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Citations sur La sentence de juillet (11)

Rimouski
Rimouski   04 juin 2013
Royer ne fermait plus les lumières chez lui ; il branchait invariablement de petites veilleuses dans chaque pièce de son appartement, de sorte q'une aube artificielle menaçait de se lever en permanence, comme une garde à l'affût des horreurs qui lui revenaient derrière les yeux à chaque instant de la nuit.
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LaBelleProvince
LaBelleProvince   03 juin 2013
Elle gisait là, cette pute, d'abord sous la lune et maintenant sous le soleil de juillet, au sommet du chantier de son destin, à pourrir comme une salope qui voulait tout prendre, toujours. Tuer la première femme de ma vie n'avait été qu'une simple formalité, aussi simple que de planter un clou dans le bois de mon existence. J'y pensais totalement nu dans la nuit éclairée d'un seul feu, bandé, debout, tout en hauteur, les pieds fixés sur les poutres juchées dans le ciel, le regard vif, le souffle fort, le coeur libéré de toutes mes peurs. Enfin, sous la férule de juillet, Catherine m'aimait, dans la rougeur du sang et de la mort.
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Gatineau1
Gatineau1   03 juin 2013
Le visage neutre, Royer regardait le tarmac de l'aéroport international de Val-d'Or : les avions, de petits jets de transports, baguenaudaient sur la piste, on aurait dit des frères eux aussi. Silencieux, les deux hommes tentaient de réapprendre leur compagnie mutuelle.
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TroisRivieres
TroisRivieres   03 juin 2013
La découverte des gamins embrochés derrière la grange abandonnée le tuait. Il se souvint de l'opacité du ciel grisâtre fixé un temps tandis que ses yeux pleins de larmes peinaient à se contenir, à se retenir de l'exposer. Cette image des cadavres bleuis par le froid de novembre et la saignée provoquée par la longue broche effilée, en fer rouillé, qui transperçait les 3 petits frères, l’un derrière l’autre, du rectum au bas des ventre et leurs yeux ouverts comme leurs bouches, dévoilant mille insectes dans un cri entendu seulement du meurtrier, l’aspirait chaque nuit dans une inquiétude coupante.
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ValdOr
ValdOr   04 juin 2013
Il lui arrivait de parler, tout bas, à cette vision fantomatique de son père qui ne lui répondait jamais, se contentant de se caresser la nuque à l’aide de cette paume au bout de laquelle des doigts jaunis par le tabac faisaient l’envie de Royer. Derrière ce chef de famille déchu, deux tables plus loin, Jean Royer distinguait le profil de sa mère décédée de cause naturelle, qui se refusait à venir à la même table qu’eux, frustrée de l’abandon inexcusable de son mari. Même dans la mort, la réconciliation restait impossible dans cette famille devenue, à force d’échecs, d’humiliations et de pauvreté, dysfonctionnelle. Jamais Marc, le frère de Royer, n’apparaissait dans ces soirées réservées aux morts de la famille. Il poursuivait pourtant une existence heureuse et tranquille en Abitibi-Témiscamingue, dans la ville de Val-d’Or, où il dirigeait une entreprise minière appartenant à une multinationale.
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Nnyfa69
Nnyfa69   01 juin 2013
Hansel et Gretel dormaient au côté de Catherine Grégoire, chaque soir de sa vie passée.....

Plaçant son pied droit dans son talon haut rouge fonçé, Catherine regarda son profil qui, sous les airs uniques de Black to Black, détendu dans la réalité par l'inoubliable Amy Whinehouse, se fondait dans le miroir de sa chambre.....
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Saiwhisper
Saiwhisper   17 avril 2016
Elle portait une robe légère, fleurie, sur laquelle on reconnaissait des roses rouges avec des épines. Catherine adorait les roses, pour elle, ces fleurs possédaient un parfum supérieur, féérique. Leurs pétales restaient toujours soyeux à tous les touchés des corps étrangers, si on respectait profondément leur état naturel. Et quand une main étrangère à la vie de ces créations divines venait les arracher à leur tranquillité, pour pénétrer dans leur beauté à travers la distance qui ne les rendait pourtant pas moins belles, ces fleurs piquaient leurs assaillants. Les épines correspondaient à une justice de dernier recours, une légitime défense parée à être plaidée devant toutes les juridictions. (P 182-183)
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Saiwhisper
Saiwhisper   17 avril 2016
Avant de sonner à la porte principale, il se retourna pour voir Montréal dans toute son élégance ; cette ville révélait toujours un angle jamais vu à ceux qui la regardaient avec le cœur : une gueule d'enfer, une ville comme l'esprit d'un parfum de femme qui éveille toutes les furies masculines, une ville belle comme la fossette présente sur la joue droite de Martine au moment de ses sourires. Une ville dont il serait incapable de se séparer et qui lui apprenait qu'il en allait de même avec Martine. Jamais il ne pourrait la quitter malgré leur séparation : elle resterait en lui, à l'abri de l'oubli creusé par le temps, il ne la laisserait pas partir de sa mémoire, de son corps, de sa vie intérieure. Même si cette rétention incarnait un glaive lui forant le cœur. (P 40-41)
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Saiwhisper
Saiwhisper   17 avril 2016
Ecoute-moi bien, petit : désormais, tu es marqué. Marqué aux yeux de ton frère, de tes amis, de ta mère, de ton quartier. Les gens ont vu, les gens t'ont vu. Cette violence, cette rage que tu portes, je te rassure : elle existe. Mais tu l'as mise au monde. Ce type capable de défigurer quelqu'un pour un oui ou pour un non, c'est toi. Tu vas devoir revenir de ça, sinon tu vas y rester, dans cette zone, dans cette ombre, tu vas t'y enfoncer jusqu'à la mort. Pour revenir, tu vas devoir prendre le chemin le plus long, le plus dur, le plus chiant. Tu vas devoir agir comme un homme. Pas seulement prendre tes instincts à la gorge, mais les étrangler pour les dominer. Pour commencer, ce soir, tu vas rentrer chez toi, te reposer et te tenir tranquille. Point à la ligne. (P 23-24)
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morin
morin   20 juin 2015
Royer nota que son frère lui mentait, mais il ne poussa pas son désir de vérité plus loin ; il ne s'agissait pas d'un interrogatoire, il s'agissait de sa famille, de sa vie privée.
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