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EAN : 9782710703679
302 pages
Éditeur : Sand (16/03/1993)
3.35/5   10 notes
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
terryjil
  31 mai 2021
Tout d'abord, je précise avoir la version des éditions Tchou, datant de 1968, de cet ouvrage, et non l'édition ici présente sur Babelio...
Je m'étais intéressée à ce livre pour son visuel de couverture, qui montrait trois sirènes semblant faire naufrager un navire... Hélas, ces légendes de la Bretagne mystérieuse ne comprennent pas de sirènes, ni même de Marie-Morgane ! J'en ai été pour mes frais de ce côté-là.
Pour le reste en revanche, on est servi et les histoires sont variées: une première partie portant sur la mort et l'Ankou , ce fossoyeur fantastique (qui aura toujours pour moi l'aspect deginguandé et doucement farfelu que lui donna Fournier dans une aventure de Spirou), une partie sur les légendes expliquant la présences des grandes pierres, une ou deux aventures avec des korrigan et lutins, quelques histoires dont on retrouve souvent la trame dans d'autres contes, et vers la fin des histoires un peu plus longues et connues : l'incontournable naufrage d'Ys provoqué par la vie dissolue de la princesse Dahut dite Ahès, fille du roi Gradlon (ici Grallon ), l'hagiographie de Saint-Yves, la légende de Merlin l'enchanteur (plutôt de style roman courtois avec un Merlin présenté comme avant tout comme élève de saint-Blaise), et enfin une bataille du 14ème siècle, historique et romancée, le combat des trente.
On peut constater que le surnaturel féérique et les références pieuses cohabitent sans problème dans ces légendes bretonnes, qui, tirées des recueils de Paul Sébillot, Anatole le Braz ou Emile Souvestre, continuent d'être publiées sous de multiples éditions, bien plus illustrées que celle-ci qui est tout de même parsemée de gravures ainsi que de photos noir et blanc de Jos le Doaré, René Maltête, Jean-Robert Masson et Denis Roche.
Et évidemment le médaillon ovale de couverture, tout en tons émeraude et rose vif, montrant les fameuses sirènes, n'est pas crédité! je suis contrariété! X-(
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gill
  24 février 2012
Ce recueil de textes courts reprend des contes fantastiques et mystérieux écrits essentiellement par Anatole Lebraz, par Emile Souvestre (un des deux auteurs de la série Fantomas), ainsi que par quelques auteurs aujourd'hui oubliés. Ces nouvelles, issues de diverses anthologies, sont parmi les meilleures du genre et se lisent avec beaucoup de plaisir.
Ce livre est une belle balade dans la Bretagne ancienne.
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jsgandalf
  04 juin 2012
C'est malgré le titre une simple anthologie de contes bretons. Cela pourrait être une bonne introduction si les auteurs n'avaient pas dénaturé l'ambiance propre à chaque recueil original au titre souvent évocateur. Pensé à la « légende de la mort » ou encore au « Barzhaz Breizh ». Non sauf si c'est pour débuter.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gillgill   24 février 2012
Les bretons sont un peuple de poètes. Le moyen-âge l'a reconnu bien haut, qui ne s'attribuait que trois sources d'inspiration : l'héritage littéraire de Rome, la tradition de France et la matière de Bretagne. Les mythes qui donnèrent naissance aux romans de la table ronde et les récits fantastiques que l'on recueille encore dans la campagne armoricaine s'accordent à montrer la surprenante fécondité d'imagination que les hommes de notre pays ont de tout temps manifestée.
Je me souviens d'avoir passé, dans mon enfance, bien des heures dans une maisonnette, voisine de la mer, où une vieille femme racontait à ses petits amis d'extraordinaires histoires.
Elle les improvisait devant nous à partir de faits divers et d'évènements sans relief. Une simple carte postale reçue du Maroc lui suffisait pour nous décrire par le menu la vie grouillante du marché de Marrakech. L'échouement près de chez elle d'une caisse de thé, épave d'un vaisseau britannique, devenait à l'entendre une épopée où les matelots affrontaient les douaniers avant d'affronter, vainqueurs, le difficile problème de faire du thé...
(extrait de l'introduction "les bretons un peuple de poètes")
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LoongAlain91LoongAlain91   26 mars 2013
Les fées, au temps où elles vivaient, honoraient après leur mort ceux qui avaient fait quelque bien pendant leur vie, et bâtissaient des grottes indestructibles pour mettre leurs cendres à l'abri de la malveillance et de la destruction du temps, et dans lesquelles elles venaient la nuit causer avec les morts.
Et l'on dit que leur influence bienfaitrice répandait dans la contrée un charme indéfinissable, en même temps que l'abondance et la prospérité.
C'est dans ce but et dans ces féeriques intentions qu'elles bâtirent la Roche-aux-Fées que nous avons dans un de nos champs.
Ces fées, dit-on, se partagèrent le travail : quelques-unes d'entre elles restèrent au lieu où devait s'élever le monument, en préparaient les plans et l'édifiaient ; les autres, en même temps, tout en se livrant à des travaux d'aiguille, allaient dans la forêt du Theil, chargeaient leurs tabliers de pierres et les apportaient à leurs compagnes ouvrières, qui les mettaient en œuvre.
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terryjilterryjil   31 mai 2021
Wilherm lui fit place, mais sans se déconcerter.
" - Mais que fais-tu donc ici, monsieur de Ker-Gwen? lui demand-t-il effrontément.
- Je prends et je surprends, répondit l'Ankou.
- Tu es donc un voleur et un traître? continua Wilherm.
- Je suis le frappeur sans regard et sans égard.
- C'est-à-dire un sot et un brutal. Alors je ne m'étonne plus que tu sois des quatre évêchés, car on peut t'appliquer tout le proverbe.
[ Le proverbe est fort connu:
Laër evel ul Leonardd,
Traytour evel ul Trewergadd,
Sod evel ur Gwennedadd,
Brusk evel ur Kernevadd

C'est-à-dire:
Voleur comme un Léonard,
Traître comme un Trégorrois.
Sot comme un Vannetais,
Brutal comme un Cornouaillais.
(N.D.A.)]

Mais où vas-tu aujourd'hui pour être si pressé?
- Je vais chercher Wilhelm Postik" répliqua le fantôme en passant.
Le bon vivant éclata de rire et poussa plus loin.
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terryjilterryjil   31 mai 2021
Le bossu, persuadé qu'un pareil serment le mettait à l'abri de tout malheur, prit place dans la chaîne, et les korils commencèrent la ronde en répétant leur chant accoutumé:

Lundi, mardi, mercredi,
Lundi, mardi, mercredi.
[c'est le chant des korrigans : di-lun, di-meurs, di-merc'her. (N.D.A.)]

Au bout de quelques instant, Guilcher s'arrêta.
"Sauf le respect que je vous dois, mes gentilhommes, dit-il aux nains, votre chanson et votre danse me paraissent peu variées; vous vous arrêtez trop tôt dans la semaine, et sans être un rimeur habile, je crois que je puis allonger le refrain.
- Voyons! Voyons! "répétèrent les nains.
Alors le bossu reprit:

Lundi, mardi, mercredi.
Jeudi, vendredi, samedi.

Une grande rumeur s'éleva parmi les korils.
"Stard! stard! crièrent-t-ils en entourant Guilcher; tu es un chanteur d'esprit et un beau danseur; répète, répète!
Le bossu répéta:

Lundi, mardi, mercredi,
Jeudi, vendredi, samedi.

tandis que les korils tournaient avec une joie folle. Enfin ils s'arrêtèrent, et se pressant autour de Guilcher, ils dirent tous à la fois:
"Que veux-tu? que désires-tu? richesse ou beauté? Fais un souhait, et nous te donnerons ce que tu auras voulu.
- Parlez-vous sérieusement? demanda le journaliser.
- Que nous soyons condamnés à ramasser grain à grain tout le mil de l'évêché, si nous te trompons, répondirent-ils.
- Eh bien, reprit Guilcher, puisque vous voulez me faire un cadeau et que vous m'en laissez le choix, je ne vous demande qu'une chose, c'est d'enlever ce que j'ai là, entre les deux épaules, et de me rendre aussi droit que le bâton de la bannière de Loqueltas.
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