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Dominique Visset (Illustrateur)
ISBN : 2701142733
Éditeur : Editions Belin (06/03/2006)

Note moyenne : 4.55/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Savez-vous que vous êtes plus proches d'un bolet que d'une pâquerette? Que les crocodiles sont plus proches des oiseaux que des lézards? Que les dinosaures sont toujours parmi nous? Que les termes - "poissons" "reptiles" , ou , "invertébrés" , ne sont pas scientifiques ? C'est là le résultat des bouleversements de la classification, dont les méthodes ont été totalement repensées au cours de ces trente... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Belem
  13 mars 2013
Grâce à cet admirable ouvrage (qui fait figure de référence), on comprend tout d'abord qu'il y a une cohérence entre le vocabulaire et l'usage que l'on en fait.
Un cuisinier utilise les mots « poisson » et « volaille », qui n'ont pas de sens pour le biologiste, mais, curieusement, il n'emploie jamais les mots « mammifère » ou « oiseau ».
Pour un scientifique, le mot poisson n'a pas de sens. de même que « invertébré ».
Parce que d'une part, on ne définit plus les groupes d'espèces par un caractère qui leur manquerait, et que, ensuite, la classification phylogénétique, nouvelle manière scientifique de classer les espèces, a bouleversé les anciennes classifications, et du coup supprimé des groupes qui étaient en réalité incohérents (on dit plutôt qu'ils ne sont pas « valides »).
Les reptiles, les amphibiens ou les algues, par exemple, ne sont pas valides non plus.
Par contre, rassurez-vous, les mammifères et les oiseaux, cela a un sens dans la classification phylogénétique.
Ce qui m'a intéressé, ensuite, c'est que cette nouvelle classification, que l'on peut désormais qualifier de scientifique, est une (des nombreuses) conséquence(s) de la théorie de l'évolution. Les organismes vivants sont porteurs d'un passé, et l'évolution est irréversible. On peut donc définir des liens de parenté, non pas sous la forme « Qui descend de qui ? » – déformation de la théorie de Darwin – mais « Qui a un ancêtre commun avec qui ? ».
Plus précisément, en répondant à la question « Lequel est-il plus proche d'un second que du troisième ? », on peut théoriquement reconstituer de proche en proche les branches phylogénétiques du vivant. Ainsi, bien que la baleine ne possède plus qu'un vestige de membres antérieurs, elle est plus proche de la vache que du requin.
La réalisation de cette classification utilise les procédures définies par Willi Hennig dans les années 1950, mais également les progrès de la biologie moléculaire et de la comparaison des séquences d'ADN.
Ce livre, bien conçu, est très intéressant car, comme le dit Guillaume Lecointre, cette classification permet de « rendre compte de la diversité du vivant par sa structure et par son histoire ».
De plus, il montre ce qui constitue une démarche scientifique, dont le but est de produire de la connaissance objective.
A noter : Ce livre va faire l'objet d'un « deuxième tome » en avril 2013, car « dans le premier volume, certains groupes comme les plantes à fleurs n'occupaient qu'une place mineure (leur classification ayant nécessité de longs travaux) », de même, « quelques grands groupes d'animaux étaient quasiment absents car leurs classifications n'étaient alors pas résolues ».
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BelemBelem   13 mars 2013
« Entre Darwin et Hennig, on a conservé comme valides dans les classifications à la fois les groupes monophylétiques et paraphylétiques. (...) En fait, fonder un taxon sur son devenir, comme le font l'échelle des êtres et les groupes paraphylétiques (de Linné), est une grave faute logique en sciences de l'évolution, parce qu'aucun devenir n'a de sens : les organismes vivants ne sont porteurs que de leur passé. (...) Cette esquisse historique explique pourquoi la classification telle qu'elle est produite par les scientifiques est totalement laïcisée, tandis que celle qui est utilisée par le public subit encore le poids d'une histoire anté-évolutionniste. »
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MirpointMirpoint   01 juin 2015
Il convient encore pour beaucoup de primatologues ou paléanthropologues très en vue, de réserver une boîte à part pour notre espèce, boîte qui n'a pour effet que de masquer sa parenté avec son espèce sœur. Ainsi, le groupe des pongidés au sens classique est un grade qui comprend orang-outan, gorilles, chimpanzés. L'homme est ailleurs, dans une famille à part, en dépit de sa parenté avec les chimpanzés. Une classification objective des primates impliquerait de mettre homme (Homo sapiens) et chimpanzés (Pan troglodytes et P. paniscus) dans une boîte, la famille des hominidés, voire dans la sous-famille des homininés en étendant les hominidés au gorille. M. Goodman ou E. Watson, sur des critères de grande proximité génétique, proposent même de mettre l'homme et les chimpanzés dans le même genre Homo. Ainsi, le nom scientifique du chimpanzé deviendrait Homo troglodytes. Cette proposition n'est sans doute pas prête d'être retenue ! L'un de nos collègues remarquait pour plaisanter qu'il serait plus amusant de faire de l'homme un Pan sapiens.
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BelemBelem   13 mars 2013
"... la généalogie est un arbre dont les branches sont des liens génétiques d'ancêtres à descendants reliant des individus identifiés ; dans la phylogénie, les branches portent des arguments, qui sont des transformations anatomiques ou bien moléculaires produites par des ancêtres hypothétiques. »
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BelemBelem   13 mars 2013
« Les groupes ne prennent pas leur sens par rapport à une utilité quelconque, mais par rapport au déroulement de l'évolution biologique, cause de la hiérarchie observée dans la distribution de ces attributs. »
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BelemBelem   13 mars 2013
« …des mots issus des classifications, tels invertébrés, poissons, traversent les âges tandis que ce que les hommes pensent des causes qui sont à l'origine de la diversité du vivant change selon les époques. »
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