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ISBN : 2070137082
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 30 notes)
Résumé :
«Tandis que lui avait du génie. Faites un effort! Mettez-vous cela dans le crâne! Ou sinon, mieux vaut arrêter notre entretien tout de suite. Je n'ai plus l'âge de répéter quinze fois les mêmes choses. Vous me rebattez les oreilles avec les autres chefs. Depuis une heure, vous me les citez tous comme si je ne les connaissais pas : sachez que je les connais, je les connais cent fois mieux que vous, ils ont dirigé à deux mètres de mon pupitre, je les observais de biai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  26 novembre 2013
Un automobiliste qui roule dans la nuit sous une pluie battante. Une route détrempée, des phares qui fouillent l'obscurité, l'averse qui tambourine furieusement contre les vitres…Et subitement, une tempête de musique se déverse des enceintes et vient inonder l'habitacle. Comme un contrepoint exalté, un déluge de notes vient répondre au déluge d'eau dans une chevauchée impétueuse et sauvage, le dernier mouvement de la septième symphonie de Beethoven.
C'est ainsi que ça commence, par un coup de foudre, celui que ressent le narrateur, journaliste politique, lorsqu'il entend pour la première fois l'orchestration de Carlos Kleiber (1930 – 2004) sur la célèbre musique de Beethoven.
A la puissance, à la fougue, à l'ardeur de l'instrumentation, s'ajoutent l'impression d'écouter pour la première fois cette symphonie pourtant bien connue, de réentendre la musique avec des sensations, des imprégnations, des émotions nouvelles et d'être galvanisé par la force inouïe qui anime l'ensemble musical.
« On aurait dit que le chef dirigeait avec une hache au bout du bras. Il cognait dans la musique, levait son bras, abattait son bras, cognait, cognait encore, et la musique allait son chemin et lui la faisait aller plus loin encore. Plus il tranchait dans la musique, plus elle reprenait de vigueur. »
Dès les premiers paragraphes, que l'on soit ou non mélomane, l'on sent la musique affluer à nos oreilles, nous envelopper, nous immerger dans le récit, et l'on éprouve d'emblée le désir d'en connaître davantage sur ce géant de la musique qui a su, par sa singularité et sa conception toute personnelle de l'arrangement musical, rivaliser de génie et s'élever au rang des Karajan, des Furtwängler ou même d'Erich Kleiber son père, une sommité dans l'Allemagne pronazie des années 1930 qui préféra s'exiler avec sa famille en Argentine plutôt que renier ses convictions et se soumette à l'interdit alors en vigueur de jouer certaines oeuvres jugées décadentes.
Totalement épris par la façon unique dont il ré-apprivoise la musique, le narrateur se met en quête d'anciennes fréquentations de Kleiber et rencontre un vieux violoniste autrichien ayant jadis joué sous sa direction. Désormais installé à Rome, l'octogénaire au départ peu amène accepte de parler de celui qui fut à la fois son maître et son ami.
Un long monologue s'installe, au gré duquel le vieux monsieur à la mémoire capricieuse esquisse le portrait d'un artiste complexe et exceptionnel, témoigne de la fierté mais aussi de la difficulté d'être dirigé par cet homme en quête perpétuelle de perfection, « un chef d'orchestre hors du commun, qui poussait la musique classique dans ses derniers retranchements et lui redonnait sa liberté pour ne pas dire sa férocité ». Il évoque ainsi les répétitions à la fois magiques et douloureuses, et révèle les sentiments d'impuissance, d'insatisfaction, d'écrasement qui accablent ce génie investi jusqu'à l'absolutisme par son art.
A l'histoire de Carlos Kleiber vient également se greffer la propre histoire du vieil homme qui raconte son parcours d'homosexuel et de musicien dans l'Autriche rigide des années d'Après-guerre.
En sortant du cadre étroit et conventionnel de la biographie traditionnelle pour lui préférer la construction romanesque, Bruno le Maire s'octroie à travers le personnage fictif du vieux violoniste des libertés qui lui permettent d'aborder des thèmes lui tenant à coeur : la difficulté de se construire dans l'ombre d'un grand homme, l'homosexualité, la maladie d'Alzheimer, les rapports franco-allemands, l'hégémonie de l'art sur la conscience d'un individu, le rapport entre littérature et musique…
A l'instar de Kleiber agitant vigoureusement sa baguette devant son pupitre, le récit s'anime, vit et prend forme sous la direction d'un auteur enthousiaste, qui substitue les mots aux notes pour nous faire entendre la symphonie d'une vie vouée à la musique. le style jamais didactique, épuré et direct, s'épand au long d'un phrasé nerveux qui fait jaillir les aspects de la personnalité discrète et inspirée du maestro et correspond parfaitement à sa façon passionnée et inflexible d'appréhender la musique, de la travailler sans relâche, d'aller toujours plus loin dans la recherche de l'excellence.
Le terrible conflit intérieur qui anime le chef d'orchestre devant chaque pièce musicale à diriger semble être le chemin de croix nécessaire à emprunter pour que la musique concède enfin à offrir un peu de sa quintessence, comme un arc-en-ciel vient enluminer un ciel de plomb.
Bruno le Maire a-t-il été compétent dans son ancienne fonction de ministre de l'agriculture ? Nous ne le savons pas. Par contre, pour ce qui est de semer et faire germer les mots, le Député de l'Eure se révèle plein de souplesse et de talent.
Avec cette biographie romancée alerte et élégante, il marie brillamment littérature et musique et rend un touchant hommage à ce grand chef d'orchestre tourmenté et génial.
« Musique absolue « : une belle partition musicale et littéraire…
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Lune
  01 novembre 2012
Ce livre est un O.L.N.I., un objet littéraire non identifié, si l'on veut bien me permettre cette formule. Est-ce un roman, tel qu'annoncé sur la couverture ? Oui et non ! La musique est-elle le sujet du livre ? Oui et non ! Carlos Kleiber en est-il l'objet ? Oui et non !
Ce livre est un roman si l'on considère les personnages : le premier, le journaliste qui n'a pas de nom et qui, à part l'introduction où il est « Je », n'existe qu'en creux dans le long monologue du deuxième personnage, Nikolaus, autrichien d'origine et homosexuel, ayant passé toute sa carrière en tant que violoniste dans l'orchestre de Stuttgart, aujourd'hui à la retraite et installé à Rome où il vit avec son ami de toujours, le hautboïste Dieter, alors que la maladie d'Alzheimer le gagne peu à peu.
De quoi et de qui, surtout, s'entretiennent-ils ? de Carlos Kleiber, chef d'orchestre mythique (1930 – 2004), dont on sait relativement peu de choses puisqu'il refusait toute interview et a laissé peu d'enregistrements. Pour nous le rendre plus présent, Bruno le Maire utilise la fiction en faisant de Nikolaus un témoin privilégié : il a joué sous sa baguette et est même devenu son ami et ce, jusqu'à la fin de la vie de Carlos Kleiber. Habile subterfuge qui, tout en nous révélant des faits exacts, permet de combler les lacunes d'une vie qui en quelque sorte fut romanesque. de ce point de vue, le livre est donc un roman avec un personnage central mystérieux et fascinant qui réunit tous les ingrédients du héros : une quête d'absolu dans l'interprétation de la musique, une exigence envers les autres et envers lui-même jusqu'à en devenir psychiquement atteint au point de se vouloir « superflu ».
Ce livre n'est plus un roman si l'on prend en compte toutes les digressions dont Nikolaus émaille son récit, et elles sont nombreuses. Bruno le Maire met dans sa bouche une série de considérations qui touchent beaucoup de domaines. Trop sans doute, car dans un si minuscule ouvrage, 103 pages, rien de ce qui mériterait de l'être n'est traité suffisamment. Je cite en vrac : le rejet de l'homosexualité dans les petites villes d'Autriche des années 40-50, l'horreur qu'elle inspire à la famille conduisant Nikolaus à l'exil en Allemagne, les différences de perception des événements historiques entre l'Allemagne et la France (la disparition de l'Empire austro-hongrois après la guerre de 14-18, le Traité de Versailles vécu comme une humiliation ce qui entraîna l'aveuglement des allemands – et des autrichiens après l'Anschluss – lors de la montée du nazisme – le père de Carlos Kleiber, Erich, lui-même immense chef d'orchestre, préféra s'exiler en Argentine, d'où le prénom hispanique de son fils (en fait Karl-Ludwig), parce que la propagande nazie interdisait de jouer Alban Berg – , la culpabilité des allemands après la seconde guerre mondiale entraînant des attitudes politiques qui aujourd'hui s'étiolent) conduisant en somme à un quiproquo grandissant au niveau de la construction de l'Europe dans laquelle la France pourrait bien perdre son statut de leader de la bonne conscience, les différences de sensibilité en matière culturelle (la littérature et la peinture aux dirigeants français – Mitterand est nommément cité, mais plane l'ombre de Pompidou – la musique aux dirigeants allemands), etc ... On le voit, transpire à travers ces réflexions une analyse – mise en garde ? – de l'homme politique Bruno le Maire, ancien ministre de Nicolas Sarkozy. On ne se refait pas ! Tout cela est intéressant et les deux « lectures » du livre s'imbriquent assez bien : les éclats de vie de Carlos Kleiber livrés au fur et à mesure, dans un ordre non chronologique, sont prétextes à digressions et vice versa. Mais il est deux points sur lesquels, personnellement, je tique. le premier concerne la comparaison entre le monde musical et le monde politique, tous deux très âpres et ingrats, bien entendu, mais la mise en scène imaginée par Bruno le Maire pour l'exprimer m'est apparue désagréablement tirée par les cheveux. le deuxième est relatif à une espèce de péché originel du livre : le Maire fait dire à Nikolaus que les politiciens français ne sont pas attirés par la musique, mais lui, l'auteur, homme politique de premier plan, en est inspiré avec une telle force qu'il lui consacre un livre. Comble du narcissisme ! Un politicien resterait-il toujours un politicien ? Bruno le Maire devrait apprendre à se méfier de lui-même. Son livre est bien écrit, mais dans une langue facile, dialoguée, quotidienne (démagogie ?). Il intéresse mais ne passionne pas. Je n'y ai trouvé aucune phrase qui aurait pu me transporter.
Alors, opuscule opportuniste ou ouvrage sincère ? Un peu des deux sans doute. Un roman ? Définitivement oui et non ! La musique sort-elle gagnante ? Peu ! Carlos Kleiber, objet du livre ? Certes, mais lui qui ne s'intéressait pas à la politique, à l'image de son père qu'il avait élevé au rang d'icône, qu'a-t-il avoir avec les opinions de Monsieur le Maire ? Rien, mais ce livre, quoique j'en pense, a le mérite de nous le ramener à la surface de notre mémoire et nous rappelle qu'il fut un immense musicien, un des tout grands musiciens de la seconde moitié du 20e siècle.
Alors, réécoutons le peu qu'il nous a transmis, c'est le mieux qu'il reste à faire
Je vous le disais, un O.L.N.I., ce livre est un O.L.N.I.

Cantus.
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gromit33
  21 novembre 2012
Quand l'écoute d'un Cd dans une voiture donne envie d'en savoir plus sur un chef d'orchestre. Un journaliste français, le narrateur, décide de rencontrer à Rome, dans la chambre du Hassler, palace romain, un violoniste qui a connu Carlos Kleiber.
Carlos Kleiber est un chef d'orchestre d'origine allemande et élevé en Argentine, et qui a voyagé toute sa vie grâce à la musique et à la direction d'orchestres prestigieux.
Bruno le Maire, ancien ministre, nous fait découvrir, à travers ce texte, très plaisant à lire, le monde des orchestres symphoniques et le rôle des chefs d'orchestre dans les orchestres, les relations entre musiciens. du point de vue d'un premier violon, on découvre le monde des répétitions, l'envers du décor des concerts et le milieu des musiciens, des grands orchestres ou des grands festivals musicaux.
Il nous parle aussi de l'histoire de la nation allemande et de l'empire austro hongrois.
Des anecdotes sur des musiciens célèbres, des orchestres jalonnent ce texte.
Quelques réflexions politiques, comme sur les relations franco allemandes, l'Europe, le monde politique, certains anciens chefs d'état.
Ce texte devrait être accompagné des morceaux de musique évoqués. Pourquoi ne pas rajouter à l'édition papier des « codes » avec les morceaux de Beethoven, de Berg, Mozart…
Un livre que j'ai lu d'une traite avec des phrases fluides et on écoute, comme le journaliste-narrateur, les divagations du vieil violoniste, avec un réel plaisir. On se retrouve dans les rues de Vienne, dans les salles de Berlin et dans cette chambre d'hôtel romain.
Ce livre, publié dans la collection « infini », dirigée par Philippe Sollers, est un livre d'une centaine de pages et nous décrit très bien l'univers de la musique symphonique. Moi qui me demande souvent si un orchestre a toujours besoin d'un chef d'orchestre, ce récit démontre qu'un homme peut transcender les autres.
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Maldoror
  10 septembre 2012
Un des côtés attirant du livre tient à certaines parts de mystère dont il rend compte. le premier et principal mystère est l'homme dont on tente de retracer la vie et l'approche de la musique (les deux se confondant le plus souvent), le chef d'orchestre Carlos Kleiber. En effet, bien qu'ayant existé, ayant été fameux et étant contemporain (mort en 2004), la connaissance de l'homme et de sa vie est très partielle (un vrai bonheur pour un romancier). Compte tenu des nombreuses inconnues de cette vie, l'auteur a parfois utilisé avec succès certaines approches du roman policier pour tenter de reconstituer ce parcours et rendre l'histoire prenante : héros charismatique, perturbé et énigmatique, récit indirect, découverte progressive de la réalité par bribes, par des anecdotes sans fil conducteur immédiat, sans forcément d'ordre chronologique, au travers d'un témoignage haut en couleur, dont on peut à tout moment douter de la valeur (admiration sans borne du héros, troubles de mémoire, esprit peu conventionnel, irritations vis-à-vis de l'intervieweur…).
Par ailleurs, une part du mystère du livre m'est propre puisque n'étant absolument pas mélomane, j'ai eu l'impression d'aborder des domaines inconnus (sûrement banals pour des initiés), plus particulièrement celui des artistes qui donnent vie à la musique. En effet, j'ai apprécié d'avoir l'impression de commencer à entrapercevoir comment pour ces hommes la musique peut être un destin, ce que peut induire le génie ou du moins l'exception dans ce domaine, donner à voir que la "vraie" musique est au-delà de la technique, est aux frontières de l'esprit humain…
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tiben
  08 mars 2015
J'aime l'auteur Bruno le Maire, j'apprécie aussi le politique. J'aime la musique.
Je ne pouvais donc que lire ce petit ouvrage d'un peu plus de 100 pages Musique Absolue (une répétition avec Carlos Kleiber.
J'en ressors déçu. Ce livre n'est pas mauvais, mais il n'est pas bon non plus.
On y trouve certes un vibrant hommage à Carlos Kleiber, ce chef d'orchestre hors norme, un forcené du travail et un perfectionniste.
On y trouve aussi quelques petites piques politiques bien senties sur les relations franco allemandes, le role d'un journaliste et les relations fondamentales entre le musicien et son chef d'orchestre.
Mais... c'est insuffisant pour moi. Bruno le Maire se cache derrière un journaliste français (qui possède des similudes avec lui: il parle parfaitement allemand, il aime la musique, il est marié, père de 4 enfants, a sensiblement le meme age...) et ne va pas au fond des choses.
On en apprend finalement peu sur Carlos Kleiber et c'est dommage...
On en apprend finalement peu aussi sur la musique, si ce n'est que j'ai eu envie d'écouter la Symphonie n°6 de Beethoven dirigé par le maestro en refermant la dernière page.
Un bon moment de lecture mais qui aurait pu être bien plus agréable...
3/5
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critiques presse (1)
Bibliobs   28 août 2012
D'un reçu premier à l'agrégation de lettres, ancien élève de Sciences-Po, de Normale et de l'ENA, fût-il ancien ministre de l'Agriculture de Nicolas Sarkozy, […] on attendait un peu plus de courage littéraire.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MaldororMaldoror   07 novembre 2012
Un jour où nous répétions le "Freischütz", alors que nous patinions sur l'ouverture depuis deux heures, il agite son bras gauche, hoche lentement la tête et nous pose la question : "Est-ce que vous croyez aux fantômes ?" Deux fois, il nous demande, sur un ton de voix sincère, un sourire énigmatique flottant sur ses lèvres : "Est-ce que vous croyez aux fantômes ?" Après un silence, il ajoute : "Votre musique manque de fantômes." Il lève sa baguette. Reprise. Nouvelle interruption. "Les fantômes ! Où sont vos fantômes ?" Il se passe lentement la main dans les cheveux, il les ramène en arrière. Il commence à transpirer. A chaque répétition, il transpirait abondamment. "Vous perdez le tempo ! Gardez le tempo ! On reprend à 54. Non, 55." Reprise. Nous nous efforcions de faire naître les fantômes en respectant le tempo. Les deux ensemble : les fantômes et la mesure. Une tâche impossible. Interruption. "Les violons ! Vous n'êtes pas assez nets. Pas assez détachés. On doit entendre : ta-ta-ta-ta-ta !" Il se mord la lèvre inférieure, il articule ses instructions avec le plus de netteté possible. Avec son pouce et son index, il pince le vide devant lui : "Vous entendez ? Ta-ta-ta-ta-ta et ta-ta-ta-ta-tim ! Ce sont des fantômes, mais des fantômes très mathématiques." Vous connaissez un seul chef qui ait fouillé la musique au point de dénicher des fantômes mathématiques ? Non ? Vous me faites plaisir. Pour une fois, vous me faites plaisir. Je vous disais quoi ? J'ai un trou. Qu'est-ce que je vous disais ? Les fantômes. Il fallait croire aux fantômes pour jouer correctement le "Freischütz", selon Carlos.
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mediathequelespennesmirabeaumediathequelespennesmirabeau   23 avril 2014
Un livre prenant, étonnant, qui place le lecteur face à de nombreuses questions dont celle de cette citation extraite du roman :

« Vous voulez que je vous dise ce qu'il y a ? Vous êtes des orgueilleux ! Vous vous prenez pour des types formidables. Vous connaissez mal votre métier. Vous faites la moitié de votre travail. Vous trouvez que vous avez encore trop à faire. Si vous en faisiez dix fois plus, ce serait encore insuffisant.........
Je vous le dis tout net, votre possible ne vaut pas grand chose. Vous ne pouvez pas faire mieux ? Je le sais bien et je ne dis rien. »
(Extrait de « Musique absolue » p. 25-26)

Ce passage est une citation de « Le nègre du narcisse » de Joseph Conrad. Ces propos sont ceux que tient un capitaine à ses matelots alors que leur navire est pris dans une terrible tempête.

Dans « Musique absolue » le violoniste autrichien rapporte à son interlocuteur qu'une fois au moins l'attitude de Carlos Kleiber au cours d'une répétition aurait pu se traduire de cette manière.
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Lucie16Lucie16   06 février 2013
… la musique est une incertitude. Et Carlos a passé sa vie plongé jusqu’au cou dans cette incertitude, au point de se noyer parfois dans le doute, un doute affreux qui le privait de tous ses moyens, pourtant exceptionnels.
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JCLDLGRJCLDLGR   12 juillet 2019
A Berlin, un soir, les gardiens retrouvèrent Carlos enfermé dans les archives de la Philarmonie, il avait oublié de les avertir de sa présence. Pardonnez moi messieurs, je travaillais et maintenant je cherche la sortie.
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gege255gege255   15 avril 2013
Après la dernière mesure, il se tournait vers eux sans leur jeter un regard : seule comptait sa musique laisse la place à un tonnerre d’applaudissements. Des applaudissements mérités, évidemment. Furtwangler avait cru pouvoir faire de la musique en ignorant le reste du monde et le reste du monde maintenant se rappelait à lui.
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Videos de Bruno Le Maire (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bruno Le Maire
Bruno le Maire est ravi : depuis le 7 novembre, les petits porteurs peuvent enfin acheter des actions de la Française des jeux. Organiser et ponctionner les jeux d?argent, il est vrai qu?on peut difficilement concevoir cela comme une mission fondamentale de l?État.
Mais plutôt que de privatiser cette entreprise, pourquoi ne pas imaginer tout simplement de la liquider ? le meilleur moyen d?en finir avec les problèmes d'addiction aux jeux d?argent, qui touchent de plus en plus de personnes depuis quelques années, c?est peut-être tout simplement d?arrêter de produire et de vendre ces tickets à gratter, qui font figure d?« impôt sur la fortune des pauvres » selon l?Observatoire des inégalités.
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