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E.C.L. Meistermann (Traducteur)
EAN : 9782266022804
Pocket (08/07/2006)
4.24/5   34 notes
Résumé :
Sivesh, l'enfant mortel, a bien de la chance : le Maître des Ténèbres en personne l'aime comme un fils et lui donne tout ce qu'un simple humain peut souhaiter. Pour le satisfaire, il a fait pousser la belle Ferajin, Fille-de-Fleur. Mais Sivesh grandit, il veut connaître la Terre des hommes et vivre sa propre vie. Le Maître des Ténèbres accepte ; il n'oubliera pas de se venger. Comme tous les démons, il aime torturer les hommes par des enchantements et des cauchemars... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  21 novembre 2020
Les Mille et Une Nuits de la dark fantasy
Ce n'est pas la première fois que je lis le Maître des ténèbres de Tanith Lee, et la magie est toujours là !
Ce récit est le premier d'un cycle de cinq volumes (une pentalogie) qui se déroulent sur une Terre plate ; ils ne constituent pas une suite et donc peuvent se lire indépendamment les uns des autres.
Le Maître des ténèbres, c'est Ajrarn, le Prince des Démons ; il règne depuis des temps immémoriaux sur la Terre Inférieure et la fabuleuse cité de Druhim Vanashta, et il se rend régulièrement en Terre Supérieure, là où brille le soleil et où vivent les hommes, pour se jouer d'eux...
Les différents épisodes qui se succèdent dans le récit sont autant de contes cruels et merveilleux qui envoûtent le lecteur : celui de Sivesh, un enfant élevé parmi les Démons qui aspire à vivre en Terre supérieure, quitte à encourir la colère du seigneur Ajrarn ; celui de Zorayas dont la beauté est telle que nul mortel ne peut la voir sans tomber éperdument amoureux d'elle ; celui de Shezaël et Drezaëm qui se partagent la moitié d'une âme (transposition du mythe de l'amour raconté par Platon dans le Banquet) ; celui de Qebba dont la haine dévorante ravage le monde…
Ces contes, qui transposent certains mythes connus ou en inventent de nouveaux, constituent un récit d'autant plus envoûtant que l'écriture de Tanith Lee est somptueuse et d'une extraordinaire sensualité...
Laissez-vous ensorceler par Tanith Lee la magicienne !
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Gwenaweb
  25 février 2015
Contrairement au second tome (que j'ai lu avant le 1er à cause d'emberlificotage de mes pinceaux), ce premier volet est clairement plus du millésime que j'aime. Cet espèce de Tolkien version mille et une nuits était un ravissement pour mon imagination. J'avais beaucoup plus de facilités à me remettre dans l'histoire à chaque fois que je reprenais mon bouquin (enfin quand je dis "mon"… c'est pas le mien, il m'a été conseillé et prêté par un ami), probablement parce que les thèmes me secouaient un peu plus que les histoires du 2e tome.
Alors, c'est un peu grisée et pompette que je me suis laissée glisser dans la délectation de ce roman de femmes. Oui, les héros ont beau être des êtres au physique masculin, le livre est un roman qui parle, de mon point de vue, de femmes, qui sont le moteur de toutes les histoires. En même temps, cette série a été écrite par une femme (y a des fois où ma logique me submerge) et elles doivent pas être nombreuses, les femmes auteurs de SF. Et c'est sympa parce que les métaphores sont du coup pas mal imagées comme par exemple : "Il perça son torrent et sombra dans la profonde caverne marine de ses reins". Wow. C'est hot. Enfin, j'veux dire, profond.
Comme me disait mon ami-conseilleur, le livre demande un effort de la part du lecteur. C'est pas facile de lire ce style et c'est pas facile de tout comprendre. Pour moi, c'est limite de la science-fiction hard core. A petite dose, et à raison de quelques livres par an, oui. Demandez-moi de lire ce style toute ma vie, et je pense que j'arrêterais de lire !
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Bookworm84
  31 juillet 2011
J'avais commencé le Dit de la Terre Plate par son dernier volume. Il était temps de le lire en totalité mais en m'y prenant par le début, bien que cet agencement de courts récits soit dispatchés en 5 tomes pouvant se lire séparément.
Tanith Lee offre une très belle oeuvre inspirée des Mille et une Nuits par son ambiance orientale et magique et, surtout, sa sensualité. Sensualité de l'écriture, ciselée, poétique, qui n'a pas son pareil pour décrire toute la beauté dangereuse des démons, héros de ce Dit, ou toute la magnificence et toutes les émotions des personnages humains, jouets favoris des démons. Sensualité de ces histoires, aussi.
Un vrai régal, situé dans un univers original où la terre est plate et les démons en visite fréquente dans le monde humain pour y semer le désordre. Des démons bien loin de l'imagerie chrétienne, avec leur beauté surnaturelle et leur jeux méchants mais cependant presque innocents, comme des enfants jouant cruellement avec une fourmillière.
Enchanteur !
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samaudruz
  12 avril 2020
Le maître des ténèbres est le seul livre que j'ai lu de Tanith Lee. Je suis tombé dessus par hasard, à une époque où ce genre de titre m'attirait. Chaque chapitre est un conte, une nouvelle avec un côté mythologique et parfois très poétique. Les images sont fortes, comme cette âme qui va rejoindre son futur corps et devant laquelle se dresse un chevalier des ténèbres qui la scinde en deux, déposant chaque moitié dans un corps différent. Une magnifique nouvelle. Où cette rencontre érotique franchement électrique avec le maitre des ténèbres. Bref, j'ai beaucoup aimé. Peut-être un jour lirai-je le maitre de la mort.
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Vadaeme
  12 juin 2013
Je m'attendais à lire les aventures d'un jeune puceau, n'ayant rien demandé à personne, qui se serait vu attribuer la mission de déflorer la belle princesse, et accessoirement de vaincre le gros méchant et sauver le monde. Bref, un schéma bien trop classique en fantasy. Et quelle claque ! Il n'en est rien. Ici, le héros, c'est le méchant, Ajrarn, le Seigneur des ténèbres, et sa mission; s'amuser avec l'humanité.
Ce premier tome regroupe donc plusieurs histoires ayant parfois d'autres points communs qu'Ajrarn qui pourraient être considérées comme des nouvelles. Même si cela m'a plutôt fait penser aux mythes grecs, de par la forme, comme le font. En effet, des humains aux défauts ou obsessions plus ou moins marquées se feront manipuler par un "dieu" joueur, le tout servi avec une poésie incontestable.
Le Maitre des Ténèbres est une vraie bonne surprise que je conseille vivement à tous.
Lien : http://vadaeme.blogspot.be/2..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
VadaemeVadaeme   12 juin 2013
"Pourquoi pleures-tu?" voulut savoir Ajrarn, fasciné, alors qu'il s'appuyait à la porte, avec sa beauté merveilleuse, avec ses cheveux qui brillaient comme un feu bleu de nuit, et vêtu de toute la splendeur de la nuit.
-Je pleure parce que ma vie a été bien cruelle, et parce que maintenant je dois mourir, dit la femme.
-Si ta vie a été aussi cruelle, tu devrais être heureuse de la quitter; sèche donc tes larmes qui, de toute façon, ne t'aideront en rien.
Les yeux de la femme se séchèrent effectivement, et éclatèrent d'une colère presque aussi vive que les yeux noir de charbon de l'étranger.
-Abomination ! Que les dieux te maudissent de venir te moquer de moi en mes derniers moments! Toute ma vie ne fut que lutte, tourment et douleur, mais je périrais sans un mot s'il n'y avait ce petit garçon que j'ai mis au monde que depuis quelques heures. Qu'adviendra-t-il de mon enfant lorsque je serais morte?
- Celui-ci mourra aussi, sans nul doute, estima le Prince, et tu devrais plutôt te réjouir de voir qu'il lui sera épargné les supplices dont tu me parles.
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VadaemeVadaeme   12 juin 2013
On raconte que les tigres suivaient les petites filles comme des chiens sans leur faire de mal, que les licornes luttaient pour rire avec leurs cornes dorées en plein jour, qu'une orange sur quarante contenait un souhait, et que les chats apprirent à chanter, et ce de façon tout à fait charmante.
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GwenawebGwenaweb   25 février 2015
L'amour est une chose terrible. Taki se lamenta et dépérit dans sa maison de roche, ses larmes inondèrent le plancher et ses gémissements étaient si puissants qu'ils prirent la forme de chauve-souris et voletèrent partout en grappes.
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VadaemeVadaeme   12 juin 2013
Où se trouvait le coeur de la Haine, de la forme qu'elle avait revêtue, n'a pas été retenu, et ne pourrait être écrit, de même qu'on ne peut mâcher de l'eau.
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VadaemeVadaeme   12 juin 2013
L'enfant peut craindre de naître et la mère de lui donner naissance, pourtant aucun des deux ne peut choisir lorsque l'heure est venue. Ils n'ont nul choix.
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