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ISBN : 2290078786
Éditeur : J'ai Lu (14/01/2015)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 154 notes)
Résumé :
Pays basque nord, janvier 2009. La tempête Klaus vient de s'abattre sur la façade atlantique. Les rumeurs autour de la disparition d'un militant basque, Jokin Sasko, enflent.

Iban Urtiz, reporter, comprend que cette affaire n'est pas un cas isolé. La jeune Eztia, sœur du disparu, lui ouvre les portes d'un monde de mensonges et de trahisons où enlèvements, tortures et séquestrations sont devenus les armes de l'ombre.

Tandis que deux tue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  26 janvier 2014
Euskadi Ta Askatasuna! En substance, l'injonction plutôt agréable à l'oreille du profane que je suis d'un groupuscule fondé en 1959 et prônant plus qu'activement la liberté en Pays Basque.
Enlèvement et torture, dix premières pages d'une rare intensité annonçant violemment la couleur, celle rouge sang d'une sale guerre sans triomphateur véritable entre ETA et appareil étatique .
Se nourrissant d'un fait divers réel, celui de Jon Anza, militant basque proche d'ETA mystérieusement porté disparu pour être finalement retracé quelques mois plus tard dans des conditions que l'on taira histoire de ne pas battre le record du monde du spoil, Ledun restera sourd aux obscurs discours officiels comme aux vérités définitives assénées par les proches de la victime présumée pour bâtir une fiction solide, plausible et racée .
Jokin Sasco s'est évaporé. Il n'est pas le premier à disparaître ainsi c'est pourquoi ses proches ne parieraient pas un kopek sur ses chances de survie.
L'affaire interpelle au plus haut point. Alors soit vous êtes de ces courageux journaleux toujours partants pour dégotter le scoop qui fera du bruit dans Landerneau au péril de vos innombrables planques, qui dans la bouteille de Jack Daniel's de Johnny l'apatride fiscal, qui dans la poubelle de Nico la talonnette, qui dans le top-case du scooter de François Lagaffe, mais là le morceau est bien trop gros pour vous, soit, à l'instar de Marko Elizabe et Iban Urtiz, vous faites preuve d'un minimum d'intégrité intellectuelle et décidez de vous lancer bille en tête dans ce maelstrom politique au risque d'y boire la tasse...la resplendissante bouée coin-coin étant alors plus que conseillée.
Marin Ledun s'affirme ici un peu plus avec ce thriller politique palpitant.
D'un authentique fait divers nébuleux, l'auteur accouche d'une vision toute personnelle de l'affaire sans jamais se départir d'une certaine neutralité. ETA, flics, mercenaires, médias, les ingrédients multiples auraient très facilement pu engendrer un triple BigMac chantilly sauce au lard aussi lourd qu'indigeste. Seulement voilà, chef Ledun fait dans le piment d'Espelette, celui qui arrivé à maturité vous explose les papilles et accessoirement le cortex cérébral.
Ici, le lecteur navigue à vue au gré des révélations journalistiques.
Marko Elizabe et Iban Urtiz, deux côtés d'une même médaille aux méthodes d'investigation dissemblables mais aussi dangereusement gênantes pour l'un comme pour l'autre. Peu à peu le brouillard se lève, la vérité se fait jour, les limites de la légalité pour qu'éclate la vérité se distendent au point de vouloir risquer sa vie sur un dernier coup de dé. Des personnages au bord de l'abîme, jouant avec le feu au point de s'y brûler les ailes....
Ce thriller fictionnel aussi tranchant que les riffs des Guns N' Roses, groupe fétiche de l'ami Iban, ne peut appeler qu'un seul jugement final: chapeau bas Monsieur Ledun !
L'homme qui a vu l'homme : ♪ ♫ Welcome to the Jungle ♫ ♫...
Merci aux éditions Ombres Noires et à Babélio pour ce roman explosif !
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Commenter  J’apprécie          635
sandrine57
  16 février 2014
Pays basque, janvier 2009. La côte atlantique est secouée par la tempête Klaus et Iban Urtiz, journaliste à Larruma, assiste à la conférence de presse organisée par la famille Sasko qui s'inquiète de la disparition d'un des leurs. Jokin n'a plus donné signe de vie depuis trois semaines, volatilisé alors qu'il se rendait à Bordeaux pour un entretien d'embauche. La police ne semble pas pressée de retrouver ce militant indépendantiste fraîchement sorti des geôles espagnoles. Peu au fait des agissements de l'ETA et de sa guerre contre les autorités françaises et espagnoles, le jeune journaliste décide d'enquêter dans un monde où ses certitudes vont être mises à mal. Qui ment ? Qui sait ? Qui sont les victimes ? Qui sont les bourreaux ? Où est la Vérité ? Quand le terrorisme d'Etat répond aux revendications séparatistes, il n'y a plus ni gentils ni méchants. Perdu en terre étrangère, sans en connaitre ni les codes ni la langue, Iban se heurte au silence, celui de la famille, des militants, mais aussi celui des autorités, de la presse, de ses collègues. Pourtant devant sa persévérance, certaines langues se délient, des rumeurs se font jour, des indices apparaissent mais Jokin reste introuvable. Enlevé avec la complicité de l'Etat comme l'affirme sa famille ? Traître à la cause comme voudrait le faire croire les autorités ? Iban s'accroche, veut savoir coûte que coûte, emporté dans un tourbillon de violence et de haine où tous les coups sont permis.

Faut-il, pour arrêter les voyous, employer des méthodes de voyou ? Faut-il répondre au terrorisme par la terreur ? Dans les années 80 l'Espagne répond oui à ces deux questions et crée les GAL, Groupes antiterroristes de libération, composés de barbouzes, policiers et repris de justice et chargés de faire la chasse à ETA en faisant feu de tout bois, pratiquant allègrement attentats, assassinats et enlèvements, aussi bien sur le sol espagnol que français. Emportés par leur élan -et leur impunité -les GAL sont allés plus loin que leur cahier des charges, si loin qu'ils ont été dissous en 1987 et leurs membres et commanditaires punis par la justice.
Quand commence l'enquête d'Iban Urtiz, les GAL ne sont plus qu'un lointain et mauvais souvenir. Pourtant, une rumeur persistante évoque de jeunes militants nationalistes enlevés, soumis à la question, torturés puis relâchés, selon les anciennes méthodes. Mais Jokin, lui, n'a pas refait surface. le commando chargé de l'interroger est-il allé trop loin ? Mort sous leurs coups, Jokin, devenu un cadavre gênant, a-t-il été enterré quelque part dans le plus grand secret ? Officiellement, il n'existe aucun commando de ce genre la version qu'on voudrait vendre à la presse est celle d'un Joskin transportant une grosse somme d'argent pour l'organisation indépendantiste et décidant d'aller refaire sa vie ailleurs avec le magot. le journaliste, encouragé par le regard de braise de la belle Eztia, soeur du disparu, remonte la piste des jeunes gens enlevés et des kidnappeurs. Sans le soutien de sa hiérarchie, moqué par le journaliste local, le très basque Marko Elizabe, menacé de mort et molesté par des inconnus cagoulés, Iban ne lâche pas prise et nage dans les eaux opaques du secret d'Etat et de la lutte clandestine, pensant naïvement pouvoir faire éclater la vérité.
Si Marin LEDUN tente de rester impartial dans ce roman inspiré de l'histoire vraie de l'étarra Jon Anza, on peut lui reprocher son quasi silence sur les exactions du mouvement séparatiste en se focalisant surtout sur la réponse ultra-violente de l'Espagne et la complicité silencieuse de la France. Quoi qu'il en soit, son roman est passionnant de bout en bout, même si la problématique basque reste un sujet épineux et souvent incompréhensible en dehors de ses frontières. A l'heure de l'union européenne et de la mondialisation, les velléités indépendantistes du groupe peuvent paraître d'un autre temps. D'ailleurs il a abandonné la lutte armée en 2011. Quelques zones d'ombre s'éclairent grâce à ce thriller politique sombre et angoissant qui veut rendre justice aux victimes d'un état bandit qui n'a rien à envier aux plus abjects des terroristes.
Merci à Babelio et aux éditions Ombres noires d'avoir pensé à moi pour cette masse critique spéciale.
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carre
  08 novembre 2016
Iban Urtiz, Jokin et Eztia Sasco, Marko Elizzabe. Bienvenue au Pays Basque, très belle région mais pas que. le roman de Marin Ledun nous plonge dans la lutte entre le gouvernement espagnol et les membres de l'ETA il y est question d'enlèvement, de disparitions, d'assassinat, de manipulations. le roman fonctionne de la plus belle des manières, Ledun met ses personnages constamment sur tension, la peur est palpable, le sang coule et le discours des uns reste lettre morte dans l'oreille des autres. Dans ce jeu dangereux de poker menteur, Iban Urtiz journaliste aux dents longues tente de démêler l'imbroglio basque au péril de sa vie, bon courage ! Cette tension, le lecteur la ressent aussi, on tremble pour les personnages, Marin Ledun ne me semble pas choisir son camp. Il déroule son intrigue ou chaque protagoniste va au bout de sa logique. On ressort de là un brin secoué, son roman décrit parfaitement la complexité du conflit, le point de non-retour. Glaçant, violent, passionnant. « Regarde les hommes tomber ».
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Pecosa
  12 janvier 2014
Iban Urtiz, journaliste à Lurrama, est cantonné à la rubrique des chiens écrasés jusqu'à ce jour de janvier 2009 où il est mandaté par son rédacteur en chef pour couvrir une conférence de presse à Istilharte avec son collègue Marko Elizabe. La famille du militant abertzale Jokin Sasco vient de déposer plainte pour disparition inquiétante auprès du Parquet de Bayonne et tente d'alerter l'opinion publique. le sujet est délicat. Sasco est un ancien etarra incarcéré pendant dix ans pour appartenance à un groupe terroriste et participation à des actions violentes. Sa soudaine disparition coïncide avec plusieurs affaires d'enlèvements et de tortures sur des gamins de la kale borroka, qui n'ont suscité ni l'attention de la police, ni celle de la presse . Quel intérêt pouvait bien représenter ce militant de second plan qui n'avait plus fait parler de lui depuis sa libération?Jokin était-il un porte-valise ou avait-il trahi sa cause?
L'homme qui a vu l'homme est le récit d'une quête de la vérité, toute la vérité sur l'affaire Sasco. Celle d'Eztia, la soeur de la victime, qui se heurte au harcèlement de la police et au silence de son frère Peio. Celle de l'ex-compagne de Jokin, Eléa Viscaya, qui tente de prendre un nouveau départ. Celle des barbouzes spécialisés dans les basses besognes qui cherchent à effacer leurs traces et établir avec certitude qui sait quoi. Et enfin celle des journalistes de Lurrama décidés à faire toute la lumière sur les enlèvements de militants.
Dans ce roman aux vérités parcellaires, Marin Ledun met en place une intrigue complexe avec en toile de fond les luttes de pouvoir et la manipulation de l'information. L'histoire, tentaculaire, multiplie les retours en arrière ainsi que les points de vue, chaque personnage détenant une partie de la vérité. le lecteur est tributaire des investigations des nombreux protagonistes, de leurs déductions et des conséquences de leurs découvertes, qu'ils agissent au nom du pouvoir ou du droit à l'information.
Le parcours des deux journalistes est une des facettes les plus intéressantes du roman. Ici point de "ils se détestent, apprennent à se connaître et travaillent main dans la main au service de la vérité". Elizabe, en franc-tireur originaire du coin, a toujours une bonne longueur d'avance sur son collègue. le vieux renard sait où il met les pieds, possède un réseau d'informations fiable, les autorités se refilant la patate chaude des deux côtés des Pyrénées. Urtiz quant à lui est le "Persan". Il n'a de basque que le patronyme et a bien du mal à avancer dans son enquête: "La stratégie menée par Madrid fonctionne comme une véritable machine de guerre. Silence! Isiltasuna! Silencio! D'un côté et de l'autre de la frontière, quel que soit leur camp, qu'ils portent une cagoule ou pas, ils apprennent tous à murmurer, d'abord, et à se taire, ensuite."( L'auteur rend en ce sens parfaitement compte de la complexité de la situation politique sur le territoire). Fraîchement débarqué de Savoie, sa totale méconnaissance de la question basque et ses nombreux tâtonnements permettent à Marin Ledun de donner un cours accéléré de géopolitique au lecteur incrédule désireux d'en savoir davantage sur la gauche abertzale, les services de renseignements des polices espagnoles et françaises etc... L'intrigue se déroule en 2009 (Sud-Ouest du 22/07/2010 pour les curieux, découverte du corps d'Anza) bien avant l'annonce par l'E.T.A. de l'arrêt définitif de l'action armée. Cependant des précédents de chaque côté de la frontière essentiellement couverts par la presse régionale et la récente affaire Aurore Martin prouvent à quel point ce sujet "sensible" est toujours d'actualité.
Mais au-delà des investigations journalistiques, L'homme qui a vu l'homme est finalement un questionnement sur la manipulation et la diffusion de l'information. Ce qui au départ n'était pour Iban Urtiz qu'une opportunité pour sa carrière devient rapidement une quête obsessionnelle. A l'image du chaos ambiant provoqué par Klaus qui vient de dévaster le Sud-Ouest, l'image de "la tempête sous un crâne" s'impose au lecteur. Les démarches d'Urtiz, tout petit maillon du Quatrième pouvoir, ont-elles encore un sens dans une société où prime la raison d'état?
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le_Bison
  08 décembre 2015
C'était dans un autre temps, je crois. Tu crois que c'est fini ? Je ne sais pas. Je me pose quelques questions. Une chose est sûre, avec les médias, rien n'est moins sûr, ils font la pluie et le beau temps suivant les commandes du gouvernement ou des tout-puissants. Je n'ai pas une confiance aveugle en ce qu'un journal, télévisé ou pas, me raconte. Certainement un peu de paranoïa. Alors qu'en est-il réellement de l'ETA de nos jours. La guerre sale est-elle vraiment terminée ? Les revendications indépendantistes abandonnées ? Les prisonniers oubliés ? Les meurtres passés sous silence ? Bref, voilà tout un tas de questions que je me pose après la lecture de ce polar estampillé prix SNCF du polar 2016. Parce qu'il est bien connu que la meilleure lecture dans un train reste le polar…
En quelques pages, je me retrouve plongé dans un Pays Basque noir couvert d'un rouge sang. le prix à payer. Mais qui sont les coupables. Difficile à dire. Les membres de l'ETA, ces terroristes, les GAL, autres terroristes anti-terroristes, la Guardia Civil, la Police Française… Autant de coupables à chaque disparition suspecte, autant de rage à chaque veillée funèbre. Pour peu que le corps soit retrouvé et ne pourrisse pas dans une morgue anonymement.
Alors, pendant que la tempête Klaus dévaste la région, mobilisant toutes les forces médiatiques du Sud-Ouest, pendant qu'un trader vide les comptes des petits épargnants avec l'aval – bien entendu – de sa hiérarchie, monopolisant toutes les forces médiatiques de la France, je me prépare un cocktail fouettant ce mélange d'embruns et de montagnes à l'Izarra, un disque des Guns N' Roses sur la platine, du temps où Axl Rose avait encore des revendications. Welcome to the Jungle. La jungle basque où les balles fusent, les explosions défigurent les voitures et les visages, les disparitions suspectes se transforment en séance de torture dans des masures abandonnés de l'arrière-pays. Prendre l'A10, sortie 21.
La peur se lit entre les lignes, comme si j'y étais. Se méfier de tout le monde. A qui profite le crime, la question primordiale avant de débuter toute enquête. Iban Urtiz paiera cher sa première expérience en solo de journalisme. Il pensait élever sa carrière, en sortant de l'ombre et de l'ambiance dévastatrice de cette tempête. Il ne travaille quand même pas pour France 3 région, mais sa quête va virer à l'obsession. Est-il prêt à en assumer toutes les conséquences, lorsque Jokin Sasko disparait sur une aire d'autoroute ?
La peur dans un roman. Mais encore plus froid et terrifiant de se dire que rien n'a été imaginé. Que derrière ces pages, on retrouvera le corps de Jon Anza abandonné dans une morgue toulousaine pendant des mois. Des mois de doutes, de pleurs et d'inquiétudes. Des mois où il est impossible de faire le deuil, des mois où les coupables restent libres, des mois où l'on se demande même qui sont les coupables. Mais d'ailleurs qui cela intéresse de connaître les coupables de la mort d'un membre de l'ETA de seconde zone ?
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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critiques presse (2)
Telerama   02 avril 2014
L'Homme qui a vu l'homme est un remarquable thriller, parfaitement construit et vissé, servi par une écriture aussi sèche que précise. Littérature d'abord.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   10 mars 2014
Marin Ledun s’est inspiré de l’affaire Jon Anza, militant basque mort de façon très suspecte en 2009.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   19 novembre 2015
Il réalise qu’il n’a pas baisé depuis longtemps et ça lui file la trique rien que d’y penser. Il serait peut-être temps qu’il se change les idées et commence à dépenser son fric.
En s’éloignant, il se demande combien ça lui coûterait de se faire livrer à domicile et s’il pourrait choisir la taille. La dernière pute qu’il s’est tapée mesurait un mètre soixante-quinze et ça ne lui avait pas procuré l’effet escompté, même s’il lui rendait bien vingt centimètres. Avec les petites, ce genre de choses n’arrive pas. Elles savent y faire avec les grands types comme lui. C’est un truc que les autres n’ont pas. Un truc qu’il ne s’explique pas.
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le_Bisonle_Bison   08 décembre 2015
Iban serre les dents et pense à l’angoisse d’Élea Viscaya, perdue au milieu de nulle part, à la merci de cinq types qui lui jettent de l’eau glacée sur l’entrejambe et menacent de la violer pour une guerre qui a commencé quand elle n’était même pas encore née. Une guerre bien trop sale pour elle.
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le_Bisonle_Bison   16 décembre 2015
Iban change de chaîne et tombe sur un film avec Clint Eastwood. Soirée thématique. Il grogne de plaisir, attrape un cendrier et allume une cigarette. Il s’endort comme une masse vers 3 heures du matin, au milieu d’une scène interminable où l’inspecteur Harry se fait démolir le portrait pour la deuxième fois en moins de cinq minutes, en espérant confusément que cela n’ait rien de prémonitoire.
Commenter  J’apprécie          160
RenodRenod   04 mars 2018
Deux cents mètres carrés au sol à vue de nez. Garage, abri de jardin, piscine. Pelouse et plates-bandes entretenues avec soin par madame. Bégonias aux fenêtres, barbecue intégré et table de jardin. Moche, mais cher. Quartier de retraités et villas aux volets roulants électriques. Des voisins aux fenêtres qui épient la moindre allée et venue.

Le cadre idéal pour se faire chier toute une vie.
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le_Bisonle_Bison   21 novembre 2015
Tous parlent à voix basse en prononçant les mots terrorisme, Pays basque et ETA.
Ils murmurent :
- Ils pourraient nous entendre.
Elizabe demande :
- Qui ça, ils ?
Sourires gênés en guise de réponse.
Il est midi. Rue Filaudrie, les langues tournent sept fois dans les bouches, les voisins soupçonnent les voisins, les volets sont croisés et il est l'heure de passer à table. la cage d'escalier sent le poisson frit, les pommes de terre sautées et la peur.
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Vidéo de Marin Ledun
Marin Ledun vous présente son ouvrage "La vie en rose" de la collection "Série Noire" aux éditions Gallimard.
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Notes de Musique : Youtube Audio Library
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