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Critique de Cer45Rt


Cer45Rt
  05 janvier 2019
J'ai souvent entendu que ce qui était intéressant dans "Ne tirez pas sur l'Oiseau Moqueur", c'était la résurrection de la poésie de l'enfance. Je ne suis pas de cet avis ; pour moi, ce qui est intéressant, dans Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, c'est les moeurs de l'Amérique d'un autre temps. En effet, tout au long de ce roman, l'on découvre l'Amérique d'une certaine époque, une Amérique ancienne, une Amérique datée, une Amérique d'une autre époque. Une Amérique où un idéaliste, Atticus Finch, défend un homme, Tom Robinson, victime du racisme qui habite cette société. Une société habitée par l'injustice et le racisme. Une société simple et complexe à la fois. Une société qu'il est passionnant de découvrir, par le prisme de la narration de "Scout", la jeune narratrice. Une société qui nous apparaît sous un jour sombre et lumineux à la fois. Ce livre est habitée par une certaine manière de vivre, une manière de vivre, en Amérique, en Alabama, dans les années 30. Il est évident que l'auteure s'est ici inspiré de Monroeville, la cité d'Alabama où elle est née et où elle a passée sa jeunesse, où elle est née, le 28 avril 1926. Sans aucun doute, elle la condamne : elle est raciste. Les éléments de cette société les plus valorisés sont, ceux, justement, qui ne sont pas racistes. Ce n'est pas un hasard. En effet, tout ce livre, bien loin de la célébration de l'enfance qu'on y a vu est une dénonciation du racisme, un manifeste contre le racisme. Un manifeste qui éclaire de façon saisissante la société où l'on vit : ce qui était dans les années 30 n'est pas si loin de ce qui est aujourd'hui…
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