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EAN : 9782080647580
281 pages
Flammarion (08/01/1992)
2.5/5   1 notes
Résumé :
À huit ans, Lucas est condamné à aller de famille en famille. Pas facile, dans ces années 60, quand on est mère célibataire et que l’on travaille de donner son enfant à garder (...) Grâce à M. Werner qui est concertiste et lui prodigue l’attention du père qu’il n’a jamais eu, il découvre un autre monde, s’attache à sa fille, Laure, et regarde avec une distance nouvelle le milieu d’où il vient, au grand désespoir de sa mère qui, impuissante, le voit peu à peu s’échap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
J'ai commencé la lecture de ce roman sachant qu'avec cet auteur je suis gagnée à l'avance. Mais malheureusement j'ai dû interrompre ma lecture et en voici la raison. Attention une légère information du contenu suit : Lorsque j'ai lu qu'il y avait des combats de chiens. Que j'ai dû lire comment cela se passe avec assez d'exactitude, le coeur m'a levé car je sais que ça existe dans la réalité. J'ai donc refermé le roman et refusé d'aller plus loin dans l'histoire.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
La pauvreté rend parcimonieux et la plupart des gens qui me gardaient, comme les Regnard ou même les Durandet, songeaient davantage à faire du bénéfice sur mon dos qu’à me rendre heureux. Pourquoi l’aurais-je été alors qu’eux-mêmes ne l’étaient pas ? Ce privilège appartenait exclusivement à ma mère et la sollicitude de Madeleine m’apprenait aujourd’hui qu’il pouvait être partagé par d’autres, ce qui me laissait songeur.

L’après-midi s’acheva par une promenade dans le parc. Madeleine avait remis au lendemain les corvées ménagères qui étaient son lot quotidien afin de me tenir compagnie. Nous poussâmes jusqu’à un étang où pleuraient quelques saules, précédés de Loulou qui ne me quittait plus d’une semelle et décrivait autour de nous des petits cercles réguliers, nous aboyant après pour nous faire presser la cadence.

— Ça va lui faire du bien d’avoir un compagnon, dit Madeleine.

Et pour elle-même, soudain grave :

— À moi aussi ça va me faire du bien.

Au-delà de l’étang, c’était la forêt. La propriété y dessinait une modeste enclave. Madeleine me mit en garde contre les renards qui rôdaient parfois le soir.
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Le pauvre avait bien compris que la bataille serait dure, que ma mère était de ces femmes qu’on apprivoise difficilement et qu’il n’aurait pas trop de toute sa patience pour venir à bout de sa résistance. Seul le temps lui permettrait de gagner dans ce terrible jeu des sentiments où échouer vous rend le plus misérable des hommes. Peut-être, à force de le voir là ,s’habituerait-elle à sa présence ? C’est dans cet espoir secret qu’il s’efforçait déjà de lui faire oublier ses nombreux kilos, prêt à montrer autant de discrétion, de patience, d’adresse et d’obstination qu’un chat. Lesquels ont cette vertu très personnelle de se retrouver vautrés sur vos genoux sans qu’on puisse dire à quel moment ils s’y sont installés ni comment ils y sont parvenus.
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Mme Werner était très belle en effet mais de cette beauté froide et volontiers méprisante que donne l’habitude de l’argent. Elle semblait ne pas nous voir, retranchée dans son cadre doré comme sur une planète qu’elle avait le privilège d’habiter. Une planète inaccessible aux lilliputiens que nous étions, où tout était conçu pour des géants tandis que nous étions contraints de nous satisfaire de modèles réduits.

— Elle n’a pas l’air commode, dis-je.

— Elle a une manière de parler aux gens un peu pète-sec mais on s’y fait, répondit Madeleine en souriant. Elle a des humeurs, comme on dit. Mais ça ne porte pas à conséquence. Forcément, elle est toujours en train de suivre des régimes, alors ça la rend irritable.
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Si elle avait été un homme ou si seulement elle en avait eu un à la maison, un qui serait allé l’attendre à la sortie des magasins, eh bien il ne l’aurait pas tracassée comme ça, le Michu ! Parce qu’il faisait le caïd avec les femmes, mais il fallait le voir devant les hommes. Là, il ne la ramenait plus. Il aurait eu trop peur de se prendre une raclée. Elle n’était pourtant pas méchante mais elle avait souvent souhaité qu’il s’en trouve un, un jour, pour lui régler son compte. Il le savait bien, cette vache, qu’elle avait des problèmes, qu’elle était toute seule pour élever son môme et qu’elle habitait en banlieue.
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En dépit de l’amitié qu’il portait aux Anglais et de la reconnaissance qu’il leur vouait, il était bien forcé de reconnaître que leur langue était au français ce que la viande bouillie est au steak grillé. L’italien était une langue de valets, pleine de forfanterie et de roublardise. L’américain manquait de tenue, c’était du chewing-gum. L’espagnol jouait du bas-ventre et des castagnettes. Le russe martelait les mots comme des bottes frappent le macadam. Quant à l’allemand…
Depuis la guerre, M. Fourmont considérait les Allemands comme des ennemis personnels. Tout ce qui était allemand était boche et moche.
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Qui chantait ceci en 1977? On a tous dans le coeur une petite fille oubliée Une jupe plissée, queue de cheval, à la sortie du lycée On a tous dans le cœur un morceau de ferraille usé Un vieux scooter de rêve pour faire le cirque dans le quartier Et la petite fille chantait (et la petite fille chantait) Et la petite fille chantait (et la petite fille chantait) Un truc qui me colle encore au cœur et au corps Everybody's doing a brand-new dance now Come on babe do the locomotion I know you gonna like it if you give it a chance now Come on babe do the locomotion

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