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EAN : 9791033900320
448 pages
Éditeur : Harper Collins (01/02/2017)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Armées de simples crayons et de règles, elles ont propulsé les États-Unis en tête de la course à la conquête spatiale.

Les « ordinateurs de couleur ». Tel était le descriptif de poste des mathématiciennes afro-américaines Dorothy Vaughan, Mary Jackson, Katherine Johnson et Christine Darden, employées à la NASA dans les années soixante.
Grâce à ces femmes, les États-Unis envoyaient l’astronaute John Glenn en orbite en 1962, dix mois seulement ap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Fifrildi
  11 juillet 2018
C'est mon père qui m'a parlé du film que j'ai regardé avec les enfants (nous l'avons tous beaucoup aimé). Quand un film me plaît (ou le sujet du film), je regarde toujours s'il n'est pas tiré d'un livre... on ne sait jamais.
Les figures de l'ombre, le livre, n'est (à mon sens) pas un roman. Il ne s'agit pas d'une histoire romancée des personnages. Cela ressemble plus à un livre d'histoire mais raconté. Je ne sais pas si je me fait bien comprendre?
L'auteure y raconte la carrière et la vie des quatre femmes afro-américaines qui ont joué un rôle crucial dans la course à l'espace au sein de la NASA. Il y a Dorothy Vaughan, Katherine Johsnon, Mary Jackson et Christine Darden (cette dernière n'est pas reprise dans le film).
C'est très intéressant mais parfois un peu ennuyeux à lire (question de style de l'auteure je pense).
Une autre histoire de la NASA qui remet beaucoup de choses en question (par exemple, par rapport à tout ce que j'ai cru savoir sur le Programme Apollo, etc.). Mais aussi, une histoire de la condition de la femme afro-américaine.


Challenge multi-défis 2018 (43)
Challenge Plume féminines 2018 (Un livre traitant de la discrimination envers les femmes)
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lumerolle
  21 août 2019
Voici une chronique un peu différente de ce que je propose habituellement. Je préviens tout de suite qu'elle comporte des idées fortes et personnelles parce que ce livre aborde des causes qui me touchent, telles le féminisme et le racisme. Il s'agit uniquement de mon avis. Toutefois, n'hésiter pas à venir partager votre opinion en commentaire.
Au départ, je n'avais pas prévu de lire Les figures de l'ombre. Je comptais juste regarder le film. Quand je suis tombée sur ce bouquin en parcourant les rayonnages de la boutique de seconde main Ramd'Âm, je me suis dit : « pourquoi pas ? ». Au passage si vous ne connaissez pas ce magasin namurois, je vous invite à aller y faire un tour. Il n'est pas bien grand mais l'atmosphère et la déco vous happeront dans un autre monde. A chaque fois que j'y passe, j'ai l'impression de voyager dans un trou spatio-temporel car je ne vois pas le temps passer.
Revenons à nos moutons. Les figures de l'ombre expose l'histoire des femmes, principalement d'origine afro-américaine, qui ont participé à l'aventure spatiale des USA. Irrités de s'être fait battre deux fois de suite par les Russes en pleine guerre froide avec les lancements de Spoutnik (1947) et du premier homme dans l'espace (Youri Gagarine, 1961), les Américains vont dépenser des liards dans le développement de la NASA pour rattraper leur retard. C'est avec audace que le président Kennedy dira « We choose to go to the Moon » dans son discours de 1962. C'est malheureux que l'homme qui prononça ces mots, ne pu voir de ses propres yeux la réalisation de cet exploit alors qu'il a galvanisé ses citoyens.
Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong pose les pieds sur la lune lors de la mission Apollo 11. L'annonce du cinquantenaire de cet évènement m'a donné envie d'ouvrir Les figures de l'ombre et de me plonger dans une partie de l'aventure spatiale des Etats-Unis ou plutôt des femmes qui ont apporté leur brique à l'édifice.
L'autrice commence son histoire avec la seconde guerre mondiale, point de départ de l'émancipation des femmes qui doivent faire tourner l'économie en l'absence des hommes, et du développement fulgurant de la NACA (Comité consultatif national pour l'aéronautique) qui améliore les capacités des avions pour guerroyer et qui deviendra la NASA lors de guerre froide. Margot Lee Shetterly insère la biographie d'une poignée de femmes noires qui ont été engagées comme calculatrice humaine.
Ce documentaire prometteur de part son sujet m'a déçue sur plusieurs points. En effet, le travail de recherche est indéniable par la bibliographie bien référencée et les nombreuses notes de bas de page. Mais la synthèse et le produit final sont brouillons (manque de clarté et beaucoup de coq à l'âne), et l'objet principal est noyé par d'autres thématiques qui sont certes indispensables pour la compréhension mais qui ont pris plus d'ampleur que le propos ciblé.
L'écrivaine me conforte dans cette opinion en exposant dans son épilogue que le film est basé sur un document d'une cinquantaine de pages et non sur l'ouvrage de 350 pages que j'ai eu entre les mains. Mis bout à bout, c'est ce que doit faire à une dizaine de pages près, la quantité de données sur les mathématiciennes de la NASA.
Contextualiser, rendre compréhensible la société dans laquelle ces femmes évoluent est important. Tout le monde (moi incluse), ne connait pas forcément l'histoire des Etats-Unis de façon précise. Cependant, Shetterly dépasse cette simple remise en contexte. Elle fait de nombreuses digressions et reparle plusieurs fois de faits passés et déjà expliqués (exemple : la guerre de Sécession). Si apporter de temps en temps des points sur l'histoire de la ségrégation aide à comprendre l'évolution de la société américaine en parallèle de l'intégration des calculatrices dans leurs équipes, les éléments décrits pendant des pages n'ont pas toujours un rapport direct avec elles. Cela ressemble plus à du remplissage. Par exemple, sur les 90 premières pages, la seule personnalité détaillée est Dorothy Vaugan et ont apprend seulement qu'elle a contribué vaguement à l'amélioration de la soufflerie pour tester les avions en plus de sa biographie. Cela fait peu quand on se rend compte du nombre de digressions sur l'histoire de la division entre blancs et noirs. le livre continue sur cette lancée avec des descriptions sur la guerre froide et l'apologie des hommes comme John Glenn.
Il y a peu je discutais avec un vaillante féministe sur un projet relié aux sorcières actuelles. Elle a émit une idée qui se concrétise dans cet ouvrage : il existe une hiérarchie des causes justes. Dès que l'on veut défendre une femme, on va l'associer à une autre valeur. Par exemple, on parlera d'une femme qui s'est fait tabassée en rue parce qu'elle était noire ou on parlera plus du voile qu'elle porte plutôt que de sa nature humaine. Or, quelque soit la couleur de peau, la religion ou l'endroit que l'on habite sur terre, il y a très peu de civilisations qui ne voient pas le sexe féminin comme un être faible dont le travail et les efforts quotidiens (professionnels ou privés) sont valorisables. Chaque cause est importante et aucune ne devrait prendre le pas sur l'autre. Je ne sais pas si le produit final et cette importance de l'histoire de la ségrégation et du racisme est du fait de l'autrice ou de la maison d'édition. C'est juste vraiment dommage de se rendre compte à quel point le sujet principal disparait au profit d'une autre cause traitée dans une pléthore d'ouvrages.
Il est possible que cette synthèse soit venue trop tard. En effet, l'écrivaine dit à plusieurs reprises que les calculatrices noires ont apporté énormément à l'aventure spatiale mais elle ne poursuit pas avec des exemples concrets. Ce qui ressort de cette affirmation est : elles font des calculs et travaillent tellement qu'elles s'abîment les yeux. Je pense que les recherches pour ce livre auraient dû être réalisées il y a plusieurs décennies : lorsque ces mathématiciennes étaient encore en vie. Seule la contribution de Katherine Johnson est palpable et importante. « Dites-moi où vous voulez faire amerrir cet homme, et je vais vous dire à quel endroit du ciel il faut l'envoyer ». C'est aussi la seule personne ayant travaillé à cette époque qui a été interviewée avec une autre employée des ressources humains. Les autres étant des descendants. de ce fait, l'épilogue apporte plus d'éclaircissement sur ce qui se passe dans les années 70s que les 300 pages traitant de la deuxième guerre mondiale à l'alunissage des américains.
J'ai une nette impression que ce bouquin connait un succès plus parce qu'on se trouve à une période propice à ceux qui défendent les grandes valeurs que par sa qualité. En l'achetant, je m'attendais à recevoir une claque. A comprendre l'importance de l'ouvrage de ces femmes dont le travail est passé dans l'ombre car les héros sont avant tout ceux qui sont dans les fusées et non ceux qui sont derrière les écrans, et parce que ce sont des femmes dont la contribution est « négligeable ». En le lisant, il n'a pas eu l'impact escompté.
Pourtant, Dorothy, Mary, Katherine, et toutes les autres sont exemplaires et extraordinaires. Elles se battent pour concrétiser leurs rêves malgré les regards et les obstacles inhérents à leur condition de personne de couleur et de femme. L'ensemble des tâches qu'elles réalisent au cours de leur vie, ne se résument pas uniquement à ce qu'elles font pour la NASA. En dehors, elles font tellement de choses pour briser les codes. C'est impressionnant et inspirant. Et c'est d'autant plus dommage que leurs exploits soient submergés par les anecdotes et les digressions. Elles passent au second plan.
Même la manière de décrire certains passages minimisent leurs actions. Par exemple, « Les chefs […] cultivaient manifestement les talents de leurs membres de sexe féminin ». Non, ce ne sont pas les hommes qui cultivent le talent des femmes. Ce sont elles qui part leur volonté et leurs compétences se font une place au soleil. C'est parce qu'elles se battent à leur manière, en travaillant avec précision qu'elles sont reconnues par leurs pairs masculins et qu'ils les veulent dans leur équipe.
Si Les figures de l'ombre possède de nombreux défauts que je viens de décrire, il a aussi ses qualités. J'apprécie que Margot Lee Shetterly ne fasse pas abstraction des petites reconnaissances que les calculatrices ont reçues de leur vivant : la possibilité de signer ou cosigner des rapports de recherches, la présence de leur contribution dans la presse noire en 1962, le fait que des hommes les veulent spécifiquement dans leur équipe. Ne pas faire l'impasse sur ces éléments montre que leur travail a participé à faire bouger les mentalités. Quelques points et exemples sexistes sont également mis en avant et elle évite de répéter la ségrégation dans son écriture. S'il existe bien entendu des dissensions entre les femmes blanches et noires, Shetterly précise à plusieurs reprises qu'elles subissent des situations dégradantes similaires ou que leur valeur est diminuée quelque soit leur couleur de peau.
Une version enfant est sortie dans le monde anglophone. J'espère que la manière de décrire la vie de ces femmes est mieux réalisée que dans le documentaire et qu'il suscitera des vocations mais surtout de la confiance en soi et en ses compétences auprès de nombreuses petites filles qui ne sont pas toujours poussées dès leur plus tendre enfance à exprimer ce qu'elle sont et à s'affirmer comme on laisse les garçons faire.
La version enfant des figures de l'ombre
En bref, Les figures de l'ombre est un livre qui passe à côté du sujet principal malgré le travail accompli par l'autrice. Loin d'être un phare dont la lumière disperse les nuages et redonne confiance et volonté aux femmes et adolescentes, il a au moins eu la chance d'être paru au bon moment pour rendre à ces femmes la gloire qu'elles méritent.
Lien : https://uneloupiotedanslanui..
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Elanoraev
  21 novembre 2018
Les figures de l'ombre ce sont ses femmes de couleur engagées comme calculatrice humaine dès la Seconde Guerre Mondiale. Leur travail va permettre de développer les technologies permettant les programmes spatiaux américains (Mercury, Gemini, Apollo).
Extrêmement documenté, Margot Lee Shetterly nous propose ici plus qu'une histoire de développements techniques et de calculs. C'est surtout et avant tout une histoire de la ségrégation dans une Amérique des années 50. Ces femmes noires ont pourtant réussi à s'imposer, non sans difficultés, dans cette base de Langley d'où sont parties toutes les idées et avancées technologiques permettant finalement d'envoyer un américain dans l'espace.

Si le propos est passionnant et permet d'aborder les différents aspects de la ségrégation faisant rage à cette époque, il est aussi très dense, parfois un peu trop peut être. On se perd souvent dans les noms, chacune de ces femmes étant suivie un temps avant de passer à la suivante, d'en présenter une autre pour mieux revenir à la première, le tout entrecoupé de ces personnages forts de la lutte contre la ségrégation.
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cvd64
  31 août 2020
le livre ne rend pas l'hommage du à ces héroïnes car son écriture tient plus d'une thèse technique que d'un essai ou documentaire (sans aller jusqu'au roman) ce qui aurait faciliter l'accès au plus grand nombre.
l'histoire est porteuse d'espoir et de dépassement de soi dans des situations critiques où les compétences sont mises en avant plutôt que la victimisation.
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bina
  18 mars 2018
Un incroyable destin que celui de ces ‘'filles de couleur''. Vocabulaire entre guillemets car c'est comme cela que l'auteure ouvre son roman. Par une note de l'auteure mettant en garde le lecteur au sujet du vocabulaire employé. Car ces mots, qui peuvent choquer aujourd'hui, collent au plus près de la situation de l'époque.
Mary, Catherine, Dorothy et bien d'autres, calculatrices humaines qui ont joué un rôle important au service des ingénieurs de la NASA, ont très longtemps été passées sous silence, laissées dans l'ombre, oubliées. Mais certaines de ces femmes, toutes licenciées en mathématiques et / ou physique, étaient des génies. Sans elles pas d'homme dans l'espace, au moment de la course à l'espace dans le contexte de la Guerre Froide entre les Etats-Unis et l'URSS.
J'ai découvert cet ouvrage grâce au film du même nom, nouvellement acheté par le CDI de mon établissement. Je ne pouvais pas ne pas me procurer le livre ! Et celui-ci est bien plus riche, tant historiquement que socialement, et avec une bien plus grande amplitude chronologique que le film.
Un très bon documentaire avec en toile de fond la lutte pour l'émancipation des femmes et contre la ségrégation.
Etre femme, être noire, être femme noire à la NASA et dans la société américaine.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   03 juillet 2018
Tout comme les îles - lieux isolés à la biodiversité unique et riche - revêtent une importance pour les autres écosytèmes de la planète, l'étude d'individus et d'événements apparemment isolés ou négligés révèle des liens et des éclairages inattendus pour l'époque contemporaine.

(extrait du prologue)
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rkhettaouirkhettaoui   17 mars 2017
Les ingénieurs n’étaient que la partie émergée de l’iceberg, car chacun d’eux requérait le soutien d’un certain nombre d’autres collègues : des artisans pour construire les maquettes des avions testées dans les souffleries, des mécaniciens pour entretenir les souffleries en question, et des petits génies en calcul mental pour traiter le déluge numérique issu de ces recherches. Portance et traînée, frottement et flux. Qu’est-ce qu’un avion, si ce n’est un faisceau de données physiques ? Et la physique est synonyme de mathématiques, et les mathématiques réclament des mathématiciens. Or, depuis le milieu de la décennie précédente, ces mathématiciens étaient des femmes. Le premier pôle de calcul féminin de Langley, créé en 1935, avait provoqué une tempête de protestations chez les hommes du laboratoire17. Comment des femmes pouvaient-elles s’attaquer à une matière aussi rigoureuse et aussi précise que les mathématiques ?
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FifrildiFifrildi   04 juillet 2018
Comment un noir américain aurait pu observer l'anéantissement à l'oeuvre en Europe sans songer aux quatre siècles de lutte de ses ancêtres contre les privations, à la suppression de son droit de vote, à l'esclavage et à la violence?
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rkhettaouirkhettaoui   17 mars 2017
« Nous ne chanterons plus jamais ça » Cette chanson renforçait les stéréotypes les plus grossiers sur ce qu’un noir pouvait ou devait être. Parfois, elle ne l’ignorait pas, les batailles les plus importantes pour la préservation de la dignité, de la fierté et du progrès se livraient à travers les actes les plus simples. Pour les jeunes filles de la Troupe no 11, ce fut un moment fort. Mary ne détenait pas le pouvoir de libérer les filles des contraintes que la société leur imposait, mais il était de son devoir, estimait-elle, de contribuer à lever les restrictions qu’elles pourraient s’imposer à elles-mêmes. Leur peau foncée, leur sexe, leur statut économique — rien de tout cela ne constituait d’excuses acceptables pour s’empêcher de laisser libre cours à son imagination et à ses ambitions.
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FifrildiFifrildi   05 juillet 2018
Dans le Sud, les bibliothèques, musées, laboratoires et collections scientifiques [des blancs] sont soit complètement fermés aux chercheurs noirs, soit partiellement accessibles et dans des conditions humiliantes.
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Video de Margot Lee Shetterly (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margot Lee Shetterly
Les Figures de l'ombre (2017) - Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines, avec Octavia Spencer, Kevin Costner - Bande annonce.
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