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ISBN : 2702143423
Éditeur : Calmann-Lévy (07/11/2012)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Kyoto, 1904. Depuis l'assassinat de ses parents, riches industriels de la soie, Myako Matsuka subit la tutelle de son frère Naoki. Lorsque celui-ci part pour le front de la guerre russo-japonaise, elle doit gérer seule l'entreprise familiale. Myako découvre alors avec horreur les conditions de travail des ouvrières et n'hésite pas à transgresser les consignes de son frère, révélant un tempérament fier et indépendant. Mais l'amour trouble qu'elle porte à un diplomate... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Autantenemportentleslivres
  19 mai 2017
Mon avis:
Mise à part Stupeur et tremblements d'Amélie Nothomb, je n'ai jamais lu de livres se déroulant au Japon. C'est pourtant un pays que j'aimerais beaucoup découvrir un jour. Je remercie donc les Editions Charleston pour l'envoi de ce titre.
La dame de Kyoto est un roman fort qui nous immerge totalement dans la culture nippone du début du XXème siècle, dans ses traditions si conservatrices qui accordent malheureusement peu de droits aux femmes. Amenées dès leur naissance à vivre sous le joug de leur mari, destinées à n'être que de bonnes épouses et de bonnes mères de famille, c'est donc avec un grand intérêt que je me suis plongée dans l'histoire de Myako Matsuka une jeune femme de 22 ans pas comme les autres. En effet, un matin son frère Naoki sur le point de partir au combat décide de lui confier la petite manufacture de soierie de leurs parents assassinés mystérieusement. A une époque et dans un pays gouverné uniquement par les hommes on comprend tout de suite que la tâche va être ardue, que la jeune femme va devoir sans doute se battre pour se faire entendre et se faire respecter. En tant que femme je me suis bien évidemment attachée à ce personnage qui se retrouve tiraillé entre d'un côté respecter son pays traditionaliste et de l'autre assouvir son désir d'émancipation.
Plus qu'une affaire d'égalité des sexes c'est également une affaire familiale au passé sombre qui se joue. Au fil des pages on comprend que Naoki ainsi qu'Hiromi leur servante semblent cacher de lourds secrets à la jeune fille et que certains hommes s'intéressent de près à la manufacture. On apprend vite à discerner les hommes à qui Myako peut faire confiance et ceux dont elle a tout à redouter. Pourtant la jeune femme qui derrière son caractère de battante, de femme qui refuse de se laisser soumettre aux conventions, se cache également une jeune femme qui recherche l'amour. Si j'ai aimé ses courageuses prises de position, sa gentillesse, sa générosité et son attention envers les ouvrières de la manufacture, j'ai moins aimé par contre le fait qu'elle soit complètement aveuglée par Allan Pearson un diplomate anglais exécrable dont elle est amoureuse.
Ainsi, les personnages sont très vivants car ils ont un caractère très fort, et c'est une des forces à mon sens de ce roman. On ressent une certaine tension entre les hommes qui sont soit attirés par l'appât du gain soit très attachés aux valeurs du Japon, et Miako qui elle refuse de se soumettre, qui souhaite avoir plus de droits et vivre dans un pays moins intégriste. le seul personnage qui selon moi est un peu à part est Martin, un jeune français de 28 ans qui se cherche encore. Sa passion pour les estampes japonaises le conduit à Kyoto jusqu'à Myako dont c'est la passion. C'est un personnage que j'ai clairement adoré. de nature calme, conciliant et respectueux, il très réceptif au charme de ce pays qui va lui permettre de se ressourcer, et de se trouver.
Je ne suis jamais allée au Japon , mais en lisant La dame de Kyoto j'avais vraiment l'impression d'y être grâce aux merveilleuses descriptions de l'auteur, que se soit concernant les cerisiers en fleurs, en passant par les jardins zen et les pagodes japonaises, ou encore en découvrant les saveurs culinaires asiatiques, les arts martiaux et décoratifs. J'ai été complètement dépaysée, j'ai appris énormément de choses sur ce pays qui souhaite à la fois se démarquer des autres en conservant ses propres traditions, mais aussi s'ouvrir au monde et se moderniser. La plume d'Eric le Nabour est simple, très fluide, délicate, presque féminine au point que j'avais souvent l'impression que c'était une femme qui écrivait. Pour une première approche j'ai été conquise et je pense donc lire d'autres oeuvres de l'auteur.
Pour conclure:
Une histoire familiale très sombre dans le Japon du début du XXème siècle, partagé entre traditions conservatrices et désir de modernité, dans laquelle Myako une jeune nippone de 22 ans doit lutter pour exister. Si j'ai aimé son tempérament féministe, j'ai parfois regretté en revanche sa naïveté. Cependant c'est un excellent roman qui a su complètement me dépayser, me surprendre et me captiver du début à la fin.
Ma note: 17/20.
Lien : http://autantenemportelesliv..
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AlouquaLecture
  26 février 2018
Dépaysement total et direction le Japon, pays que j'aimerais un jour pouvoir visiter 🙂
Myako est une jeune femme à laquelle je me suis très vite attachée, elle va devoir faire face à tellement d'épreuves dans ce monde où la gente masculine a prit le pouvoir, en tant que femme je peux vous dire que ce n'est pas gagné d'avance. Alors on a envie de la soutenir, de carrément entrer dans le livre et l'aider, l'épauler. Lorsque même votre entourage proche vous cache des choses, il n'est pas forcément simple de trouver sa place. Et pourtant, Myako va faire preuve de courage et de persévérance, elle ne veut pas entrer dans le moule des femmes soumises, et c'est un parcours semé d'embûches qui se dresse devant elle.
Une des forces de ce roman, c'est son décor. L'auteur n'étant pas avare de descriptions, j'avais l'impression de pouvoir sentir les cerisiers en fleurs, ou encore de carrémént goûter à leur cuisine. Bon ok on est au début du XXème siècle, mais quand même, cela donne franchement envie de prendre un billet d'avion direction le Japon.
Un autre point fort, ce sont certains des personnages, dont Myako à laquelle je me suis rapidement attachée, pourtant j'avais parfois envie de la secouer car elle se laisse un peu aveugler par les sentiments qu'elle éprouve pour Allan, un diplomate anglais réellement détestable. Eric le Nabour nous donne cette impression que nous connaissons chacun des protagonistes rencontré, ils semblent tellement réels grâce à ses descriptions physiques et psychologiques bien travaillées, que cela en est parfois perturbant.
En refermant ce livre, on ne peut qu'avoir une pensée pour le parcours de Myako, cette jeune femme qui va tout faire pour survivre dans un monde d'hommes, de secrets, mais qui quelque part est parfois trop naïve, ou ne veut pas voir qui se trouve vraiment en face d'elle.
C'est grâce à ce livre que je découvre l'auteur, qui pourtant possède déjà une belle bibiographie, j'ai parcouru plusieurs résumés, et je peux vous certifier que je vous reparlerai de lui sur le blog 🙂
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Khalya
  15 mars 2017
Dans ce livre on est plongé dans le japon du début du XXème siècle, même si parfois j'ai eu des doutes quant aux définitions des termes comme les meiko qui seraient le nom donné au geisha à Kyoto, alors que, recherches faites, on les appelle les Geiko… erreur de l'auteur ? Coquille ?... du coup ça m'a rendu assez méfiante pour les autres termes que je ne connais pas (et je ne vais pas aller vérifier chaque terme non plus).
Concernant les personnages, j'ai eu un peu de mal avec eux.
Bizarrement, celui que j'ai le plus apprécié est Naoki alors qu'à première vue il est assez pénible. Mais son évolution au fil du roman (ou plutôt les révélations faites qui permettent de mieux le comprendre) fait qu'on s'attache à lui.
Allan Pearson est insupportable, il n'a absolument rien pour lui, mais je pense que c'était le but.
Mais je n'ai pas franchement apprécié Martin Fallière et Myako non plus.
Le premier se comporte d'emblée comme si Myako était sa propriété et j'ai détesté son attitude. Il agit comme si Myako et son entourage avait des comptes à lui rendre.
La vieille servante m'a agacée dans sa façon de traiter Myako comme une enfant alors qu'elle est sa maitresse mais d'un autre côté, quand on voit l'attitude de la jeune femme, on peut le comprendre un peu.
Myako n'a aucune envie d'entrer dans le monde des adultes tout en ne supportant pas qu'on la traite en enfant. Pourtant, à 22 ans, il serait grand temps qu'elle se réveille un peu et qu'elle assume la conséquence de ses actes (et surtout qu'elle réfléchisse un peu avant de les commettre). Je n'ai ressenti aucune empathie envers elle.
L'histoire est un peu cousue de fil blanc et le dénouement un peu trop rapide quand on songe au temps qu'il a fallu pour y arriver.
Ça reste néanmoins une petite histoire légère et facile à lire, idéale pour reposer son esprit après des lectures plus intenses.
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Aelys_
  22 avril 2017
Ce que je retiendrai de ce roman, c'est avant tout son atmosphère si particulière, merveilleusement déployée au fil des descriptions subtiles des saisons et des paysages nippons, des traditions ancestrales, des émotions tout en pudeur des protagonistes, d'une histoire familiale dramatique. L'occasion pour moi d'une triple découverte, par petites touches érudites : d'abord d'un pays attirant, puis d'une histoire et d'une culture passionnantes, mais aussi d'un peuple atypique, tiraillé entre son traditionalisme et son envie d'émancipation et de modernité.
La Dame de Kyoto, c'est aussi se laisser emporter par un superbe récit d'initiation. Celle de Myako, douce et fière jeune femme qui cherche – en tâtonnant – à s'échapper du carcan familial, sociétal et culturel que lui impose sa naissance. Celle de Naoki qui, aux côtés de sa soeur, apprend à apprivoiser le drame et sa souffrance, à taire sa culpabilité et sa méfiance, à redevenir un homme bienveillant. Celle de Martin, enfin, qui s'ouvrant au Japon avec respect, passion et coeur, entame une quête spirituelle qui le conduit lentement vers la sérénité et le bonheur.
Lien : https://figuresdestyle2017.c..
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DrunkennessBooks
  14 septembre 2017
La Dame de Kyoto m'a laissé un sentiment assez partagé. Je ne peux pas dire que ça a été une mauvaise lecture, loin de là, mais pour autant on ne peut pas dire non plus qu'on a frôlé le coup de coeur. L'histoire en elle-même est intéressante : il y est question de l'émancipation de la femme dans une société encore très patriarcale, vu à travers la vie de Myako, une jeune Japonaise qui n'aspire qu'à un avenir libéré des conventions. Rajoutez-y une petite histoire d'amour compliquée (forcément, sinon ce n'est pas drôle) et vous aviez-là de quoi faire un roman plutôt pas mal. Mais voilà, Myako… Qu'est-ce qu'elle est insupportable celle-là ! Plus une enfant mais une jeune femme adulte voulant prendre ses responsabilités, j'ai été étonnée de voir à quel point elle se révélait immature et irresponsable à plus d'une reprise. Faisant tout pour être considérée comme une adulte, elle se comporte sans cesse comme une enfant trop gâtée ! Ne tolérant aucun refus, elle ne se bat jamais pour obtenir ce qu'elle veut. Un vrai paradoxe à elle toute seule !
La Dame de Kyoto c'est aussi une invitation au voyage avec de nombreux termes japonais que l'auteur prend soin de nous expliciter dans de petites notes au fil des pages. Si j'ai pu lire sur certains avis qu'il y avait visiblement des erreurs quant aux définitions, je vous avoue que ma connaissance de la langue n'est pas assez développée pour que je puisse le confirmer ou pas. Et je vous avoue que, emportée par le récit, je n'ai pas eu l'envie d'aller chercher si les définitions étaient toutes exactes ou pas. Certes, cela agacera sûrement les connaisseurs mais pour les personnes comme moi, ça ne gênera en rien la lecture.
La Dame de Kyoto est un roman qui nous emmène à la découverte du Japon du début du XXème siècle, dans une société encore marquée par la tradition. D'une plume délicate, Eric le Nabour nous mène à la rencontre de ses habitants et de ces étrangers qui ont participé aux profonds changement du pays.
Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   20 novembre 2014
Comme elle l'avait supposé, les jardins étaient recouverts d'une fine pellicule blanche trouée de nombreux îlots de végétation sèche et dure. Le froid était vif et un vent d'est soufflait par courtes rafales en faisant craquer les branches des arbres nus matelassés de givre.
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rkhettaouirkhettaoui   29 décembre 2012
Les Occidentaux sont des charognards. Ils nous dépouillent petit à petit de tout ce qui nous est essentiel : notre âme, notre culture, nos traditions. Notre pays ne sera bientôt plus, si nous n’y prenons garde, qu’une coquille vide, une simple caricature de l’Occident. Passe encore sur la façon dont nous nous habillons pour leur ressembler, mais de là à adopter leurs façons de penser ! Il en va de notre survie.
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rkhettaouirkhettaoui   29 décembre 2012
La femme est comme une ombre, c’est un être passif. Cette passivité est ténèbres. La femme auprès de l’homme est une inconsciente à laquelle échappent même les devoirs qui devraient lui crever les yeux ; elle se distingue par les actes qui attireront le blâme sur sa tête : elle ne se rend même pas compte des choses qui feront tomber le malheur sur la tête de son mari et de ses enfants.
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rkhettaouirkhettaoui   29 décembre 2012
Ce sont pourtant les souvenirs qui font de nous ce que nous sommes. Le passé est la seule chose qui nous permette de rester fidèles au peu que nous savons de nous.
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rkhettaouirkhettaoui   29 décembre 2012
Au fond, diriger une entreprise était un peu comme gouverner un navire en haute mer. Celui ou celle qui en avait la responsabilité devait être présent, attentif aux moindres mouvements du bateau, au moindre changement d’atmosphère, aux plus petits détails concernant la sécurité de sa cargaison ou le comportement des marins.
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Video de Eric Le Nabour (1) Voir plusAjouter une vidéo

Eric le Nabour
Jacques CHANCEL s'entretient avec Eric LE NABOUR dans le cadre des radioscopies "Jeunes pour l'an 2000": il a 20 ans, considérations sur l'âge, le mariage, ses écrits, le métier d'instituteur; l'éducation, le chômage; son attachement à la cellule familiale; Jacques CHANCEL s'étonne de ses positions réactionnaires. Eric LE NABOUR : son opinion sur la jeunesse, l'église, la démographie;...
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