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Marie Dormoy (Éditeur scientifique)
ISBN : 226403226X
Éditeur : 10-18 (07/06/2001)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Recueillie par Marie Dormoy, le recueil contient la correspondance nourrie échangée par Paul Léautaud avec de nombreuses personnes - connues ou anonymes. Du directeur des chèques postaux à Jean Cocteau en passant par Paul Valéry ou Jean Paulhan, c'est presque quatre-vingts ans de la vie de Paul Léautaud qui défilent devant nos yeux.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Piling
  08 août 2011
Je re-relis la Correspondance de Léautaud. Toujours séduite par ce style incroyable, cette tenue et, en même temps, ce naturel. Il écrit comme on fait la conversation. Ce quelque chose de 'très français'. Banal de dire ça, mais c'est vrai. Il y avait un art, un genre de la correspondance – avant le téléphone, on écrivait pour un oui, pour un non – que les mails font revenir, peut-être.
Je suis d'avis que Léautaud a une des meilleures plumes françaises. Et ses saillies à mourir de rire, si fines, qui font mouche :
""Une revue faite en dehors de tout intérêt", disait-il. Je me suis retenu pour ne pas le complimenter sur cette si juste appréciation."
(…)
Lien : http://sohrawardi.blogspot.c..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PilingPiling   07 août 2011
J'ai pour les bêtes, toutes les bêtes, un coeur de concierge, et de vieille concierge. Si j'avais l'habitude des phrases poétiques, je dirais que je me sens le frère de ces vieilles femmes à cabas qui portent le soir à manger, aux grilles des jardins publics, aux chats sans patrons. Je ne donne jamais un centime aux pauvres, le spectacle des gens écrasés m'est indifférent, les gens qui pleurent aux enterrements me semblent très laids, et quand ma chère bien-aimée est malade, je vais me promener. Mais mon chat est le maître chez moi, mes fenêtres sont pleines de pain pour les oiseaux, je pars chaque matin avec des provisions de pain que je distribue à tous les moineaux de ma route, je donne du sucre aux chevaux de fiacre dont la misère finira par m'empêcher de sortir, j'achète de la viande aux chiens perdus que je rencontre, et si je m'écoutais, et si je le pouvais, ma maison serait pleine de bêtes, au lieu que j'y sois seul, car vous pouvez vous en douter, vous, un de ses oncles ! est bigrement loin d'être une bête. Que de cochers de fiacres j'ai dans mes relations, pour bavarder de temps en temps avec eux, et que de bonnes bêtes, dans mon quartier, qui me connaissent.
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PilingPiling   07 août 2011
... Mme Angèle m'a raconté qu'un aveugle à canne blanche, dans les couloirs du métro, faisait peine aux passants qui lui cédaient le pas et le regardaient avec tristesse. Soudain on le surprend qui, lunettes relevées, déchiffre un plan sur un mur. Ce n'était qu'un myope un peu poseur. Ceux qui le plaignaient, qui l'aidaient, se précipitent sur lui, le giflent, le houspillent. En somme, et tout compte fait, ils le punissaient d'y voir...
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PilingPiling   07 août 2011
Les actrices se croient généralement obligées, dès qu'elles jouent des personnages antiques ou mythologiques, de prendre des poses plastiques, hiératiques, de psalmodier comme des prêtresses. Elles veulent jouer aux vases grecs, et font les cruches.
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PilingPiling   07 août 2011
On m'a rapporté - ce n'est pas l'intéressé - que lors de la rupture, elle lui écrivit pour le consoler et lui remontrer qu'après tout il n'était pas à plaindre, ayant joui du "joli jardin de sa chair". Joli, si on veut, mais jardin, quand on la connaît ?... Une plate-bande, tout au plus.
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pierre31pierre31   21 juin 2018
Qu'avez-vous donc? Il est vrai que quelques fois l'on a rien, qu'une mélancolie frémissante. Si souvent j'ai passé par là, et si souvent encore elle me regagne. On voudrait, par moment, vivre la vie sur des airs de chahut, à l'unisson de sa nervosité. Je suis tout à fait avec vous dans de tels moments. Ne perdez jamais votre sensibilité, envers et contre tout
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Videos de Paul Léautaud (52) Voir plusAjouter une vidéo
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