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EAN : 9782367934952
Éditeur : L'Atalante (24/08/2018)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Un coin entre mer et montagne. Une lande, longtemps après un désastre qui a laissé la terre exsangue et toxique. Ses rares habitants vivent les yeux tournés vers le ciel dans l'attente de la pluie, ou vers le sol où la mort les attend. La faute au Temps Vieux dont les traces subsistent encore sous forme de micro-organismes, qui devaient faire pousser le maïs plus vite et plus droit, et de monstres autonomes qui continuent à labourer une terre depuis longtemps désert... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  15 novembre 2018
Du post-apocalyptique poétique et écologiste
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Les éditions Atalante sont toujours un gage de qualité. Je ne suis jamais déçue quand je lis une de leurs publications.
Celui-ci m'a interpellé surtout pour son thème. Il y a quelques années déjà, j'ai eu un réel coup de coeur avec "Les derniers hommes" de Pierre Bordage, qui imaginait une France exsangue en eau. Une saga qui conte comment tout un peuple est réduit à marcher et errer en quête de ce précieux liquide.
Ce roman lui ressemble un peu. Et puis avec un titre qui illustre bien ce qu'on va y trouver.
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Un récit post-apocalyptique qui nous plonge dans un univers où la boue est reine. Qui mêle écologie, foi et amour dans un monde dévasté. Le nôtre.
Des êtres humains qui ont l'air d'avoir régressé, vivant comme des bêtes, condamnés à errer dans cette boue toxique nommée bien justement "la malboire".
Un jeune qui sort du lot (de la boue) est Zirare, ce Candide sauvé par un vieil ermite Arsen, détenteur d'une machine à extraire l'eau souterraine.
Un roman d'apprentissage puisque Zirare va cheminer tout le long de cette rivière empoisonnée pour chercher son Graal, cette substance plus rare que l'or, l'Eau avec un grand E.
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C'est aussi un récit écologique puisque le thème de la technologie est abordé avec la destruction de tout l'écosystème. Une allusion non cachée au groupe industriel Monsanto. Il y a également le jugement d'une humanité révolue, de fascination pour pas grand-chose (culte d'un barrage par exemple), de la bêtise humaine et son auto-destruction.
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L'auteur a aussi montré, avec Zirare et son groupe, que l'entraide et la foi sont les meilleurs moteurs pour re-créer une vie meilleure. Prendre conscience de l'autre et surtout de croire à un espoir lumineux.
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La plume de l'auteur est poétique , noire certes, mais d'une puissance d'évocation assez forte. J'ai bien aimé les pensées (ses mémoires) que le narrateur nous dévide . Au début, ils sont naïfs, balbutiant, hésitants -tel un Golem qui naît - puis au fur et à mesure de son cheminement, ils deviennent sûrs, précis et clairs. (malgré tout de même une certaine inquiétude et de la résignation)?
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Malboire , un éco-roman, malgré sa cruauté et son ton sombre, "réveille" notre responsabilité envers l'eau. Ne la gaspillons pas. Il n'est plus le temps de se résigner, mais plutôt faire changer les mentalités.
Au final, récit optimiste ou pessimiste? A nous, Humains de faire le bon choix...
*
Lu dans le cadre du challenge #theblacknovember
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boudicca
  05 mars 2019
Après une sympathique histoire de fantasy parue en 2017 et mettant en scène un barde à la poursuite de son luth, Camille Leboulanger a publié l'été dernier son troisième roman dans lequel il revient au post-apo, déjà au coeur de son premier ouvrage (« Enfin la nuit »). L'auteur nous propose de suivre le parcours d'un jeune homme dont la conscience s'éveille soudainement alors qu'il en était jusqu'à présent réduit au stade de presque-zombie, déambulant sans but et sans émotion au sein des « mangeurs de boue ». le voilà à présent éveillé, alerte, et, heureusement, prit sous l'aile d'un vieil excentrique, Arsen, qui va lui apprendre à parler, lire, écrire, et comprendre le monde qui l'entoure, bref à redevenir un homme. Un monde très différent du notre et dont on devine pourtant qu'il n'en est que la continuité : un monde où toute l'eau est devenue toxique, où la grande majorité de la population a disparue, et où on ignore tout ou presque du passé de l'humanité et de la nature des traces que la dernière génération a laissé. Dans ces circonstances, survivre relève du parcours du combattant, surtout que la Malboire, l'eau polluée, est partout, et que la seule façon de s'hydrater consiste à récolter l'eau de pluie avant qu'elle ne touche le sol. Arsen, toutefois, caresse l'espoir fou de ne plus dépendre des cieux pour avoir accès au liquide vital et bricole depuis des années une machine lui permettant de forer la terre. Qui sait, s'il parvient à creuser vraiment profond, peut-être tombera-t-il sur de l'eau douce potable, et non plus sur la Malboire !
L'écriture de Camille Leboulanger est particulièrement soignée et il s'en dégage une poésie à laquelle j'ai tout de suite été sensible. Certes, il est un peu déconcertant de se retrouver plonger sans véritables repères dans ce monde presque mort, au côté de ces personnages qui ne partagent pas les mêmes codes que nous, mais il suffit de se laisser porter par le récit pour que l'immersion ait lieu, tout naturellement. Cela devient d'autant plus simple au fil de l'oeuvre, non seulement parce que les personnages et la Malboire nous paraissent peu à peu plus familiers, mais aussi parce que les vestiges de notre société se font de plus en plus présents au fil des pages. Des vestiges qui n'évoquent évidemment rien chez les personnages mais qui ne manquent pas d'éveiller des échos chez le lecteur. On peut d'ailleurs saluer l'intelligence de l'auteur qui prend le parti de ne pas prendre ses lecteurs pour des idiots en cherchant à expliciter sans arrêt toutes les bizarreries du « Temps Vieux » croisés par nos héros : on comprend sans avoir besoin d'explications à quoi correspondent ces terrifiants monstres qui s'acharnent sans relâche sur la terre, ou ce qu'est le Grand Clapot, immense étendue d'eau non contaminée et pourtant imbuvable. La dimension écologique du texte saute aux yeux, et, compte tenu du contexte mondial actuel, ce n'est évidemment pas un hasard. Certains pourront sûrement être gênés par le fait que le récit prend parfois son temps, mais on partage tellement la consternation du protagoniste face à ce que le monde est devenu qu'on finit par apprécier ce rythme posé.
L'ébahissement est d'autant plus grand au fil du voyage du personnage qu'il nous permet de découvrir différents endroits de ce monde ravagé, ainsi que les manières très différentes dont les habitants se sont adaptés. Il y a évidemment des villageois ordinaires, qui récoltent l'eau de pluie, se suffisent de ce qu'ils ont et vivent dans des bâtiments du Vieux Temps dont seuls quelques enseignes témoignent encore de la présence d'une précédente civilisation. Il y a aussi les Planches à mort, ces hommes qui attendent inlassablement sur leur barrage qu'une nouvelle vague mortelle déferle sur le monde. Et puis il y a la Feuillue et son équipage de Batras, qui arpentent le monde à la recherche d'En Haut, un endroit où, selon la légende, la terre n'aurait pas été atteinte par la contamination et où resteraient encore de grandes quantités d'eau potable. Au fil des pérégrinations de notre héros, on fait la rencontre de plusieurs personnages marquants, à l'image du pathétique Va t-en, ou encore de l'implacable Feuillue. Les protagonistes sont finalement assez peu caractérisés mais deviennent très vite attachants. Moins que leur personnalité elle-même, c'est la nature du lien qui les unit les uns aux autres qui émeut le lecteur. La relation qu'entretiennent Mivoix et Zizare est d'autant plus émouvante qu'on n'appréhende son personnage à elle que par son regard à lui, et que cette relation se passe la plupart du temps de mots. Difficile également de ne pas se prendre d'affection pour le vieil Arsen, dont la détermination et l'ambition forcent le respect.
Camille Leboulanger signe avec « Malboire » un roman post-apo atypique et poétique, qui met en scène un monde ravagé et des personnages qui refusent de se résigner. Un récit court mais percutant, qui continue à nous trotter dans la tête bien après la dernière page refermée.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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Lekarr
  24 novembre 2018
Comme le dit fort justement la quatrième de couverture, ce roman est une petite fable écologique dans laquelle l'auteur nous montre les conséquences possibles, voire même probables, des activités humaines sur notre environnement et en particulier sur la plus importante de nos ressources : l'eau. le monde que nous a concocté l'auteur est en effet presque totalement dénué d'eau potable. Exception faite de la pluie et de quelques rares sources profondément enterrées, le précieux liquide est devenue extrêmement rare au point de devenir une richesse inestimable, voire une monnaie d'échange.
Pourtant, de l'eau, le monde de la Malboire n'en manque pas. Mais comme son nom l'indique, elle est presque toujours impropre à la consommation. A cause de la folie des hommes et de leur recherche immodérée de productivité et de profit, la terre est désormais pourrie, polluée par les pesticides, par le sel des océans qui submergèrent les continents, par toutes les saloperies qu'on lui fit subir année après année. Elle demeure cependant au centre des préoccupations des personnages qui devront tout au long du roman composer avec ses diverses manifestations : marais putrides, neige et rivières, flots libres et fuyants ou prisonniers d'un barrage ou d'une digue, l'eau sera tour à tour synonyme de danger ou d'espoir.
Une omniprésence qui nous rappelle à quel point elle est précieuse et combien il est nécessaire de la préserver et de la partager. L'auteur se livre d'ailleurs dans les derniers chapitres de son roman à une critique sévère des puissants qui, possédant tout, se goinfrent le monde pour leur seul plaisir, sans soucis des conséquences. Il nous renvoie aussi à nous-même qui continuons à consommer comme si de rien n'était, nous voilant la face derrière nos cartes de crédit et nous donnant bonne conscience en faisant du tri sélectif ou en installant un bac à compost dans le fond du jardin.
Finalement, le seul vrai souci avec ce roman – car il y en a un – c'est qu'il a été écrit en 2018. Or, le post-apo est un sous-genre déjà fort ancien dans lequel il est désormais bien difficile de tracer son sillon. Tout ce que l'auteur y mentionne, tous les rebondissements de son intrigue - les groupements humains qui essayent de maintenir un semblant de civilisation, les bandes de pillards qui rendent leur existence précaire, les religions farfelues qui prospèrent sur la désespérance des gens et, last but not least, une terre inhospitalière sur laquelle tout ce beau monde tente de survivre – tout cela a déjà été écrits maint et maint fois.
Pour autant, Camille Leboulanger le fait plutôt bien. Son écriture est d'une belle simplicité et il sait alterner les passages durs et violents avec d'autres beaucoup plus tendres. Il sait aussi susciter de belles images (les engins agricoles qui continuent à martyriser la terre, les adeptes du Grand Clapot qui attendent le moment de surfer la grande vague) et nous réserve une conclusion si ce n'est surprenante, du moins parfaitement raccord avec son intrigue.
Et puis il y a Zizarre, le héros de cette histoire, dont l'innocence agace autant qu'elle émeut et qui fait penser à ces enfants qui ont besoin de se brûler pour comprendre qu'il faut se méfier du feu. Malgré les mises en garde, malgré les risques, il tente, il essaye, encore et encore, tout à son idée d'améliorer ce qui peut l'être. Il y a aussi Mivoix, sa compagne au verbe rare, qui peut se montrer aussi obstinée que lui lorsqu'il s'agit de protéger leur amour, Arsen le vieux sage et quelques autres qui viennent illuminer de leur présence cette farce sombre. Des personnages peu nombreux mais auxquels on s'attache immédiatement et que l'on accompagne avec grand plaisir.
Je recommanderai donc ce roman à celles et ceux qui n'ont pas encore l'habitude de ce type de récit. Il constitue une belle porte d'entrée dans ce genre très particulier et souvent prophétique qui nous renvoie à nos peurs en nous faisant entrevoir un avenir pas forcément très rose mais malheureusement fort plausible.

Lien : http://sfemoi.canalblog.com/..
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Maks
  30 septembre 2018
Camille Leboulanger nous offre avec Malboire un véritable hymne de lutte contre le massacre de la planète.
On connait tous les enjeux si la prise de conscience ne se fait pas, il est même bien trop tard, dans Malboire on voit les conséquences de ceux qui polluent les eaux, empoisonnent la Terre (et empoisonnent nos descendances par la même occasion) et cela sans aucun scrupule. Alors oui, c'est une histoire qui fait peur, qui montre du doigt, qui dénonce, et c'est bien.

Le récit a beau être engagé, il est écrit de manière fort belle, avec une lenteur agréable, une douce langueur. Un premier contact avec Camille Leboulanger réussi pour ma part.

Le point où j'ai eu le plus de mal, c'est avec le personnage principal, non pas qu'il soit désagréable, mais un peu limité dans sa tête, assez spécial, enfin je l'ai ressenti comme ça, pour les autres, notamment sa compagne et le vieil homme ils sont excellents, c'est d'autant plus frustrant d'avoir un personnage principal un peu étrange.

Visuellement c'est intéressant, des paysages post-apocalyptiques désolés, des ruines de notre époque mais qui pour les protagonistes paraissent très anciennes et mystérieuses et une profusion de crasse, de puanteur, de vase et de débris, de quoi être dépaysé.
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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LeMondeDeMarieD
  27 mai 2020
📚📖
"Malboire" Camille Leboulanger (254 p)
Débuté le 26/12/2019 & terminé le 29/12/2019
📚📚📚 Avis :
Ma 3ème lecture de la sélection "Prix Imaginales des lycéens" 2020.
Une écriture poétique et "vivante", c'est à dire que vous pénétrez dans la tête du personnage tellement facilement que vous vous sentez dans sa peau - couverte de boue...-
Mais pourtant, la narration est longue, limite ennuyante car il y a peu d'action et le rythme est lent - comme les mouvements dans la boue - ...
Pourtant je n'ai pas pu laisser ce livre - outre le fait que je met toujours un point d'honneur à finir mes livres commencés surtout quand le texte est facile à lire - les courts chapitres encouragent à patienter pour découvrir les zones d'ombres de cette histoire post apocalyptique sur fond écologique.
Je me suis trouvée au fur et à mesure en immersion dans ce monde nauséabond ou personne ne comprenait et ne connaissait le notre. Ces nouvelles âmes perdues pour certaines, attendant la mort, ou celles rebelles et barbares ressemblant à des monstres...
Évidemment j'ai aussi apprécié le clin d'oeil au poison de la main humaine ("Monsanto" ?), à la barbarie des hommes, à la folie de leur croyance de châtiment divin dont seuls les élus échapperont...
Et finalement le rythme imposé par l'auteur fait partie intégrante de cette histoire, je pense que c'est en allant jusqu'au bout de cette histoire qu'on ressent toute la difficulté de la quête de notre jeune personnage, et comme il est dit en fin : "Patience" est le maître mot !
Sans aucun doute ce livre est un cri pour la protection de notre planète tout à fait d'actualité...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
kateginger63kateginger63   06 novembre 2018
Peut-être la terre est-elle un peu plus mélancolique à chaque fois qu'une plante fend sa surface. Peut-être garde-t-elle dans chaque tige qui lui échappe, chaque feuille qui s'étend, le souvenir de la graine qu'elle a abritée en elle, dissimulée jusqu'au moment inévitable où elle lui a échappé.
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JoyeuxDrilleJoyeuxDrille   11 octobre 2018
C'est à ce moment que j'ai décidé pour de bon d'être fou. Comme Mivoix et comme Arsen, dont tous riaient jusqu'à ce que sa machine trouve l'Eau. Depuis, personne n'osait plus ricaner. Le fou avait eu raison. Rester sain d'esprit, c'était accepter le monde tel qu'il était : c'état piétiner le sable en priant chaque fois que son talon touchait le sol qu'il n'en ferait pas sortir la Malboire. Être sain, c'était se satisfaire des maladies, du tord-boyaux exécrable, de l'amer gruau de maïs quand il réussissait à pousser dans la terre exsangue. Et aussi de la démarche boitillante des volailles, le battement ridicule de leurs moignons déplumés, des bêlements étranglés des laineux quand les tumeurs leur prenaient la gorge et qu'il fallait les abattre, par pitié et pour pouvoir trouver le sommeil la nuit. Être sain, c'était le règne de la Malboire.
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Dionysos89Dionysos89   19 février 2019
Un mensonge répété suffisamment de fois finit par ressembler à la vérité.
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OdlagOdlag   16 mars 2019
C'était sans doute cela qui nous séparait à tout jamais de Ceux de la boue, trop effacés pour reconnaître simplement la présence d'un autre qu'eux. Mais c'était aussi la différence avec ceux du Temps Vieux : je ne l'ai pas abandonnée à la boue et aux monstres, je n'ai pas détourné le regard, je n'ai pas disparu. "Plus jamais l'un sans l'autre." Avaient-ils jamais possédé la capacité de prononcer une phrase pareille, de la croire et de s'y tenir ?
Marchant l'un après l'autre, dans cet éternel champ qui ne donnerait plus jamais rien, une idée nouvelle m'est venue, plus vraie que toutes les autres.
C'étaient eux, les véritable mange-terre.
"Ils l'avaient, ils l'ont dévorée. Ils ne nous ont laissé que les restes."
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rkhettaouirkhettaoui   31 janvier 2019
Peut-être la terre est-elle un peu plus mélancolique à chaque fois qu’une plante fend sa surface. Peut-être garde-t-elle dans chaque tige qui lui échappe, chaque feuille qui s’étend, le souvenir de la graine qu’elle a abritée en elle, dissimulée jusqu’au moment inévitable où elle lui a échappé.
Cependant, je n’étais pas une plante. Je n’étais pas même un champignon, pas même une mousse. Je n’étais qu’une partie plus ambitieuse de la boue mue par une énergie étrangère : cette nécessité de respirer et de vivre dont le limon est dénué. Lui se satisfait de gésir, ou de couler lentement. Il ne fait aucun mouvement brusque, aucun éclat. La vase existe, sans but ni raison.
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