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ISBN : 2203041587
Éditeur : Casterman (27/03/2013)

Note moyenne : 2.78/5 (sur 18 notes)
Résumé :
« L'histoire de la guerre civile en Espagne sera pénible à écrire. La cause était grande, la victoire possible. Les hommes furent quotidiennement admirables de courage et d'abnégation même quand il leur arriva de manquer de capacité d'organisation. Il fallut, pour vaincre le peuple espagnol, outre l'effort désespéré des classes réactionnaires, l'intervention massive de deux grandes puissances totalitaires et la pression, tantôt sournoise, tantôt avouée, des gouverne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Faignan
  10 avril 2018
"Juillet 1936 dans les casernes catalanes la mort bute sur les milices et le peuple compte ses armes..."
Ces paroles que tu pourras chercher camarade me revenaient sans cesse en tête alors que je lisais cette BD. Je ne te caches pas que si cette lecture m'a plu à ce point, c'est avant tout parce que son thème me parle. C'est sur un conseil anarchiste que je suis tombé dessus alors que je sortais de mon Master de sciences de l'éducation qui portait sur la représentation du conflit dans les manuels scolaires français.
La Guerre d'Espagne est un sujet passionnant, une histoire qui pourrait nous apprendre beaucoup, celle d'une République légalement et légitimement instituée renversée par un coup d'Etat militaire soutenu par les fascistes. Une Démocratie que les autres démocraties ont laissé tomber. Une République dans laquelle la CNT, syndicat anarchiste, était la principale composante politique avant de se faire trahir et écraser par l'organe local du Kommintern fort du soutien de l'URSS, seul grand pays à "aider" contre les nationalistes. Un conflit qui voit aussi, selon Pratt, la mort de Corto Maltese [un peu long comme introduction, je m'emporte.]
Parlons donc de cet ouvrage, il s'agit du parcours initiatique d'un jeune militant ordinaire dans des temps extraordinaires. Issus de la bourgeoisie française, il se lève contre la tradition familiale (représentée par sa mère pour le moins anticommuniste) et contre son milieu.
Le livre s'ouvre sur Guernica, la destruction de la ville par les nazis de la légion Condor (un don généreux d'Hitler lui permettant de tester ses troupes et son matériel), puis le tableau de Picasso exposé lors de l'expo universelle à Paris.
Cette construction vous place directement dans ce décalage entre l'effroi des basques sous les bombes et le dédain des parisiens. Léo, le personnage principal regarde la toile gigantesque et se dispute contre sa mère qui voit d'un bon oeil l'intervention franquiste contre la République. Tout est dit... cette tension va pousser le jeune militant à partir. A ce moment là, il est déjà ailleurs, la déchirure entre sa vie, sa copine et là bas ou la Révolution se joue l'mporte peu à peu. Il doit mettre en accord ses principes et sa vie, le logos et la praxis.
A partir de là, le livre rend compte de son parcours initiatique du jeune homme. Anarchiste il va partir rejoindre les colonne de la CNT sur les conseil de Victor Serge. Sur le chemin, il va rencontrer Saïd, un camarade algérien et traverser la frontière pour rencontrer la guerre, la Révolution, les désilusions, la mort et l'amour.
A travers son aventure, nous suivons la fin de la Révolution dans la guerre qui s'enlise. Les mesures progressistes de la CNT sont vite réduites par la prise de contrôle d'un gouvernement Républicain de moins en moins révolutionnaire. Puis, les nationalistes prennent le pouvoir et Franco qui n'était qu'un général insurgé parmi d'autres l'emporte...
Les dessins crayonnés de Vaccaro traduisent le désespoir de cette guerre, le crépusculed'une époque, la fin d'un rêve. Il rend compte de ces combattants sous-équipés ne tenant que par la force de leurs convictions. Il fait passer dans le dénuement des traits de crayons et des couleurs chaudes tout ce que raconte Orwell (combattant internationaliste au sein du Poum) dans Hommage à la Catalogne.
Ce n'est pas trahir l'intrigue que de dire que cette guerre fut perdu pour les Républicains, les socialistes, les basques, les catalans, les communistes, les anarchistes et les poumistes. Franco restera au pouvoir jusque dans les années 1970. Léo, comme de nombreux combattants républicains, s'engagera donc dans la Résistance contre les nazis et les fascistes...
Pour moi cette oeuvre rejoint les quelques fictions/témoignages emblématiques du conflit, Hommage à la Catalogne de Orwell, Pour qui sonne le glas d'Hémingway ou encore l'Espoir de Malraux. Histioriennement parlant, je ne peux que vous conseiller le Benassar.
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Lison67
  19 novembre 2017
J'ai apprécié découvrir une partie de l'histoire espagnole à travers cette bande dessinée. On y suit le parcours de Léo, 22 ans, admirateur du révolutionnaire et écrivain Victor Serge, étudiant en lutte contre son milieu familial, journaliste en herbe et révolutionnaire potentiel lui-même.
En proie aux questionnements existentiels de son âge, il décide sur un coup de tête de prendre sa valise et de partir pour l'Espagne. Nous sommes en 1937, la guerre civile entre anarchistes et fascistes bât son plein.
Cette histoire aux allures de parcours initiatique est une belle occasion de s'interroger sur l'histoire de la résistance en Europe et sur le regard que l'on porte sur les idées révolutionnaires de tout bord.
Les couleurs et le dessin se prêtent bien au propos défendus et contribuent à faire de cette lecture un moment agréable et instructif.
Commenter  J’apprécie          60
martinperez
  15 juillet 2013
Perdu dans mes sempiternelles préoccupations du moment, je trouve parfois du temps pour lire des trucs qui , franchement , ne m'auraient pas titillé la rétine, et ce, à tort ou à raison ; mais j'ai la chance ou malchance d'avoir un libraire vraiment hors du commun : vous savez le genre de libraire qui essaye de comprendre vos goûts, votre style, qui vous propose vraiment un service presqu'à la carte (NDMF : GENRE!!! Il va pas se tirer une balle dans le pied en remballant son client fond de commerce!!! ) ; pas comme si vous achetiez votre bouquin en ligne juste parce que le prix est « vachement » moins cher, mais là, c'est un autre débat qui n'a pas place vraiment dans cette critique ; car oui « ô » lecteur assidu qui lit cette missive, aujourd'hui, on va faire une petite critique d'une bd « España la vida ».
Mais keseksa me direz-vous ? Comme son nom l'indique cela se passe en Espagne (et oui ma bonne-dame) et nous raconte l'histoire du jeune Jean-Léonard, un jeune français qui s'éprend de la cause antifranquiste pendant la guerre civile d'Espagne qui se déroula entre 1936-1939. Jeune marxiste et communiste dans l'âme, il fait partie d'un groupuscule d'intellos militant en France. Suite au bombardement de la ville Guernica par l'aviation de Franco (dont le fameux tableau de Picasso montrera toute l'ampleur de l'horreur), il sera bouleversé. Fort de ses convictions communistes (lutte des classes toussa???...), il décide de faire le pas et de tout lâcher pour partir sur le front combattre ce qui lui semble être une hérésie. S'en suivra une confrontation avec la dure réalité, des rencontres et une vision autre des choses de la vie dont notamment celle de son père.
Un récit politique et engagé donc ! Humaniste sur le fond, ce livre a un côté quasi-hommage mémoriel pour un pan de l'histoire complètement oublié de la plupart des personnes (pour info, la guerre civile en Espagne a vraiment été une boucherie sans nom).
Vu comme cela, on se dirait « why not » mais voilà on se retrouve rapidement face à une narration assez plate, un scénario qui manque de souffle, de peps et d'intensité, un manque de réelle profondeur qui rend difficile la lecture par le néophyte en herbe que nous sommes .
Graphiquement, ce n'est pas la panacée non plus (l'égout et les douleurs...) mais là je n'adhère vraiment pas au style graphique tellement c'est « moche » avec ce mélange de crayonné gras, épais, voire limite « c'est moi qui l'ai fait ». le découpage des cases est des plus classique même si parfois on a une pointe de « folie » qui dénote et relève un peu la lecture. Les couleurs sont sombres ... Bref beurk.
Reste la maquette qui est soignée avec sa couverture en dur, ses 120 pages épaisses ...
Au final on se retrouve avec une bd dans laquelle les auteurs ont mis du coeur mais qui se sont perdus ou surpassés par le projet ce qui est dommage car il suffisait de quelques trucs pour le rendre un peu plus attrayant et didactique comme un fascicule qui expliquerait la raison de la guerre civile, les revendications, qu'est-ce que le nationalisme, pourquoi certains pays limitrophes supportaient Franco etc ... Wait! Finalement même si j'étais étudiant, je trouverais le truc ultra chiant.
Désolé mais vraiment rien à sauver. Pour conclure, on a un essai non-concluant qui ne trouvera son public que dans un tout petit lectorat un peu « élitiste » ... Un pet dans l'eau quoi !


Lien : http://lacasebd.overblog.com..
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IreneAdler
  17 avril 2013
Une vie de résistance... Léo, un jeune bourgeois parisien, nourri de Victor Serge et de Marx, rejoint l'Espagne en 1937. Si son idéalisme disparaît devant la réalité (sordide) des combats, ses convictions perdurent et se renforcent. Il reviendra en France puis rejoindra Londres en 1940.
Un très beau voyag initiatique, fait sur un coup de tête, un coup de sang. Contre le chemin tracé et une vie tiède. En droite ligne des convictions, tenues jusqu'à la fin (de l'album).
Néanmoins, 3 étoiles, parce parfois j'ai trouvé le dessin un peu brouillon, surtout au début.
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fbrenier
  10 mars 2019
Le point fort de ce récit en est le traitement graphique avec ses dessins crayonnés. On peut trouver que cela rend les cases un peu statiques mais j'ai apprécié les couleurs et la facture "artisanale" de l'ensemble. Cet album suit le périple d'un jeune intellectuel bourgeois, inspiré par les écrits de Victor Serge, qui s'engage dans la colonne Durruti lors de la guerre civile espagnole. Il y apprend à tuer, l'amitié, la mort et y trouve l'amour. C'est cet aspect romanesque qui pêche un peu, on sent que l'histoire est inventée. La fin ouverte oublie le personnage féminin, c'est un deuxième écueil à la réussite du livre.
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critiques presse (4)
BoDoi   13 mai 2013
Maximilien Le Roy façonne un récit teinté d’admiration pour le courage de ces mouvements, mais fustige la fausse démocratie qui y règne.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   10 avril 2013
España la vida interpelle par la simplicité et l’intensité de son histoire. En quelques cent dix-sept planches, Maximilien Le Roy relate le parcours initiatique d’un Léo idéaliste à travers une Espagne où l’Europe répète sa deuxième guerre mondiale.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   09 avril 2013
Maximilien Le Roy nous fait suivre le parcours d’un militant engagé dans la guerre civile espagnole (1936-1939) avec les libertaires et les antifranquistes. [...] .Une histoire passionnante sur une page peu glorieuse de l’Histoire espagnole…
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   28 mars 2013
Ce récit est vraiment réussi, et ce, à plusieurs niveaux. Le dessin de Vaccaro est simple mais efficace. [...] Une œuvre réussie, un récit prenant et touchant, une aventure humaine et une histoire "pour ne pas oublier" non plus.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
FaignanFaignan   10 avril 2018
_ quelle horreur !
_ les alliances fascistes, pour sur...
_ Je parlais de ça ! Tu as vue la tête du cheval ? Et les mains, là. C'est grossier, vraiment !
_ Ce n'est pas fait pour décorer ton appartement de toute façon.
_ Et pourquoi ça, Jean-Léonard?
_ Picasso imagine sa peinture comme une arme ! Une arme contre l'Ennemi !
_ Tu ne vas pas recommencer avec ça ! Franco nous débarrasse de la canaille bolchévique. Tu sais, celle qu'aime tant ton Pablo Picasso !
_ Franco ! Mais Franco a renversé la République ! La République du peuple ! Les élections, tu sais ce que c'est ? Un coup d'Etat !
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IreneAdlerIreneAdler   16 avril 2013
Un peuple sans éducation est un peuple soumis
Commenter  J’apprécie          80
Shan_ZeShan_Ze   13 avril 2018
- C'est nettement moins romantique que dans tes livres, la guerre, hein, Léo ?
Commenter  J’apprécie          40
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Videos de Maximilien Le Roy (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maximilien Le Roy
"Le Roy des Ribauds - Livre 1" de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, disponible.
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