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ISBN : 284865645X
Éditeur : Sarbacane (28/08/2013)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Après la catastrophe qui a annihilé l’humanité, ils se sont retrouvés dans cette petite ville déserte, berceau de leur origine commune.
Hier encore, ils n’étaient que des robots ; mais ils se découvrent
capables de penser et même… de ressentir des émotions.
Que vont-ils bien pouvoir faire sur cette Terre désertée ?
S’interroger, bien sûr, à propos de ce qu’ils croient éprouver, car
un robot peut-il prétendre échapper à sa progra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  28 juin 2014
Un roman original. J'ai été intriguée par la couverture, je n'avais pas lu les critiques des autres lecteurs quand j'ai découvert cet ouvrage en librairie.
La 4e de couverture n'en disait que très peu, mais j'ai voulu tenter l'aventure ... et puis les robots et les histoires post-apocalyptiques ne me rebutent pas, même si j'ai lu beaucoup de dystopies les derniers mois et éprouve le besoin de faire "une pause" avec ce genre de lecture ...
Un narrateur robot, voilà qui est original. Archi est cultivé, enfin les humains pourraient le décrire ainsi, Meph est original, Domo est très polyvalent ... puis un jour ces robots, ensemble, vont décider de rénover, reconstruire, recréer un monde, puisque les humains ne semblent pas en mesure de revenir sur la planète qu'ils ont détruite, d'abord à petit feu, puis plus rapidement.
Les robots, à la faveur d'événements aussi exceptionnels qu'obscurs (catastrophe nucléaire, semblerait-il), sont devenus conscients ...
Une communauté se forme, on aura ensuite la confirmation que les robots proviennent de cette même ville, car les plans des robots sont retrouvés dans une salle. Un jour, une robote Eliza arrive ...
J'ai beaucoup aimé ce roman, qui malgré un début déroutant et un concept original, parvient à accrocher le lecteur au bout de quelques pages seulement, et à instaurer un certain rythme narratif.
Peu d'action mais on aime suivre les péripéties des robots.
J'ai bien aimé les "personnages" principaux, les robots Archi et son ami Meph, Eliza m'a rappelé la jolie robote Eve dans le film Wall-E ...
Un bon livre, qui pourra sans doute séduire un lectorat assez large, pas seulement les amateurs de robots et de science-fiction.
Insolite et à découvrir !
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leslecturesdeVal
  02 janvier 2014
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio pour sa masse critique et les éditions Sarbacane pour ce partenariat. Alors vous allez peut être me dire pourquoi la masse critique de Babelio puisque je suis partenaire des éditions Sarbacane? Tout simplement parce que ce livre lors de sa sortie, je ne l'avais pas demandé en service-presse car il me faisait peur, cet univers complètement différent de ce que je lis dans la collection Exprim' ne m'attirait pas spécialement et j'avais vraiment un doute énorme sur le contenu de cet ouvrage, puis après réflexion et lors de la masse critique celui-ci était proposé, je me suis dit allez tente le coup pour l'instant tu n'as jamais été déçue par un livre que tu as lu de cette collection, ça en fera au moins un qui ne sera pas dans mes Tops et bien je vous l'avoue, c'est loupé car j'ai adoré ce livre que j'ai dévoré en deux jours, fêtes de fin d'années obligent sinon il aurait été lu en une seule journée. C'est un gros coup de coeur pour commencer cette nouvelle année mais plantons déjà le décor :
Du coté de l'histoire : Nous sommes dans le futur, mais un futur très proche. Plus aucun êtres vivants sur la terre tous les humains ont disparus, on ne sait pas vraiment pourquoi mais on se doute que cela soit à cause d'une guerre nucléaire ou de conflits restés en suspens. A cause de la simple bêtise humaine en quelque sorte. Nous sommes dans un décor post-apocalyptique … et cet univers décrit en ruine est particulièrement inquiétant. Des robots commencent à arriver de partout sans savoir pourquoi ils sont attirés par cet endroit mais ils se rassemblent comme aimantés, dans ce qui reste de la ville, ils ont tous une même question : pourquoi, comment ? Chacun trouve sa place selon ses fonctions. Ils se choisissent une maison, l'aménage comme ils veulent avec des trouvailles récupérées sur place . Et petit à petit il commence à trouver un rythme, comme un humain, ils s'affairent à leur quotidien, Ils sont maintenant plus que des êtres de ferrailles servant les humains, ils ont chacun des responsabilités différentes, trouvent des tonnes d' idées pour améliorer leur existence, Ils ont alors une conscience, se découvre la faculté de penser. Ils vivent et ressentent les choses et leurs sentiments se développent au fur et à mesure des pages .
Du coté des personnages : Il y a pour moi dans ce roman quatre personnages principaux, même si beaucoup de noms sont parcourus au fil de l'histoire, j'en ai retenu vraiment quatre que j'ai adoré, Il y a d'abord Archi, le personnage principal, c'est un ancien robot de bibliothèque qui a de stocké dans sa mémoire une multitude de références de livres, il a aussi si je peux me permettre la tête bien sur les épaules. C'est le narrateur de l'histoire , il va nous conter le périple de tous ces robots avec une très grande sensibilité.
Meth est un personnage que j'ai beaucoup aimé aussi, je l'ai trouvé très attachant, c'est le personnage qui, il me semble est le plus gêné de par la situation, c'est le copain d'Archi.
Domo : est un robot qui est arrivé un peu plus en amont de l'histoire, il est énorme et à la faculté de prévoir la météo.
Eliza : Un robot femme, la seule dans le roman, elle va faire chavirer le " coeur " de notre tendre Archi.
Du coté de l'écriture : Même si les quelques premières pages ont été assez difficiles à comprendre, je les ai d'ailleurs relues plusieurs fois pour bien assimiler le début de l'histoire, le reste à coulé de source, l'histoire m'a emportée et je me suis laissée aspirer par le récit de l'auteur. Grâce à l'excellente plume de Loïc le Pallec, j'ai même réussi à accrocher à tous ces termes de robotique, tous ces termes techniques qui me faisaient si peur en commençant le livre. Tous les détails qu'il a parsemé dans son roman donne un charme tout particulier à ce livre. le récit est fluide, envoutant avec un suspens inimaginable qui en fait aussi une histoire vraiment passionnante avec de la tendresse parsemée tout au long des pages et même si l'auteur nous conte une histoire de robots, j'ai trouvé ce roman d'une très très grande humanité. le final est bouleversant, je n'en dirais pas plus bien sur, mais sachez que j'ai été chamboulée , au bord des larmes je l'avoue et c'est vraiment difficile pour arriver à ce que je rentre ainsi dans une histoire, je ne ressors pas indemne de cette lecture et je verrais certainement notre existence autrement .

En conclusion : Une très belle surprise pour moi que ce livre, je suis vraiment ravie d'avoir sauté le pas et d'avoir reçu ce livre car je serais vraiment passé à coté de quelque chose de fantastique si j'avais laissé gagner mes doutes et mes peurs pour cette lecture. C'est le premier roman de Loïc le Pallec et j'espère que j'aurais la chance de découvrir d'autres romans de cet auteur qui a une plume extraordinaire . Ce roman a eu la faculté de me transporter dans un univers totalement inconnu pour moi, le futur, les robots, je ne connaissais pas avant et j'ai vraiment adoré. C'est sans hésitation que je mets un très gros coup de coeur à cette lecture tout simplement car j'ai été bluffée du début à la fin de l'histoire et que l'écriture de l'auteur est une totale réussite arrivant à me mettre les larmes aux yeux rien que pour ça, je dis chapeau M. le Pallec, vous m'avez bien eu. Un livre que je recommande à tous et un auteur à découvrir. Et encore une fois ce ne sera pas un flop pour Sarbacane et sa collection Exprim', je ne sais pas si je vais y arriver un jour à vous marquer un déçue de ma lecture avec cette collection.
Lien : http://aupaysdelire.blogspot..
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Sanguine
  17 mars 2015
J'ai longtemps croisé la couverture de ce livre en arpentant les allées de ma médiathèque, je la trouvais sympa mais pas suffisamment pour me pencher sur le contenu du livre. Je ne sais pas pourquoi. Et puis mes pérégrinations sur internet m'ont conduit à lire une chronique sur ce livre et j'ai été prise d'une folle envie de découvrir le destin de ces robots ...
Après la catastrophe qui a annihilé l'humanité, ils se sont retrouvés dans cette petite ville déserte, berceau de leur origine commune. Hier encore, ils n'étaient que des robots ; mais ils se découvrent capables de penser et même… de ressentir des émotions. Que vont-ils bien pouvoir faire sur cette Terre désertée ? S'interroger, bien sûr, à propos de ce qu'ils croient éprouver, car un robot peut-il prétendre échapper à sa programmation ? Peut-il apprendre à vivre en communauté, créer, rire et qui sait ? à aimer ? C'est toutes ces questions que vont se poser Archi, le robot biblio qui tient le journal des événements, le turbulent Meph, Domo le colosse, Nobel, Cérébro, Éliza et les autres. Qui sont-ils, et pourquoi se trouvent-ils réunis ?
Encore une fois, c'est une bien jolie découverte que j'ai fait grâce aux Editions Sarbacane. L'auteur nous plonge dans un univers de science-fiction plutôt bien fichu et travaillé. L'homme a trouvé le moyen de s'éliminer tout seul de la surface du globe, les robots sont dans la place ! Sans savoir pour quelle raison, ils se retrouvent attiré vers une localité qu'ils finissent par habiter. Leur petite communauté s'organise, comme une ville humaine. On retrouve même un médecin, Doc, qui rafistole ses compagnons à partir des plans d'assemblage retrouvés.
J'ai adoré ces robots qui au final sont très humains. Ils ont des réactions identiques à celles que nous pouvons avoir, leur évolution est très sympa, très bien décrite et très interéssante. Je dirai même qu'on peut ressentir leurs émotions et mine de rien, je me suis beaucoup attachée à Archi qui est le narrateur de notre histoire (est ce parce qu'il a travaillé comme robot bibliothécaire que je ressens cet attachement ?). Parlons également des noms des robots, ils sont juste très bien vus ! J'ai bien ri lorsque j'ai entendu les prénoms de la bande de gros bras qui va faire régner l'ordre sur la ville : Arnold, Chuck etc ... Ca vous rappelle quelque chose ?
Ce livre possède également un petit côté poétique que je ne pensais pas trouver en l'ouvrant. C'est une très agréable surprise. Une lecture que je ne regrette pas du tout, je suis même ravie de ma découverte ! En plus, ça se lit très bien et du coup, j'aurai envie de dire presque trop vite. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans certaines chroniques, je n'ai pas eu de mal à me mettre dans l'histoire et à ne plus avoir envie d'en sortir.
Un conseil ? Venez vite faire la rencontre de cette bande de robots !
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Jcequejelis
  18 décembre 2013
L'histoire: Dans «2001 l'Odyssée de l'espace» un monolithe provoque une mutation chez des singes et enclenche leur évolution vers l'humanité. Dans «No Man's Land» ce sont les radiations d'un conflit nucléaire planétaire qui jouent le même rôle, mais cette fois-ci sur des robots, qui prennent conscience d'exister.
Ceux-ci sont assez élaborés pour être bibliothécaire, policier, peintre ou médecin. Après le grand bouleversement, tous convergent vers leur lieu de fabrication, même s'ils sont au pôle Nord, comme, Domo, qui en arrive en camion avec un stock de graines en tout genre.
Il se retrouvent au bord de la mer, dans une ville déserte, dont progressivement ils occupent les maisons. Se forme une communauté dont nous ne suivons la «vie» que d'une dizaine de personnages.
Comme des enfants, ils font l'apprentissage de la vie en société, découvrent l'amitié, la compassion, le rire, l'amour, la dépression, la solidarité, la beauté du monde, l'art et même une drogue... Mais ils ne connaissent, ni la haine, ni la jalousie, ni la délinquance, ni la politique, ni la guerre...
Ils entretiennent la ville et, surtout, ils sèment des arbres. La terre et l'air étant radioactifs, ils les protègent avec des coupoles, et vont les regarder pousser un peu comme des écoliers, qui ont planté un haricot en cours. Un soir ils illuminent la ville....
On ignore le sort du reste de la planète. Aucune date ni aucun nom de lieu ne sont donnés. Mais, avant qu'ils rebaptisent les rues, elles étaient numérotées. Des crabes ont envahis la page. On ignore aussi le temps que dure cette histoire.
Le héros : le narrateur, Archi, est un «intellectuel». Il tient son journal et c'est à travers son récit que l'on suit l'évolution du groupe.
Lecture: No Man's Land se lit facilement et rapidement. L'auteur vivant au Canada on sent l'influence anglo-saxonne dans les références littéraires, dans les surnoms des robots...
La fin remet en question tout ce que vous imaginez au cours de votre lecture. Et vous pouvez vous poser cette question : et nous, les humains, sommes-nous programmés?
Question aux autres lecteurs : avez-vous trouvé votre prénom page 223?
J'ai bien aimé aussi le petit mot d'Anaïs sur la marque-page.
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c.brijs
  27 septembre 2013
"L'égocentrisme qui a conduit les humains à désavouer les principes mêmes de la vie demeure pour nous une énigme."
L'apocalypse a eu lieu. L'humanité a été éradiquée. Seuls survivants, quelques robots qui sont - comme par miracle - devenus conscients de leur existence. Tous se regroupent dans une petite ville abandonnée, celle où ils ont été conçus. Au départ, un peu perdus, désorientés par ce qui leur arrive, ils finissent par s'organiser, développer de nouvelles compétences ... le rire, l'humour, l'amitié, l'amour, la culture, l'enseignement, ... ne sont peut-être pas l'apanage des humains ! A moins que...
No man's land est un récit de science-fiction qui ne laisse pas indifférent. L'auteur transpose le débat inné-acquis dans la sphère de la robotique. Tout le long du récit, il nous laisse croire au miracle, à la possibilité que des robots puissent s'émanciper de leur programmation initiale pour créer une société parfaite où la discorde n'existe pas.
La chute - que je vous laisse découvrir par vous-même - est d'autant plus dure ! Surtout qu'on s'attache à tous ces petits robots qui se prennent des noms improbables, se questionnent sur la vie, la mort, la trace qu'ils peuvent laisser sur la Terre... Parmi eux, deux m'ont particulièrement touchée. Il y a tout d'abord Archie, le narrateur, robot-bibliothécaire, qui se met en tête d'écrire leur histoire. Plutôt terre à terre, il se fait sans cesse bousculer par son ami Meph, diminutif du célèbre personnage de Faust, Méphistophélès.
"- Au fond, il est là pour éviter que l'humanité ne s'endorme au sein d'une paix trompeuse ! Méphisto oblige à la confrontation ! Bien sûr, je n'adhère pas nécessairement à tous les aspects du personnage... C'est pour ça que j'ai choisi un diminutif."
Toute cette petite communauté cumule à la fois la candeur et l'enthousiasme des jeunes enfants, l'intelligence cumulée des plus grands génies et un niveau de technologie jamais égalé. Ce mélange explosif associé à une entraide sans faille leur permet d'évoluer à la vitesse grand V. Les projets ne manquent pas : une école, la reforestation de leur ville, l'organisation d'une fête culturelle, ... A l'occasion de cette réunion festive, tous ont l'occasion de mettre en avant leurs talents. Archie et ses amis présentent une pièce de théâtre qui remporte un franc succès ; ce qui n'est franchement pas le cas pour le duo musical des jumeaux Calvin et Kelvin, ce qui nous vaut un clin-d'oeil sympathique au célèbre "Retour vers le futur" :
" - Bon, a finalement annoncé Kelvin. Je crois que vous êtes trop néophytes pour apprécier toutes la subtilité des structures rythmiques complexes... (...) ... en revanche, vos gosses vont adorer ! a ajouté Calvin."
Peu à peu, tous oublient leurs concepteurs et commencent à vivre pour eux-mêmes...
Cette chronique de la création d'une société nous renvoie en miroir et en accéléré à notre propre évolution. Comment l'homme est-il devenu un animal pensant ? Comment s'est-il progressivement détaché de ses besoins primaires pour s'aventurer vers la création artistique ? vers la réflexion philosophique ? vers les questionnements existentiels ? Ce périple est aussi l'occasion de revenir sur nos travers, nos paradoxes qui nous mènent encore et toujours au pire !
Ce qui nous ramène immanquablement au final - nécessaire retour à la réalité mais néanmoins perçu comme une claque monumentale !
En bref, une lecture intelligence qui pose mille et une questions sur notre condition humaine ! A lire !
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   28 juin 2014
Le processus créatif me prend beaucoup de temps :
tout d'abord je m'assieds dans le vieux fauteuil du salon, le dos droit, les bras reposant sur les accoudoirs. Je fais coulisser les membranes de mes globes oculaires - bien que cela ne soit pas nécessaire - et je lance mon programme rédactionnel.

Ce dernier se contente de ronronner en attendant que je lui envoie mes directives, mais il m'arrive de rester des heures à envisager la façon dont je vais bien pouvoir m'y prendre pour restituer une impression, décrire une scène, développer une idée ... Je dois constamment vérifier le sens des mots que j'utilise pour être certain de me tenir au plus près de ce que je veux exprimer, m'assurer de la justesse des constructions grammaticales ...

Sur une impulsion, je plonge au cœur de mes archives pour comparer des styles, des genres, des rythmes. Il m'arrive d'effacer brusquement un paragraphe sur lequel j'ai pourtant longuement travaillé.
Je m'égare, je me répète, je reviens sans cesse au récit, j'enlève ici une virgule, je coupe là une phrase que j'estime mal équilibrée ...
Je m'escrime, je suis envahi par le doute et le découragement.

Mais de temps à autre, j'éprouve un court instant de satisfaction à la relecture d'une phrase que je viens d'achever et que je trouve bien tournée.
Aussi étrange que cela puisse paraître, ce bref moment de contentement est à lui seul suffisant pour que je m'astreigne chaque jour à renouveler l'exercice.
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JcequejelisJcequejelis   14 décembre 2013
En observant ce séquoia (...), je me suis dit qu'un arbre capable de vivre 3 000 ans devait certainement avoir une perception temporelle très différente de celle d'un humain. Je me suis alors demandé quel genre de réponse cette créature aurait pu donner à la question suivante : Que représente l'humanité pour vous ? Eh bien, admettant qu'il ait pu répondre bien sûr, je ne serais guère étonné qu'il ait considéré les hommes comme une variété de parasites, dont la ridicule espérance de vie se trouvait tout juste compensée par une prolifération rapide de l'espèce. Une bactérie dangereuse, capable de provoquer la fin de la lignée sylvestre.

1416 - [p. 193/4]
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petitsoleilpetitsoleil   28 juin 2014
[Le robot Domo qui raconte son histoire, vivait dans une base polaire, tout seul, quand le climat a changé et la température a augmenté]

Il m'a soudain paru important de ne pas quitter les lieux sans emporter avec moi un éventail des échantillons qui se trouvaient dans le silo principal.
- Et de quel genre d'échantillons s'agit-il, si je peux me permettre ?

- Principalement des végétaux. En fait, je transporte une grande quantité de graines : plantes, arbres ... Toutes répertoriées dans des caissons hermétiques. Elles sont protégées des radiations et maintenues en atmosphère confinée. Je ne m'explique pas encore l'envie irrépressible qui m'a poussé à stocker ces graines pour les emmener avec moi ...

- Mais au fait, que faisiez-vous avec ces semences en pleine zone polaire ?
- D'une part, nous les stockions pour les préserver.
Les humains avaient décidé de se constituer une réserve variée.
Peut-être présageaient-ils une future pénurie en la matière ...
D'autre part, la base possédait une serre autorégulée par l'énergie que dégageaient les végétaux eux-mêmes.
Vous savez, au milieu de toute cette blancheur, et confrontés à de rudes conditions climatiques, les humains éprouvaient un véritable soulagement à voir un peu de verdure. Ils aimaient beaucoup s'occuper des plantes pendant leurs périodes de loisir. (...)

Quant à moi, une fois seul là-bas, je me suis aperçu que je ressentais comme eux une sorte d'affection diffuse pour cet endroit. Tous ces alignements d'arbres nains, ces plantes aux formes et aux couleurs diverses, ces rangées de légumes, l'atmosphère globalement paisible qui s'en dégageait ...
J'ai pris soin de toute cette variété végétale jusqu'à la veille de mon départ. (...)

En somme, ces plantes représentaient peut-être un symbole auquel je ne pouvais me soustraire : un symbole de diversité, de fragilité, mais également un symbole de tendresse ... Allez savoir.
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JcequejelisJcequejelis   12 décembre 2013
La conscience entraîne la pensée... Les êtres conscients n'ont peut-être pas d'autre choix que de se poser des questions auxquelles ils n'obtiendront jamais les réponses. Ce questionnement les amène sans doute à vouloir tout bouleverser dans l'espoir de trouver une explication à leur quête. C'est peut-être ça, le fond du problème : la recherche névrotique du sens...

1412 - [p. 80]
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petitsoleilpetitsoleil   28 juin 2014
Certains de nos concitoyens semblent prédisposés à l'enseignement - nous éprouvons une réticence grandissante à utiliser le mot programmés, qui semble moins bien convenir à l'évolution de nos entités.
Nous préférons parler de prédisposition, de propension, voire de tendance.

A ce propos, il est intéressant de constater que notre émancipation induit une transformation de notre langage, la tentation de modifier notre aspect physique initial, un besoin d'élargir les activités que nous choisissons d'exercer et une volonté constante d'apprendre et de comprendre.
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