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EAN : 9782368462720
160 pages
Steinkis Editions (03/10/2018)
3.93/5   77 notes
Résumé :
Conseil de sécurité de l'ONU. Le ministre indien des Affaires étrangères prononce un discours. Il faut plusieurs minutes à ses conseillers pour réaliser qu'il est en train de lire celui de son homologue portugais posé sur la table devant lui... Correspondant de presse au siège des Nations Unies à New York pendant quatre ans, Karim Lebhour accompagné par Aude Massot, livre une chronique parfois décalée, souvent drôle et édifiante sur le fonctionnement de cette instit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai bien aimé ce reportage sur l'ONU par un correspondant journaliste Karim Lebhour qui a passé 5 ans au sein de cette institution (2010-2014). Il est vrai que toutes les questions qui fâchent seront posées comme par exemple la réelle utilité de l'ONU...

J'ai trouvé le témoignage fort instructif. Il y a un côté assez pédagogique qu'on remarque à peine car on entre dans les différentes anecdotes. Mention spéciale pour celle du ministre indien des affaires étrangères qui a lu le discours préparé pour son homologue du Portugal sans que lui-même ou les autres membres de l'assemblée ne le remarquent. Il aura fallu quand même plus de 5 minutes...

L'ONU est une gigantesque machine diplomatique qui sera décortiquée. On entre à l'intérieur de ce système avec les crises frappant de fouet certains pays comme l'Irak ou la Syrie. Certains pays africains seront également évoqués.

L'interview avec le Secrétaire Général Ban Ki-Moon est apparue assez stérile à l'image de la langue de bois pratiquée par cette institution qui ne veut fâcher personne, question de diplomatie.

Que dire également de celle donné par un dictateur africain en place depuis 27 ans dans son pays et qui rigole à la question de savoir s'il fera comme Nelson Mandela c'est à dire céder sa place ? A noter qu'il séjourne dans un très beau et luxueux palace new-yorkais alors que son homologue belge profite d'un petit motel alors que le PNB de son pays est 40 fois plus important. J'ai bien aimé ce type d'exemple assez frappant d'une certaine mentalité chez les dictateurs africains. Autre exemple: la minute de silence à l'un des pires dictateurs de la planète à savoir celui de Corée du Nord.

On retiendra que l'ONU n'aime pas trop les leçons de démocratie du monde occidental et que la Chine occupe actuellement le devant de la scène internationale.

Au final, j'ai bien aimé une saison à l'ONU pour sa lisibilité et pour toutes ces pointes d'humour qui en font un moment agréable à la lecture.
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C'est une collègue enseignante d'histoire qui m'a conseillé d'acheter cette bande dessinée en corrélation avec le programme de 3e. C'est effectivement un bon moyen de comprendre le fonctionnement de l'ONU, même si les informations sont denses et parfois difficiles à assimiler.
Cette entité diplomatique ("La police n'a pas le droit d'y entrer") qui a été fondée suite à la Seconde Guerre mondiale afin "d'offrir un espace de dialogue pour éviter les conflits entre États" est présentée par thèmes. Cela commence par le Conseil de sécurité, "l'organe le plus important de l'ONU", "le seul à pouvoir autoriser l'emploi de la force au nom du droit international". C'est l'occasion pour l'auteur/narrateur, qui est correspondant de presse, d'évoquer avec humour les limites du système: "Personne n'écoute vraiment les discours", "Il n'y a aucune transparence sur le processus de décision", "chaque diplomate défend l'intérêt national de son pays", ce qui génère des conflits d'opinion, entraîne l'usage abusif du droit de veto et fait de la rédaction d'un simple communiqué "un vrai casse-tête" ("Tout est affaire de nuances. Il faut peser chaque mot.")!

Il faut attendre la moitié du livre pour avoir un schéma concis des fonctions de l'ONU: appeler au dialogue, demander un rapport, sanctionner, envoyer des Casques bleus, autoriser une intervention armée... ou "se cantonner à apporter de l'aide humanitaire". Les fameux Casques bleus emblématiques de l'organisation ne constituent pas une armée dédiée: c'est une contribution des États membres. Les Casques bleus sont mal payés ("A ce prix-là, ils ne sont pas très combatifs"), mal entraînés et mal équipés, mais sans eux, ce serait bien pire.

On apprend ainsi plein de petites choses à partir de situations concrètes (les émeutes de 2011 en Libye, l'insurrection en Syrie, le conflit opposant Irak et Afghanistan, etc.). On découvre également des curiosités, comme la collection d'art qui se trouve au siège de l'ONU, constituée d'une multitude d'objets offerts par les États membres. Enfin, c'est l'occasion d'évoquer la vie à New York ("Une ville dans laquelle je me sens vraiment chez moi"). Il est cependant dommage que tout l'album soit monochrome, entièrement dessiné de ce bleu ciel qui caractérise le logo officiel.

Malgré toutes les aberrations révélées par le journaliste, on comprend que "les processus onusiens permettent d'atténuer l'intensité des conflits et de maintenir un certain degré de contrôle sur les crises internationales". Et puis cette cité dans la cité (7 hectares!) est l'occasion de "rapprocher des gens qui ne seraient jamais parlé"... C'est aussi ça, la diplomatie!
Lien : https://www.takalirsa.fr/une..
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Karim Lebhour, correspondant à l'ONU pendant 5 ans, nous fait découvrir l'ONU, notamment ses prises de décision (ou non-prises d'ailleurs) lors de crises majeurs (guerre en Lybie, guerre en Syrie, Tibet, Centrafrique…).
Le journaliste va découvrir que l'ONU est une administration lourde et devant faire preuve d'énormément de diplomatie (et de langue de bois essentiellement). Derrière ce portrait de l'institution on découvre de nombreux acteurs de la politique : ambassadeurs, politiciens, dictateurs… mais aussi son fonctionnement : droit de veto, casques bleus… on ne rentre pas dans les détails mais c'est une approche très intéressante et très instructive de connaître cet organisme international qui semble inutile aux premiers abords, mais finalement apporte sa pierre à l'édifice fragile de la paix.
Avec un certain humour, un peu de pédagogie et beaucoup d'anecdotes, Karim Lebhour apporte son témoignage de l'intérieur de cette institution finalement assez opaque.
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Karim est journaliste et vient d'être nommé correspondant de RFI à l'ONU à New York. Il y restera 5 ans et se propose au travers de cette chronique chargée en anecdotes, de nous raconter ces années et au travers de cela, le fonctionnement de cette organisation. Sous forme de saynètes et d'explications succinctes mais bien faites, on découvre quelques un des conflits qui ont agité ces dernières années : la Libye avec la destitution de Kadhafi, la Syrie avec la non destitution d'El Assad. On y explique aussi la raison de la mise en place du véto du conseil de sécurité...et pas mal d'autres choses. C'est plutôt bien fait et didactique. Moins empathique que les chroniques de Guy Delisle, plus factuel.
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Cette BD vous vous en doutez traite de l'ONU, institution internationale très critiquée. Grâce à cette BD on comprend un peu mieux le fonctionnement de cette grosse (ÉNORME) machine, et on comprend surtout pourquoi son utilité est si contreversée. On se rend compte que finalement la table des négociations est juste un lieu de pouvoir, ou chacun des grands états veut imposer sa vision des choses, au détriment parfois des vies humaines qui sont en jeu pendant les conflits. Je conseille cette BD si le sujet vous intéresse mais que vous n'avez pas envie de lire mille et un article sur le sujet. Mais je déplore quand même le fait que cette BD ne soit pas assez aboutie, on a comme un gout d'inachevé à la fin, on a envie d'en apprendre plus sur la plupart des conflits d'un point de vue "interne". Mais j'imagine que c'est un exercice difficile lorsque l'on réalise un BD destinée au grand public. (Il faut probablement condenser les informations et ne pas trop rentrer dans les détails pour ne pas perdre le lecteur).
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critiques presse (4)
LaViedesIdees
02 avril 2019
En conclusion, le spécialiste sera soulagé de trouver dans cette bande dessinée une représentation moins caricaturale que de coutume de l’institution onusienne. Pour cette raison, Une saison à l’ONU pourra être utilement mobilisée dans des enseignements d’introduction aux relations internationales. Quant au profane, il découvrira nombre d’aspects fondamentaux à la compréhension de ce que sont et font les Nations unies au quotidien.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
BoDoi
28 novembre 2018
Le lecteur n’est jamais perdu grâce à des explications claires et précises mariées à une excellente mise en scène. Les planches monochromes et efficaces, proches des Chroniques de Guy Delisle, ne manquent jamais de transformer les engrenages structurels de l’ONU en jolies métaphores.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD
12 novembre 2018
Durant quatre ans, Karim Lebhour a observé comme correspondant de presse le fonctionnement de l'ONU. Il en tire un recueil de chroniques douces-amères, entre défense du principe de l'institution et de ses réelles avancées, et constat de son impuissance récurrente.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest
24 octobre 2018
Sujet maîtrisé, narration engageante et plaisante à suivre, Une saison à l'ONU - Au cœur de la diplomatie mondiale offre une excellente introduction sur un des lieux les plus cruciaux de la planète.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Les Nations unies sont aujourd’hui une énorme machine administrative qui emploie quelque 50 000 personnes dans le monde, sans compter les 100 000 Casques bleus.
« Il y a même un bureau des affaires spatiales chargé de veiller à l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique. »
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L'ONU est un miroir grossissant de l'opinion internationale.
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« L’ONU n’a pas créé le paradis, mais elle a évité l’enfer. »
Dag Hammarskjöld, Secrétaire général (1953-1961)
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- Ça doit quand même être vertigineux de débarquer de Corée du Nord dans une ville comme New York !
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Video de Karim Lebhour (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karim Lebhour
Dans le 135e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente Dernier week-end de janvier que l’on doit à Bastien Vivès, édité chez Casterman. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : – La sortie de l’album Colorado train que l’on doit à Alex W. Inker et aux éditions Sarbacane – La Sortie de l’album L’impudence des chiens, album que l’on doit au scénario d’Aurélien Ducoudray, au dessin de Nicolas Dumontheil et c’est édité chez Delcourt – La sortie de l’album Très chers élus que l’on doit au scénario conjoint d’Élodie Guéguen et Sylvain Tronchet, au dessin d’Erwann Terrier et c’est édité chez Delcourt – La sortie de l’album Léo en petits morceaux que l’on doit à Mayanna Itoïz et aux éditions Dargaud – La sortie du cinquième tome de la série RIP, un album intitulé Fanette que l’on doit à Gaet’s pour le scénario, Julien Monnier pour le dessin et c’est édité chez Petit à petit – La réédition de l’album Une saison à l’ONU que l’on doit au scénario de Karim Lebhour, au dessin d’Aude Massot et c’est édité chez Steinkis
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