AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782757824924
192 pages
Éditeur : Points (26/05/2011)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 9 notes)
Résumé :


XVIIe siècle. C'est auprès de Maître Nicolas qu'un certain Antonio commence son apprentissage de luthier. Il y trouve peu d'intérêt, jusqu'à ce qu'il entende Cavalli, venu de Venise choisir ses instruments, jouer du violon: émerveillement, coup de foudre à s'en renverser un pot de colle brûlante sur les doigts.

La légende d'Antonio Stradivarius est née. De son premier violon construit avec des " chutes de bois " au millier d'instrumen... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
si-bemol
  11 mars 2019
Même si, considérant que la part de la fiction, dans son roman, l'emportait trop largement sur la vérité historique, Herbert le Porrier se refuse à le nommer explicitement, c'est bien à une rencontre avec Antonio Stradivari - dit “Stradivarius” - que nous invite "Le luthier de Crémone". du véritable Antonio Stradivari, de sa biographie personnelle, de l'homme de chair, de sang et d'émotions qu'il fut, l'histoire ne sait à peu près rien, comme si ses créations - ces fabuleux instruments aux sonorités divines et magiques - avaient à jamais éclipsé leur créateur au point de le résumer à son seul talent et à son art. Avec Herbert le Porrier, le luthier de Crémone - puisqu'il préfère l'appeler ainsi - reprend chair et vie, pour notre plus grand bonheur de lecteurs.
Ce luthier, qui ne l'est pas encore, est d'abord un petit garçon d'une dizaine d'années, en apprentissage chez maître Nicolas. Nous sommes à Crémone, aux alentours de 1650, et dans toute l'Europe - à Rome, à Paris ou à Vienne - la musique est “le signe distinctif par où se reconnaît le monde de qualité”. Paradoxalement, hors son atelier de lutherie installé là un peu par hasard depuis le début du XVIe siècle et fournissant en violons de qualité les cours d'Angleterre, d'Autriche et de France, la musique, qui “aime les puissants et les riches”, n'a guère sa place à Crémone, petite ville misérable et laide régulièrement ravagée par les ambitions contraires des grands de ce monde, et par la peste.
C'est là que, venu de la campagne, grandit le petit Antoine, apprenti luthier récalcitrant et peu motivé qui se serait préféré peintre et qui apprend à la dure un métier qu'il n'aime pas. “Mais la fermentation opérait sans doute dans le secret des fibres”, et l'éclosion de la chenille en papillon, de l'élève maussade en futur maître se fait un matin d'été où le maître de chapelle Cavalli, disciple de Monteverdi, vient à l'atelier essayer un violon. Et pour l'enfant médusé, à qui la musique révèle pour la première fois la raison d'être des violons, plus rien ne sera jamais comme avant : le luthier phénoménal qu'il deviendra - et dont nous allons suivre, jusqu'à sa mort (à plus de 90 ans), le travail, les recherches, la vie, la carrière et la gloire - vient de naître.
A partir des rares traces biographiques laissées par le véritable Antonio Stadivari, Herbert le Porrier brode une histoire tout à fait convaincante, nous immerge avec talent dans près d'un siècle de lutherie, au coeur d'une Europe convulsive, tumultueuse et tourmentée, à l'effervescence culturelle et artistique remarquable : celle du “Grand Siècle”, et nous offre à redécouvrir un homme d'exception et un artisan génial sans lequel la musique et l'univers des instruments à cordes ne seraient pas tout à fait les mêmes.
J'avoue avoir une tendresse particulière pour les romans qui mettent en scène la musique, la facture (pour les pianos) et la lutherie. Et je me suis régalée à la lecture de ce roman, de surcroît très bien écrit, qui nous invite à pénétrer - avec beaucoup de justesse - dans les recherches et les mystères qui président à la naissance d'un instrument d'exception, avec ce que cela suppose de tâtonnements, d'échecs, d'idées et de trouvailles, et où l'on assiste à l'éclosion - puis à la maîtrise - d'une vocation et d'un destin hors du commun.
Un très bon moment, et une belle lecture.
[Challenge MULTI-DÉFIS 2019]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          416
annelyon
  10 avril 2018
J'avais beaucoup aimé le Médecin de Cordoue. J'ai encore beaucoup aimé celui-ci. L'écriture est très belle, c'est un vrai plaisir de lire Herbert le Porrier
Commenter  J’apprécie          70
LionelBD
  15 décembre 2018
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
annelyonannelyon   10 avril 2018
Je puis témoigner que si on ne les dérange pas dans leurs occupations essentielles : dormir, manger, boire et forniquer, les Français ne sont pas mauvais bougres. Ils sont même capables de bien se conduire quand on a pris soin de ne pas les exciter.
Commenter  J’apprécie          40
annelyonannelyon   10 avril 2018
Il ne trouva rien à redire au fait qu'il y ait quelques riches et beaucoup de pauvres, le monde étant ainsi partagé, à n'en pas douter selon la volonté de Dieu. A considérer ce que le monde voulait bien montrer, l'intelligence et le talent ne prospéraient pas au hasard, et se glissaient par nature plutôt dans la soie que dans le chanvre. Le banquier était plus cher à Dieu que le mendiant, l'évêque que le curé ou le moine, le prince que le bourgeois ou le paysan, et c'est pourquoi ils étaient banquer, évêque, prince. La science, les arts ne pouvaient trouver meilleur appui que la fortune. Ce qu'il fallait de temps et d'argent pour s'instruire ! Ce qu'il fallait de richesse pour s'approcher des oeuvres d'exception ! Que chacun eut un accès égal aux biens de ce monde, cela ne se pouvait, faut de biens à suffisance; et que personne n'y eut droit, faute d'élus de la fortune, cela mutilait la vie. Tel que s'ordonnait le partage, pensait Antoine, le contentement et les convoitises s'équilibraient en bonne justice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
annelyonannelyon   10 avril 2018
Eh quoi ! L'être humain est exposé à la faiblesse, à la maladie, à l'anéantissement. Il n'y a pas de raison, pas de raison vraiment, que le violon soit mieux loti. Il a juste une petite chance de durer plus longtemps, c'est tout, et si son destin s'accomplit ce sera un peu de mon mérite, et si ce destin tourne court ce sera un peu de ma faute. Je me serais trompé ici ou j'aurais été abusé là. Qu'en dire de plus? Je fais comme Dieu, je m'élève qui dessus de tout reproche et je passe outre. Me ferait on le procès qu'on ne fait pas à Dieu? En fin de compte, je me déclare clairement innocent. Responsable, mais innocent. Arrange toi avec cela comme tu pourras.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Video de Herbert Le Porrier (1) Voir plusAjouter une vidéo

La médecine et ses problèmes
Jean PRASTEAU consacre ce magazine aux problèmes de la médecine.Il s'entretient avec Didier HOUZED qui publie "Procès de la médecine", et qui conteste l'impérialisme parisien, le mandarinat et le rôle des cliniques privées dans les finances de la Sécurité Sociale.Herbert LE PORRIER résume son livre "PARADOXE SUR LA MEDECINE" : reprochant à la médecine son manque de recherche et...
autres livres classés : violonVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Herbert Le Porrier (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2059 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre