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Critiques sur L'ile aux trente cercueils (18)
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Ode
  14 février 2013
Une île à la sinistre réputation, battue par les vents. Une brume propice à la résurgence de légendes d'un autre temps. Ajoutez quelques âmes égarées et voici le décor oppressant et mystérieux de L'Île aux trente cercueils, roman écrit par Maurice Leblanc en 1919.

Jeune fille de bonne famille, Véronique d'Hergemont se laisse abuser par le brillant comte Alexis Vorski, jusqu'à l'épouser et lui donner un fils. Elle découvre vite en son mari un mythomane doublé d'un escroc. le père de Véronique réussit à enlever l'enfant, mais tous deux s'abîment en mer au cours de leur fuite. Puis c'est au tour de Vorski de disparaître, et Véronique se retire dans un couvent. Mais en 1917, quatorze années après le drame, de troublants signes viennent semer le doute dans son esprit et ses recherches la mènent vers l'île bretonne de Sarek où court une terrible prophétie...

Véronique d'Hergemont est pour moi indissociable du visage lumineux de Claude Jade qui l'incarnait dans l'adaptation télévisée du roman. C'est en effet ce vieux feuilleton, avec son étrange atmosphère, qui m'avait donné envie de lire le roman, ce que j'ai fait assez récemment. À l'image de la couverture du livre, les dialogues ont un peu vieilli et certaines expressions prêtent à sourire, par exemple : « Écoute donc, bougresse ! Vorski parle. » En plus de son côté fantastique, voire ésotérique, ce qui fait l'originalité de ce roman de Leblanc, c'est qu'Arsène Lupin n'y tient qu'une place secondaire, intervenant peu avant le dénouement. D'ailleurs, dans le feuilleton, l'histoire est remaniée pour supprimer le personnage de Lupin, et le scénario s'en porte très bien.

L'Île aux trente cercueils ne me laissera pas un souvenir de lecture impérissable, mais j'ai apprécié le mystère qui se dégage de cette oeuvre mêlant aventure, légende et enquête policière.

Note touristique : l'île de Sarek séduira les vacanciers aimant séjourner dans la pierre humide et recherchant des animations nocturnes telles que cris déchirants ou processions de druides...
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Bibalice
  25 mai 2012
Peu habitué des aventures d'Arsène Lupin (personnage qui m'indiffère totalement), j'ai lu ce roman sur les promesses du titre et de l'énigme. Jugez donc :
Une prophétie macabre qui entoure une île bretonne isolée, "30 morts pour remplir 30 cercueils", des vieilles dames crucifiées, un trésor enfoui dans les profondeurs de l'île ( O John Locke, wherefore art thou John Locke ?), un amour impossible entre un fou psychopathe et une belle ingénue, il n'en fallait pas beaucoup plus pour me séduire et me décider de lire, en un souffle, ce roman de Maurice Leblanc.

«Dans l'île Sark, en l'an quatorze et trois,
Il y aura naufrages, deuils et crimes,
Flèches, poison, gémissements, effrois
Chambres de mort, quatre femmes en croix,
Pour les trente cercueils trente victimes. (..)»

Voici le début de la prophétie qui terrorise depuis des siècles les habitants de l'île. Ils se savent condamnés à vivre un jour les terribles évènements décrits dans ces vers. Et l'effroi se propage quand peu à peu le massacre commence et que la prophétie funeste semble se réaliser enfin...

Tout commence ailleurs, pourtant, à des milliers de kilomètres de l'île même, quand une jeune et jolie femme, nommée Véronique d'Hergemont, découvre, sur les images d'un film qu'elle regarde au cinéma, sa signature exacte inscrite sur la porte d'une cabane. Elle a tout perdu pourtant, et personne ne connaît cette signature. Personne sinon son père, décédé dans un naufrage en compagnie de son fils, ainsi que Vorski, son mari, un psychopathe croyant être une sorte d'élu des Dieux (j'ai imaginé ce personnage sous les traits de Klaus Kinski. Ce rôle a été écrit pour lui). Lui aussi est mort. Et l'humanité se porte mieux depuis.

Véronique part à la recherche de cette cabane portant sa signature. Vous aurez compris que ses recherches vont l'emmener sur l'île mystérieuse. Ceux qu'elle croyait morts vont possiblement revenir à la vie. Et à peu près tous les autres vont mourir dans d'atroces souffrances...

De souffrances, de tortures physiques ou psychologiques et des meurtres violents, il n'y a quasiment que cela dans ce roman. Au point que presque tout le monde est exterminé au coup de sifflet final. Tout le monde ? non, car Arsène Lupin saura faire triompher la vérité dans un final grandiloquent (de piètre qualité) et remettre un peu d'ordre et de logique dans l'île.

Si l'énigme est passionnante et s'il est impossible de lâcher le roman jusqu'au dénouement final, teinté de fantastique, la résolution de l'énigme en décevra je pense plus d'un. La faute à Arsène, bien sûr. Qui débarque un beau matin et qui résout tout en trente secondes.
Les scénaristes du film TV adapté du roman il y a quelques années ont eu la judicieuse idée de le virer intégralement de l'histoire. Je ne sais qui a pris sa place dans la version filmée mais il n'apparaît en tout cas dans le roman que comme un Deus ex machina totalement creux et inutile.

On reste accroché, certes, car on veut savoir le fin mot de l'histoire même si la pirouette finale est plus ou moins ratée (l'apparition du vieux druide est grotesque, quasiment hors de propos. Arsène le reconnait lui-même dans son explication finale.)

Première incursion réussie dans l'univers de Maurice Leblanc, dont je ne soupçonnais pas l'attirance pour les romans gothiques mais incursion ratée dans celui d'Arsène Lupin, personnage que je n'arrive toujours pas à apprécier. La faute à son savoir omniscient et son insupportable désinvolture.
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bina
  08 janvier 2013
Voici un roman un peu déroutant qui sort quelque peu des Lupin habituels de l'auteur. Ce n'est pas ce livre-là que je conseillerais à quelqu'un qui souhaite débuter avec cet auteur et ce personnage.

En Bretagne, les légendes sont tenaces, comme celle qui court sur l'île de Sarek, surnommée l'Ile au Trente Cercueils. Trente personnes doivent mourrir, dont quatre femmes.

Lorsque Véronique d'Hergemont revient dans cette région après plus d'une décennie d'absence, elle est surprise de découvrir ses initiales de jeunes filles et son portrait gravés sur des bornes. Et un cadavre auquel il manque une main. Un corps qui a disparut lorsqu'elle revient avec les autorités.
Elle ne sait pas qu'elle est au coeur d'une machination menée par un esprit dérangé, celui de Vorski, son mari.
Mais Arsene Lupin est là, comme à chaque fois qu'une malheureuse a besoin de son aide chevaleresque. Il n'hésite pas à recourir à des moyens illégaux pour voir revenir le sourire de Véronique et de son fils, François.
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Latornadeblonde
  21 août 2016
C'est avec émoi que j'ai parcouru les premières pages de ce roman, renouant avec ma jeunesse dans la lecture de Maurice Leblanc mais aussi parce que c'était mon premier e-book. J'ai longtemps été réfractaire à cette formule, préférant de loin le papier, que l'on touche avec joie, l'odeur des feuilles et cette sensation de bien-être que l'on ressent en tournant les pages. Finalement, je reconnais que la formule tablette est pratique car j'ai pu emmené ma tablette en vacances évitant ainsi de surcharger ma valise.
Maurice Leblanc a bercé mon enfance avec son héros Arsène Lupin et son fameux roman "l'aiguille creuse" que j'avais adoré. Mais je reconnais malgré tout préférer de loin Agatha Christie que je relis volontiers avec plaisir.
Immédiatement, j'ai été plongée dans l'étrange et dans le passé avec des formules littéraires bien peu utilisées à présent. Les personnages sont fascinants et l'histoire est vraiment étonnante. Je m'attendais à voir rapidement le célèbre personnage récurrent de Maurice Leblanc il n'intervient qu'au dernier moment et finalement l'histoire ne s'en porte pas plus mal.
L'ambiance reste flippante et l'île bien isolée réserve bien des surprises.

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MCG-Juliette
  25 janvier 2013
Un roman policier à la limite de l'épouvante... Un très bon suspense sur une ïle bretonne d'une autre époque. Tout est fait pour donner la "chair de poule" au lecteur et c'est une reussite.
(Arsène Lupin pratiquement absent tout au long du livre... et c'est profitable à l'ambiance du roman)
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chris0675
  27 novembre 2014
les 4 énigmes au dos du miroir de Caligostro

In robore fortuna
La dalle des rois de Bohème (solution dans l'ile aux trente cercueils)
La fortune des rois de France
le chandelier à sept branches
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Ewylyn
  30 juin 2014
Une autre excellente aventure d'Arsène Lupin. Je suis ravie de découvrir d'autres romans du célèbre cambrioleur, parce que celle-ci mérite véritablement le détour. Elle m'a enchantée, même si elle a été un peu longue à se mettre en place.

L'intrigue nous mène vers des routes que j'aime croiser : la Bretagne, le mystère, les légendes, la chasse au trésor, une enquête. Les ingrédients du suspense, du policier, de la famille, de la romance et de l'amitié sont une nouvelle fois gagnant. C'est surtout parce que l'auteur a su mener son intrigue d'une main de maître. Jusqu'au bout, le mystère de la Pierre-Dieu m'a fascinée, il est vrai que le dénouement est des plus comiques. C'est d'ailleurs incroyable d'avoir su instaurer une ambiance aussi angoissante avec une fin aussi légère et le pire, c'est tellement logique. Après coup, je me suis dit que ça n'aurait pas pu être autre chose, mais ça, je vous laisse le loisir de le découvrir.

L'île de Sarek prend vie sous nos yeux, cette légende et ses mystères s'épaississent de chapitre en chapitre. Les crimes s'alignent, la violence gagne du terrain, l'auteur a sans nul doute, une très belle plume, car les descriptions nous plongent directement dans l'histoire, dans ses secrets ainsi que dans les pensées des protagonistes rencontrés. Les répliques sont soignées et utiles à la compréhension de l'énigme et pour cerner davantage les personnages. Je suis reste accrochée à cette enquête, même si le début est un peu long à se mettre en place, par nécessité de mettre tous les éléments importants en valeur.

Ce roman m'a énormément surprise par la tournure qu'il prenait. Jusqu'à maintenant, les romans autour d'Arsène Lupin mettaient en scène la légèreté avec laquelle notre cambrioleur tournait en ridicule la police ou ceux qui se croyait plus malin que lui. Ici, nous avons un roman policier avec une enquête menée du début jusqu'à la fin par Lupin. Nous avons des petites pointes d'humour glissaient ici et là, mais l'ambiance est clairement plus inquiétante, lourde, angoissante. On assiste impuissant devant un bien triste spectacle créé par la folie d'un homme ayant pris pour la réalité un poème écrit par un autre fou. Fort heureusement pour nous, Lupin survient, toujours de manière inattendue et toujours avec ce génie qui le caractérise. En tout cas, ce roman est étonnant et palpitant à suivre, on est tenu en haleine jusqu'au bout.

Les personnages sont intéressants, humains et attachants pour certains. C'est le cas de Stéphane Maroux, François ou encore Véronique. C'est avec cette dernière que s'ouvre le récit, on apprend son histoire, ce qui la pousse à se rendre à Sarek, on suit son calvaire et les horreurs qu'elle croise sur l'île. C'est une femme courageuse et déterminée à sauver son fils, touchante et captivante. J'ai beaucoup d'affection pour son petit garçon, François et pour son chien Tout-va-bien, ils forment un beau duo et sont terriblement attendrissants. Stéphane Maroux est quelqu'un de pragmatique, perspicace et prêt à tout pour aider Véronique et son fils à sortir de cet enfer. J'ai apprécié le personnage du Druide, à mourir de rire ! Vorski est absolument monstrueux, impossible de lui la moindre circonstance atténuante, il est totalement fou et odieux. J'ai eu plus de peine pour ses complices – vous le comprendrez en le lisant – victime eux aussi des plans destructeurs de cet homme. Luis Perenna est le personnage que j'ai le plus adoré, c'est lui qui apporte l'aide la plus salutaire devant ce carnage. Il est bien drôle et très intelligent, j'ai beaucoup aimé son intervention et les explications qu'il donne.

Et Arsène Lupin dans tout ça ? Oh, vous finirez bien par le croiser, il est même dans la liste des personnages dont je viens de parler... En conclusion, c'est très bien écrit, palpitant et prenant, les personnages sont travaillés, l'intrigue est bien construite. Ce roman est plus sombre, mais il est très bien mené avec des pointes d'humour appréciables, impossible de le laisser une fois commencé, d'autant plus que les ingrédients employés fonctionnent à merveille. Cette série est un classique dans le genre du policier, je la recommande aux amateurs comme aux fans.
Lien : http://la-citadelle-des-livr..
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gill
  11 avril 2012
Véronique d'Hergemont ayant perdu son enfant à la suite d'une tragédie familiale vit retirée dans un couvent de carmélites.
Quatorze ans après les faits elle va vivre une aventure authentique qui prend pourtant des allures fabuleuses.
Ce récit commence au village du Faouët, situé au coeur même de la Bretagne. Maurice Leblanc dans le chapitre le plus fort des aventures d'Arsène Lupin, grâce à son immense talent, nous brosse une histoire mystérieuse qui monte en intensité jusqu'à son épilogue.
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nathalie_MarketMarcel
  28 janvier 2016
Le décor est celui de cette île sauvage, où se dressent des ruines, des menhirs et des dolmens. L'atmosphère est celle d'une malédiction séculaire, remontant aux druides, avec sacrifices humains. Mais le méchant de l'histoire, Vorski, est diabolique et se sait appelé par le destin. C'est donc un livre très noir et violent, éclairé par seulement deux lueurs : un petit chien appelé monsieur Tout-Va-Bien et l'espoir d'un enfant, celui d'être sauvé par un héros miraculeux, nommé Arsène Lupin. C'est donc un roman d'aventures, sous le signe du mystère et de la machination. Lupin n'apparaît qu'à la fin pour réintroduire l'humour et la rationalité dans ce monde de légendes et de violence.
J'ai beaucoup aimé ma lecture. Les événements se suivent à un rythme rapide, avec de nombreux retournements de situation. Les personnages sont réussis, les gentils ne sont pas trop mièvres, Vorski est un fou délirant, plein d'ampleur et le décor est spectaculaire.
Un bémol cependant. le roman chante la puissance des mythes celtes (= gaulois, le roman a été écrit en 1919 – la Bretagne, c'est toute la France), mais s'accompagne d'une germanophobie pénible (Vorski étant le SuperBoche = on est en 1919 – soupir).
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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sagebooker
  19 août 2013
Les romans d'horreur ou d'épouvante doivent être très bien conçus et écrits pour me faire peur, mais l'île aux trente cercueils avec son synopsis inattendu et pas crédible une seconde si on y regarde de près me fait toujours le même effet après 3 lectures : une peur irrépressible, du genre à ne pas dormir la nuit. A part les 7 boules de cristal (le Tintin avec la momie inca), il n'y a jamais d'autre lecture aussi effrayante pour moi...
Je rassure ceux qui hésiteraient, la plupart des lecteurs s'en sortent mieux que moi avec ce roman...!
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