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Verdure35
  14 octobre 2021
Le récit sous forme de roman d'un grand malheur, d'une vie abîmée. A la fin , l'autrice explique que ce sont les quarante premières années de sa vie qu'elle a couchées sur des pages blanches, une thérapie qui lui fera du bien , il faut l'espérer, puisque ses rendez vous avec un psy apparemment bienveillant se sont soldées par un échec.
C'est une histoire abominable qui débute alors qu'une petite fille n'a que 6 ans, un papa aimant éloigné parce que trop rustique, un beau-père..., une mère mondaine qui ne prend pas le temps d'aimer sa fille, trop occupée par son travail et son nouvel amour.
Puis l'age adulte et de nouveau sous emprise d'un mari très riche(l'étalage des marques fait très américain), charmeur et violent:le cercle infernal .
Une fin romancée qui fait croire à un renouveau.
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audelagandre
  15 septembre 2021
Glaçant, « La femme qui n'aimait plus les hommes » raconte l'histoire de Jeanne, personnage fictif, photographie parfaite d'une femme qui ne peut pas dire « Je ». Si Jeanne a une carrière brillante, mariée à un éditeur de renom, évoluant dans un microcosme privilégié, elle a pourtant au fond d'elle un monstre tapi dans l'ombre, sur lequel elle a posé des centaines de pierres pour l'empêcher de bouger. Son mari, Gabriel, prénom d'un ange salvateur, est pourtant une sacrée ordure. Respecté autant que craint, pavanant dans ses costumes Armani, il règne sur le milieu littéraire autant que sur sa femme, en prenant toujours bien soin de ne laisser aucune trace… comme s'il avait intrinsèquement senti qu'il pouvait s'autoriser à la battre sans que jamais elle ne riposte. En ce mercredi 7 novembre 2018, Jeanne se réjouit d'annoncer à son époux une merveilleuse nouvelle, mais la réaction de celui-ci ne sera pas celle attendue. Violence des mots, violence des gestes. Jeanne connaît parfaitement l'enchaînement du cercle infernal, mais quelque chose se réveille, le mur savamment construit en elle chancelle. « Longtemps, elle avait voulu guérir. Puis elle avait arrêté. le jour où elle avait compris qu'on ne guérit pas d'être morte. » Jeanne se souvient de ce mercredi de décembre 1987 où tout a commencé, ce moment où « (…) elle, Jeanne avait basculé dans la nuit ».

Deux cent dix pages se succèdent pour raconter passé et présent. Un seul point commun : la violence qui les lie. C'est dans ce passé douloureux que Jeanne « avait appris à s'extraire d'elle-même. À s'extraire de la vie. » Terreur, sidération, « éjectée du monde des vivants », le passé ressurgit avec la force d'un tsunami. Tout y est décortiqué, du mariage « si joli », aux premières injures. du divorce de ses parents, à l'arrivée du nouvel homme dans la vie de maman. de ce qu'on attendait qu'elle soit, de qui elle était alors, de qui elle devait être. « Voilà. Il fallait qu'elle apprenne à mieux dissimuler encore, oui. Être gentille, voilà. Et mieux dissimuler encore. » Pour survivre, Jeanne s'agrippe aux branches. « Lire, apprendre, comprendre tout simplement pour elle de puissantes échappatoires, des flotteurs, certes à la dérive, mais auxquels elle s'accrochait comme elle pouvait. Noyée en sursis qu'elle était. » Donner le change toujours, face à sa maîtresse, face à son père inquiet, face à sa mère fatiguée. Mentir. Fabuler. Tromper les yeux inquisiteurs des autres. S'abuser.

Dans ce primo-roman, Isabelle le Nouvel décrypte l'innommable. Style incisif, mais pudique, tranchant, mais sans jamais verser dans l'insoutenable pourtant précisément suggéré, elle laisse le lecteur comprendre les choses par des phrases coupées qui n'ont pas de fin. Elle utilise le point pour ne pas dire, tout en le disant quand même. Elle raconte le commencement « De ce jour. de cette nuit. Disjoncté. À jamais » l'emprise, l'éternel recommencement de celle qui « (…) avait grandi dans l'épouvante, sans socle aucun. », l'irrémédiable et l'irréversible, le déni des adultes, « La paroi de verre anti-effraction qu'elle avait dressée entre elle et les autres, et surtout entre elle et elle-même. », et le silence, assourdissant qui l'avale toute entière.

Il n'y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » manière de raconter de telles choses. Il y a SA manière, SES mots, SON choix de narration. Isabelle le Nouvel a l'écriture délicate pour raconter l'horreur. Sans doute a-t-elle besoin qu'on l'entende sans décrire trop directement la monstruosité des actes. Les blancs sont tout aussi efficaces, car derrière les blancs, derrière le silence, on lit toute l'abjection de ce qui n'est pas explicitement écrit.

On ne sort pas tout à fait indemne d'un tel récit, mais je continue à soutenir celles qui osent parler. Merci d'avoir osé.

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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noid
  07 novembre 2021
Vu de l'extérieur, tout semblerait aller pour le mieux pour Jeanne, et pourtant ! Un mari violent qui la frappe alors qu'elle lui annonce être enceinte. Et le passé qui remonte avec le souvenir des abus de son beau-père.

L'histoire d'une femme qui tente de s'émanciper des ordures qui ont voulu la détruire.
Lien : https://www.noid.ch/la-femme..
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julie_et_ses_lectures
  20 juillet 2022
La femme qui n'aimait plus les hommes est l'histoire de Jeanne, écrivaine, mariée à un éditeur réputé, vit dans les beaux quartiers et en apparence elle a tout pour être comblée.
 
Le mercredi 07 novembre 2018, alors que Jeanne se prépare à annoncer une excellente nouvelle à Gabriel, (son mari) rentre du travail excédé de sa journée.
Gabriel n'est pas ravi de cette nouvelle et commet une fois de plus l'irréparable. Jeanne subira une nouvelle humiliation avec violence et violence verbale. Tétanisée, elle décide de mettre un terme à cette relation toxique. Jeanne va basculer dans des souvenirs de son passé qu'elle refoulait jusqu'à présent.
 
Ce roman est glaçant, terrifiant, il m'a pris aux tripes. Jeanne est une femme violentée, blessée, détruite depuis des années.
 On vit et ressent l'histoire de Jeanne, car l'autrice alterne entre sa vie présente et son passé. La petite fille et la femme parlent chacune leur tour dans un monologue éprouvant, oppressant et étouffant.
 
Les mots sont forts, crus et les scènes sont difficiles que durant ma lecture, j'en avais mal au ventre. 
Ce roman raconte l'emprise de Jeanne et l'autrice se confie en nous dévoilant son intimité.
 
La thématique est violente, néanmoins, nécessaire et j'admire les femmes qui sortent de leur silence.
 
La plume est incisive, percutante et Isabelle le Nouvel ne finit pas ses phrases afin que le lecteur ressente l'horreur et le calvaire que vit Jeanne. Les chapitres sont courts et la lecture s'enchaîne.
 
Isabelle le Nouvel nous livre un roman tragique, dur et percutant que le lecteur ne ressort pas indifférent à cette lecture.
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leslivresmapassion
  03 mai 2022
Ce premier roman d'ISABELLE LE NOUVEL est un roman qui bouscule. Il traite des non-dits sur la maltraitance infantile.

Jeanne est une petite fille de six ans qui subit les sévices de son beau-père. Elle restera abîmée et ne pourra jamais se construire, comme elle le souligne "on lui a tout pris, elle est morte lorsqu'elle était enfant".

Adulte, elle devient la proie d'un pervers narcissique, qui est l'homme qu'elle a épousé, un homme puissant, bien entouré qui donne une très belle image de lui à l'extérieur, elle subit ses humiliations et ses coups jusqu'à ce soir d'automne, où elle lui annonce qu'elle est enceinte.

Elle trouvera enfin la force de s'extraire de cette relation toxique, et puisera en elle la force de vivre.

ISABELLE LE NOUVEL explique très bien que les blessures infligées à ces enfants pour satisfaire les désirs de personnes totalement tordues, est une atteinte à l'humanité de ces enfants car à l'âge adulte ils ne s'en remettent jamais complètement, leur vie sera à jamais amputée.
Et généralement ils n'ont pas non plus le soutien des proches -Jeanne subit le déni de sa mère- ni de la justice ce qui ne fait qu'engendrer une mésestime de soi.

Un roman tragique et poignant.
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itsmylife_book
  09 octobre 2021
Lecture coup de coeur, roman coup de poing... je ne sais pas si je vais trouver les bons mots pour parler de ce livre, mais je vais essayer... Dès la première page, j'ai senti ma gorge se nouer, mon coeur se serrer et j'ai su que je n'allais pas sortir indemne de ma lecture. Tout d'abord, j'ai été hypnotisée par la plume d'Isabelle le Nouvel malgré les sujets difficiles abordés ici. Elle utilise des mots puissants. Des mots forts. Des mots qui transpercent l'esprit et le coeur. Elle décrit les scènes avec finesse et tant réalisme que ça donne des frissons... c'est incroyable. L'histoire de Jeanne est terrible. Sombre. Douloureuse. Nous vivons son histoire à travers ses maux de sa jeunesse à aujourd'hui. Elle transmet au lecteur beaucoup d'émotion et cela, ne peut laisser personne indifférent. La note de l'auteure à la fin du roman m'a beaucoup touchée, elle prolonge l'histoire de Jeanne, elle fait écho en elle... Je vous invite vivement à découvrir ce récit. Il est dur, poignant, certes, mais nécessaire, il amène à réfléchir et à (ré)agir face à ces situations inacceptables. Merci aux éditions Michel Lafon pour cette découverte et bravo Isabelle pour ce roman qui restera gravé en moi très... très longtemps !
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audeLOUISETROSSAT
  06 octobre 2021
💫💫GLAÇANT 💫💫
Un roman bouleversant,
Poignant,
Terrifiant,
Lu d'une traite,
En apnée,
La boule au ventre.
Une plume pleine de finesse et de justesse pour décrire l'indescriptible. Une lecture dont on ne sort pas indemne, mais après le noir : la lumière, l'espoir.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Nathv
  06 novembre 2021
Premier roman d'Isabelle le Nouvel, ce livres est une belle réussite.
Jeanne, écrivain à succès, est mariée à Gabriel – homme odieux qui la brutalise, l'humilie et lui fait subir un enfer au quotidien. le livre est écrit en deux temps: d'une part, le quotidien de Jeanne dans ce couple qui la détruit et, d'autre part, des chapitres flashback qui nous ramènent à son enfance tout aussi sordide (voire encore plus s'il est possible de doser les degrés d'horreur).
« La femme qui n'aimait plus les hommes » est catégorisé roman mais l'auteur ne laisse planer aucun doute: « Je ne sais pas bien dire Je. Alors, je dirai Jeanne ».
Un livre coup de poing qui exprime parfaitement:
– l'impossibilité de se construire en tant qu'adulte alors que l'enfance a été irrémédiablement cabossée, explosée, détruite par des adultes aux comportements inacceptables,
– la nécessité de mettre des mots sur ces événements, de les énoncer, de les dénoncer, et ce sans prescription aucune.
En conclusion, un premier roman qui rejoint les très belles réussites de cette rentrée littéraire 2021.
Lien : https://letempslibredenath.w..
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Labiblyllotheque
  23 décembre 2021
👊Lecture coup de poing

Dévoré en une soirée, ce roman m'a bouleversé. Je l'ai refermé en milieu de nuit, partagée entre l'envie de le digérer lentement et celle d'en ouvrir un autre très vite, pour tenter de dénouer mon estomac et être certaine qu'il ne viendrait pas hanter ma nuit.

Car, il est bien question de monstres ici. de ceux qu'on ne soupçonne pas et qui pourtant, une fois la porte refermée, révèlent leur vrai visage et torturent, humilient, tuent à petit feu.
Celui qui partage la vie de Jeanne fonctionne de cette manière. Aussi, lorsque survient l'humiliation de trop, elle trouve enfin le courage de fuir, il est difficile de croire que cet homme n'était pas le premier à tenter de la détruire. La fuite ne suffira pas, c'est en remuant le passé et en ravivant les braises du feu qui a dévasté son enfance que Jeanne trouvera peut-être son salut.

Avec ce roman, Isabelle le Nouvel ne fait aucune concession. Elle ne triche pas, bouscule le lecteur jusqu'à le laisser pantelant, ébranlé. Si la thématique du viol et des violences familiales est régulièrement abordée dans la littérature, l'auteure y apporte une autre dimension en interrogeant la relation mère-fille et les notions de vengeance et de pardon.

Si comme moi, vous aimez être surpris par vos lectures, foncez ! Ce livre est pour vous.
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cline06
  28 août 2022
J'ai découvert ce roman dans le cadre du Prix du roman fnac. Une vraie claque, et pour ma part c'est ce roman que j'avais noté pour gagner.
L'histoire est glaçante. Une petite fille Jeanne qui n'a que 6 ans, un papa aimant mais éloigné, un beau-père........, une mère dans le déni qui ne prend pas le temps d'aimer sa fille, occupée par son travail et son compagnon.
À l'âge adulte Jeanne va inconsciemment s'enfermer dans un cercle infernal en étant sous l'emprise d'un mari charmeur, intellectuel influent mais manipulateur et violent dans l'intimité. Un soir parce qu'il l'humilie une fois de plus, elle va rassembler ses forces pour sortir de cette relation toxique. Cela va faire remonter tous les souvenirs des violences de son enfance .....
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