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ISBN : 2841725545
Éditeur : L'Atalante (18/08/2011)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 27 notes)
Résumé :

« Le ciel était embrasé. On avait bien donné des explications à la télévision, histoires de guerres, de catastrophes, d’ennemis, d’alliés. Des noms, d’autres, beaucoup de noms qui se croisaient sans grande cohérence entre eux. Alors, du coup, les gens étaient dans la rue, le regard plongé dans le feu du ciel. Le grand embrasement. Ravage. La nuit était plus claire que le plei... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  06 février 2013
Ce qui étonne de prime abord, c'est la maturité du récit et du propos. Oui, ça frappe venant d'un jeune auteur de tout juste 20 ans, qui nous propose son premier roman.
Impossible, en effet, de deviner ce fait, tant le récit est profond, maîtrisé et vraiment bien écrit.
Hommage assumé à "la route", c'est un roman tout en ambiance, porté par le style de l'auteur, tantôt descriptif, parfois sec, quelquefois absurde, également touchant, traversé de fulgurances poétiques.
Que les accros au "pourquoi du comment" passent leur chemin, jamais Leboulanger ne tente d'expliquer les causes de ce dérèglement qui nous entraîne dans cette atmosphère de fin du monde. Ce n'est pas le propos.
Le bouquin nous permet de suivre quelques personnages, dans un climat crépusculaire, propice au questionnement de soi et sur le monde.
Un roman d'atmosphère assez bluffant dans le genre, même s'il n'invente rien. La prose de l'auteur y est pour beaucoup.
(superbe couverture au passage)
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Biiip
  06 août 2012
Pour commencer, j'aimerai faire une petite aparté pour dire tout le bien que je pense de cette couverture signée Leraf. A la fois sobre et magnifique (je sais, les gouts et les couleurs...), bref, j'adore! Maintenant place à la critique:
Hélas, hélas, trois fois hélas...j'attendais beaucoup de ce livre. Les premières critiques lors de sa sortie étaient assez élogieuses. Et lorsque j'ai lu à plusieurs reprise que ce livre était comparé au chef d'oeuvre de Cormac McCarthy, La route, je n'ai pas hésité une seconde. Ce livre m'a tellement marqué, que je voulais revivre si possible, les mêmes sensations. de plus, La route était le seul "Road Movie" lu et en ma Possession. C'était là une belle occasion d'augmenter ma collection dans ce genre.
Après lecture je peux dire qu'en effet, Enfin la nuit a beaucoup de ressemblance avec La route...trop? Pas assez? Un peu des deux. En fait je dirai qu'il ne prend que les bases de son homologue (une grosse partie du livre quoi) mais pas les petites subtilités qui en ont fait un grand roman.
Déjà, l'univers de ce livre m'a plutôt laissé de marbre. Pourtant j'aime la littérature dite "post-apocalyptique", mais là j'étais un peu perdu, je n'ai pas adhéré à l'idée de faire commencer cette histoire aussi tôt après les premiers évènements. Pourquoi? Parce que je trouve la réaction des gens un peu (trop?) excessive. C'est le chaos total, vols, meurtres, suicides, après seulement une semaine?! Que des gens paniquent, je comprend. Que le MONDE ENTIER cède à l'hystérie, là ça me pose problème. C'est dommage, car l'idée de la disparition de la nuit est sympa et j'imagine très bien les conséquences désastreuses au bout d'un moment. le réchauffement climatique, le manque d'eau...etc. Cette situation un an (au hasard) après le dérèglement du cycle jour/nuit, là oui, je comprendrais parfaitement le comportement des gens. le problème c'est que si cette incompréhension ne s'arrêtait qu'aux "gens" en général, ça pourrait passer (un PEU plus facilement), malheureusement elle s'applique aussi au héros de l'histoire, et là forcement, ça m'embête beaucoup plus.
je n'ai pas accroché au personnage principal car je n'ai tout simplement pas compris ses réactions., du moins pas toutes. Comment peut-on accepter le départ de sa femme sans s'inquiéter, sans partir à sa recherche, l'oublier purement et simplement, et en contre partie, s'enticher d'une gamine (inconnue) à peine majeur? Égoïste? Je veux bien...mais à ce point?! Au final, j'ai plus accroché aux personnes croisées au fil de l'aventure, qui eux, sont beaucoup plus "réalistes" et attachants (pour certains).
Dernière chose, le récit en lui même, c'est bien écrit, ça je n'ai rien à dire de ce côté là. Camille Leboulanger a une belle écriture, bourré de descriptions fluides (et ça j'aime) et sait nous mettre dans cette ambiance, oppressante, étouffante et inquiétante car le dangers est à chaque coin de rue, chaque maison abandonnée...etc. Ce qui assez contradictoire, c'est que malgré (encore une fois) la fluidité de son écriture, j'ai trouvé ça long...enfin, à partir du dernier tiers du livre. C'est simple, j'ai arrêté de le lire quelques temps, le laissant prendre la poussière sur ma table de chevet, avant de reprendre sa lecture deux mois plus tard, car je n'aime pas (surtout après avoir été aussi loin) ne pas connaître la fin d'une histoire. Et puis parfois, la fin justement peut réserver des surprises et rehausser ainsi l'opinion que l'on s'était faite du livre...ce qui n'est pas vraiment le cas ici. Il se termine aussi étrangement qu'il a commencer.
Même si ma critique est assez assassine, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé lire Enfin la nuit. Je pense simplement qu'il souffre de sa comparaison avec La route et que j'en attendais trop. Peut-être qu'en le lisant avant l'oeuvre de Cormac McCarthy mon avis aurait été différent...
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DamienR
  30 septembre 2011
On ne connait pas la cause de cette fin du monde : du jour au lendemain, le soleil ne se couche plus. Les personnages ne s'interrogent jamais sur cet état de fait, et par conséquent sur leur propre avenir, à part immédiat. Tout se détruit très rapidement, les batiments, infrastructures mais aussi les rapports humains, la société.
Ce qui caractérise vraiment cette fin du monde c'est le chacun pour soi. C'est le coeur du propos de Camille Leboulanger : dès les premières pages son personnage principal, certes attachant par ses faiblesses, est présenté sous les traits d'un égoïste forcené. Progressivement le cynisme s'y ajoute. Les personnages secondaires souvent plus humains sont de vraies marionnettes qui connaissent des fins plus violentes les unes que les autres.
La fin du livre, justement, n'envisage pas d'espoir de reconstruction d'une société. Les derniers chapitres sont violents, voire vulgaires.
Les fins du monde en science fiction, il y en a beaucoup et il est intéressant d'en comparer les points de vue. Dans les parutions récentes, on ne peut s'empêcher de penser à [url=http://www.agoradeslivres.com/book35549.php]Le monde enfin[/url] de Jean-Pierre Andrevon (Fleuve noir, 2006) et bien sûr à [url=http://www.agoradeslivres.com/book34545.php]La route[/url] de Cormac MacCarthy. Proposer une nouvelle fin du monde après ces deux mastodontes, c'est un sacré pari pour un jeune auteur et sa maison d'édition ! L'écriture montre une certaine fraîcheur mais utilise des ficelles stylistiques un peu trop fréquemment et de manière trop "voyante". Ainsi le narrateur s'adressant directement au lecteur ou délivrant des informations du genre [i]moi je sais telle chose, mais le personnage concerné ne le sait pas, ou ne sait pas qu'il va lui arriver tel événement dans les pages qui suivent[/i]. Bref il est difficile de tenir la comparaison avec les autres titres récemment parus sur le sujet.
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Chryseia
  22 avril 2015
=> Un bilan très mitigé.
"Enfin la nuit" m'a d'abord attirée par l'originalité de l'univers proposé - l'apocalypse par le jour perpétuel, voilà qui change - et aussi par la beauté de sa couverture. le roman tient sa promesse sur cet aspect : le monde dépeint par Camille Leboulanger est vraiment intrigant, de même que sa vision de la nature humaine. Car au final, ce n'est pas tant la perturbation cosmologique qui cause la chute de la société, mais la panique des humains face à la disparition de la nuit. Dommage que ce thème n'ait pas été plus creusé.
Les personnages du roman sont crédibles et présentent des réactions tout à fait humaines dans lesquelles on pourrait se projeter. Cependant, ils manquent de profondeur, et j'ai eu au final du mal à m'attacher à eux.
De même, l'intrigue manque de souffle. Les personnages souffrent d'une certaine inertie, sans que cela soit véritablement justifié.
Le début prometteur qui présentait une société en proie au chaos, retombe donc trop rapidement à plat, et le style trop "chronique" de l'auteure peine à porter le récit. Malgré ces défauts, le roman n'est cependant pas exempt de qualité, notamment grâce aux petites touches de poésie instillées par l'auteur.
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temps-de-livres
  10 août 2011
Le jour emplit le ciel. Il n'y a plus de nuit. La température augmente, la population s'affole, se désorganise. Thomas était policier. Après l'évènement, il n'avait plus de raison particulière de rester en ville. Alors il est parti sur les routes. Etienne est policier, il a rencontré Sophie, l'a perdue et s'est perdu sur les routes.
Camille Leboulanger signe un roman intriguant. Etrange serait plus exact. le ciel s'est embrasé, on ne sait pas pourquoi. Les gouvernements sont impuissants, la civilisation s'effondre. La population afflue dans la rue, la survie commence. le livre aborde les thèmes du post-apocalyptique nucléaire (survie, poussière, ciel qui s'embrase), tout en démontrant le contraire: pas d'hiver nucléaire, plutôt un été permanent. L'auteur, par la tournure des phrases nous fait douter : "Le ciel était embrasé. On avait bien donné des explications à la télévision... Ravage...". Références à Barjavel (le Ravage), à Malevil (le train qui passe en gare), La Route. Des références qui renforcent le doute : Evenement nucléaire ou manifestation qui fait dégringoler la civilisation? L'ambiance se rapproche du fantastique.
Fantastique, car Etienne, le deuxième personnage important fait des rêves, délire, imagine des situations. Quant à Thomas, l'autre protagoniste, il suit la route :"Pour lui qui avait toujours voulu prendre des vacances à la campagne, l'occasion semblait trop belle" . Autant Etienne est dans l'imagination, il attend les situations, autant Thomas les accompagne. Comme une sorte de premier narrateur, il se fait le juge et le coupable de la civilisation. Celle-ci s'accroche à des objets, des gestes qui n'ont plus lieu d'être. Comme pour s'absoudre de ces penchants, Thomas (narrateur) utilise l'humour noir.
Roman à l'ambiance étrange, le livre de Camille Leboulanger étonne jusqu'au bout. Parce que le lecteur ne sait pas où il va, il continue la lecture. Dénonciation de la civilisation? Raillerie du genre post-apocalyptique? Beaucoup de questions et peu de réponses, pour un livre qui reste envoutant pour le lecteur.

Lien : http://temps-de-livres.over-..
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   28 mai 2012
Camille Leboulanger entraîne avec grand talent dans son univers post-apocalyptique décadent et violent, où la lutte et l'entraide gardent quelques résurgences fragiles. On dévore d'une traite tant la trame captive ce roman d'environ deux cents pages surprenant, original et renforcé par une écriture riche et brillante. Une nuit sombrement envoûtante.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
gruzgruz   05 février 2013
Sophie se lève et va chercher son sac à dos. Le chat la suit. Elle vide une des poches du sac et transfère son contenu dans la remorque. Ensuite elle se baisse, attrape le chat et le pose dans ladite poche, qu'elle referme à moitié.
Le chat affiche une expression de surprise et d’incompréhension tout à fait particulière aux chats. Le genre un peu ahuri, mais pas trop, pas mécontent mais pas joyeux non plus. Ce serait un humain, on dirait qu'il s’en fout.
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bib_aulnaybib_aulnay   18 octobre 2011
"Le corbeau m’a puni. Je lui ai gâché son repas. Il était en train de manger une balle dans la tête. Et une rafale dans le ventre en dessert. Je lui ai gâché son dessert. N’importe qui en uniforme peut-être son propre corbeau. N’importe qui porte sa propre mouette. En parlant de ça, où est ma mouette ? Je l’ai encore perdue ? Ou Maman m’a encore privé de mouette. C’est possible. À seize ans, j’ai cassé la gueule d’un type derrière les gradins d’un stade. Je ne me souviens plus pourquoi. Je lui ai pété le nez, puis ses potes sont arrivés et m’ont foutu par terre. C’est la plus grosse branlée que j’ai prise de toute ma vie. Même du tournoi de boxe de la caserne, je ne suis pas sorti aussi abîmé que ça.
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finitysendfinitysend   26 mai 2012
À l'aube le monde entier retient son soufle ,et ne le retrouve qu'au crépuscule.Une fois que la nuit est retombée .Il fallait être sûr qu'elle allait retomber pour de bon.
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bib_aulnaybib_aulnay   18 octobre 2011
"À bien y repenser, Sophie n’était pas une vraie beauté. Rien de remarquable, en tout cas. Le nez un peu trop anguleux et le front un peu trop large. Elle tenait sa cigarette de la façon un peu maniérée des gens qui savent qu’ils feraient mieux de ne pas fumer mais fument quand même, pour l’image. Par habitude, aussi. Je me demandai vaguement sur le moment si l’on pouvait tomber amoureux d’une telle femme. Peut-être les yeux. Les yeux avaient quelque chose. Quelque chose d’autre que du mascara coulé tout autour, bien sûr. Quelque chose de plus profond."
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JacynteJacynte   30 juin 2013
C'était comme si les nuages avaient longuement préparé leur coup. On imagine aisément les nuages se rassembler dans un coin de ciel isolé, à l'abri des oreilles indiscrètes, et mettre leur plan au point. Il tenait en un mot. Revanche. Revanche sur le jour éclatant et orange qui ne voulait plus leur faire face, pas plus qu'à la Lune. Alors les nuages avaient profité d'un vent de rien du tout, venant d'une mer calme et innocente. Il est important de préciser que la mer n'a strictement aucune responsabilité dans cette affaire. Se laissant porter par ce vent inconscient de ce à quoi il prenait part, les nuages se disséminèrent à travers le ciel en petits groupes insignifiants. De petits groupes qu'on remarquait à peine.D'ailleurs, avec la lumière qu'émettait le ciel, on ne les voyait même pas, de légers morceaux de voiles, très jolis, mais pas très efficaces comme rideaux.
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