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ISBN : 2757828312
Éditeur : Points (24/05/2012)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 144 notes)
Résumé :
"Le problème, ce sont ces fichues règles de travail qui changent toutes les semaines. Ces projets montés en quelques jours, annoncés priorité-numéro-un, et abandonnés trois semaines plus tard sans que personne ne sache vraiment pourquoi, sur un simple coup de fil de la direction.
La valse silencieuse des responsables d'équipes, toujours plus jeunes et plus inflexibles, mutés dans une autre agence ou partis par la petite porte. (...)
L'infantilisation, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  21 août 2015
Des proverbes sur le boulot, y en à la pelle.
Tu te plains du travail, c'est ton meilleur ami.
Mon préféré et de circonstance en refermant ce Ledun : le travail, c'est la santé. Rien faire, c'est la conserver.
Coluche affirmait que le travail était bien une maladie puisqu'il y avait une médecine du travail. Imparable.
Le Docteur Carole Matthieu bosse dans une grosse structure.
Médecin du travail, un job à plein temps.
Ce que ses patients ignorent, c'est qu'elle possède un p'tit plus la Carole, la faculté de régler tous vos problèmes de façon...définitive. Hein, comment, y aurait comme une incompatibilité entre la fonction et le traitement ? Ouais, ben allez le lui expliquer vous, à vos risques et périls.
Un médecin et ses malades pris dans l'engrenage mortel d'une machine à broyer, un thème plus que jamais d'actualité magnifiquement traité par un Ledun en grande forme.
Librement inspiré de la vague de suicides qui toucha France Télécom en 2009 – mais si, souvenez-vous de son délicat patron qui évoquait alors une mode - ces Visages Ecrasés est une mécanique parfaitement huilée aux rouages tirant de plus en plus sur le rouge raisiné de ceux qui s'échinent à la faire tourner.
Mise au placard, harcèlement, objectifs de folie, menaces...autant de petits gestes du quotidien nécessaires à l'épanouissement plein et entier du salarié. Ce dernier, étant un brin rancunier et provoc', pourrait cependant aller jusqu'au geste fatal rien que pour emmerder son gentil boss humaniste. Salaud de prolétaire va !
L'auteur, sans en faire des caisses, puisque dans ce domaine la réalité dépasse toujours la fiction, évoque le mal-être au boulot. Celui qui vous mine, vous ronge comme l'acide, annihilant tout mode de pensée cohérent et accessoirement une santé autrefois éclatante.
A la frontière du polar, il s'affirme bien plus comme une étude sociologique visant à asseoir les tenants et les aboutissants de tels drames individuels.
Le petit bémol, un truc qui m'a gratté durant toute cette lecture, l'impossibilité de croire en un médecin aussi investi dans son boulot en le comparant à celui évoluant dans notre si belle entreprise et qui, à l'évocation appuyée d'un problème récurrent, vous souhaite béatement une belle journée avec l'air du petit ravi de la crèche.
Bienvenue dans le monde du travail, antichambre de l'enfer.
Bienvenue dans l'univers des visages écrasés, société déshumanisée de ceux qui n'ont plus rien à perdre.
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diablotin0
  06 avril 2017
Les visages écrasés est un roman noir, très noir. J'ai mis presque une semaine pour le terminer, le lire avant et après le travail n'était sans doute pas une bonne idée!
Sa noirceur est telle que j'ai été oppressée tout au long et que j'ai eu du mal à lire plus de quelques pages à chaque fois. Je lis très souvent des thrillers et je n'ai que très rarement cette sensation de mal-être . Cela provient du fait que ce livre a pour thème la souffrance au travail et qu'elle fait écho à plusieurs témoignages de personnes rencontrées dans le cadre de mon travail. L' intrigue policière et la personnalité du médecin du travail est telle que l'on sait que nous sommes en train de lire un roman mais les conditions de travail et la description du service RH déshumanisé sont malheureusement très proches de la réalité de certaines entreprises. Dans cette période pré électorale, ce livre devrait être lu par tous les prétendants à la présidence...
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Ziliz
  01 mai 2014
La souffrance morale des autres est contagieuse certes, mais un médecin doit garder une "neutralité bienveillante" pour ne pas se laisser contaminer. Sa capacité à écouter, soutenir et soulager est à ce prix.
Cette distance est probablement d'autant plus difficile à maintenir pour un médecin du travail, employé dans la même entreprise que ses patients, installé au même endroit, subissant la même hiérarchie, connaissant chacun à la fois comme individu et comme membre d'une structure.
Carole (médecin du travail) a perdu cette capacité de recul depuis longtemps, elle est au moins aussi mal en point que les patients qu'elle reçoit.
Concurrence oblige, cette entreprise de téléphonie a connu de grands bouleversements. Les salariés ont été reclassés à la va-vite, sur des postes sans rapport avec le contenu et le statut de leurs précédentes fonctions, et surtout sans processus d'accompagnement au changement.
Affections psychosomatiques, dépressions et suicides gangrènent employés et cadres.
Carole s'implique trop, Carole n'a plus d'autre vie, Carole ne fait plus face. Complètement submergée, totalement impuissante, en grande souffrance elle aussi, elle tient à coup de cachets de toutes sortes, amphétamines, tranquillisants, aspirine, qu'elle pioche au petit bonheur dans sa poche.
Entre rapports médicaux et narration de Carole, on revient plusieurs fois sur les traumatismes de chacun. Ce procédé narratif étourdissant et écoeurant exprime bien la douleur lancinante de ces salariés et les obsessions de la femme médecin.
Malgré des meurtres et la présence d'un enquêteur (et quelle présence) cet ouvrage est plus un roman noir qu'un polar. le malaise et le sentiment d'oppression du lecteur grandissent sans jamais faiblir. On est pris dans une spirale descendante, on dégringole dans un gouffre, dans un puits dont le seul fond semble être la mort - une mort violente.
Ce tableau des conditions de travail et de leurs dégâts sur les salariés est très sombre, moralement violent. Il peut sembler exagéré. Hélas, ceux qui côtoient de telles situations témoignent de son réalisme.
J'y ai cru, ce qui a rendu cette lecture d'autant plus bouleversante.
J'ai souvent tiqué en revanche sur le comportement de la femme médecin, sur ses prises frénétiques de pilules diverses - plusieurs dizaines en une journée - et sur sa résistance physique hors normes.
Un roman très fort, dérangeant. J'avais hâte d'avancer et de finir, pas pour le suspense, mais pour l'issue. Pitié, que ce cauchemar s'arrête ! On ne peut guère espérer de dénouement lumineux, trop de souffrances, trop de situations inextricables, trop de pièges qui se resserrent comme des noeuds coulants autour des victimes lorsqu'elles se débattent.
--- pas fait exprès, nous sommes le 1er mai, Fête du Travail...
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Marple
  15 juin 2019
Les visages écrasés a l'immense mérite de parler des souffrances au travail. Au pluriel, parce qu'elles sont toutes différentes, qu'il s'agisse du téléopérateur harcelé, du vieux cadre placardisé, de la femme de ménage violentée ou de la médecin débordée...
Mais j'ai trouvé qu'il en parlait de façon un peu caricaturale. Ainsi, il n'y a pas que dans les centres d'appel que règnent déshumanisation et pression. de même, on peut faire un burn-out sans se transformer en folle furieuse dopée aux cachets. Et j'ai du mal à croire à une hiérarchie aussi monolithique et stupide.
Plus simplement, le problème vient peut-être de l'héroïne qui m'a agacée et étonnée (dans le mauvais sens du terme) du début à la fin. Car le thème est (malheureusement) intéressant et nourri par un procédé narratif qui l'est tout autant : au récit se mêlent des compte-rendus médicaux sur les différents personnages, qui éclairent leurs comportements et nourrissent le suspense, si je peux me permettre l'expression.
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alaiseblaise
  06 mai 2012
Le polar "Les Visages Ecrasés" a obtenu le Trophée 813 du Meilleur roman francophone 2011.
Le Trophée 813 est décerné chaque année au meilleur roman policier francophone par les membres de l'Association 813-les amis des littératures policières, association créée en 1979 et réunissant autour d'une passion commune, des auteurs, des éditeurs, des libraires et des amateurs de polars.
Et le Grand Prix du Roman Noir 2012 du Festival international du film policier de Beaune.
C'est déjà pas mal.
Marin Ledun est également l'auteur d'un excellent épisode de la série des Mona Cabriole chez La Tengo, "Le Cinquième clandestin."
Je conseille de lire, sans restriction, cette série.
Il écrit "Pendant qu'ils comptent les morts", livre-entretien avec Brigitte Font le Bret, une psychiatre spécialiste de la souffrance au travail (Editions La Tengo, 2010) : ça pourra servir...
Avertissement aux lecteurs : ce polar est noir, très très noir !
C'est un livre-uppercut ! Un coup de poing !
Mon coup de coeur aussi.
Ames sensibles...s'abstenir !
L'écriture de Marin Ledun va droit au but, directe, sans ménagement.
Efficace ! Nous finissons le livre sur les genoux.
Comme (presque) tout polar le suspens est au rendez-vous et vous tient sur les nerfs jusqu'au bout.
L'histoire ?
Alors voilà, c'est l'histoire de Carole Matthieu, médecin du travail dans une entreprise, genre plate-forme téléphonique, centre d'appel dédié au service après-vente d'un opérateur de téléphonie, genre, genre, j'sais pas moi, genre France Telecom par exemple ?
Marin Ledun a travaillé pendant près de sept ans à France Télécom.
Hum, hum...
On pense évidemment aux nombreux salariés suicidés de cette grande entreprise française.
Mais bon ce n'est pas particulièrement France Telecom qui est visé ici mais plutôt le monde obscur et impitoyable des entreprises en général.
L'envers du décor.
Attention, ce n'est pas uniquement un livre-militant, c'est aussi un excellent polar qui nous tient par la bride jusqu'au bout.
Notre "héroïne", Carole Matthieu, celle qui guérit (ou essaie de guérir) ses patients détruits par le stress, va tuer un de ses patients...comme un geste d'euthanasie...
Abréger les souffrances.
Carole Matthieu craque.
Arrive un (beau) lieutenant de police, Revel, qui va enquêter sur ce meurtre.
Avant de se dénoncer, Carole Matthieu veut dénoncer les vrais coupables : les petits et les grands chefs qui, tous les jours, harcèlent leurs employés.
Pour elle ce sont eux les meurtriers.
Et à chaque page, à chaque mot, tout au long du livre, nous allons nous demander : mais comment va-t-elle s'en sortir ?
Alors je vais vous copier un long extrait qui en dit très très long sur la souffrance au travail.
S'il vous plaît, prenez le temps de lire.
"Le problème, ce sont ces fichues règles de travail qui changent toutes les semaines. Ces projets montés en quelques jours, annoncés priorité-numéro-un, et abandonnés trois semaines plus tard sans que personne ne sache vraiment pourquoi, sur un simple coup de fil de la direction. La valse silencieuse des responsables d'équipes, toujours plus jeunes et plus inflexibles, mutés dans une autre agence ou partis par la petite porte. Cette tension permanente suscitée par l'affichage des résultats de chaque salarié, les coups d'oeil en biais, les suspicions, le doute permanent qui ronge les rapports entre collègues, les heures supplémentaires effectuées pour ne pas déstabiliser l'équipe, le planning qui s'inverse au gré des mobilités, des résultats financiers et des ordres hebdomadaires. Les tâches soudaines à effectuer dans l'heure, chaque jour plus nombreuses et plus complexes. Plus éloignées de ses propres compétences. Les consignes qui évoluent sans arrêt. Les anglicismes et les termes consensuels supposés stimuler l'équipe et masquant des réalités si sourdes et aveugles que le moindre bonjour est à l'origine d'un sentiment de paranoïa aigue. L'infantilisation, les sucettes comme récompense, les avertissements comme punition. La paie, amputée des arrêts maladie, et des primes au mérite qui ne tombent plus. Les objectifs inatteignables. Les larmes qui montent aux yeux à tout moment, forçant à tourner la tête pour se cacher, comme un enfant qui aurait honte d'avoir peur. Les larmes qui coulent pendant des heures, une fois seul. Mêlées à une colère froide qui rend insensible à tout le reste. Les injonctions paradoxales, la folie des chiffres, les caméras de surveillance, la double écoute, le flicage, la confiance perdue. La peur et l'absence de mots pour la dire."
Sans commentaire.
Implacable !
TC, membre du Jury du Prix Polar-Points 2012.
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critiques presse (2)
LeMonde   07 mai 2019
Depuis son licenciement de l’entreprise en 2007, le sociologue de 44 ans dénonce la violence du monde du travail et le harcèlement dans ses romans policiers.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Liberation   16 juillet 2012
Un thriller social qui donne des envies de vacances ad vitam.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Lexi2012Lexi2012   10 octobre 2019
Le corps relève de la médecine du travail, le psychisme, non. C'est aussi simple que ça. Le foie, les muscles, les traumatismes crâniens, les entorses, les foulures, les bras cassés, les fémurs brisés, les infections, les irradiations, tout cela ou presque rentre avec le temps dans les cadres établis par la déontologie médicale. Par contre, ce qui se passe dans la tête doit rester dans le cadre du domicile. Au mieux, on parlera de stress. Au pire, on vous demandera de garder vos idées noires à la maison. Un salarié qui tente de se suicider sera presque soupçonné de vouloir nuire à l'image de son employeur. Ou, plus grave, au monde du travail en général.
+ Lire la suite
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Lexi2012Lexi2012   11 octobre 2019
J'ai lu quelque part qu'on pardonnait plus aisément le meurtre que les chèques sans provision.
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ZilizZiliz   23 avril 2014
Le problème, ce sont ces fichues règles de travail qui changent toutes les semaines. Ces projets montés en quelques jours, annoncés priorité - n°1 - et abandonnés trois semaines plus tard sans que personne ne sache vraiment pourquoi, sur un simple coup de fil de la Direction. La valse silencieuse des responsables d'équipes, toujours plus jeunes et plus inflexibles, mutés dans une autre agence ou partis par la petite porte. Cette tension permanente suscitée par l'affichage des résultats de chaque salarié, les coups d'oeil en biais, les suspicions, le doute permanent qui ronge les rapports entre collègues, les heures supplémentaires effectuées pour ne pas déstabiliser l'équipe, le planning qui s'inverse au gré des mobilités, des résultats financiers et des ordres hebdomadaires. Les tâches soudaines à effectuer dans l'heure, chaque jour plus nombreuses et plus complexes. Plus éloignées de ses propres compétences. Les consignes qui évoluent sans arrêt. Les anglicismes et les termes consensuels supposés stimuler l'équipe et masquant des réalités si sourdes et aveugles que le moindre bonjour est à l'origine d'un sentiment de paranoïa aiguë. L'infantilisation, les sucettes comme récompense, les avertissements comme punition. La paie, amputée des arrêts maladie, et les primes au mérite qui ne tombent plus. Les objectifs inatteignables, les larmes qui montent aux yeux à tout moment, forçant à tourner la tête pour se cacher, comme un enfant qui aurait honte d'avoir peur. Les larmes qui coulent pendant des heures, une fois seul. Mêlées à une colère froide qui rend insensible à tout le reste. Les injonctions paradoxales, la folie des chiffres, les caméras de surveillance, la double écoute, le flicage, la confiance perdue. La peur et l'absence de mots pour la dire. (p. 21-22)
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ZilizZiliz   24 avril 2014
Il a quitté mon cabinet et, par la fenêtre de la salle d'attente, je l'ai vu, assis au volant de sa voiture, la tête entre les mains. J'ai eu mal. Pour lui, pour moi, pour tous les autres. Gorge nouée et paupières remplies de larmes. Une douleur effroyable au ventre. Un goût amer de bile dans la bouche, un début de vertige.
J'étais impuissante. D'un point de vue :
Professionnel,
Humain,
Médical,
Juridique,
Je ne servais plus à rien.
(p. 31-32)
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MissAlfieMissAlfie   21 mai 2012
Le corps relève de la médecin du travail, le psychisme, non. Le foie, les muscles, les traumatismes crâniens, les entorses, les foulures, les bras cassés, les fémurs brisés, les infections, les irradiations, tout cela ou presque rentre avec le temps dans les cadres établis par la déontologie médicale. Par contre, ce qui se passe dans la tête doit rester dans le cadre strict du domicile. Au mieux, on parlera de stress. Au pire, on vous demandera de garder vos idées noires à la maison. Un salarié qui tente de se suicider sera presque soupçonné de vouloir nuire à l'image de son employeur. Ou, plus grave, au monde du travail en général.
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