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Critiques sur De cauchemar et de feu (36)
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marina53
  19 juin 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Marabout...

Paris, Jeudi Saint. le corps d'un homme est retrouvé dans les toilettes d'un bar irlandais. Un certain John Murphy, salement refroidi, une balle dans les genoux et une autre dans le front. Mehrlicht est appelé sur les lieux du crime. Avec le médecin légiste, Carrel, ils font la découverte de bien étranges choses : un bonhomme bâton, un rond en guise de tête et une bouche en dents de scie, est dessiné non loin du corps. « NÁ DEAN MAGGADH FUM » écrit au-dessus, en lettres de sang. L'autopsie révélera de nombreuses blessures profondes, des brûlures, des cicatrices et surtout une peau recouverte de tatouages, notamment des entrelacs celtiques et IRA écrit entre les omoplates. Une bien sombre affaire attend Mehrlicht et ses lieutenants, Dossantos et Latour. Une enquête menée dans un climat tendu, quelques jours seulement après les attentats de Bruxelles, et qui va les plonger dans un passé qu'ils pensaient révolu...

Quatrième opus des enquêtes de Mehrlicht et sa clique et le plaisir est toujours là. L'on retrouve le capitaine Daniel Mehrlicht empêtré dans une sombre affaire de vengeance avec ce crime tout droit venu du passé. Il devra composer avec un climat plus que jamais électrique, dû aux attentats, une équipe réduite, le week-end pascal ayant fait déserter les bureaux du commissariat, et une nouvelle stagiaire, qui saura être accueillie selon les méthodes habituelles du capitaine. Ce quatrième volet est profondément plus sombre mais aussi plus abouti. L'auteur alterne habilement passé et présent, des années 70 à nos jours, de l'Irlande à Paris. Il nous immerge au coeur d'un groupe d'amis, attachés à leurs racines et origines, qui, au cours des longues années du conflit irlandais opposant catholiques et protestants, devront faire des choix et défendre leurs intérêts et leur territoire. Un passé qui, visiblement, refait surface des années plus tard. Nicolas Lebel nous offre un roman travaillé, tant que sur le fond que sur la forme, fouillé, intense et passionnant. Les personnages sont toujours aussi sympathiques et attachants et prennent de la consistance au fil des enquêtes. Un roman ancré dans le présent mais qui nous rappelle que le passé n'est pas si loin...
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Tostaky61
  29 juin 2017
Je suis :
Top !
Auteur français né à Paris.
Mes romans ont pour héros un commissaire de police parisien, au nom inėcrivable, et son équipe.
Dans mon dernier opus, mon flic et sa brigade traquent l'assassin de ressortissants britanniques dans le Paris d'aujourd'hui et me donne l'occasion, par des flash-back, de relater une partie du dramatique conflit anglo-nord-irlandais de la fin des années 60 au début des seventies.
Mon policier atypique me donne l'occasion, par son comportement et une pointe d'humour sarcastique,   de détendre l'atmosphère d'un polar que le lecteur a du mal à quitter.
Je suis ?
Nicolas Lebel  ?
Oui, oui, ouiiiiii........

Ne soyez pas dérouté par cette drôle de chronique,  les aficionados de cet auteur comprendront. J'invite les autres, tous les autres, à le découvrir sans tarder.
Pour ma part, ayant découvert le style Lebel avec cet ouvrage, je jure devant le tout-puissant (là encore, clin d'oeil) que ce n'est que le début de notre collaboration auteur/lecteur.
Je termine sur une sincère poignée de main, et là,  c'est Nicolas qui comprendra...





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Stelphique
  14 août 2017
Ce que j'ai ressenti:…Un feu de légende, dans un cauchemar réel…

Depuis, que j'ai découvert Monsieur Lebel, je ne peux plus me passer de ses répliques bien senties et de son personnage atypique le capitaine Merlicht! Toujours le plaisir de me plonger dans ses enquêtes qui fleurent bon les références littéraires et le goût du savoir-vivre! Je suis fan de cet auteur mais…Dans cet opus, j'ai moins retrouvé toutes les belles envolées de bons mots, j'ai cherché toute la magie qui fait que j'adore lire ses enquêtes, il m'a manqué la petite pétillance qui fait toute la différence…

-Laisse tomber, ce sont des tièdes. Je vomis les tièdes. Juste un trio de quiches! Des quiches tièdes.

Pour autant, l'auteur nous donne une enquête flamboyante, avec un travail de recherche précis et une mise en lumière d'un conflit brûlant! C'était très instructif! En plus, j'ai trouvé cela super intéressant de voir que le terrorisme peut avoir d'autres parallèles, influences et noms, mais reste toujours que le fanatisme religieux fait des ravages explosifs dans les esprits, et surtout, qui fait tomber bien des vies…

« le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves. «

Nicolas Lebel nous donne un ressenti de l'intérieur d'une cellule terroriste, il nous dévoile un jeune homme simple qui bascule…J'ai trouvé cela, très intéressant, puisque ce n'est pas un concept nébuleux d'une simple tuerie, mais tout un engrenage qui conduit à la catastrophe…Une approche donc plus intime, et un personnage qu'on voit lentement se perdre dans un éclair blanc…J'ai adoré aussi que la réalité se mélange au folklore, qu'on est, non seulement une approche politique et sociale de l'Irlande mais aussi, une légende imprégnée et furieuse, propre à ses terres…

"Le Far Darrig est une créature de cauchemar et de feu."

L'équipe devra jouer avec les timing et les contrecoups pour garder un minimum de cohésion. En tout cas, je suis impatiente de lire la prochaine enquête, car il semblerait que l'osmose de groupe en est pris un coup, donc cette fin laisse présager quelques évolutions de personnages qui seront sans doute intéressant à découvrir…Pour autant, avec ma binomette, on reste plus unies que jamais, et le prochain Lebel sera sans doute lu en LC, parce que l'amitié, il n'y a que cela de vrai! (Je plussoie ! © Cannibal)

C'est une LC, passez voir l'avis de ma binôme: Belette2911, ici, ou sur le blog ;)

Lien : https://fairystelphique.word..
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nadiouchka
  20 août 2017
Lire un thriller bien sérieux car il débute le jeudi 24 mars 2016 (un jeudi saint), avec la découverte d'un cadavre (celui de John Murphy) dans les toilettes d'un pub, pendant qu'à l'étage lui parviennent les notes de « Some Day the Devil is Dead » de Wolfe Tones, et rire pendant la lecture du livre de Nicolas Lebel : « De cauchemar et de feu », c'est le tour de force de cet auteur.

Deux histoires se côtoient dans cet ouvrage : ce meurtre et le compte-à-rebours des actions de partisans de l'IRA (débutant en 1966 pour arriver au lundi 4 avril 2016 (Annonciation).
On alterne donc entre présent et passé et on retrouve le capitaine Mehrlicht dont le physique est comparé à celui d'une grenouille (et encore, il paraît que c'est flatteur). Il est secondé par ses lieutenants Mickaël Dossantos et Sophie Latour mais ont droit à une stagiaire (Laura Reiner) qui va devoir subir l'épreuve de la réalité autrement dit l'épreuve du feu et quel feu !

La tache ne va pas être facile puisqu'un état d'urgence a été déclaré suite aux attentats parisiens du 13 novembre 2015 – il manque de personnel car on approche du week-end de Pâques – et se trouver embarqué dans cette histoire rappelant une légende irlandaise, celle du Far Darrig, n'est pas une sinécure. Il va donc devoir enquêter sur la mort de celui qu'il appelle « un Rosbif » qui a eu la malchance d'être venu se faire « dessouder » au mauvais moment.

Si on rit, c'est parce que notre Mehricht reste fidèle à lui-même : cynique, qui fume clope sur clope, un gros brin misogyne, allergique aux ordinateurs, mais aussi toujours avec ses injures qui fusent à tout bout de champ et lui valent d'ailleurs, chaque fois, une amende de cinq euros de la part de ses collègues.
On rit aussi quand son téléphone sonne et balance des questions de Julien Lepers sur « Questions pour un champion », une épreuve à laquelle il avait échoué justement à cause de ses termes orduriers mais il veut prendre sa revanche et potasse dur.
Mais on rit aussi pour des réactions de certains de ses collaborateurs et le livre est truffé de jeux de mots. Il aurait presque fallu relever des citations à chaque page….

Mais revenons à plus grave, cette enquête qu'il va falloir mener avec les moyens du bord et où l'on retrouve l'Histoire de l'Irlande.

La tactique de passer du présent au passé est très bien maîtrisée. le contexte historique nous fait comprendre tous les événements avec l'histoire de Seamus, l'IRA et le « Croquefeu » irlandais, le « Far Darrig ». Son seul nom fait frémir car c'est un monstre pyromane, qui signe ses crimes de « NÁ DEAN MAGGADH FUM », signifiant : « Ne te moque pas de moi ! » et qui laisse un dessin.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce thriller car Nicolas Lebel est un écrivain hors pair, d'un humour toujours présent, qui sait nous mener de façon géniale aussi bien dans l'enquête que dans l'Histoire de cette Irlande où les rancoeurs continuent à surgir, même trente ans après le début du conflit.

D'ailleurs, à la fin du livre, il n'écrit pas un chapitre « Remerciements » (comme le font d'habitude les autres auteurs) mais un « MERCI ! » et son mot de la fin est celui-ci : « Dans l'attente d'une Irlande libre et unie, je vous dis « à bientôt » ! ».

Moi aussi Nicolas je dis « à bientôt » j'espère car votre style décapant est sans pareil et puis bon sang, une vache de lecture (je n'ai pas écrit « putain » car c'est réservé à Mehrlicht) : zut, je dois cinq euros !
Alors « Wait and see », c'est tout ce qu'il me reste à faire puisque j'ai lu tous les livres précédents (à moins de les relire….).

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belette2911
  07 août 2017
Qui a dit que la lecture n'élevait pas l'esprit ? Et bien, j'invite tous ceux-là à ouvrir un roman de Nicolas Lebel afin de comprendre qu'il existe des lectures qui volent plus haut que certaines !

Mais pas sûr que ces gens-là comprendront… Ou alors, ça leur donnera mal à leurs petites pensées étriquées…

Lire un roman de Nicolas Lebel leur collera une migraine de puissance 10 sur l'échelle de Richter. Moi, j'adore et il ne me donne pas mal au crâne avec ses réflexions.

Son commissaire Mehrlicht n'est pas ce que l'on peut appeler un dieu grec (private joke) niveau physique. Il en est même l'opposé, lui qui ressemble à une grenouille qui se serait faite écrasée pas un camion, puis dessécher au soleil et enfin, mâchouillée ensuite par un renard…

Pourtant, c'est toujours un plaisir de retrouver ma petite grenouille fumeuse de Gitane et adepte de bons mots, ainsi que ses deux lieutenants, Latour, la jolie rousse et Dossantos, le bodybuildé adepte de séries et qui connait, pas coeur, le code pénal.

En découvrant un assassiné dans les chiottes d'un pub tenu par un irlandais à Paris, avec deux balles dans chacun des genoux, notre capitaine à la gueule chiffonnée ne pensait pas mettre les pieds dans un bordel pareil et suivre un tueur fou à la trace, suivant les cadavres, ses curieux dessins et ses inscriptions, écrites dans un sabir inconnu de notre flic de choc.

Non, "Na dean maggadh fum" n'est pas une future inscription sur les paquets de clopes. C'est du gaélique et si le conflit irlandais était loin dans votre mémoire, après lecture de ces pages hautement addictives, vous pourrez aller devant Julien Lepers et répondre à ses questions pour un champion tout en fredonnant "Ah ça IRA, ça IRA".

Nicolas Lebel a cette fois-ci choisi de nous entraîner dans le passé, dans les années 60-70, dans une Irlande séparée, dans une Irlande déchirée, dans une Irlande du Nord en proie à l'envahisseur protestant qui n'est pas un tendre et qui a tout d'un criminel en puissance. La résistance s'organise et elle ne fera pas dans la dentelle non plus.

Alternant les sauts dans le passé et dans le temps, passant de l'Irlande d'hier au Paris d'aujourd'hui, l'auteur, avec sa verve habituelle, nous en donne pour nos sous niveau tension et les réflexions profondes de ses personnages sont aussi douces à l'esprit qu'un cappuccino crémeux l'est pour la gorge en souffrance.

Ça glisse tout seul dans ton cerveau non formaté par les médias et tu te dis qu'il y a encore des personnes qui ont un cerveau et qui savent mettre en page leurs pensées, leurs vérités, la réalité.

Du capitaine Mehrlicht pur jus, sans filtre, sans additifs, sans édulcorant et autres saloperies. Et du capitaine Mehrlicht, tu peux en fumer tant que tu veux, c'est bon pour la santé mentale ! Sauf si t'as pas de cerveau…

Maintenant, je me demande ce que le prochain opus nous réserve parce que notre "rebel" Lebel vient encore de placer la barre très haute avec une enquête qui était très bien menée, travaillée, addictive, intrigante, intéressante et qui, contrairement à ce que je pensais, n'était pas aussi simpliste que je le pensais !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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gruz
  15 mai 2017
Il y a vraiment de quoi être tout feu tout flamme pour ce nouveau roman de Nicolas Lebel, un joli rêve pour les vrais amateurs de polars.

A moins d'être atteint de batrachophobie* au point de ne pas pouvoir voir en peinture le capitaine Mehrlicht, avec son faciès de batracien et ses saillies verbales qui déclenchent des rires de baleine, comment ne pas être fasciné par cette histoire ? Un récit drôlement sombre, où les ténèbres découlent paradoxalement de plus de lumière. Lueurs aveuglantes déclenchées par une tueur pyromane, lumière braquée sur un conflit ancien.

L'IRA, ça vous parle ? Non, ce ne sont pas les initiales du mouvement pour l'Idiocratie Régionale des Analphabètes. Il s'agit de l'armée républicaine irlandaise regroupant nombre d'organisations paramilitaires en lutte contre la présence britannique en Irlande du Nord. le conflit irlandais qui a atteint un pic durant les années 70.

C'est cette discorde (pour parler poliment) qui a servi d'étincelle à l'embrasement qui se propage dans Paris en ces fêtes de Pâques 2016. le passé a toujours des répercussions sur le présent, et on apprend toujours de lui. Cette guerre fratricide a engendré la naissance d'un diable.

De cauchemar et de feu est sans aucun doute le roman le plus sombre et le plus dense de l'auteur, tout autant que sa nouvelle référence. Un polar engagé, qui parle de notre monde. Un polar brillant, pour ne pas dire flamboyant, qui laisse des traces (de poudre) indélébiles.

En plein état d'urgence, l'équipe de Mehrlicht se retrouve confrontée à une situation inédite en matière d'attaques dites « terroristes ». Mais peut-on vraiment qualifier ainsi les meurtres qui s'accumulent ?

Nicolas Lebel a pris le parti de raviver la flamme d'un passé qu'on croyait révolu, en alternant scènes se déroulant en Irlande à partir des années 60 et passages contemporains. Lui, l'amoureux de la langue, a modelé sa narration pour coller au mieux aux différentes ambiances.

Des bons mots de ses enquêteurs aux mots durs d'un conflit enraciné, sa plume sait se faire légère ou plus pesante, au gré des émotions qu'il veut susciter. Une écriture léchée par la flamme toujours vivace de l'inspiration et du talent. Une mise en situation qui nous fait vivre de l'intérieur ces années irlandaises tout comme l'enquête actuelle. Malgré quelques rares longueurs, à mon sens, le tout est particulièrement prenant et hautement addictif.

Il faut dire que l'auteur manie comme personne l'art de passer du rire aux larmes, de la tension à la légèreté. le tout montant crescendo, jusqu'à un final extatique, qui laisse sans voix.

De cauchemar et de feu a tout pour être le polar qui lancera définitivement Nicolas Lebel sur la voie d'un succès mérité. Il a de quoi ravir les fans de la première heure, qui adoreront voir évoluer les personnages récurrents. Il a tout pour fasciner de nouveaux lecteurs exigeants, qui aimeront découvrir ici son univers soigné.

PS : je trouve la couverture absolument magnifique !

* peur incontrôlée des grenouilles
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Profileuse2290
  11 juin 2017
Je viens juste de refermer les pages de ce roman se la première fois que je lisais un livre de Nicolas Lebel, j'avais énormément entendu parler de lui .



Grâce à masse critique de Babe lio que je remercie infiniment, j'ai pu enfin lire son dernier roman paru aux éditions Marabout , je dois dire qu'ils assurent pour m'envoyer des romans qui me happent littéralement .



Alors, se une sacrée histoire, tout se passe à Paris quelques jours de Pâques , un homme d'une soixantaine d'années et retrouvé assassiné dans un pub , une balle dans chaque genou , une troisième dans le front .



Plus tard l'autopsie révélera sur son corps une fresque d'entrelacs celtiques et de slogans nationalistes irlandais, et trois lettres barrent le haut de son dos IRA .



Pour l'équipe du capitaine Mehlicht, cette enquête difficile va les entraîner sur la piste d'un tueur pyromane , un vilain monstre défiguré aux visages né il plus de quarante au coeur des violences de la guerre civile .



Ici on nous emmène dans une sacrée histoire de conflit irlandais , une guerre civile , une guérilla , l'auteur avec ses mots nous apporte au coeur d'un récit mouvementer , qui t'embarque et que tu n'as pas envie de relâcher le livre se bien écrit , on ne s'en ennuie pas , on en redemande encore .



Le capitaine Mehrlicht sa officielle, je l'adore , il fume , il est laid , intelligent, son caractère bourru , atypique , attachant et son humour décale et ces expressions bien à lui , sa fascination de revanche pour Julien Lepers font de lui un sacré capitaine de police déterminé qui ne lâche rien avec de sacrées méthodes bien à lui .


Je dirais qu'il aime son équipe , quoiqu'il soit dur dur par moments avec eux , mais qui eux savent le calmer quand il s'emporte trop .



Pas le moins du monde déçus , j'ai apprécié ses retours en arrière , où l'on t'explique ce qui te passer avant , pour que tu ne sois pas perdue dans l'histoire , pour ne pas perdre le fil.



Véritable coup de coeur pour ce roman , je l'ai trouvé fascinant , il m'a captivé .




Il te parle d'un sentiment le Pardon ? .



Dans notre vie et ton capable au fond de pardonner , les erreurs , le mal , que quelqu'un, nous aurais fais .




Après tout nous sommes des êtres humains et le pardon souvent on se moque de lui , on est rancunier et on passe à autre chose et t'en a d'autres qui rongent sa pendant une éternité et qui commettent l'irréparable .



Car pardonne se dur .


Du coup, il me tarde de me procurer ses autres écrits . ^^



Un petit bijou, un bon polar , un livre totalement accrocheur .
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lacavernedupolar
  08 juin 2017
De cauchemar et de feu est déjà le 4ème opus mettant en scène le fameux capitaine Mehrlicht. Nous allons donc retrouver le capitaine et toute son équipe avec grand plaisir. Nous voici partis en direction de Paris et de Derry en Irlande du Nord.

Dans ce roman on est plongé au coeur même de la guerre civile et religieuse dans les années 70 en Irlande du Nord. L'auteur aborde extrêmement bien deux époques dans deux pays différents. On est complètement happé par l'histoire. le capitaine Mehrlicht, pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, est un homme atypique, petit, grognon et cynique , mais très attachant avec un savoir encyclopédique. Et bien sûr il est l'ennemi juré de Julien Lepers… A quelques jours du dimanche de Pâques, voici notre capitaine et son équipe, composé du lieutenant Mickael Dossantos et du lieutenant Sophie Latour, confronté au meurtre d'un homme dans un pub parisien. Bientôt d'autres victimes toutes britanniques vont suivre. A chaque fois le tueur y laisse sa signature, un bonhomme bâton et une phrase en gaélique. A la manière du petit poucet, l'assassin sème, avec détermination et constance, comme s'il n'avait plus rien à perdre. Les enquêteurs vont se retrouver sur les chemins douloureux de l'Irlande, de l'IRA, d'un peuple déchiré. Ils vont recevoir le renfort du Superintendant Tullamore, un expert envoyé par Scotland Yard.

Le passé va également rattraper le lieutenant Dossantos, quelqu'un va s'en prendre au fiancé de Sophie Latour et le capitaine va enfin faire le deuil de sa femme. C'est un polar très engagé qui parle de choses réels qui sont malheureusement encore d'actualités. En parlant de religion, de guerre, de la folie des humains et de vengeance, ce roman nous informe, nous fait réfléchir et en même temps nous effraye,

L'auteur n'hésite pas non plus à écorcher de temps à autre, les politiciens, la police ainsi que les médias. le style est très bon, avec beaucoup d'humour. Nicolas Lebel manie notre langue avec beaucoup de classe, dans ce roman il est à la fois, conteur et historien. L'histoire est très riche et très bien documenté, le travail de documentation est gigantesque sur cette époque, ce pays, la religion, etc…

Vous vous en doutez, c'est un roman que je vous recommande absolument. J'ai pris un énorme plaisir à le lire. C'est un gros coup de coeur. C'est très fort de pouvoir mélanger autant de sujets et garder tant de suspense à la fois.

Quel talent ! Nicolas Lebel à vraiment tout d'un grand ! Je n'ai qu'une chose à rajouter : BRAVO et MERCI Monsieur LEBEL.

Lien : https://lacavernedupolar.wor..
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meliewolff
  04 mai 2017
"La rainette à laquelle on associait le petit capitaine de police avait dû agoniser de longues heures sous un soleil de plomb avant de passer sous une roue de camion. Puis d'être mâchée par un renard... Ce type était au mieux un zombi de grenouille."

Mon avis :

Si vous ne connaissez pas encore le Capitaine Mehrlicht, il vous faut réparer cet affront en vous jetant immédiatement sur L'heure des fous, le jour des morts et Sans pitié, ni remords. Mais vous pouvez aussi bien le découvrir avec ce nouvel opus. Nicolas Lebel prouve encore une fois que l'on peut associer l'humour à un récit engagé. Il a - et c'est tout à son honneur - l'intelligence de montrer du doigt les vices cachés de notre société, les maux de notre Histoire, les faits divers peu relayés de notre actualité. Alors certes on en connaît quelques points, mais l'auteur va plus loin et s'engage à nous montrer ce qu'il s'est passé, avec une rigueur journalistique et impartiale.

Mais son talent nous fait l'appréhender également en y ajoutant une part de fiction qui nous rend l'ensemble, dirons nous, plus digeste. N'allez pas travestir mes propos, il est juste clair que nous lisons principalement pour nous évader et que nous prenons plus souvent conscience des événements à travers des romans ou des films. La réalité nous est souvent insupportable et inconsciemment nous ne sommes pas aussi attentifs à ce qui nous entoure. C'est ce côté un peu professoral que j'apprécie aussi chez Nicolas Lebel.

Il fait en plus tout cela avec beaucoup d'humour, mais toujours très bien dosé. Avec finesse afin d'atténuer la noirceur du récit. le capitaine Mehrlicht ainsi que les Lieutenant Dossantos et Latour sont confrontés aux conflits d'Irlande du Nord, en plein Paris et juste avant Pâques. Certes nous connaissons tous le fameux Bloody Sunday mais c'est bien plus que cela et je remercie l'auteur d'avoir éclairé ma lanterne. Nul besoin de prendre position ici, la mienne serait radicale puisque je n'en comprends déjà pas les origines. Comprenez que la religion m'est totalement étrangère mais ce n'est pas le débat ici.

Un récit qui amène autant d'informations, de réflexion, d'interrogations, qui fait rire en même temps qu'il effraie, qui rend davantage admiratif de la plume de l'auteur ne peut être que plébiscité. Je parle souvent du bonheur que la lecture d'un livre de Nicolas Lebel procure, jusqu'à utiliser le mot orgastique, - à raison - mais je souhaite souligner, ce qui selon moi est évident depuis le précédent, qu'elle nous rend aussi plus omniscient. Comment exprimer sa gratitude devant tant de talent ? Merci, tout simplement, Nicolas.

Défi Lecture 2017, catégorie 34 : un livre d'un auteur que j'aime et que je n'ai pas lu.
Lien : http://the-love-book.eklablo..
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Stoufnie
  21 juin 2017
Vous commencez à me connaitre et vous savez très bien qu'il y a des auteurs que je suis avec grand intérêt. Nicolas Lebel est de ceux-là. Ce nouveau roman, qui est le quatrième tome de sa série Mehrlicht, nous fait traverser la Manche.

Un homme d'une soixantaine d'années est retrouvé assassiné dans les toilettes d'un pub parisien. L'équipe de Mehrlicht se voit confier l'enquête. Lors de l'autopsie, on découvre un cadavre tatoué de messages et sigles d'appartenance avec l'IRA. Qu'est-ce que cet homme vient faire en France ?? Surtout qu'on est déjà en plan Vigipirate écarlate avec les attentats de Bruxelles !

– Ils sont pas les musulmans qui font les bombes. Ils sont les assassins, reprit-il.
– Je sais, Jebril.
– Ils pensent que c'est le Dieu qui dit de faire la bombe, mais c'est l'imam fou !
Jebril s'agitait, clairement révolté par les récentes attaques.
– Je sais…
– Mais pourquoi elle dit pas, elle ?
Il désigna la journaliste de la main.
– Parce qu'elle a des ordres, certainement, pour orienter son débat ou pour apaiser les foules. Ou parce que, comme tout le monde, elle est perdue, abattue par les événements ; elle voudrait être en sécurité, mais pressent que ce ne sera plus jamais possible. Parce qu'elle se dit qu'elle a peur mais refuse de l'admettre pour qu'ils gagnent jamais. Parce qu'elle y pense dès que son mari ou ses enfants sortent dans la rue, dès qu'elle entend un pétard ou un cri, parce qu'il faut vivre avec ça désormais, et que c'est inhumain…
A chaque nouveau roman de l'auteur, je me dis que le dernier est mieux que les précédents ! Mais celui-ci est vraiment un cran au-dessus ! Surement parce qu'il correspond à ce que j'aime ! Un roman de fiction basé sur des faits historiques. le conflit Irlandais est l'essence de ce livre. On ressent une véritable implication de l'auteur dans ce sujet. J'ai le sentiment qu'il y a déposé une part de son âme. Nicolas Lebel a la particularité de dessiner le monde tel qu'il le voit dans ses romans ! Il n'y a jamais de neutralité, et j'aime particulièrement ça ! Je ne dirai pas que c'est un auteur engagé, mais avec humour, il nous passe quelques vérités !

En parlant d'humour, tiens ! Une des forces aussi de cet auteur ! Par contre, je trouve qu'elle s'appauvrit dans ce roman, il est bien plus noir (heu n'oubliez pas que Sans pitié, ni remords est, à mon gout, le plus violent ! ). Mais cela s'explique, car l'humour est incarné par le capitaine or dans cet opus, Mehrlicht et son équipe sont en second plan, d'ailleurs ils ne maîtrisent rien. Les personnages principaux sont bien des Irlandais qui vivent le conflit .

Vous l'aurez compris les chapitres passent de 2016 aux années 1970 …Une danse entre présent et passé. Un pas de deux sombre, révoltant. Qui donne un souffle, un rythme à ce roman que l'on ne souhaite pas refermer.

Je ne sais pas si l'auteur prend de l'aisance au fil de ses romans ou si ce style littéraire lui convient parfaitement, mais une chose est certaine j'attends avec une grande impatience le moment ou il se décidera à quitter Mehrlicht (non pas que je souhaite qu'on arrête cette série) pour un roman généraliste.

Pour conclure, j'ai adoré cette lecture et mes mots sont bien pâles par rapport à mon ressenti ! LISEZ CE LIVRE !
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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