AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2262033900
Éditeur : Perrin (17/02/2011)

Note moyenne : 4/5 (sur 17 notes)
Résumé :

C’est par la révolte d’un paysan, Baptiste Deschamps, qu’a été révélé le sort atroce qu’on réservait aux poilus atteints du syndrome du shell shock, ces soldats qui n’avaient pas résisté psychologiquement à l’épreuve du feu et que l’on avait retrouvé pétrifiés, l’air hagard, parfois même fous. En haut lieu, on les appelait les ” embusqués du cerveau “, soupçonnés d’être des simulateurs. Pour le prouver, on les soignait à coups de décharges électriques. L... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
stephmeg
  09 août 2017
L'ouvrage revient sur un aspect peu connu de la Grande Guerre, les troubles post traumatique liés au conflit.
L'auteur nous apprend comment les maux des poilus était perçus et compris par les médecins de l'époque dont l'objectif premier était de renvoyer de la chair à canon sur le front.
Il ne s'agit pas là de récits détaillés sur l'expérience de tel ou tel soldat, mais de l'évolution de la compréhension et du traitement des malades par les médecins. Un patriotisme acharné prévalant souvent sur l'étique.
Je conseille cette lecture aux amateurs de la période qui en découvriront un nouvel aspect.
Bonne lecture!
Commenter  J’apprécie          40
Nikoz
  22 juillet 2015
Les soldats de la honte? Ou bien les praticiens de la honte? Enquête édifiante sur une médecine hasardeuse, à l'image de son temps, d'une indescriptible cruauté. Mais, après tout, moralement, quelle distingo entre le médecin qui veut à toute force renvoyer le "psychotique" vers le front, l'officier supérieur qui ordonne l'assaut inutile, le mobilisateur qui arrache la vie des villes et campagnes?
Commenter  J’apprécie          50
Jaklek
  09 mai 2014
Encore une facette terrible de cette grande guerre; une facette horrible, injustifiable : qui peut être assez insensé pour infliger de nouvelles tortures à des hommes qui avaient enduré de telles souffrances qu'ils en étaient devenus meurtris à vie dans leur esprit, en plus des stigmates que portait leur corps ? La guerre est cruelle, souvent injuste, provoquée par des puissants et subies par des innocents, et là on atteint une nouvelle dimension dans l'insoutenable. Pourquoi faut-il que l'Humain soit aussi sauvage ? Je me suis lancée dans une lecture ( voire relecture) d'ouvrages ayant pour sujet la 1ère guerre mondiale... J'espère n'y pas laisser ce qui me reste de foi en l'Homme.C'est pas gagné si je continue à croiser de tels écrits!
Commenter  J’apprécie          20
cvd64
  09 janvier 2018
première guerre mondiale, les tranchées, l'ennemi, la peur, les blessures et le début de la prise en compte du syndrome de Shell shock venu de l'autre côté de la Manche ce syndrome plus connu sous le dénominatif de post traumatique; encore faut-il reconnaître ce syndrome pour ce qu'il est, malheureusement on manque d'homme au front et les militaires préfèrent parler de "planqués, embusqués du cerveau, simulateurs" et faire passer en cour martiale ces" pauvres bougres."
Commenter  J’apprécie          10
MDIV
  25 novembre 2013
« [L]a guerre n'a pas seulement meurtri et lacéré les chairs, elle a entaillé les âmes, elle a rendu fou » explique l'historien Jean-Yves le Naour. Dans cet ouvrage l'auteur décrit le traitement réservé aux soldats traumatisés psychiques par le corps médical, au cours de la Première Guerre mondiale. Au fil de ces pages nous découvrons de nouveaux aspects de la Grande guerre et de ses ravages jusqu'ici oubliés. A travers l'histoire méconnue et tragique de ces soldats qu'on estime à environ 100 000 rien qu'en France, c'est l'Histoire qui se trouve restaurée.
Delphine, Toquée du Doc.
Lien : http://www.franceculture.fr/..
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JaklekJaklek   30 décembre 2016
Non, la guerre n'a pas seulement meurtri et lacéré les chairs, elle a entaillé les âmes, elle a rendu fou. Dire cela, ce n'est pas offenser les poilus mais ramener les héros à leur dimension humaine, de chair et de sang. Les héros étant des hommes, et ce qu'ils ont vécu allait au delà de l'inhumanité.
Commenter  J’apprécie          30
cmuratetcmuratet   09 avril 2013
De ces héros-là, on en avait honte. S'il était difficile de soutenir le regard des "gueules cassées", au moins le pays s'inclinait devant eux, mais les fous, les hystériques, les déments, il fallait les cacher, les dissimuler parce qu'ils renvoyaient une image terrible de la guerre en complète contradiction avec les lauriers de l'héroïsme dont la société d'après-guerre couvait les poilus et les anciens combattants. La guerre, pourtant, il faut avoir le courage de la regarder dans les yeux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
NikozNikoz   22 juillet 2015
Le médecin, même multigaloné, ne doit jamais oublier qu'il est médecin avant tout
Commenter  J’apprécie          11
stephmegstephmeg   09 août 2017
Le pays n'attend pas, lui. Il faut lui rendre des soldats, le plus vite sera le mieux, et par tous les moyens.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Jean-Yves Le Naour (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Yves Le Naour
Fusillé sur son brancard - L'affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre
Le 11 octobre 1914, au Bois-des-Loges, le sous-lieutenant Julien Chapelant est fusillé pour reddition à l?ennemi. Blessé, la jambe fracturée, il est ligoté à son brancard pour pouvoir être maintenu debout face au peloton d?exécution. Cette affaire, qui a révolté l?opinion, a suscité une grande campagne en faveur de sa réhabilitation, soutenue par les associations d?anciens combattants et la Ligue des droits de l?Homme. Mais comment faire un récit honnête et impartial de cette affaire ? En effet, il est des témoins qui accusent Chapelant et d?autres qui le disculpent intégralement. Où se situe la vérité ? Plutôt que de bâtir une narration unique qui enfermerait le lecteur dans la vision de l?auteur, Jean-Yves le Naour a fait le choix de présenter deux versions différentes, délibérément partiales : la thèse de la culpabilité du sous-lieutenant et celle de son innocence. Ainsi, derrière l?histoire de ce fusillé, c?est aussi une réflexion sur la subjectivité de l?histoire et la relativité du témoignage à laquelle nous invite ce livre à la forme inédite.
Pour la première fois, l?historien s?efface derrière le lecteur. À lui de se faire juge.
Jean-Yves le Naour

--- Découvrez le livre : https://www.armand-colin.com/fusille-sur-son-brancard-laffaire-chapelant-et-les-fantomes-de-la-grande-guerre-9782200625139
*********************************
Retrouvez-nous sur : --- https://www.dunod.com --- Facebook : https://www.facebook.com/editionsdunod/ --- Twitter : https://twitter.com/DUNOD --- Instagram : https://www.instagram.com/bienetredunod/
+ Lire la suite
autres livres classés : première guerre mondialeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1704 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre