'abord transformé par le monde où il se trouve. L'acceptation de l'un se fait seulement après l'acceptation de l'autre. L'apprentissage de l'Autre, un thème plus que récurrent dans les romans d'Ursula le Guin. La voie de l'Ekumen, c'est l'antithèse du colonialisme, du tourisme, de l'exploitation ou même du commerce, en n'essayant pas de convaincre afin de mieux convaincre, en se laissant convaincre, en accordant toute autonomie à l'autre, en faisant confiance au déroulement non forcé des événements et à la chance.
J'avais envie de parler de ce que j'ai cru voir d'influence du taoïsme philosophique dans ce livre, de la politique de l'Ekumen à la mentalité géthenienne, en passant par le Handdara, mais ... nusuth ! (et puis comme ça je suis sûr de ne pas écrire de bêtise)
La planète Géthen, Hiver, couverte de glaciers, est certainement le personnage principal du roman (qui est pourtant aussi une histoire d'amour impossible, mais atypique au possible), à travers ses paysages, ses villes, son peuple, et ce qu'elle dit de l'humanité. En présentant différents modes d'organisation politique, plusieurs écoles mystiques, plusieurs mentalités, l'auteure évite le piège de la carte postale. Je trouve qu'elle dégage un portrait convaincant et touchant des géthéniens, dans leur homogénéité et dans leur diversité. Elle explore également l'éthique du pouvoir et présente, avec le Karhide et l'Orgoreyn, deux modes d'organisation politique opposés qui semblent atteindre chacun l'objectif annoncé par l'autre ! (Vivement la lecture des Dépossédés : c'est le prochain sur ma liste).
La Main gauche de la Nuit présente une exploration de l'influence des rôles sexuels, très réussie autant que casse-cou au départ (et à une époque où les études sur le genre ne devaient pas être légions), en les supprimant purement et simplement, et en en intégrant les conséquences pleinement dans l'histoire (la science-fiction dans toute sa splendeur). Alors, en l'absence de rôle sexuel, nous n'aurions pas de guerre, vraiment ? Moins de relations dominant/dominé ? Nous n'aurons pas de réponse à cette question. Car, et j'en suis reconnaissant à Ursula le Guin, tant j'apprécie cette démarche, j'ai vraiment eu l'impression qu'elle respectait mon autonomie en tant que lecteur. Un peu comme l'envoyé de l'Ekumen sur Géthen... Je me rends compte que c'est une qualité rare chez un auteur.
Court, écrit à deux voix, le roman est dense, très dense en réflexions, en descriptions, en mythes, en émotions, en épreuves, en événements, une lecture qui incite à la lenteur, qui culmine avec l'extraordinaire traversée du Gobrin, à la fois intérieure et extérieure. Je pense qu'il mérite bien son statut de classique (mais l'a-t-il, en fait ?).
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LePamplemousse
  08 juin 2019
Mais pourquoi ai-je attendu autant d'années avant de me décider à découvrir Ursula le Guin ?
Le titre est énigmatique et poétique, à l'image du roman dans lequel on entre sans savoir de quoi sera fait le récit.
Genly est un terrien envoyé sur une lointaine planète pour transmettre un message, son interlocuteur principal sera Estraven. Ses hôtes seront-ils réceptifs ?
Inutile d'en dévoiler davantage, je ne savais rien d'autre en ouvrant le livre, et j'ai adoré me plonger dans cet univers inconnu, comme les deux protagonistes principaux le seront eux-mêmes, en se découvrant mutuellement.
Roman de science-fiction, mais aussi roman d'aventure et récit d'exploration polaire, roman d'amitié, ode à la tolérance et à l'acceptation de l'autre quel qu'il soit, un livre qui ravira les curieux et les gourmands. Curieux des autres et gourmands d'expériences diverses.
Un roman qui vous happe, avec une écriture soignée et une histoire aussi intrigante que palpitante.
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   24 janvier 2018
LA CRÉATION DU MONDE
Au commencement étaient la glace et le soleil - c'est tout. De nombreuses années passèrent puis le soleil fit fondre une grande crevasse, une crevasse sans fond dont les parois étaient garnies de figures taillées dans la glace. Goutte à goutte, ces figures de glace commencèrent à fondre, et les gouttes tombèrent dans le gouffre sans fond. L'une des figures dit : «Je saigne.» Une autre : «Je pleure.» Une troisième : «Je sue.»
Les figures de glace se hissèrent hors de l'abîme et se dressèrent sur le glacier comme des géants. Celui qui avait dit «Je saigne» étendit la main vers le soleil pour puiser dans les entrailles de l'astre des poignées d'excréments, dont il fit les collines et les vallées de la terre. Celui qui avait dit «Je pleure» souffla sur la glace pour la faire fondre et former ainsi les mers et les rivières. Celui qui avait dit «Je sue» brassa un mélange de terre et d'eau pour en faire les arbres, les plantes, les herbes, les graines des champs, les animaux et les hommes. Les plantes poussèrent dans le sol, les bêtes coururent sur la terre ou nagèrent dans la mer, mais les hommes ne s'éveillaient pas. Ils étaient trente-neuf. Ils dormaient sur la glace, sans remuer.
Alors les trois figures de glace s'assirent, genoux repliés, et se laissèrent fondre au soleil. En fondant, elles donnèrent du lait, et le lait coula dans la bouche des hommes endormis, et les hommes s'éveillèrent. Seuls boivent ce lait les enfants des hommes, et sans lui ils ne peuvent s'éveiller à la vie.
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MladoriaMladoria   10 février 2015
Je n'ai aucune raison de haïr ce pays. Et d'abord comment peut-on haïr ou aimer un pays ?[...] Moi j'en suis foncièrement incapable. Je connais des hommes, des villes, des fermes, des collines et des rivières et des rochers, je sais comment les rayons du soleil couchant éclairent à l'automne les mottes d'un certain champ labouré au flanc d'une colline. Que vient faire une frontière dans tout cela ? Ca ne rime à rien. Vérité en deçà, erreur au-delà - voilà que je cite vos grands hommes ! Pour aimer son pays, faut-il haïr les autres ? Si oui, le patriotisme n'est pas une bonne chose. Si ce n'est qu'une forme d'amour-propre, alors c'est une bonne chose, mais dont il faut éviter de faire profession, ou de faire parade comme d'une vertu. J'aime les collines du Domaine d'Estre parce que j'aime la vie, mais c'est un amour d'une nature telle qu'il ne saurait se changer en haine au-delà d'une certaine ligne de démarcation. A part cela, j'espère pourvoir me vanter d'être ignorant.
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SiabelleSiabelle   10 juillet 2017
On ne m'avait pas donné de fusil mais il m'en tomba un sous la main tandis que je rôdais du côté des cuisines pour essayer d'obtenir quelque chose à manger. Le fusil du cuisinier était accroché à un clou derrière son grand four de boulanger. L'ayant subtilisé, je m'aperçus qu'il n'avait pas de dispositif mortel; peut-être aucun des gardiens n'avait-il d'arme meurtrière. Pourquoi tuer lorsque la faim, le froid et le désespoir s'en chargent si bien ?
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lutiniellelutinielle   31 octobre 2013
Il parlait beaucoup aussi de la Vérité, qu'il se vantait de "mettre au jour en grattant le vernis de la civilisation".

C'est là une métaphore tenace, universelle et spécieuse, ce vernis (ou couche de peinture, ou pliofilm, ou tout ce que vous voudrez) cachant la noble réalité qu'il recouvre. Cela peut contenir une douzaine de sophismes à la fois. L'un des plus dangereux, c'est l'idée que la civilisation, étant artificielle, n'est pas naturelle, qu'elle est à l'opposé des vertus primitives... Naturellement il n'y a pas de vernis, mais un processus de maturation dans lequel ce qui est primitif et ce qui est civilisé sont des étapes du même développement. Si l'on veut que quelque chose soit l'opposé de la civilisation, ce sera la guerre. Civilisation et guerre s'excluent mutuellement. (p 122)
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BernachoBernacho   10 janvier 2017
L'inconnu, le non prédit, le non prouvé, voilà sur quoi se base la vie. L'ignorance est le terrain de la pensée. L'absence de preuve est le terrain de l'action. Si l'on prouvait qu'il n'y a pas de Dieu il n'y aurait pas de religion. Pas de Handdara, pas de Yomesh, pas de dieux du foyer. Mais aussi, si l'on prouvait qu'il y a un Dieu, il n'y aurait pas de religion... Dis-moi, Genry, qu'est-ce qui est su ? Qu'est-ce qui est sûr, prédictible, inévitable - l'unique chose certaine que tu sais à propos de ton futur, et du mien ?
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