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ISBN : 2070125181
Éditeur : Gallimard (11/03/2010)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Tournon, dix mille habitants, petite ville de la vallée du Rhône recroquevillée sur elle-même et balayée par le souffle glacial du mistral. Immobile, presque éteinte. Jusqu’à ce qu’une série de suicides d’adolescents vienne perturber le fragile équilibre de la cité et libérer les vieux démons qui y sommeillent.

Le lieutenant Alexandre Korvine est dépêché sur place pour enquêter. Plus habitué à traquer les dealers et à pratiquer des autopsies qu’à foui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  21 mai 2014
Tournon est une petite ville jouxtant le Rhône. Comme toutes les métropoles, elle possède ses particularités. En effet, s'il semble y faire bon vivre, des bataillons de gamins s'y suicident pourtant par paquets de douze dans un laps de temps proche du temps de saillie du homard. Qui se défenestrant, qui s'ouvrant les veines, qui visionnant les conférences de Ribéry en boucle, c'est à la guise de l'imaginaire...
Le lieutenant Korvine, tout comme la jeunesse de Tournon, est malade. Cancer. Dans sa poche, les derniers résultats d'examens qu'il se refuse d'ouvrir. Il en connaît déjà la sentence, définitive. A Tournon, il se trouve également en pays de connaissance. Quatre ans d'internat. Quatre ans d'enfer. C'est dire s'il porte la ville et ses habitants dans son coeur. Il y revient à contre-coeur pour un dernier baroud d'honneur. le nombre de suicidés poursuivant toujours son décompte infernal...
Dix pages, pas plus, pour devenir accro au récit.
Des phrases courtes, sèches, qui vous pilonnent le cortex. Un contexte malsain en diable. Un scénario rythmé et totalement anxiogène. Ledun frappe fort et juste !
Oui mais voilà, si le canevas passionne, sa finalité laisse en bouche comme un p'tit arrière-goût d'inachevé. Korvine, flic direct et désabusé plutôt sympathique, voue une passion sans bornes au tournage en rond et au plantage récurrent dans les grandes largeurs. Tout comme soeur Anne, il ne voit rien venir. Un léger problème de myopie j'imagine...
La question qui me taraudait tout au long de cette lecture : «  Comment Ledun allait-t-il retomber sur ses pattes tout en se révélant plausible ? ».
J'attends toujours. Tournon a délivré ses secrets. Il reviendra à chacun de considérer la résolution de cette enquête comme potentiellement vraisemblable. En ce qui me concerne, n'était un ultime chapitre alambiqué, cette guerre des vanités tapait dans l'excellence pour finalement se contenter du très bon !
Korvine a livré bataille. Un combat obsessionnel, âpre et sanglant. Désormais Tournon compte ses morts dans la douleur, la honte et le recueillement.
3,5/5
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letitbe
  08 mars 2015
A Tournon-sur-Rhône, petite ville de l'Ardèche, les suicides d'adolescents se multiplient. Dépêché sur place, le lieutenant Alexandre Korvine doit essayer de comprendre ce qui a poussé autant de jeunes à se supprimer.
Dans un climat pesant fait de silences et de secrets, l'enquêteur doit faire face à ses propres souffrances, un cancer des poumons et les démons de son passé.
Si l'auteur aborde avec justesse les tourments de l' adolescence, le rapport délicat avec les parents et l'atmosphère d'une petite ville de province, je ne peux pas dire que ce roman m'a convaincue.
Il y a beaucoup de redites sur le nombre d'adolescents suicidés. le style est parfois sec et abrupt. Les rapports entre les différents protagonistes manquent de subtilité dans certains passages. Selon moi, le roman se partage entre épisodes plutôt bien troussés et d'autres sans finesse. La psychologie des personnages est à l'image du roman, inégale ; subtile et bien dépeinte ou sommaire et trop caricaturale.
Quant à l'épilogue, le pourquoi de cette vague de suicides, il m'a laissée perplexe, sur ma faim. J'ai trouvée l'explication tirée par les cheveux, pas très crédible.
C'est ma première lecture d'un roman de Marin Ledun. Elle me laisse une impression mitigée. Peut-être que la lecture d'un autre de ses romans saura me convaincre de son talent.
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encoredunoir
  26 mars 2013
Quand cinq adolescents se suicident le même jour dans la petite ville de Tournon, les autorités entendent bien répondre à l'émoi provoqué dans la population. D'autant plus que l'on s'aperçoit rapidement que ces suicides ont été filmés. C'est le lieutenant Korvine qui traverse le Rhône depuis Valence et vient enquêter sur place. Korvine qui a quitté la ville il y a bien longtemps et entendait bien n'y jamais revenir.
C'est un étonnant roman noir qu'a écrit Marin Ledun avec cette Guerre des vanités. Un roman dont, quelques jours après la lecture on peine encore à savoir s'il s'agit d'un livre très malin ou si, au contraire, l'auteur s'est contenté de balader le lecteur en lui donnant cette illusion.

Je m'explique. Marin Ledun nous raconte une enquête qui, au fond, pourrait n'être que routine impuissance. En effet, tout au long de ce roman et jusqu'à son dénouement Korvine fait la preuve de son inutilité. Non seulement les suicides continuent, mais, de plus, on ne saura jamais vraiment pourquoi ils ont eu lieu. C'est d'ailleurs sans aucun doute là que réside la plus grande faiblesse de ce roman : une véritable carence dans l'explication, trop courte, peut-être trop simpliste… à moins bien sûr qu'elle ne dissimule autre chose, ce qui fait penser que Ledun aurait alors pu commencer un autre roman dont celui-ci n'aurait été qu'un (long) prologue.
Il ne faut toutefois pas, à mon sens, se focaliser sur cette faiblesse ou même sur l'enquête de Korvine qui n'est finalement là que pour révéler partiellement la manière dont Tournon semble dévorer ses enfants. Car c'est bien Tournon la cannibale , la petite ville de province vaguement chabrolienne, avec son chirurgien-notable-tout-puissant, qui en est le personnage principal et qui se meut, dissimulée sous les cadavres ou les eaux tumultueuses du fleuve, pour mieux échapper au regard de l'étranger indésirable. Exorciste impuissant confronté à une ville dont il comprend peu à peu le fonctionnement vicieux de liens sociaux corrompus par la peur du regard des autres qui pousse à dissimuler les petits travers comme les pires avanies jusqu'à de libératrices explosions de violence à l'égard de boucs émissaires, Korvine part perdant malgré son opiniâtreté.
Conte cruel et retors, La guerre des vanités est-il alors, si l'on doit user de superlatifs, un roman génial ou une escroquerie ? Ni l'un ni l'autre, sans doute. Ce qui est certain, en tout cas, c'est que la légèreté de sa conclusion, frustrante à bien des égards, ne doit pas faire oublier la façon dont Ledun réussit à créer avec brio cette atmosphère trouble, à donner vie à ce personnage de ville hantée par un mal diffus et à rendre passionnant le parcours d'un policier en bout de course constamment dépassé par les événements. C'est malin donc, et agréablement malsain.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Bazart
  27 janvier 2011
La petite ville de Tournon, 10 milles habitants, dans l'Ardèche, est bouleversée par une vague de suicides d'adolescents : 5 en une seule journée, dont certains ont été filmés par webcam. Evidemment, tout cela est trop gros pour n'être qu'une simple coïencidence : un élément déclencheur, voire une tierce personne, est forcément derrière ce phénomène.
Le lieutenant Alexandre Korvine, chargé habituellement de traquer les dealers de Valence, est sommé de se rendre à Tournon pour enquêter sur place. Fumeur invétéré, secoués par d'impressionnantes quintes de toux, il va devoir fouiller dans les mystères et les zones d'ombres de la ville et faire parler ses habitants, peu enclins à s'épancher, afin de faire éclater la vérité au bout de trois jours d'une enquête menée à un rythme d'enfer.
Une fois refermé la dernière page de ce roman, deux évidences s'imposent : la première, c'est que l'office de tourisme de Tournon n'a pas du promouvoir ce livre de Marin Ledun, qui est en est originaire, tant l'atmosphère pesante de cette bourgade où tout le monde se connait, s'épie, vit avec ses petites rancoeurs et grosses désillusions est parfaitement rendue. Réussir à décrire aussi bien cette ville, de ses ruelles désertes, à sa maison pour tous, sans passer par la clinique où se joue une grosse partie de la clé du mystère est un vrai tour de force.
La seconde évidence tient à ce tour de force, étroitement lié au talent de l'auteur. Marin Ledun, 35 ans, dont la renommée n'a pas encore dépassé le microcosme des auteurs de polar français, s'impose à l'évidence comme un très grand styliste du roman noir hexagonal : Intense, haché, tranchant comme une lame de rasoir, Ledun affiche une maitrise totale de son sujet, qu'il tient du début à la fin. On vibre réellement avec ce Korvine, pourtant peu sympathique de prime abord, mais qui, comme tout bon héros de roman policier qui se respecte, révèle une humanité et des failles sans fond , à tel point que le lecteur ne lâche pas ce roman, tenant absolument à savoir ce que cache le mutisme de ces citoyens quelque peu étranges.
Mais plus qu'un simple thriller très efficace, La guerre des vanités traite de sujets sociaux brulants : l'incommunicabilité entre les générations, le malaise des adolescents, de l'impact des nouvelles technologies, tout cela sur un ton engagé et révolté, mais jamais manichéen.
Après l'énumération de toutes ces qualités, il est mille fois dommage que l'on ressente comme une sensation d'inachevé une fois le livre refermé : l'auteur nous avait tellement mis en appétit pendant les 450 premières pages que le dénouement, somme toute très banal, fait quelque peu retomber le soufflé. En même temps, un twist final aurait certainement paru ridicule et peu approprié à cette si juste peinture sociale, mais pour un amateur de polar en mal d'ébouriffantes révélations, cette sobriété finale peut quelque peu désappointer, sans jamais que cela n'entrave la force immense des pages qui précèdent.

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CelineGe
  17 mai 2013
Dans la même veine que Des visages écrasés, La guerre des vanités de Marin Ledun, qui a été publié avant, est un roman policier mené tambour battant.
Aucun temps mort dans cette enquête policière, doublée d'une chronique sociale, au cours de laquelle on suit les lieutenants Korvine et Revel, presque heure par heure, durant 4 jours.
Le suspense est brillamment soutenu tout au long de l'histoire, l'auteur maîtrisant parfaitement l'essentiel des codes du bon polar. Je pense notamment à sa manière de nous laisser à chaque fin de chapitre sur une question en suspens, qui nous pousse inexorablement-immédiatement-tout-de-suite à tourner la page suivante ! On n'est pas prêt d'aller se coucher !
Et puis l'intrigue est dense, les personnages sont tout le temps en mouvement et on a la nette impression de suivre une équipe de police, qui serait filmée minute par minute, caméra au poing.
Pour couronner le tout, Marin Ledun écrit bien.
L'histoire se passe à Tournon, une ville en Ardèche, au bord du Rhône et à la limite de la Drôme. Pas très loin de Valence, ville dans laquelle l'auteur situera Des visages écrasés.
Il connait bien les lieux et pour cause : il y a passé les (presque) dix-huit premières années de sa vie et connait toutes ses rues par coeur. Ce qui se ressent dans sa façon d'écrire et de décrire les lieux. Pour Tournon comme pour Valence d'ailleurs. J'avais senti qu'il ne nourrissait pas un grand amour pour cette dernière dans Des visages écrasés et cette fois-ci, dans La guerre des vanités, le moins que l'on puisse dire, c'est que le récit ne pousse pas à la découverte touristique ! Et pourtant, dans cette interview très intéressante, il dit qu'il aime cette ville qui l'a vu grandir.
J'imagine que des gens du coin ont dû avoir envie de lire ce livre, uniquement parce que l'action se déroule chez eux. Quand on met en vedette telle ou telle rue, une place, un hôtel de ville que l'on connaît, l'intérêt est forcément décuplé. Ils ont dû être bien surpris !
En effet, Marin Ledun brosse un portrait pas très flatteur de Tournon, malgré tous les bons souvenirs qu'il semble en avoir gardé. Une petite ville repliée sur elle-même, où tout se sait et tout se tait. Un "trou à rats" dans lequel son personnage principal, le lieutenant Korvine, a lui aussi passé quelques années de sa jeunesse mais qu'il s'est dépêché de quitter et d'oublier.
En un seul jour, 5 enfants, qui semblaient parfaitement équilibrés, se suicident dans cette bonne ville de Tournon. Et ce n'est pas fini. L'enquête principale est confiée à Korvine, un flic de Valence. Ceux du coin sont trop impliqués car tout le monde se connaît dans cette petite ville. Il est cependant secondé par Revel, un flic de Tournon. Ils découvrent rapidement l'existence de vidéos. Des ados qui se filment entre eux, en train de jouer aux cartes, de fumer, ou bien de se promener nue, de s'embrasser un peu aussi. Plus grave, des ados qui filment aussi leur propre suicide. le rapport est vite établi entre les jeunes qui apparaissent sur ces petits films et les morts. Mais quel est le lien entre ces suicides et ces différentes vidéos. C'est bien le plus difficile à trouver...
Comment arriver à faire parler les parents, les voisins, les amis, les gens de la ville ?
Tous se connaissent, s'épient et se protègent. Les enquêteurs pataugent dans la semoule...
Peu à peu, se trouvent potentiellement impliqués un surveillant de collège et un directeur de clinique, chercheur en neuropsychiatrie préventive.
Le personnage secondaire du lieutenant Revel est le même que l'on retrouvera dans Des visages écrasés. On suppose qu'il a été muté à Valence. Et qu'il s'est mis à fumer entre-temps !
Quant au personnage principal du lieutenant Korvine, qui dirige l'enquête, je lui ai trouvé beaucoup de similitudes avec le médecin d'entreprise Carole Matthieu, toujours dans le fameux Des visages écrasés. Elle n'est pas flic mais tout en gobant des cachets toutes les demi-heures pour tenir le coup, elle mène tout de même son enquête, celle que le lecteur suit quelques jours consécutifs. Ici, Korvine tient le coup en fumant Camel sur Camel, bien que se sachant pertinemment atteint d'un cancer. Il manque de cracher ses poumons tous les dix mètres, tout comme le Dr Matthieu faisait malaise sur malaise. Et les deux n'ont pas le temps de dormir, bien évidemment !
Il y a beaucoup d'autres personnage secondaires. D'autres flics, des parents, des enfants, etc. Il faut donc avoir une bonne mémoire et être très attentifs, ou prendre des notes, comme moi !
Voilà tout à fait le genre de roman policier que j'aime et qui me réconcilie avec le genre. Une bonne dose de psychologie et de social, de l'action à n'en plus finir et une ambiance limite un peu glauque. Et des personnages abîmés par la vie, sinon, ce n'est pas drôle.
Le bémol de cette histoire ? Tout n'est pas expliqué, et je pense surtout à la raison immédiate qui a poussé les gamins à se suicider en même temps et à filmer leur suicide. Ou alors j'ai raté l'info sur la fin, quand justement beaucoup d'éléments se trouvent expliqués en même moment, un peu confusément. Je n'ai d'ailleurs pas tout à fait compris l'implication (ou finalement la non implication) de l'éminent professeur Varèse, directeur de clinique et grande figure de la ville. Remarquez, il n'y avait peut-être rien à comprendre... Dommage, ça m'a gâché un peu la fin.
Il n'empêche que je recommande chaudement cette Guerre des vanités parce que ce bouquin remplit parfaitement bien sa fonction de polar que l'on ne peut pas lâcher de la première jusqu'à la dernière ligne.
Lien : http://linecesurinternet.blo..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Rodin_MarcelRodin_Marcel   25 juin 2015
[Extrait pages 265-266, sur la jeunesse : l'auteur parle d'un groupe de gamines et gamins faisant partie des suicidés, sur lesquels réfléchit l'inspecteur Korvine]

"Tous ceux nés dans les années quatre-vingt-dix. Zapper, une fois, deux fois, trois fois, cent fois. Espérer tomber sur un film érotique sur le câble. Les parents ne savent jamais comment faire marcher la sécurité.
Amir, Jo, Dalila. Alexandre. Le reste tient en quelques numéros à treize chiffres dans des fichiers administratifs, des notes sur des bulletins scolaires, un ensemble de critères marketing quantifiés par une poignée de multinationales spécialisées dans les produits pour les adolescents, six paires de baskets Nike, autant de cigarettes dissimulées sous son matelas, une bonne vingtaine de codes d'accès à différents services Internet et un chiffre à trois zéros sur un compte en banque auquel il n'aura accès qu'à sa majorité, si toutefois ses parents ne cassent pas sa tirelire avant pour s'acheter une nouvelle voiture.
Et des heures passées à zapper ou à surfer sur Internet de lien hypertexte en lien hypertexte, de page en page, jardinage, musique, mode, collections de timbres. Clic, clic. Ne rien chercher de particulier, passer le temps, tuer le temps. L'armée israélienne mène une série de raids dans la Bande de Gaza... Clic, clic. Passation de pouvoir entre... Clic, clic. Comment faire le tri de vos déchets... Clic, clic. Heeeey ya ! Hey ya !, clic, clic. Vidéos, clic, clic. YouTube, clic, clic. MySpace, Dailymotion, Facebook, clic, clic. La génération de Korvine a disjoncté, elle a cadenassé la vie de gamins comme Amir. Où qu'ils aillent, ils finiront le cul posé devant un téléviseur à regarder Desperate Housewives ou à jouer à Tetris.
Amir Grandier, un gamin de sa génération. Aucune identité. Rien. Personne ne s'en est rendu compte et il y a de quoi trouver ça curieux.
L'innocence est le propre de l'enfance, quoi de plus stupide ! Le marketing sauvage des vingt dernières années a radicalement changé la donne. Il faut sans doute avoir entre dix et vingt ans aujourd'hui pour le comprendre. Les adultes accrochés au vieux modèle de l'enfance protégée des vices et des vertus du monde contemporain sont les mêmes qui ont inventé l'adolescence et l'enfance pour en faire des niches commerciales. Ses copines de classe sont habillées comme des putes parce que l'industrie de la mode bon marché a décidé que le fossé mère/fille était inacceptable. Ses camarades de quatrième parlent tranquillement de fellation à la récréation, comme s'il s'agissait du dernier épisode de «L'île aux enfants», et ça fait belle lurette que les capotes ne servent plus à faire des ballons à eau. Ses héros ne sont pas Robin des Bois, Superman ou Alain Delon, mais Ben Laden, Monica Lewinsky et Ulla. La liberté d'information, de consommation et de circulation à sens unique lui donne la gerbe parce que à part devenir une star sur YouTube ou être élu Mademoiselle Pipe de l'année, il ne peut rien lui arriver de pire que de rester assis chez lui à végéter devant son mobile, sa Free-Box, sa PS2 et sa collection de jeans Diesel. Le web, une fenêtre sur le monde ?

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MissAlfieMissAlfie   15 août 2013
Marre du mensonge et de la loi du silence. Les gens, la ville, Bongrand, les flics et les juges, les pères et les mères, tous enfoncés dans le même bourbier dont personne ne veut réellement sortir.
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MissAlfieMissAlfie   15 août 2013
Il se lève, se dirige vers la porte du bureau et l'ouvre. Silence dans le couloir, silence pour les morts, silence pour les vivants. Odeur de transpiration, de tabac froid et d'encre. Le commissaire Bongrand, invisible. Les collègues de Tournon, invisibles. Les morts et les vivants, invisibles.
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kanarmorkanarmor   09 mai 2015
Son poing s'abat une nouvelle fois sur la table, à quelques centimètres de la main de l'adolescente. Frédérique s'effondre en larmes.
- Vous êtes tous cinglés !
On frappe à la porte.
- Ils sont là.
- OK, fais-les entrer.
Le dos de sa main sur la joue adolescente, comme une caresse pour demander pardon. La traiter pour ce qu'elle est. une gosse qui cache de la drogue et des vidéos de gamins en train de se défenestrer.
Mais une gosse de treize ans quand même.
Une enfant.
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MissAlfieMissAlfie   15 août 2013
Mon scalpel m'aide à découper des conséquences d'actes, à partir desquelles je fais des projections, mais ce qui pousse un homme à planter un couteru dasn le corps d'un autre homme n'a rien de bien scientifique.
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