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EAN : 9782732490564
40 pages
La Martinière Jeunesse (11/04/2019)
4.29/5   19 notes
Résumé :
J'habite une petite île qui flotte au beau milieu de la mer. Cette île où j'habite est remplie de petites choses de toutes les couleurs. Ces choses se déversent petit à petit dans la mer en suivant les fleuves, ou bien elles arrivent en grand nombre, portées par les puissantes vagues des tempêtes ou des raz de marée...

Sur mon île traite avec poésie de l'existence du continent plastique et de ses impacts sur la vie et la survie de la faune des océans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Ileauxtresors
  10 juin 2019
La littérature, et la littérature jeunesse en particulier, offre souvent une parenthèse de rêve, une opportunité de faire abstraction des préoccupations quotidiennes et de s’évader dans des mondes imaginaires où tout est possible… Elle peut aussi permettre de parler de la réalité, des splendeurs et des misères du monde réel avec les enfants – parfois plus aisément qu’en les abordant de façon frontale. Car les petits sont sensibles au monde qui les entoure. Ils perçoivent les grandes questions de société et l’actualité, sans toujours être armés pour les décoder. Ce contexte est pourtant souvent essentiel car il préoccupe les adultes autour d’eux, mais aussi dans la mesure où il affecte leurs comportements et motive certains principes de vie. Par exemple, il n’a pas toujours évident de faire comprendre à nos enfants pourquoi nous consommons le moins possible et en privilégiant, dès que la situation le permet, les matériaux durables et les objets d’occasion… Nous sommes évidemment soucieux de les préserver des réalités sociales trop dures. Mais impossible de leur expliquer pourquoi nous ne achetons pas de jouets en plastique sans leur parler de surconsommation, de déchets et de pollutions.
Sur mon île est un album précieux qui permet précisément de parler, à hauteur d’enfant, du « continent de plastique » qui grandit dans l’océan Pacifique, alimenté par les déchets au gré des courants marins. Nous découvrons cette gigantesque décharge à travers la perspective d’un oiseau qui évoque la consommation massive d’objets en plastique qui paraissent à première vue inoffensifs. Mais dont on perçoit bientôt, grâce à un jeu subtil sur les couleurs, la dissémination dans les cours d’eau et le milieu marin – dévastatrice pour le paysage, mais aussi pour les animaux… Les mots sont d’autant plus touchants qu’ils sont simples. Et pourtant, les dessins de Myung-Ae Lee sont si splendides et densément évocateurs qu’ils se suffiraient presque à eux-mêmes. Avec intelligence, il donnent beaucoup à réfléchir à notre portion de responsabilité individuelle dans ce drame écologique…
Myung-Ae Lee prend donc ses jeunes lecteurs au sérieux, mais parvient parfaitement à se placer à hauteur d’enfant. Parce que le ton de l’oiseau-narrateur reste sobre et ne verse à aucun moment dans le pathos. Parce que les dessins permettent de montrer la réalité en choquant moins qu’une photographie. Parce que les initiatives prises pour limiter l’ampleur des dégâts sont évoquées, elles-aussi. Parce que la nature reste belle et continue de fourmiller de vie sur chacune des illustrations de l’album. Parce que la mort des animaux n’est pas explicitement évoquée – l’album se prête à des prolongements sous forme d’échange avec les parents qui jugeront ce que leur enfant peut entendre et sous quelle forme…
Un album fort, émouvant et important, qui a su captiver mes deux garçons, mais aussi mes deux nièces plus jeunes, dont l’une est en maternelle. Tous l’ont dévoré avec curiosité et l’ont beaucoup apprécié, ce qui ne m’a pas étonnée. Les enfants aiment quand le monde leur est rendu intelligible… Sur mon île montre qu’il est possible de parler avec eux des questions les plus terribles. Le souffle poétique, la densité du texte et la sensibilité des illustrations en font un modèle en la matière.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Lagagne
  26 juillet 2019
Un album triste et beau à la fois.
Un macareux nous fait découvrir son île, son île toute particulière. Elle se forme petit à petit, de choses colorées et étonnantes pour les oiseaux. Ça les intrigue, ils s'adaptent, mais ça les blesse aussi, et les tue. Cette île, c'est une île de plastique, une île faite de nos déchets.
Le texte oscille entre poésie et tristesse. Texte et image se complètent plutôt bien. L'image précise, complète les mots, nous rend visible ce qui est plus compliqué à saisir pour un macareux.
Et les illustrations sont très jolies. La première notamment, la ville avec ses immeubles dessinée simplement en noir et gris. Et la dernière, cette île de plastique si jolie, si colorée, si meurtrière...
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asnico
  08 janvier 2020
La quatrième de couv dit simplement : « j'habite une petite île qui flotte au beau milieu de la mer… ». Waouh, moi qui voulais passer quelques jours à l'île Maurice… Mais déjà la couverture ne fait pas rêver. Plus on avance dans le livre, plus les dessins sont beaux mais malheureusement, plus la planète est polluée et les animaux voient leur habitat naturel détruit.
J'ai été touchée par cet album qui met en scène ces animaux démunis et cette planète fatiguée à laquelle nous, mais aussi les générations futures, devons faire attention. Histoire à lire à partir de 6 ans.
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sophronie
  11 juillet 2019
Un album aux illustrations très graphiques, très détaillées. C'est le point de vue du monde animal, ici en l'occurrence les oiseaux qui observent et sont victimes de l'activité humaine et subissent la dégradation de l'état des sols, des mers, pollués par les déchets.
Cet album n'est pas du tout moralisateur. Il interpelle par ce qu'il y a ce point de vue différent. C'est un sujet très actuel qui fera écho à certaines images que l'on voit passer dans les médias.
Très réussi. Je le recommande.
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ladythat
  13 octobre 2020
Sur mon île aurait pu être une invitation au voyage mais ne nous y trompons pas, dès la couverture le ton est donné: la pollution plastique s'en prend aux animaux marins.
Le texte prend peu de place, les illustrations se suffisent à elles-mêmes. Partant de la ville et des hommes, l'auteur dénonce notre société de consommation et ce que cela engendre comme déchets plastiques. du plastique qui apparait d'abord en points de couleurs qui font comme des constellations, avant de prendre des formes plus concrètes et de se retrouver dans l'océan, amoncelés en tas. le huitième continent… le macareux moine, avec son visage mignon, attire la sympathie du lecteur. Bien que très loin de son habitat naturel, il représente ici les espèces en voie d'extinction (lui est plutôt victime de la surpêche). Narrateur, il est l'hôte impuissant qui de son regard triste voit mourir ses amis.
Avec sincérité, Myung-Ae Lee propose un regard critique et réaliste sur un problème écologique majeur de notre époque. Elle soulève la question de la surconsommation et des effets qu'engendrent nos achats sur la biodiversité et sur nos paysages. Percutant, l'album s'adresse à un jeune public qui est ici pris au sérieux et responsabilisé. La protection des océans est l'affaire de tous et il n'est jamais trop tôt pour sensibiliser nos enfants. Sur mon île est un album au message écologique fort, au graphisme soigné qui nous a beaucoup touché et que nous avons pris le temps de lire plusieurs fois.
Lien : https://sirthisandladythat.c..
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critiques presse (1)
Ricochet   27 juin 2019
Ce premier album pour la jeunesse d’une illustratrice coréenne est un choc, autant pour les petits que pour les grands [...] Une démonstration par l'exemple sobre, salutaire, indispensable.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
IleauxtresorsIleauxtresors   10 juin 2019
Cette île où j'habite...
... est remplie de petites choses de toutes les couleurs.
Ces choses se déversent petit à petit dans la mer en suivant les fleuves.
Ou bien, elles arrivent en grand nombre, portées par les puissantes vagues des tempêtes ou des raz-de-marée.
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