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ISBN : 2330036248
Éditeur : Actes Sud (20/08/2014)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Pour faire d'une pierre deux coups ? conquérir la belle Hana, relancer la carrière politique de son frère ? Eliel décide de mettre sa conception jusqu'au-boutiste de la parité à l'épreuve du suffrage universel. Du sexe est un roman provocateur, drôle, vertigineux, sur la place de l'homme, de la femme et du désir dans une société post-libérale électrisée par la théorie du genre.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
DOMS
  11 septembre 2014
Tout au long de ce roman, nous suivons les utopies d'Eliel, un statisticien bien étrange. Eliel, qui porte un prénom qui signifie « Dieu est Dieu ». le lecteur comprend alors très vite que ses parents, ou l'auteur, l'ont tout de suite placé bien haut.
Son frère Simon, très fils à sa mère, une « féministe de la deuxième génération », est un politicien qui vient d'apprendre son inéligibilité. Il doit trouver un moyen de vivre, et décide de vendre l'appartement qu'il a en copropriété avec Eliel. Celui-ci refuse, jusqu'au moment où il rencontre Hana, la fille secrète du président en exercice. Et surtout, lorsqu'il décide de monter une équipe gagnante pour les prochaines élections, équipe qui va prôner la parité complète en politique et dans la vie publique, et qui devra être composée de Simon et Hana.
Car en fait, la voilà cette super idée : Et si son frère et Hana se présentaient ensemble au même poste ? L'égalité parfaite dans la fonction partagée, la complémentarité, l'union des deux sexes.
Et ces deux sexes, par ailleurs, ils s'agitent, se vautrent, s'accouplent, de bien des façons, car Eliel est accro au sexe, avec toutes les femmes qu'il rencontre, depuis toujours, partout et de tout le temps.
L'essentiel du roman tient dans la mise en place de cette idée farfelue et novatrice que pourrait être la complémentarité absolue « homme-femme » dans la vie publique.
Au fil des pages on découvre les rencontres entre Eliel et les femmes, entre Simon et Hana, Simon, Eliel et leur mère, si présente et pourtant en apparence si égoïste, Hana et son père, ce président en exercice (toute ressemblance avec des situations existantes, etc., etc.). Amour entre les personnages, haine parfois, sentiments étranges et peu partagés, ou si mal, tout s'emmêle un peu. Mais on y comprend la difficulté des sentiments, femme et homme, mère et fils, père et fille, qui sont parfois exagérément poussés dans leur complexité, et en même temps qui auraient vraiment gagné à être plus fouillés.
Et surtout, et toujours, ces scènes de sexe qui viennent s'intercaler au milieu, plutôt torrides, sans retenue, dont on se demande parfois ce qu'elles viennent faire là, si ce n'est qu'elles sont le fil conducteur du roman.
J'ai eu un mal fou à rentrer dans cette histoire et surtout à finir ce roman. Je me suis surprise à piquer du nez sur ces pages bien souvent…Le style ne m'a pas plu. Trop alambiqué. C'est également compliqué de suivre ces personnages parfois appelés par leurs prénoms, puis l'ainé, le cadet, le chef d'entreprise, l'amant, ou qui parfois paraissent indéterminés, et cela change sans cesse, y compris dans le même paragraphe ou le même chapitre. Les phrases sont souvent longues, le rythme peu agréable dans l'ensemble.
C'est un livre qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Dommage car la trame de la parité absolue portait une promesse à mon avis non tenue.
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Mathild
  16 septembre 2014
J'aime ce livre.
Parce qu'il me parle. Une façon d'appréhender l'existence dont je ne saurais dire dans quelle mesure elle résulte d'une aventure commune, et combien influe le facteur générationnel.
Parce qu'il me fait rire aussi. Quand l'impertinence du ton vient percuter la pertinence du propos. Quand le politiquement correcte flirte avec la pornographie sans pour autant y céder. Parce que dans cette société exhibitionniste où le regard de l'autre fait bien souvent l'estime de soi, on supporte mieux la vue de coïts humains que l'exposition des mécanismes dont ils découlent.L'obscène, c'est l'autre. Cet autre organique, orgasmique, celui qui se dévoile parfois dans l'intimité des couples. Les blessures dissimulées, les complexes compensés, les rêves inavoués font les névrosés du quotidien. Aimer, dans ces conditions semble insensé. Mais qui est le plus fou, celui qui y croit, ou celui qui veut y croire encore ?
Parce qu' enfin, il me surprend.Quand la singularité d'une pensée bouleverse un raisonnement logique et que l'on découvre que l'on peut s'imaginer en paix à force de n'avoir connu que la guerre... des sexes.
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NicolasDusob
  09 septembre 2015
Ce livre écrit par Boris Leroy est un enchantement ! Il parle du Sexe comme personne et semble connaître ce qui me plait dans la littérature comme si il était à l'intérieur de moi. C'est beau et émouvant. Ma femme Clarisse Dusob a également beaucoup apprécié ce livre.
Merci encore Boris Leroy
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MathildMathild   16 septembre 2014
Les hommes entre eux sont comme des chiens
à la Société Protectrice des Animaux : abandonnés de
maman, de bobonne ou d’une belle pute, ils se roulent dans
la terre puante pour marquer leur territoire, puis ils tournent
en rond, remuant leurs queues, avant que les plus gros
n’écrasent les plus petits, et à partir de ce moment-là, ça va
expérimenter, selon les heures, l’archaïsme, la décadence ou
quelques préliminaires auschwitziens.
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DLNDLN   02 novembre 2014
Pour lui, l'humain est un élément appartenant au champ des complexes, il possède une partie réelle et une partie imaginaire. L'homme et la femme ont la même partie réelle : il n'y a pas de hiérarchie entre eux. En revanche leurs parties imaginaires sont contraires : on ne pourra jamais saisir leurs oppositions.
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DLNDLN   02 novembre 2014
Pour lui, l'humain est un élément appartenant au champ des complexes, il possède une partie réelle et une partie imaginaire. L'homme et la femme ont la même partie réelle : il n'y a pas de hiérarchie entre eux. En revanche leurs parties imaginaires sont contraires : on ne pourra jamais saisir leurs oppositions.
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MathildMathild   16 septembre 2014
Ainsi c’est bon ! expire la femme comblée, c’est bon,
l’humanité progresse quand l’homme est derrière, la femme
devant, et que tous deux regardent dans la même direction.
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NicolasDusobNicolasDusob   09 septembre 2015
Ce livre écrit par Boris Leroy est un enchantement ! Il parle du Sexe comme personne et semble connaître ce qui me plait dans la littérature comme si il était à l’intérieur de moi. C'est beau et émouvant. Ma femme Clarisse Dusob a également beaucoup apprécié ce livre.

Merci encore Boris Leroy
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