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ISBN : 109159001X
Éditeur : La Valette Editeur (04/01/2013)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Montréal. Juillet 2012. Les étudiants manifestent en pleine canicule. Le cadavre de Catherine Grégoire est retrouvé transpercé de clous sur le toit d'un chantier de construction dans l'arrondissement de Verdun. Nue, violée: elle brille sous les feux du soleil brillant. Le Sergent-détective Jean Royer, vedette montante du SPVM, est chargé de l'enquête. Aidé par le médecin légiste Raphaël Simard et le procureur criminel David Egan, il sillonne la métropole dans sa Vol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  13 juin 2015
Difficile de faire une critique de ce livre, non qu'il m'ait déplu, bien au contraire.
Mais « La sentence de Juillet » fait partie de ces romans qui prennent leur temps, l'auteur distille les informations au compte-goutte.
Sur le chantier de construction du CHRU de Montréal, le corps sans vie d'une jeune femme est découvert. La victime a le corps transpercé de clous, de plus elle a été violée à l'aide d'une branche d'arbre.
L'enquête se dirige rapidement vers la famille de la victime et on découvre peu à peu la double vie de la jeune femme.
Infirmière brillante et appréciée par ses supérieurs, elle se livrait la nuit à la prostitution. Pourquoi ?
C'est ce que cherchera à comprendre Jean Royer, sergent détective chargé de l'enquête.
L'auteur nous livre un portrait détaillé de l'enquêteur, après une enfance mal menée, un père qui s'est suicidé laissant une blessure à vif, il a du mal à se remettre d'une enquête particulièrement sordide jamais élucidées, de celles qui laissent des marques indélébiles sur le policier le plus aguerri.
J'ai particulièrement aimé l'étude de caractère de ce personnage, avec tellement de précision que dans la première du roman j'ai eu du mal à réaliser que je lisais un polar.
L'enquête en elle-même, a, il est vrai un peu de mal à décoller, mais patience,
Il y a une surprise en fin de lecture.
Une belle découverte de la littérature Canadienne qui m'est pratiquement inconnue.
Merci à Babelio et aux éditions La Valette qui m'ont permis de faire ce voyage littéraire.

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Commenter  J’apprécie          271
Saiwhisper
  17 avril 2016
Après "Révélation incendiaire" de K. Aisling où l'action se passe au Québec, "La sentence de juillet" de Jean-François Leblanc me fait repartir dans la splendide ville de Montréal. Splendide mais, encore une fois, loin d'être paisible ! En effet, on suit le sergent détective Jean Royer que le SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal) a envoyé pour enquêter sur la sinistre affaire de Catherine Grégoire retrouvée morte sur un chantier. Après quelques recherches, Jean Royer découvre que Catherine est une escorte dont les nombreux services ont satisfaits plus d'un homme... Mais la jeune femme a-t-elle pour autant mérité son sort ? Quels lourds secrets se cachent chez les Grégoire ? Qui a tué et violé Catherine aussi salement... ? Et surtout, pourquoi ?
Le scénario est difficile, dérangeant, violent et torturé, cependant le rythme est bien souvent gâché par les nombreuses descriptions de l'auteur. En effet, ce dernier part parfois dans tous les sens ou décrit longuement des choses que je trouve sans importance par rapport à l'enquête... Cela ralentit énormément le rythme et le plaisir du lecteur. Certes, il est intéressant de voir une petite critique du Québec de façon économique et politique sur quelques paragraphes, mais de là à s'étendre sur plusieurs pages et à plusieurs reprises, cela nuit clairement au rythme de ce court roman ! Pour ma part, à force, j'ai dû lire en diagonale quelques passages tellement cela m'ennuyait... Ce qui est dommage, car cette affreuse affaire est prenante ! Mais les descriptions sans intérêt ont eu raison de mon enthousiasme...
Le sergent détective m'a également déçu : je l'ai trouvé peu attachant. J'aurais souhaité sortir des sentiers battus, néanmoins ce protagoniste est un anti-héros assez classique comme on en rencontre souvent dans le monde du polar. Assez bourru, il ne se laisse pas faire, a parfois des tendances colériques, ne fait pas dans la dentelle et se montre plutôt froid et direct avec autrui. Il a également des difficultés avec la gente féminine...
Hormis Martine, Catherine et sa famille, les autres personnages sont très peu décrits (un comble quand on voit les nombreuses descriptions...). J'ai trouvé cela décevant, car cela réduisait considérablement le nombre de coupables... Un polar trop "facile" ? Je ne sais pas... Il y a pourtant de bonnes idées ainsi qu'une plume qui sait se montrer directe et incisive ! Il y a également beaucoup de flashbacks qui apportent de nombreuses révélations. Âmes sensibles, ce roman n'est pas fait pour vous. Au programme : des viols, de la drogue, de la violence, un univers familial difficile, des scènes "glauques", ... Il va falloir s'accrocher ! Même si j'ai lu quelques ouvrages sombres et violents comme "Le Visage de Satan" de Florent Marotta ou "Mapuche" de Caryl Férey, j'ai toujours du mal avec certaines thématiques comme le viol dont les scènes sont généralement très détaillées...
Cet ouvrage a été proposé dans le cadre du club des lecteurs de ma médiathèque. Finalement, je ressors assez partagée de ma lecture, mais assez déçue en raison du rythme. Même les expressions québécoises qui donnent pourtant un petit charme à la plume n'ont pas réussi à me faire changer d'avis... Il y avait pourtant quelques répliques incisives, surtout au début de l'ouvrage. Cela avait grandement éveillé ma curiosité ! Tant pis, je reste malheureusement sur du négatif... E. C.
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morin
  20 juin 2015
Amatrice de romans policiers,notamment étrangers, c'est avec plaisir que je découvre le premier ouvrage d'un romancier québécois, récompensé par un prix français.

Le sergent-détective Jean Royer est chargé de l'enquête sur le meurtre d'une jeune femme, Catherine Grégoire. Son corps a été retrouvé sur un chantier en construction. Elle a été torturée et violée.
Il interroge l'entourage de la jeune femme notamment son père, gros entrepreneur de bâtiment, et ses frères.

Ce roman ne laisse pas indifférent bien au contraire. Les conditions dans lesquelles a été tuée Catherine sont assez effrayantes. Au début du roman elle nous est présentée comme une fille facile "-vous avez tous couché avec elle ? - tous je ne sais pas. Mais plusieurs d'entre nous, oui". Puis au fur et à mesure de notre lecture on découvre la vérité sur la réalité de sa vie après le décès de sa mère ainsi que son amour pour son jeune frère. Des personnages secondaires, l'infirmière chef de l'hôpital où travaillait Catherine et d'anciens malades, dont le point commun est leur amitié pour Catherine, apporteront à Royer un autre éclairage sur la vraie personnalité de la victime.

Jean Royer est un personnage intéressant et original. Il ne ressemble pas aux nombreux policiers rencontrés lors de mes multiples lectures de "polar". C'est un homme torturé. Outre ses problèmes récents avec Martine, sa femme, qu'il aime mais dont il va peut-être se séparer, il est obsédé par le souvenir de deux événements douloureux, le suicide de son père et la mort horrible de trois jeunes garçons, sujet de l'une de ses premières enquêtes.
Il mènera, à son rythme et à sa manière, l'enquête sur l'assassinat de Catherine.

En conclusion, c'est un excellent roman, assez sombre, on n'en sort pas totalement indemne.

Merci à Babélio et à La Valette-Editeur de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre de masse critique
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Rimouski
  04 juin 2013
Un tour de force révélateur d'une voix majeure en devenir dans l'univers du roman policier québécois! Nous sommes très fiers de cet ancien chargé de cours de l'UQAR qui provoque, avec ce premier opus, l'émergence d'un univers dramatique d'un réalisme maximal et riche en émotions. L'expérience du lecteur en est une de transformation individuelle. Il ne s'agit pas d'une simple histoire où l'on cherche le tueur : c'est une véritable symphonie impressionniste qui se joue par l'écriture et qui découvre toute la force et toute l'horreur (par le fait même) du genre humain. Félicitations à notre ancien collègue!
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Gatineau1
  03 juin 2013
J'ai été littéralement happée par cette écriture sombre, lyrique et déstabilisante... J'ai pleurée devant la folie des hommes si bien décrite dans ce roman qui permet d'entrer dans une épreuve douloureuse mais combien nécessaire. Véritable mise à l'épreuve de la réalité devrais-je dire, tout en musique grâce aux accents de jazz et d'amitié... J'ai été heureuse de revoir Montréal dans ses moindres recoins : Outremont, Verdun, Hochelaga-Maisonneuve ; sans oublier les arbres habillant si bien de cette ville de ma jeunesse... J'espère de tout coeur une suite et je salue la belle édition de ce roman policier qui a marqué le début de mon été. Félicitations à l'auteur et j'espère une suite, car cela ne peut pas finir sur cette révélation concernant Royer!
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ValdOrValdOr   04 juin 2013
Il lui arrivait de parler, tout bas, à cette vision fantomatique de son père qui ne lui répondait jamais, se contentant de se caresser la nuque à l’aide de cette paume au bout de laquelle des doigts jaunis par le tabac faisaient l’envie de Royer. Derrière ce chef de famille déchu, deux tables plus loin, Jean Royer distinguait le profil de sa mère décédée de cause naturelle, qui se refusait à venir à la même table qu’eux, frustrée de l’abandon inexcusable de son mari. Même dans la mort, la réconciliation restait impossible dans cette famille devenue, à force d’échecs, d’humiliations et de pauvreté, dysfonctionnelle. Jamais Marc, le frère de Royer, n’apparaissait dans ces soirées réservées aux morts de la famille. Il poursuivait pourtant une existence heureuse et tranquille en Abitibi-Témiscamingue, dans la ville de Val-d’Or, où il dirigeait une entreprise minière appartenant à une multinationale.
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LaBelleProvinceLaBelleProvince   03 juin 2013
Elle gisait là, cette pute, d'abord sous la lune et maintenant sous le soleil de juillet, au sommet du chantier de son destin, à pourrir comme une salope qui voulait tout prendre, toujours. Tuer la première femme de ma vie n'avait été qu'une simple formalité, aussi simple que de planter un clou dans le bois de mon existence. J'y pensais totalement nu dans la nuit éclairée d'un seul feu, bandé, debout, tout en hauteur, les pieds fixés sur les poutres juchées dans le ciel, le regard vif, le souffle fort, le coeur libéré de toutes mes peurs. Enfin, sous la férule de juillet, Catherine m'aimait, dans la rougeur du sang et de la mort.
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TroisRivieresTroisRivieres   03 juin 2013
La découverte des gamins embrochés derrière la grange abandonnée le tuait. Il se souvint de l'opacité du ciel grisâtre fixé un temps tandis que ses yeux pleins de larmes peinaient à se contenir, à se retenir de l'exposer. Cette image des cadavres bleuis par le froid de novembre et la saignée provoquée par la longue broche effilée, en fer rouillé, qui transperçait les 3 petits frères, l’un derrière l’autre, du rectum au bas des ventre et leurs yeux ouverts comme leurs bouches, dévoilant mille insectes dans un cri entendu seulement du meurtrier, l’aspirait chaque nuit dans une inquiétude coupante.
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RimouskiRimouski   04 juin 2013
Royer ne fermait plus les lumières chez lui ; il branchait invariablement de petites veilleuses dans chaque pièce de son appartement, de sorte q'une aube artificielle menaçait de se lever en permanence, comme une garde à l'affût des horreurs qui lui revenaient derrière les yeux à chaque instant de la nuit.
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Gatineau1Gatineau1   03 juin 2013
Le visage neutre, Royer regardait le tarmac de l'aéroport international de Val-d'Or : les avions, de petits jets de transports, baguenaudaient sur la piste, on aurait dit des frères eux aussi. Silencieux, les deux hommes tentaient de réapprendre leur compagnie mutuelle.
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Video de Jean-François Leblanc (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-François Leblanc
L'auteur Jean-François Leblanc a mis la main sur le Prix Léopold 2013 en France, avec son tout premier roman, La sentence de juillet. Pour écrire ce premier polar, l'auteur s'est laissé inspiré par le conflit étudiant, la corruption et le tristement célèbre Luka Rocco Magnotta.
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