AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782702143421
352 pages
Calmann-Lévy (07/11/2012)
3.35/5   42 notes
Résumé :
Kyoto, 1904. Depuis l'assassinat de ses parents, riches industriels de la soie, Myako Matsuka subit la tutelle de son frère Naoki. Lorsque celui-ci part pour le front de la guerre russo-japonaise, elle doit gérer seule l'entreprise familiale. Myako découvre alors avec horreur les conditions de travail des ouvrières et n'hésite pas à transgresser les consignes de son frère, révélant un tempérament fier et indépendant. Mais l'amour trouble qu'elle porte à un diplomate... >Voir plus
Que lire après La Dame de KyotoVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
3,35

sur 42 notes
5
1 avis
4
6 avis
3
5 avis
2
1 avis
1
2 avis
Page 45... panne sèche, plus de carburant dans mon plaisir de lire.
J'ai eu l'impression en commençant La dame de Kyoto d'être tombée dans un Harlequin au pays du Soleil Levant. Un style plat et des platitudes qui ont eu raison de ma bienveillance.
En plus, dans le peu de pages lues au final, j'y ai trouvé plusieurs fautes de grammaire qui m'ont piqué les yeux (un exemple à la 3ème page du récit : "Quelqu'un était-il arrivé au ryôkan OÙ était-ce Naoki qui venait de rentrer de Tokyo et s'apprêtait peut-être à repartir?").

Donc stop et direction la boîte à livres. Peut-être ce roman fera-t-il le bonheur de quelqu'un d'autre à défaut du mien.
Commenter  J’apprécie          240
1er roman et 1ère critique de cette nouvelle année.
Lu rapidement car tous les ingrédients sont réunis pour en faire une histoire addictive,qui nous oblige à tourner,tourner les pages ,afin de connaître la suite de la vie de cette belle dame de Kyoto.
Myako ,fille de riches industriels de la soie va voir son destin basculer lors de l'entrée en guerre du Japon contre la Russie: Nous sommes à Kyoto en 1904.
Myako et son frère ont perdu,très jeunes, leurs deux parents ,de façon tragique: assassinés tous les deux ,hélas les meurtriers n'ont jamais été retrouvés.
Myako, d'une très grande sensibilité se réfugiera dans l'art de l'Estampe et sera reconnue comme une artiste talentueuse.
A la déclaration de la guerre qui opposera le Japon à la Russie ,son frère belliqueux et guerrier part se battre ,et va lui confier la lourde tâche ,en son absence,de gérer l'entreprise de ses parents.Secondée en cela par le très austère Akiro Tanaka .
Complètement décontenancée, c'est à reculons qu'elle va gérer au début puis petit à petit ,son vrai tempérament se révélera.
Entre temps elle fera pour son plus grand malheur la connaissance d'un diplomate anglais dont elle tombera éperdument amoureuse. Elle fera aussi la connaissance d'un jeune français, passionné d'Estampes..... Mais je ne vous en divulguerai pas plus.
Un auteur découvert pour moi ,un bon roman pour voyager dans un Japon envoûtant, et oublier que dehors le vent souffle et que la pluie fouette les carreaux.À recommander.⭐⭐⭐⭐
Commenter  J’apprécie          120
Mon avis:

Mise à part Stupeur et tremblements d'Amélie Nothomb, je n'ai jamais lu de livres se déroulant au Japon. C'est pourtant un pays que j'aimerais beaucoup découvrir un jour. Je remercie donc les Editions Charleston pour l'envoi de ce titre.

La dame de Kyoto est un roman fort qui nous immerge totalement dans la culture nippone du début du XXème siècle, dans ses traditions si conservatrices qui accordent malheureusement peu de droits aux femmes. Amenées dès leur naissance à vivre sous le joug de leur mari, destinées à n'être que de bonnes épouses et de bonnes mères de famille, c'est donc avec un grand intérêt que je me suis plongée dans l'histoire de Myako Matsuka une jeune femme de 22 ans pas comme les autres. En effet, un matin son frère Naoki sur le point de partir au combat décide de lui confier la petite manufacture de soierie de leurs parents assassinés mystérieusement. A une époque et dans un pays gouverné uniquement par les hommes on comprend tout de suite que la tâche va être ardue, que la jeune femme va devoir sans doute se battre pour se faire entendre et se faire respecter. En tant que femme je me suis bien évidemment attachée à ce personnage qui se retrouve tiraillé entre d'un côté respecter son pays traditionaliste et de l'autre assouvir son désir d'émancipation.

Plus qu'une affaire d'égalité des sexes c'est également une affaire familiale au passé sombre qui se joue. Au fil des pages on comprend que Naoki ainsi qu'Hiromi leur servante semblent cacher de lourds secrets à la jeune fille et que certains hommes s'intéressent de près à la manufacture. On apprend vite à discerner les hommes à qui Myako peut faire confiance et ceux dont elle a tout à redouter. Pourtant la jeune femme qui derrière son caractère de battante, de femme qui refuse de se laisser soumettre aux conventions, se cache également une jeune femme qui recherche l'amour. Si j'ai aimé ses courageuses prises de position, sa gentillesse, sa générosité et son attention envers les ouvrières de la manufacture, j'ai moins aimé par contre le fait qu'elle soit complètement aveuglée par Allan Pearson un diplomate anglais exécrable dont elle est amoureuse.

Ainsi, les personnages sont très vivants car ils ont un caractère très fort, et c'est une des forces à mon sens de ce roman. On ressent une certaine tension entre les hommes qui sont soit attirés par l'appât du gain soit très attachés aux valeurs du Japon, et Miako qui elle refuse de se soumettre, qui souhaite avoir plus de droits et vivre dans un pays moins intégriste. le seul personnage qui selon moi est un peu à part est Martin, un jeune français de 28 ans qui se cherche encore. Sa passion pour les estampes japonaises le conduit à Kyoto jusqu'à Myako dont c'est la passion. C'est un personnage que j'ai clairement adoré. de nature calme, conciliant et respectueux, il très réceptif au charme de ce pays qui va lui permettre de se ressourcer, et de se trouver.

Je ne suis jamais allée au Japon , mais en lisant La dame de Kyoto j'avais vraiment l'impression d'y être grâce aux merveilleuses descriptions de l'auteur, que se soit concernant les cerisiers en fleurs, en passant par les jardins zen et les pagodes japonaises, ou encore en découvrant les saveurs culinaires asiatiques, les arts martiaux et décoratifs. J'ai été complètement dépaysée, j'ai appris énormément de choses sur ce pays qui souhaite à la fois se démarquer des autres en conservant ses propres traditions, mais aussi s'ouvrir au monde et se moderniser. La plume d'Eric le Nabour est simple, très fluide, délicate, presque féminine au point que j'avais souvent l'impression que c'était une femme qui écrivait. Pour une première approche j'ai été conquise et je pense donc lire d'autres oeuvres de l'auteur.

Pour conclure:
Une histoire familiale très sombre dans le Japon du début du XXème siècle, partagé entre traditions conservatrices et désir de modernité, dans laquelle Myako une jeune nippone de 22 ans doit lutter pour exister. Si j'ai aimé son tempérament féministe, j'ai parfois regretté en revanche sa naïveté. Cependant c'est un excellent roman qui a su complètement me dépayser, me surprendre et me captiver du début à la fin.

Ma note: 17/20.
Lien : http://autantenemportelesliv..
Commenter  J’apprécie          30
Dépaysement total et direction le Japon, pays que j'aimerais un jour pouvoir visiter 🙂

Myako est une jeune femme à laquelle je me suis très vite attachée, elle va devoir faire face à tellement d'épreuves dans ce monde où la gente masculine a prit le pouvoir, en tant que femme je peux vous dire que ce n'est pas gagné d'avance. Alors on a envie de la soutenir, de carrément entrer dans le livre et l'aider, l'épauler. Lorsque même votre entourage proche vous cache des choses, il n'est pas forcément simple de trouver sa place. Et pourtant, Myako va faire preuve de courage et de persévérance, elle ne veut pas entrer dans le moule des femmes soumises, et c'est un parcours semé d'embûches qui se dresse devant elle.

Une des forces de ce roman, c'est son décor. L'auteur n'étant pas avare de descriptions, j'avais l'impression de pouvoir sentir les cerisiers en fleurs, ou encore de carrémént goûter à leur cuisine. Bon ok on est au début du XXème siècle, mais quand même, cela donne franchement envie de prendre un billet d'avion direction le Japon.

Un autre point fort, ce sont certains des personnages, dont Myako à laquelle je me suis rapidement attachée, pourtant j'avais parfois envie de la secouer car elle se laisse un peu aveugler par les sentiments qu'elle éprouve pour Allan, un diplomate anglais réellement détestable. Eric le Nabour nous donne cette impression que nous connaissons chacun des protagonistes rencontré, ils semblent tellement réels grâce à ses descriptions physiques et psychologiques bien travaillées, que cela en est parfois perturbant.

En refermant ce livre, on ne peut qu'avoir une pensée pour le parcours de Myako, cette jeune femme qui va tout faire pour survivre dans un monde d'hommes, de secrets, mais qui quelque part est parfois trop naïve, ou ne veut pas voir qui se trouve vraiment en face d'elle.

C'est grâce à ce livre que je découvre l'auteur, qui pourtant possède déjà une belle bibiographie, j'ai parcouru plusieurs résumés, et je peux vous certifier que je vous reparlerai de lui sur le blog 🙂
Commenter  J’apprécie          20
Je ne connaissais pas cet auteur et ce livre est venu s'inviter dans mon sac, puisqu'il était offert (pour 2 autres poches achetés).
Je peux dire que ça me change de mes lectures habituelles et que j'ai trouvé ce roman très intéressant. Nous suivons deux personnages : Martin Fallières, un français un peu perdu, égaré dans une vieille histoire d'amour (sa femme est partie d'un coup sans lui donner la moindre nouvelle), qui a du mal à s'habiter, à ne pas être froid, distant, qui peine à trouver sa place et son rôle. En face, nous avons Myako Matsuka et avec elle le Japon, ses coutumes, ses traditions, la place des femmes dans la société, le joug des pères et des frères, la négation de l'individualité. Comme prévu ces deux êtres-là vont se rencontrer. Martin tombera éperdument amoureux de la jeune fille qui lui enseignera l'art de l'estampe, tandis que des conflits financiers, familiaux et salariaux jaillissent sous fond de guerre contre les Russes.
Nous sommes en 1904 et l'évidente contradiction entre Orient et Occident nous prend de plein fouet en même temps qu'elle s'atténue au fil du roman.D'abord parce que Myako, qui doit gérer l'usine de soieries familiale durant l'absence de son frère, a des idées très libérales et veut améliorer le travail des femmes (= occident) ; ensuite parce que l'opposition entre l'apparence froide et effacée des japonais et celle, plus expansive des européens n'altère pas la qualité des rapports et même l'enrichit.
Alors bien sûr, il n'y a pas grande surprise dans l'histoire, parfois c'est un peu trop attendu même, , mais c'est un roman plutôt agréable à lire.
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Comme elle l'avait supposé, les jardins étaient recouverts d'une fine pellicule blanche trouée de nombreux îlots de végétation sèche et dure. Le froid était vif et un vent d'est soufflait par courtes rafales en faisant craquer les branches des arbres nus matelassés de givre.
Commenter  J’apprécie          90
1
Kyoto février 1904

Avait -elle réellement aperçu une ombre derrière la cloison,une ombre furtive étrangère, ou etait-ce le fruit de son imagination?
Myako hésitait à se lever .Allongée sur son futon ,le corps enfoui sous une couette épaisse,elle émergeait lentement de l'inconscience .Le froid la paralysait juste assez pour qu'elle ne fut pas pressée de quitter la chaude intimité du sommeil.L'oreille tendue,elle se contentait de guetter les bruissement qui,à travers les dernières brumes de la nuit lui parvenaient ,déformés,hésitants ,dépourvus d'échos.( Page 9).
Commenter  J’apprécie          30
Depuis le départ de son frère un parfum d'hostilité flottait autour d'elle.Non seulement en raison du comportement peu fiable de Tanaka ,mais aussi dans l'attitude des fournisseurs ,des représentants de la chambre de commerce de Kyoto et mêmes de certaines ouvrières que des syndicalistes peu scrupuleux et agissant sur l'ordre du patronat parvenaient à manipuler .Il ne faisait pas bon être une femme dans cet univers exclusivement masculin. Sa compassion envers les ouvrières du textile était loin de faire l'unanimité .La plupart des entrepreneurs redoutaient la contagion.Car si la fabrique de scieries Matsuka jouissait jusque-là d'une réputation d'excellence,sa nouvelle direction ,que l'on s'accordait a qualifier de " temporaire" ,allait à contre -courant de la politique ordinaire.( Page 185).
Commenter  J’apprécie          10
Les Occidentaux sont des charognards. Ils nous dépouillent petit à petit de tout ce qui nous est essentiel : notre âme, notre culture, nos traditions. Notre pays ne sera bientôt plus, si nous n’y prenons garde, qu’une coquille vide, une simple caricature de l’Occident. Passe encore sur la façon dont nous nous habillons pour leur ressembler, mais de là à adopter leurs façons de penser ! Il en va de notre survie.
Commenter  J’apprécie          20
--Et vous le pensez aussi ? Demanda Martin.
Myako ne répondit pas.Mais ,à l'heure où la lumière déclinante du soir éclairant encore les premiers cerisiers en fleurs du jardin,elle prit sa main ,le fixa de ses yeux noirs auxquels le soleil couchant donnait d'étranges lueurs de brasier et dit d'une voix douce :
--vous êtes venu ici pour reconstruire votre vie ,Martin.Moi je dois faire la mienne..... M'y aiderez -vous?
--Cela prendra du temps, répondit Martin en accentuant la pression de ses doigts sur les siens.
--Ici,le temps ne compte pas murmura Myako.( Page 391).
Commenter  J’apprécie          10

Video de Eric Le Nabour (1) Voir plusAjouter une vidéo

Eric le Nabour
Jacques CHANCEL s'entretient avec Eric LE NABOUR dans le cadre des radioscopies "Jeunes pour l'an 2000": il a 20 ans, considérations sur l'âge, le mariage, ses écrits, le métier d'instituteur; l'éducation, le chômage; son attachement à la cellule familiale; Jacques CHANCEL s'étonne de ses positions réactionnaires. Eric LE NABOUR : son opinion sur la jeunesse, l'église, la démographie;...
autres livres classés : romanVoir plus
Les plus populaires : Littérature française Voir plus


Lecteurs (118) Voir plus



Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
5254 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre

{* *}