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EAN : 9782253242819
544 pages
Le Livre de Poche (23/03/2022)
4.17/5   226 notes
Résumé :
Trente ans après la chute de l’apartheid, les Furies, déesses du châtiment, viennent à Paris initier leur danse macabre. Qui sont-elles venues venger ?

La journée du commissaire Paul Starski commence assez mal : son épouse demande le divorce, son chien adoré est mourant et une prise d’otages l’attend dans un appartement parisien. L’âme morose, il se rend sur place avec sa coéquipière, la glaciale et pragmatique Yvonne Chen, et découvre les corps d’un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
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sur 226 notes
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marina53
  20 décembre 2021
Paul Starski, commissaire de la BAC, et sa coéquipière, la lieutenante Yvonne Chen, arrivent sur les lieux où une prise d'otage a été signalée. Des coups de feu ont été entendus ainsi que des cris. Devant la porte de l'appartement, les deux flics de la Crim sont témoins de ce qui s'apparente à une dispute et alors que Starski tente de nouer le contact, personne ne lui répond. Deux coups de feu retentissent soudainement. Une fois la porte enfoncée, deux cadavres gisent dans l'appartement. L'un d'eux est le commissaire André Cavicci, d'après sa carte de police, du SRPJ de Marseille, et l'autre Eugène Vankleber, un homme d'affaires sud-africain installé en France depuis 20 ans. Très vite, tout se complique. Aucune trace d'empreinte, pas assez de douilles, l'hypothèse d'un meurtre puis d'un suicide tient peu la route...
Nicolas Lebel abandonne, pour un temps on l'espère, le commissaire Mehrlicht, et nous propose une nouvelle série (car suite il y a, immanquablement) avec le commissaire Starski (avec un i !) et la lieutenante Chen. Un duo qui ne s'accorde pas toujours, Yvonne Chen étant froide, brute, directe et peu encline à tous rapports amoureux/amicaux avec le genre humain. Starski, lui, croule sous les problèmes : son chien est mourant, sa femme veut le quitter et son ex, avec qui il est resté 7 ans, est très vite accusée des meurtres de Vankleber et Cavicci. Visiblement encore un peu amoureux, le commissaire va tout faire pour l'innocenter, quitte à y laisser des plumes. Évidemment, l'on ne peut que comparer les deux franchises, Mehrlicht/Starski. D'où une légère déception pour la deuxième. Si l'enquête, tortueuse, complexe et originale, notamment avec les différentes phases de la chasse, se lit avec plaisir, l'on regrettera un tantinet les oeillères de Starski.
Un policier rondement mené ...
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Crossroads
  03 décembre 2021
Lebel sans le capitaine Mehrlicht, c'est un peu comme le Nutella sans huile de palme, ça a beaucoup moins de saveur.
Exit Mehrlicht.
Hello Starski, sans y.
Commissaire de son état.
Chagrin de son état journalier, itou.
Appelé sur une scène de crime, accompagné de sa coéquipière, la délicieuse Yvonne Chen qui a fait sienne cet adage, là où il y a d'la Chen, y a pas de plaisir en raison de sa façon coutumière de s'exprimer sans filtre et de porter aussi peu d'intérêt à la condition animalière qu'humaine, Starski sans y y découvre deux macchabées possiblement dégommés par Chloé de Talense, biologiste renommée et accessoirement ex inoubliable.
Le monde est petit.
Tout comme la propension de notre nouvel ami à la dérive à faire dans le factuel plutôt que l'émotif.
Yvonne Chen est un personnage au charisme débridé qui mériterait à elle seule sa franchise.
Starski sans y vit des heures sombres avec son chien malade, son couple malade, son jugement altéré par un palpitant rose bonbon à la limite de la tachycardie d'amoureux transi.
Si le récit tient la route sans vraiment subjuguer, que dire de son final auguré sans réelle surprise.
Un commissaire aveuglé par son amour de jeunesse, m'oui.
Un commissaire qui en fait des caisses sur sa famille (on a tous des p'tits tracas, mon garçon) et sa façon d'appréhender les divers problèmes inhérents en chouinant comme une madeleine pur beurre. le breton que je suis en a vite eu ras la bolée de cidre, c'est dire.
Point positif, si, si, c'est le fait de lire en s'instruisant.
Ici, le développement d'un projet fou à l'encontre d'une population exclusivement noire ne laisse pas de retourner les tripes, qu'on soit de Caen ou d'ailleurs.
Un sujet qu'il conviendra d'approfondir plus avant sur la toile histoire de démêler la fiction de la réalité.
En période de chasse, je suis habituellement pour le gibier.
Difficile de m'enthousiasmer plus que ça pour celui-là.
Quelqu'un aurait des nouvelles de Mehrlicht ?
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Tostaky61
  18 mars 2021
Je n'ai jamais aimé la chasse.
Voilà, ça,  c'est dit, au moins les choses sont claires.
Mais quand c'est Nicolas Lebel qui invite, peut-on refuser ?
Je ne me suis pas équipé, pas de tenue de camouflage ni fusil, de toute façon, connaissant le bonhomme, il a tout prévu.
D'ailleurs, je le savais assez fourbe pour m'entraîner à la chasse au dahu. Vous savez, cet animal sorti tout droit de l'imagination de l'homme et que, pour cause, personne ne peut décrire.
C'est un peu ça qui s'est produit.
Dans son nouveau roman au titre explicite, "Le gibier", le lecteur ne sait pas bien ce qu'il traque. Enfin, si, il comprend vite qu'il ne s'agit pas d'une bête.
Lebel a créé un nouveau duo de flics. Paul Starski (d'accord, fallait oser, il l'a fait, s'autorisant un i quand même, histoire de) et Chen, son binôme féminin et tout son contraire du reste.
Ils se retrouvent sur une scène de crime.
Deux hommes abattus, meurtres, suicides ?
Dans la chambre, une arme et pas mal de questions.
Bien vite, une jeune femme est incriminée.
Trop vite selon Starski, logiquement d'après sa collègue qui ne fait pas dans le sentiment.
Et c'est là que la partie de chasse commence.
Là, que l'auteur commence à embrouiller protagonistes et lecteurs avec un polar addictif aux multiples rebondissements.
Qui sont les chasseurs, les deux policiers ou ces mystérieux assassins qui sèment les cadavres à la vitesse d'une pandémie ?
Et cette jeune femme qui semble faire le lien dans toute cette affaire, proie ou appât ?
Attention aux maux de tête, avec les nombreuses fausses pistes et autres chausse-trappes que distille l'auteur. Ses explications finales viendront vous en guérir... ou pas...
Par contre, quand a retenti le rappel des chasseurs à la fin de la partie, je me suis retrouvé un peu bête... j'étais bien dans le truc.
On fait quoi maintenant ?
Cabane ? Casse-croûte ? Canon ? (Oui, je  sais, les clichés faciles)
Bref, Nicolas, franchement, je suis resté sur ma... fin.
Notez bien amis lecteurs, Nicolas Lebel, l'homme qui va vous faire aimer la chasse.

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gruz
  15 mars 2021
Nouveau terrain de chasse, un comble quand on porte le nom d'une arme historique. Pour autant, Nicolas Lebel ne change pas son fusil d'épaule, il reste dans le polar, à travers la dyade flics / enquête.
Et un nouveau duo de limiers qui se dépêtre dans une bien mystérieuse investigation, et va de surprises en retournements de situation. Comme le lecteur, qui boit du petit lait tout au long de ce roman réussi.
Tout change, mais pas tant que ça. Ceux qui connaissent Lebel verront qu'il a voulu du renouvellement tout en gardant sa patte imprimée.
Attendez-vous à une enquête pleine de faux-semblants, qui fonctionne un peu à la manière des poupées russes, que l'auteur dégomme à la kalachnikov.
Moi qui sature un peu du polar traditionnel, j'affirme avec force que Lebel m'a réconcilié avec ce genre.
Le roman est d'un abord pourtant classique, avec de nombreuses références aux ingrédients de ce style d'histoires (je pense, par exemple, au principe de l'énigme en chambre close). On sent qu'il a pris un vrai plaisir à s'amuser avec ces morceaux qui font la chair du genre.
L'intrigue est machiavélique, les grands principes de la chasse devenant les ressorts d'un récit qui va bien plus loin que la recherche d'un simple coupable.
L'écrivain ne rigole pas quand il construit le décor de ses histoires. Elles ont un fond historique et sociétal souvent caché, qu'il développe avec minutie, sans jamais perdre de vue que ça doit servir l'intrigue. Celle-ci est sans doute l'une de ses plus réussies.
Là où nombre d'auteurs se sentent obligés d'en rajouter dans la noirceur, Nicolas Lebel sait varier les ambiances, du plus sombre vers des moments plus lestes. le divertissement avec intelligence, finesse, mais aussi second degré. Et avec un rythme plus poussé qu'à son habitude.
Au-delà de la quête de la vérité, il y a les personnages. Dont un duo de flics atypiques qui sont le sang qui pulse au travers des entrailles de cette histoire pleine d'embûches. Et que l'écrivain n'hésite pas à particulièrement malmener, sadique qu'il est.
Laissez-moi vous introduire Paul Starski et Yvonne Chen. Deux sacrés bestiaux. Entre un commissaire qui perd tous ses repères d'un coup (ça commence avec son chien…), et sa coéquipière aussi pragmatique qu'un bloc de glace en pleine banquise, les relations sont pour le moins singulières. Et leurs méthodes tout autant.
Et pourtant ça fonctionne du feu de Dieu entre ces deux protagonistes iconoclastes. Ils sont la vraie respiration, l'oxygène de cette atmosphère étouffante.
Mention toute spéciale à leurs joutes verbales souvent drôles et cyniques qui, en complément de leurs attitudes, apportent une dose de plaisir supplémentaire. La griffe de l'auteur est aussi là.
En fait d'amour et à la chasse, on n'attrape pas toujours ce qu'on attend, dit un proverbe danois. Un chasseur peut devenir le gibier et inversement.
Nicolas Lebel se renouvelle tout en gardant ce qui fait son ADN. Il a su accommoder sa salaison afin que le gibier dégage tous ses arômes au fil des pages. le polar traditionnel a encore quelque chose à dire quand il est mené avec brio et talent.
Lien : https://gruznamur.com/2021/0..
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Ichirin-No-Hana
  07 mars 2021
Paul Starski est un commissaire parisien dont la vie privée est assez compliquée à gérer actuellement : son épouse demande le divorce et son chien est mourant. Difficile donc de se concentrer quand on l'appelle pour une prise d'otages qui va se terminer en un double meurtre. Et cela devient encore plus difficile à gérer quand son amour de jeunesse qu'il avait perdu de vue se retrouve mêlé à tout cela.
Le gibier de Nicolas Lebel est un polar très intéressant et percutant. On retrouve des codes réguliers dans le polar : un policier qui donne tout à son travail au point d'en oublier sa famille, accompagnée par une coéquipière sans émotions et qui n'a pas la langue dans sa poche, mais Nicolas Lebel arrive à nous entraîner dans une spirale dont la fin est difficile à prévoir et dont les complots partent dans tous les sens. Cette chasse à l'homme est surprenante, l'auteur nous balade sur différentes pistes et nous surprends avec un final détonnant et percutant. le tout est divertissant et est servi par une plume dynamique, j'ai vraiment été happée par cette histoire. Les protagonistes sont d'un genre que l'on croise régulièrement mais ils restent très attachants et humains. Bref, le Gibier est un roman qui m'a énormément plu et que j'ai eu beaucoup de mal à lâcher. Bien que le résumé en dise beaucoup trop sur l'intrigue, l'auteur arrive à nous entraîner avec lui ! Un polar détonnant à découvrir !
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critiques presse (1)
Actualitte   17 mars 2021
Une intrigue complexe, surprenante... et très addictive : Le Gibier m'a accrochée dès les premiers chapitres, je l'ai lu d'une traite.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   20 décembre 2021
Le vétérinaire les dévisagea, regarda de nouveau le dossier, puis l'animal.
- Il n'y a pas besoin d'un examen très poussé. Un microscope suffit. Mais il faudrait l'avis du propriétaire ou un document officiel.
- Je suis Paul Starski, dit le commissaire en montrant du doigt le nom qui figurait en haut du dossier.
- Ah... Vous êtes de la famille ?
Malgré sa mine ravagée, Starski ne ressemblait en rien à Albus [le chien], pensa Chen. Lisant l'incompréhension, le véto s'expliqua :
- Non, pas du chien ! Des Starsky !
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marina53marina53   20 décembre 2021
Il faut arrêter de se voiler la face : notre société fabrique des générations de quémandeurs. On mendie une bonne note, un boulot , un appartement à coups de sourires et de mensonges, de fausses expériences, de faux diplômes, de fausses fiches de paye...
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PonderosaPonderosa   20 mars 2021
Le vétéran les dévisagea, regarda de nouveau le dossier, puis l'animal.
- Il n'y a pas besoin d'un examen très poussé. Un microscope suffit. Mais il faudrait l'avis du propriétaire ou un document officiel
- Je suis Paul Starski, dit le commissaire en montrant du doigt le nom qui figurait en haut du dossier.
- Ah... Vous êtes de la famille ?
Malgré sa mine ravagée, Starski ne ressemblait en rien à Albus, pensa Chen.
Lisant l'incompréhension, le véto s'expliqua :
- Non, pas du chien ! Des Starsky !
Il rit de sa méprise. Starski resta de marbre.
- Non. Ça s'écrit avec un "i". Et Starsky est le nom du personnage. Le comédien s'appelle Paul Michael Glaser.
Le véto sembla déçu.
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chevalierortega33chevalierortega33   15 mars 2021
S’il l’avait crue, en revanche, il aurait sans doute étendu son aile paternaliste pour la mettre en garde, rappelant quelques faits divers sordides qui, pour de nombreuses jeunes femmes, avaient commencé par une rencontre pailletée dans un bar à bitures et s’étaient terminés par une agonie glacée dans une benne à ordures… Aurait-elle pu dans ces conditions lui raconter qu’elle pratiquait couramment ce type de rencontres ? Qu’à l’heure de Tinder qu’elle avait assidument fréquenté aussi, les gens ne faisaient plus connaissance ni aux repas de mariage ni aux fêtes du Nouvel An ? Pouvait-il l’entendre, lui qui se démenait aujourd’hui pour retricoter un mariage effiloché par l’usure, un couple en lambeaux. Douze ans !
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chevalierortega33chevalierortega33   15 mars 2021
— On va aussi demander les factures détaillées à son opérateur téléphonique, poursuivit Starski. On a réclamé celles de Cavicci. On devrait tout avoir dans la matinée.
— Oui… Allons-y doucement quand même. Je vous rappelle que les opérateurs facturent ces services à l’État près de trente-cinq millions d’euros par an. Je ne cesse de le répéter à vos collègues : doucement sur les demandes aux opérateurs parce qu’elles ont un coût : 6,50 € pour identifier une personne à partir de son numéro et 17,50 € pour obtenir sa facture détaillée. C’est une escroquerie manifeste, d’autant que c’est l’État qui donne les licences… Bref. Nous sommes fonctionnaires et, en attendant que le ministère de l’Intérieur se dote d’une plateforme nationale propre et fonctionnelle, nous nous devons de contrôler nos dépenses.
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Vidéo de Nicolas Lebel
À l'occasion de Quais du Polar 2022, Nicolas Lebel vous présente son ouvrage "La capture : qui sème les coups récolte la vengeance" aux Éditions du Masque.
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Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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