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ISBN : 2258117127
Éditeur : Les Presses De La Cite (16/04/2015)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Paris, fin du XIXe siècle, entre la butte Montmartre et les quartiers chics de la capitale, Fanny, jolie fleur ambitieuse et maligne de bientôt seize ans, met tout en oeuvre pour s'extraire de sa condition. Elevée par une fille-mère, ancienne prostituée et alcoolique, elle gagne sa vie en posant pour des peintres en mal de gloire en espérant un avenir meilleur. Pour parvenir à ses fins, elle mise sur sa beauté, son culot, et trois hommes : Geoffroy, le bel aristocra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  03 mai 2015
Cela fait trois jours que je tourne autour de l'ordinateur sans oser me lancer dans la rédaction de cette critique mais, courage, je me suis engagée à lire ce roman et à partager mon avis de lectrice. Je remercie l'éditeur de sa confiance et c'est pour me montrer à la hauteur de cette confiance que je lui livre ma critique, bien qu'elle soit très négative. Mon tort n'a pas été de participer à cette opération Masse Critique, non, mon tort a été de ne pas être allée consulter la fiche de l'auteur avant d'accepter de recevoir le dernier roman de Karine Lebert.
Son dernier roman... J'ai été très étonnée de découvrir qu'elle en avait déjà écrit quelques uns avant celui-ci dont le style m'a semblé si maladroit et si peu attachant que j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'une première oeuvre. J'ai longtemps cherché le terme qui pouvait le mieux définir ce que j'ai ressenti à la lecture de "Ce que Fanny veut..." et force est de constater que je n'en trouve pas d'aussi juste que "illisible".
Pour commencer, ce roman n'a pas d'identité, ou plutôt il en a plusieurs, ce qui revient à n'en avoir aucune en propre. J'ai cru relire, mêlés sans harmonie, des réminiscences de "Nana" de Zola, de "Catherine Courage" de Duquesne, des "Mystères de Paris" de Sue, sur fond de décors tout droit sortis du "Moulin Rouge" de Baz Luhrmann.
La plume de Karine Lebert m'a semblé terriblement manquer de charme et de personnalité ; elle handicape la lecture par d'incessants changements de rythme et d'espace temporel. Les dialogues sont sans relief ni saveur ; le style m'a, d'une façon générale, fait penser aux Harlequins "historiques" que je lisais adolescente. Au départ, mon intérêt s'est un peu raccroché à l'histoire d'Abigaëlle, la mère de Fanny, mais ce fut un feu de paille sur sol humide, poussif et vite éteint.
Contrairement à d'autres lecteurs, le fait que Fanny, l'héroïne principale (?), soit antipathique ne m'a pas dérangée, j'ai une certaine affection pour les femmes déterminées et qui n'ont, pour sortir de leur condition, que les ressources de leur tempérament. Ce qui m'a par contre définitivement lassée, ce sont les incohérences du personnage avec son environnement, ses interlocuteurs et parfois même ses propres ambitions.
Inutile que je m'étende davantage. Je le déplore mais cette rencontre littéraire fut un rendez-vous manqué et ma sincérité m'empêche de le dissimuler. A mon sens, ce roman, bien que basé sur une excellente thématique, souffre dans son traitement de bâclages sporadiques, d'une écriture irrégulière voire de défauts dans la documentation de l'auteur (cf. page 87, le coup du manque de vitamine d'diagnostiqué par le Dr Destel (nous sommes dans la dernière décennie du XIXème siècle), j'ai bien cru m'étouffer). L'ensemble des rapports entre les protagonistes est aussi superficiel que peu crédible et si on ressort de cette lecture avec l'impression d'en savoir plus sur Paris et Montmartre, ce n'est qu'une bien maigre consolation qu'un peu de poésie aurait suffi à rendre réconfortante.

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Kittiwake
  23 avril 2015
Fin du dix-neuvième siècle. Montmartre accroche ses lilas sous les fenêtres des artistes en devenir comme le chantera plusieurs dizaines d'années plus tard le poète. Fanny les côtoie mais elle compte bien sur ses atouts pour sortir de son milieu, fait de traine-misères : petits boulots, risque permanent de tomber dans le caniveau : elle a vu sa mère et sa grand-mère sombrer. Elle n'a pas d'instruction, seule sa beauté, à condition qu'elle soit remarquée par un de ces riches jeunes gens qui fréquente les cabarets pour s'y encanailler, pourrait la sortir de ce destin misérable. Geoffrey, le noble profiteur? Ou Nathan, le médecin réputé? Pas si simple. C'est quitte ou double, avec un fort risque d'aggraver son sort si elle échoue…
C'est une fresque sociale qui illustre cette fin de siècle, où les mutations bouleversent lentement l'ordre établi : la noblesse subit un lent naufrage, tandis que les bourgeois commencent à tirer parti des progrès techniques et industriels. La misère et le dénuement restent bien présent pour le peuple.
La copie est bonne : documentation précise, repères chronologiques, et avec cela une écriture très travaillée, précise, trop peut-être, car malgré un sujet attrayant, le récit ne m'a pas ému : pas de passerelles entre les personnages et ce qui fait vibrer mon âme littéraire, pas d'émotion ressentie.
Pour moi c'est un rendez-vous raté
Je n'en remercie pas moins Babelio et les Editions Terroirs pour leur confiance

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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agenet
  30 avril 2015
Je remercie les Presses de la cité et Babelio pour ce roman lu dans le cadre d'une masse critique. Je dois tout d'abord avouer que c'est une erreur de ma part: je ne suis pas du tout le public auquel est destiné ce livre que je n'ai guère apprécié. J'avais cru à un grand destin de femme sur fond historique, j'ai eu davantage l'impression de tomber sur une romance bien gentille dans un style "roman de terroir" (bien que l'univers soit parisien). Deux choses, donc, que je n'apprécie guère.
Je vais donc avoir bien du mal à faire une critique, sachant que, sans l'engagement à la masse critique, j'aurais très rapidement délaissé ce livre.
En positif, on remarquera que l'auteur s'est documenté quant à la vie montmartroise et parisienne de l'époque, dans le mode de vie quotidien, bien qu'il ne soit pas très développé, et certains incidents tragiques qui éclatèrent alors.
La lecture est facile, rapide; le livre lui-même est une objet de bonne qualité avec une taille de police assez grosse pour être confortable.
Cependant, outre le fait que je me sois rendu compte dès les premières phrases qu'il s'agissait d'un roman ne répondant pas à mes goûts, plusieurs éléments m'ont déplu.
Dans la structure d'abord, avec un mélange présent-passé parfois confus, des analepses arrivant soudain sans être amenées, des événements qui se succèdent trop rapidement sans approfondissement. Et l'impression parfois qu'il se passe des mois en une ligne alors que les personnages ne vieillissent pas. Enfin, j'ai eu l'impression d'un survol quand tant de choses auraient pu être approfondies pour donner le temps de connaître et de s'attacher aux personnages, de suivre leurs inquiétudes, d'avoir le temps de ressentir un incident avant d'être envoyé à sa conclusion... Et puis, j'ai remarqué à une ou deux reprises une utilisation des temps verbaux et de la concordance un peu étrange. Outre le fait que les analepses soient au même temps que le récit principal (ce qui peut se justifier pour ne pas alourdir avec du plus que parfait, encore faut-il avoir d'autres indices de temps pour se repérer), j'ai vu parfois, dans une même dialogue se succéder des incises à des temps différents, ce que rien ne justifiait.
Ensuite, vient le problème des personnages. Car oui, pour moi, lectrice, ils ont été un problème. J'aime à visualiser les personnages quand je lis. Cette fois, j'en ai été bien incapable. L'auteur a beau loué leur beauté ou la blondeur des cheveux, impossible. Jamais ils ne m'ont semblé vivants. Ils sont restés pour moi des personnages de papier. Fanny est le genre de personnage que je trouve des plus désagréables. Qu'une femme se batte avec les atouts qu'elle a pour sortir de sa condition, d'accord, c'est même parfois admirable. Mais Fanny est égoïste, puérile, ses sentiments évoluent trop vite... Quant aux personnages masculins qui par leur diversité pouvaient donner un peu de profondeur, ils restent, je trouve, insipides. Trop lisses, pas assez creusés. Geoffrey par exemple aurait dû être ce genre de personnage qu'on aime détester, mais il n'a ni le mystère, ni le charisme pour ça; il n'est même pas assez salaud. Même lui qui séduit les femmes et les délaisse paraît bien propret et gentillet.
Fanny séduit tout le monde (on se demande comment), les personnages sont dits passionnés en quelques lignes, mais rien dans leur comportement, dans la violence des sentiments ne le montre.
Dommage. Avec le fond de l'intrigue, le contexte historique, il y avait là de quoi faire un grand roman, des destins forts, des personnages riches, de la passion sous toutes ces formes. Et finalement, le résultat est comme les personnages, gentil, propre, facile, mais manquant de saveur.
Cela reste un avis tout personnel, et peut-être les amoureux de ce genre romanesque y trouveront mille qualités que je suis incapable de voir. Je m'en excuse auprès des Presses de la cité, il eût mieux valu que je laisse ma place à une lectrice friande de tels romans et qui aurait su apprécier ses qualités.
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palamede
  03 mai 2015
Fanny, jeune fille montmartroise du XIXè siècle, est ambitieuse et veut sortir de sa condition de pauvre. Pour arriver à ses fins elle utilise ses charmes pour séduire et tenter de manipuler, Sam, son meilleur ami, Geoffrey, un aristocrate sans scrupule et Nathan, un médecin compatissant. Mais sa volonté est-elle suffisante ?
On peine à entrer dans cette histoire, car en dépit d'une période plutôt bien décrite, celle de l'émergence d'une bourgeoisie enrichie par l'industrialisation naissante, d'une aristocratie en déclin et de la pauvreté du petit peuple, le récit de Karine Lebert, peu porteur d'émotions, reste gentillet. Et si l'analyse du caractère des personnages n'est pas dénuée d'intérêt, certaines formules utilisées par l'auteur ne sont que des truismes.
Même s'il ne m'a pas convaincue, merci à Babelio et aux Editions des Presses de la Cité pour ce roman qui a le mérite d'être documenté et peut plaire aux lecteurs sensibles aux romances.
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ladesiderienne
  27 avril 2015
Merci à Babelio et aux Editions "Presses de la Cité" de m'avoir transportée le temps d'une lecture dans le Montmartre de la fin du XIXème siècle, période et lieu que j'affectionne particulièrement.
Comme tous ceux qui l'entourent, artistes au talent non reconnu, filles à la beauté éphémère, Fanny, 16 ans, n'a qu'un souhait, échapper à sa condition. Née sur la Butte parisienne d'une prostituée alcoolique, son toupet n'a d'égal que son ambition et elle lorgne, pour le plus grand désespoir de Sam, son ami d'enfance amoureux d'elle, sur les riches messieurs qui viennent s'encanailler dans les cabarets montmartrois. le hasard va mettre sur sa route, Geoffrey d'Albéra, l'aristocrate trousseur de jupons et Nathan Destel, le médecin compatissant. Va-t-elle parvenir à ses fins ?
Autant vous avouer de suite que ce roman n'est pas mon genre de lectures habituelles mais attirée par le lieu et l'époque, je me suis laissée séduire par la proposition de Babelio (merci pour leur confiance !) A ce point de vue, je ne suis pas déçue car Karine Lebert (que je ne connaissais pas) reconstitue fidèlement le Paris de cette fin du XIXème siècle avec sa noblesse qui perd pied, sa bourgeoisie qui prend de l'assurance et son peuple qui tente de sortir de la misère. Elle s'appuie aussi sur des faits réels comme l'incendie du Bazar de la Charité pour donner plus de réalisme à son roman.
Par contre, je n'ai pas trouvé dans l'histoire de Fanny une intrigue transcendante, ne m'étant pas vraiment attachée à son héroïne totalement égoïste. Placer ses ambitions avant son rôle de mère m'est insupportable, de même que reprocher aux autres ce que l'on fait soi-même (notamment accuser son beau-père qui a réussi dans le monde de la peinture en partant à Montparnasse de les avoir oubliés). Je me suis presque réjouie des revers de médaille qu'elle a subis en voulant se servir des autres. Quand on joue avec le feu, parfois on se brûle... La fin est plus qu'inattendue, presque antinomique.
J'accorde quand même un 14/20 pour ce voyage dépaysant à Montmartre, ce petit coin de Paris qui a su inspirer tant de peintres et de poètes.
"Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres ..."
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   01 mai 2015
L'automne était là. La brume se déposait sur la forêt. Sur les terres, les équipages s'élançaient, caracolant, ayant à coeur de se précéder les uns les autres. Des lièvres se dressaient entre les touffes d'herbes, immobiles, puis soudain bondissants, ayant compris la menace. Au-dessus d'eux, des brassées d'oiseaux s'élevaient pareil à un lâcher de ballons. Dans les profondeurs des bois, des animaux écoutaient, reniflaient, l'oeil inquiet, puis filaient [...].
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Armelle314Armelle314   20 mai 2015

Au Boudoir Ecarlate

Ce que j'aime avec Karine Lebert, c'est qu'à chaque nouveau livre, c'est une surprise et un beau voyage ! Avec ce que Fanny veut… on plonge dans le Montmartre trépidant de la fin du XIXème siècle sur les pas d'une héroïne au caractère bien trempé, qui nous émeut autant qu'elle nous agace. C'est une période que j'affectionne tout particulièrement, cela me rappelle aussi un des livres que j'aime le plus, L'amour en héritage !


Fanny, jeune fille pauvre et la tête dans les étoiles, habite à Montmartre, dans une des masures du Maquis. Jolie comme un coeur, elle pose pour les artistes et passe ses soirées dans les cabarets de la Butte, fuyant ainsi sa mère alcoolique. Elle trouve un peu de réconfort auprès de son beau-père, peintre qui espère un jour être remarqué par un marchand d'art ou mieux encore, par l'un des riches collectionneurs qui viennent s'encanailler le soir venu dans ce quartier populaire où ils trouvent alcool à volonté et filles à la cuisse légère ! Fanny, elle, rêve de s'élever, de sortir de sa condition et de vivre une belle histoire d'amour. Sans éducation ni bonnes manières, elle sait que pour s'en sortir, elle ne peut compter que sur son joli minois, son agréable silhouette, son charme naturel et désinvolte qui font fureur auprès de la gent masculine…


Trois hommes vont particulièrement compter dans sa vie. Sam, l'ami d'enfance, qu'elle finira par épouser sans l'aimer, Geoffrey d'Albéra, noble manipulateur, son premier grand amour et enfin, le Docteur Nathan Destel, le protecteur, l'homme juste et engagé qui l'aidera pendant des années…

Au hasard des rencontres, elle va réussir à pénétrer l'univers feutré et secret des beaux quartiers et des grandes maisons en devenant nourrice. Bien habillée et logée, mieux considérée que la plupart des domestiques, elle touche du doigt son rêve… mais il lui manque tout de même une chose, l'amour, encore et toujours l'amour ! Et pour le trouver et le garder, Fanny est prête à tout !


Quelle jolie promenade dans le Montmartre animé de cette fin du XIXème siècle. On sent tout le travail de recherches de Karine Lebert pour coller au plus juste à la réalité historique des faits (je pense notamment à l'horrible incendie du Bazar de la Charité), pour nous restituer au mieux l'effervescence de ce quartier populaire où artistes et miséreux se côtoyaient, aspirant tous à une vie meilleure, à décrocher les étoiles, à sortir de la pauvreté. Et en même temps, il y a de la joie, de l'entraide dans toute cette misère. Pour moi, Montmartre est vraiment un personnage à part entière de l'histoire, il en fait une partie de la saveur et c'est de grandir-là qui a forgé le caractère de notre héroïne… et quelle héroïne ! Fanny a une volonté farouche de s'en sortir, elle est courageuse, ne se laisse jamais abattre. Mais elle est aussi égoïste, affreusement obstinée, avec une folle audace. On l'aime autant qu'elle nous agace mais elle reste toujours attachante, se laissant guider par son coeur plutôt que sa tête. Elle ne s'apitoie pas sur son sort, préférant toujours relever la tête, se reprendre et faire ce qu'elle fait de mieux : aller de l'avant !


Un très bon moment de lecture et un bon voyage dans le temps sur les traces d'une héroïne atypique et émouvante !
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ladesiderienneladesiderienne   27 avril 2015
A la question de leurs métiers, ils répondaient peintres, écrivains, poètes, sculpteurs, comédiens, humoristes, chansonniers, même s'ils n'avaient enfanté qu'une œuvre, même si leurs toiles se bradaient pour quelques sous aux Puces et si, pour se renflouer, ils haranguaient le public dans les foires ou jouaient les acrobates au cirque, barbouillaient des livres pornographiques et fuyaient leurs créanciers. Mais ils songeaient que le destin n'avait pas permis de rassembler sur cet îlot un groupe d'artistes sans but. Qu'ils soient le courant d'un nouvel art ou périssent tous ensemble dans l'effondrement de la Butte, il devait se passer quelque chose. D'où leur persévérance, pour certains déjà récompensée, alors que d'autres n'en obtiendraient jamais gain de cause.
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ladesiderienneladesiderienne   27 avril 2015
- Et figurez-vous que j'ai appris depuis qu'il n'avait pas effectué son service militaire : il a été réformé ! disait madame d'Ausset que ses cinquante ans condamnaient au noir alors qu'elle ne portait le deuil de personne.
Murmure réprobateur puis le tir d'une dizaine de paires d'yeux qui cachaient mal leur curiosité. Être réformé signifiait souffrir d'un mal mystérieux, bien peu convenable, presque dégoûtant, inavouable en tout cas, en rapport avec des mœurs impies, même s'il ne s'agissait que de pieds plats : un jeune homme réformé ne valait pas mieux qu'un bagnard.
- Je n'en connais pas le motif, avoua la dame, fort dépitée, aveu qui jeta la consternation parmi la basse-cour qui se consola en engloutissant une assiette de petits-fours de chez Boissier.
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ladesiderienneladesiderienne   27 avril 2015
Fanny attendait un enfant.
Elle flottait entre la hantise et la joie, tremblante à l'idée de grossir, redoutant que le fait de devenir mère ne la relègue parmi les femmes pour lesquelles on ne faisait plus aucune folie. Une partie de sa jeunesse disparaissait à mesure que son ventre prenait de l'ampleur. Parfois, cette excroissance lui paraissait étrangère, presque inopportune, et parfois elle la couvait d'un regard fier, possessif, en excluant toute autre priorité de ses pensées.
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Videos de Karine Lebert (3) Voir plusAjouter une vidéo
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Karine Lebert, auteur de la collection Terres de France, parle de sa passion pour l'écriture. Retrouvez son dernier roman paru aux éditions Presses de la Cité, "Ce que Fanny veut..." ! En savoir plus : http://bit.ly/21OIMFz
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