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ISBN : 2246858682
Éditeur : Grasset (07/10/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.48/5 (sur 396 notes)
Résumé :
Milieu des années 1950. Jean Louise Finch, dite «Scout», est de retour à Maycomb, sa petite ville natale de l'Alabama, pour rendre visite à son père, Atticus. La nation se déchire autour des questions raciales. Confrontée à la société qui l'a façonnée mais dont elle croit s'être affranchie en partant vivre à New York, Jean Louise va découvrir ses proches sous un jour inédit ...
En 2015, Harper Lee a créé la surprise en publiant un second roman, suite de l'inc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  25 octobre 2015
Il y a deux semaines je postais ma critique du roman « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur », sans même savoir qu'une suite venait à peine de paraître.
Je remercie Michemuche, Lehane-fan et Dourvach d'avoir attisé ma curiosité quant au dernier roman d'Harper Lee.
J'ai adoré « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur » et il me paraissait tout naturel de lire la suite dans la foulée et ce fut un plaisir de retrouver Jean Louise Finch, dite « Scout ».

On la retrouve vingt ans plus tard, toujours aussi mutine, si peu encline à suivre les règles de la bienséance sudiste, avec ce même franc-parler qui amuse tant les lecteurs !
Vivant désormais à New York, bien loin de Maycomb, sa petite ville natale, Jean est devenue une jeune femme indépendante et émancipée.
C'est lors d'une visite à son père et à son ami Henry Clinton (qui veut l'épouser) que tout ce en quoi elle croyait fermement va soudainement s'écrouler.
Et le lecteur avec elle de partager sa stupeur !
Quoi ! Comment Atticus, son père, cet homme intègre et grand défendeur des opprimés, fervent combattant des discriminations et de la ségrégation raciale peut-il siéger à un conseil des citoyens, aux côtés de ceux qu'il avait toujours détesté, ceux qui prônaient la haine et la supériorité des Blancs sur les Noirs ? Comment Atticus peut-il laisser parler ces hommes racistes et les écouter tranquillement sans quasiment broncher ?
Et le lecteur de compatir à la colère de Jean Louise, à ce sentiment terrible d'avoir été trahie par son père, celui qui jusqu'alors représentait son idéal, celui qui avait bâti une à une ses convictions, qui avait fait d'elle cette jeune femme moderne et humaniste.

Alors, bien sûr, on peut se demander ce qui a bien pu passer par la tête d'Harper Lee et rejeter en bloc ce roman qui dérange, qui nous trouble et qui nous renvoie à nous-mêmes.
Mais toute la force de ce roman est là. Il dérange, il pose des questions sans toujours donner les réponses, il nous aide à peser le pour et le contre, il nous aide à grandir encore...

« Chacun a son île, chacun a sa sentinelle : sa propre conscience. »

C'est cette phrase qu'il convient de méditer et ce roman nous y aide drôlement !
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Titania
  04 avril 2016
Au soir de sa vie, Harper Lee, qui n'avait commis qu'un seul roman, en publie un second. On peut s'interroger sur le coup marketing réussi à base de rumeurs autour de la genèse de ce texte qui porte une ombre sur son authenticité. On peut aussi, imaginer qu'une histoire aussi forte que " l'oiseau moqueur" procédait d'un travail énorme d'écriture et de sélection qui a laissé pas mal de pages de côté qui nous reviennent maintenant.
Tous ces doutes entachent le début de la lecture d'un parfum de scandale, et m'ont beaucoup troublée je l'avoue . A quoi ressemblent ces pages qui ont sans doute nécessité plus de réécriture ou de mise en forme de la part de la maison d'édition qu'un manuscrit ordinaire ? Quelle histoire nous raconte Harper Lee par delà la mort comme une sorte de testament ?
j'ai voulu retrouver Scout, enfin Jean Louise, jeune femme libre de 26 ans qui réside et travaille à New York et qui vient passer quelques jours de vacances dans sa famille dans l'Alabama dans les années 1950 . Elle y retrouve son éternel fiancé Hank, devenu l'associé de son père vieillissant diminué par les rhumatismes.
Chaque lieu lui rappelle un épisode de son enfance et de son adolescence. C'est la chronique douce amère du temps qui passe et des choses qui changent et ne reviennent plus. La fille émancipée qui s'est construite dans la douleur, dans la séparation et le deuil, découvre amusée que son groupe de copines se compose de filles à marier, de jeunes mariées et de jeunes mamans, elles ne se définissent que par rapport aux hommes. Les bavardages entrecroisés de ces pipelettes lors d'un Tea Time organisé par la toujours aussi guindée tante Alexandra, sont aussi drôles que les espiègleries des souvenirs d'enfance et d'adolescence et produisent comme un bruit de fond pour notre héroïne déconnectée par sa vie new-yorkaise.
Puis, c'est la découverte que son père, son petit ami, la plupart des anciens copains d'école sont membres de conseils de citoyens, des collectifs ségrégationnistes, pas loin du Klan. L'adulte voit enfin sans les lunettes roses de l'enfance, avec douleur, son pays qu'elle aime, meurtri et fracturé par des guerres non oubliées, et la mémoire de l'esclavage, un monde et des personnes qui l'ont façonnée et dont elle est sortie meilleure plus lucide, avec des valeurs de justice et d'égalité .
Il faut attendre le dernier chapitre qui fonctionne comme une ouverture pour donner un éclairage nouveau à cette opposition violente qui ravage notre héroïne . Je vous laisse trouver qui est la sentinelle de ce roman complexe qui nous fait méditer sur une leçon de vie personnelle. "Ce n'est pas quand nos amis ont raison, qu'ils ont besoin de nous".
J'ai reconnu le style pétillant de l'auteur, et j'ai beaucoup aimé ce roman dans lequel ce grand écrivain sudiste met beaucoup d'elle et de ses espérances, de sa foi en l'humain. C'est un roman recevable maintenant à notre époque, loin du champ clos américain des combats pour les droits civiques. Il résonne autrement d'une dimension plus universaliste du très dur chemin vers la liberté qui nous concerne tous, et en tout temps.



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joedi
  11 février 2017
Dans ce livre édité quelques mois avant son décès et pourtant écrit avant Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Prix Pulitzer en 1961, j'ai retrouvé les mêmes personnages plus âgés. Jean Louise, la jeune Scout de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, est une jeune femme libérée qui vit à New York. Nous sommes au milieu des années 1950, Jean Louise, vingt-six ans, décide de passer ses vacances à Maycombe auprès de son père qu'elle n'a plus vu depuis quelques années. En Alabama les questions raciales sont à l'ordre du jour du Conseil des citoyens, les Noirs sont tenus à l'écart, Jean Louise ne peut accepter cela, elle a gardé son âme d'enfant, pour elle les différences de couleur n'existent pas. À New York il est normal, dans un bus, de s'assoir à côté d'un Noir, ici on les tient à distance, ce sont des êtres inférieurs, ils ne sont pas intelligents, ce sont des nègres. Jean Louise est bouleversée, elle se révolte, mais son oncle, le docteur, le frère d'Atticus, son père, lui explique les questions raciales qui ont cours au Sud, dans l'Alabama, à Maycombe et, Jean Louise comprend. À lire !
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cicou45
  29 décembre 2015
Arghhh...J'enrage !Nous sommes à peine le 29 décembre et voilà que je termine déjà le second livre que le Père Noël à déposé sous mon sapin, à savoir le quart des nouveaux saveurs fraîches que j'ai eu pour ce jour exceptionnel...heureusement que ce dernier est suivi de près par un autre grand jour pour moi, à savoir celui de mon anniversaire, autre occasion pour moi de me faire offrir des livres que j'aurai, tout comme ici, méticuleusement choisi au préalable ! J'enrage aussi car, à force de trop savoir ce que l'on a réellement envie de lire (sans surprise donc, j'entends), on ne peut être qu'enchantée par ce que l'on vient de lire mais aussi légèrement déçu (e) car on a (encore une fois) lu trop vite et que l'on sait pertinemment (du moins est-ce le cas pour moi) que même si l'envoie nous venait de le relire, on ne ressentirait plus jamais la même impression que l'on a eu le première fois que l'on a découvert ce dit ouvrage !
J'avais lu il y a quelque temps déjà "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" et lorsque j'ai appris, via les réseaux sociaux (merci Babelio) qu'une suite paraissait, c'est donc tout naturellement que j'ai u envie de découvrir cette dernière. la première lecture d'Harper Lee m'avait m'avait laissé un si agréable souvenir que je n'ai même pas eu besoin de le relire au préalable avant de me plonger dans cette suite. L'image de Scout, le surnom de notre héroïne, véritable petit garçon manqué, toujours en salopette, m'était si familière que j'avais peur de la découvrir vingt ans après. Aurait-elle changé ? Certes, oui, comme tout le monde en grandissant, Jean Luis Finch (alias Scout) est devenue une belle jeune femme et est partie loin de Maycomb où elle a laissé son père Atticus, sa vieille tante toujours bougonnant dès que Scout ne fait pas les choses telles qu'elle aimerait qu'elle les fasse, et son ami de toujours, Henry. C'est donc New_York qui va voir s'épanouir Jean Louise et en tant que grande ville, et étant donc plus ouverte sur le monde, des moeurs différentes à celle de Maycomb. Alors que dans cette ville immense, Jean Luise ne s'offusque nullement de s'asseoir à côté d'un homme de couleur noire dans le bus, cela n'est pas encore acceptable dans cette petite bourgade de l'Alabama qui a vu grandir notre chère Scout, son frère aujourd'hui décédé et ce cher vieil Hank (le surnom de leur voisin et ami de toujours à tous deux, Henry Clinton.
Bien plus qu'un roman, je dirais, cet ouvrage est également un livre d'histoire, de coutumes et de bonnes moeurs qui ont sévi durant bien longtemps aux Etats-Unis (et sévissent parfois encore et d'ailleurs, pas seulement aux Etats-Unis mais également en France ou ailleurs en Europe et dans le monde) un livre dans lequel on découvre comment se détacher de l'enfance et de ceux et celles qui nous ont élevé (chose qui s'avère nécessaire mais qui peut parfois s'accomplir de manière brutale).
Bref, un livre à mettre entre toutes les mains tant celui-ci est poignant de vérité et est admirablement bien écrit. Vous l'aurez certainement compris ou faut-il que j'en rajoute : J'adore !
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lyoko
  29 juillet 2017
Tout d'abord un grand merci a Mosaique92, parce que sans elle je serais passée à côté de cette suite de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur".
On retrouve Scout, devenue adulte et travaillant à New York Elle revient parfois dans sa petite ville natale. Elle retrouve son père, son amoureux, sa tante....mais surtout ses souvenirs.
Ce roman est très prenant autant que le premier. L'écriture est très agréable et toujours aussi plaisante. Harper Lee arrive a nous immerger dans cette amérique du Sud ou la négrophobie est de mise. Jean Louise forte de ses convictions va se rendre compte que le pays "des bisousnours" de sa jeunesse n'existe pas. Elle va aller de déconvenues en déconvenues
Un livre qui prend aux tripes, que j'ai dévoré et qui est a mon sens aussi fort et bon que le premier roman de l'auteure.
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critiques presse (1)
LeFigaro   22 février 2016
Il y a de la vivacité dans ce livre, certes parfois maladroit dans ses assertions, mais qui tient à sa spontanéité. On se sent tenu d'embrasser les sentiments de l'héroïne, entière, exigeante et hardie.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   08 octobre 2015
Atticus Finch, d’un coup de poignet, fit glisser la manchette de sa chemise, puis la remit soigneusement en place. Deux heures moins vingt. Il portait souvent deux montres, comme aujourd’hui : une vieille montre de gousset sur laquelle ses enfants avaient fait leurs dents, et une montre-bracelet. Celle-là par habitude, celle-ci pour regarder l’heure quand ses doigts n’arrivaient plus à atteindre la montre de gousset au fond de sa poche. Il avait été d’une belle carrure autrefois, avant de se tasser avec l’âge et l’arthrite. Il avait fêté ses soixante-douze ans le mois précédent, mais aux yeux de Jean Louise, il s’était figé quelque part dans les limbes de la cinquantaine – elle ne se souvenait pas de lui plus jeune et il donnait l’impression de ne pas vieillir.
Devant le fauteuil dans lequel il était assis était posé un pupitre en acier, et sur ce pupitre était ouvert L’étrange affaire Alger Hiss. Atticus se tenait légèrement penché en avant, afin de mieux désapprouver ce qu’il était en train de lire. Un inconnu n’aurait pas su déceler l’agacement sur son visage, car il n’en montrait rien ; un ami, en revanche, aurait pu s’attendre à tout moment à entendre un « hum » : Atticus haussait les sourcils et pinçait la bouche.
« Hum, fit-il.
— Qu’y a-t-il, mon ami ? dit sa sœur.
— Je ne comprends pas comment un type pareil peut avoir le culot de nous donner son opinion sur l’affaire Hiss. On dirait du Walter Scott revu et corrigé par Fenimore Cooper.
— Comment cela ?
— Il fait preuve d’une foi puérile envers l’intégrité des fonctionnaires et semble croire que le Congrès correspond à leur aristocratie. Pas la moindre compréhension de la politique américaine. »
Sa sœur jeta un coup d’œil à la jaquette du livre. « Je ne connais pas cet auteur, dit-elle, ce qui revenait dans sa bouche à condamner l’ouvrage à tout jamais. Bah, ne te tracasse pas pour ça, mon ami. Ils ne devraient pas être déjà arrivés ?
— Je ne me tracasse pas, Zandra. » Atticus lança un regard amusé à sa sœur. C’était une femme impossible, mais mieux valait qu’elle soit là, elle, plutôt qu’une Jean Louise assignée à résidence et malheureuse comme les pierres. Quand sa fille était malheureuse, elle s’agitait, or Atticus2
Atticus Finch, d’un coup de poignet, fit glisser la manchette de sa chemise, puis la remit soigneusement en place. Deux heures moins vingt. Il portait souvent deux montres, comme aujourd’hui : une vieille montre de gousset sur laquelle ses enfants avaient fait leurs dents, et une montre-bracelet. Celle-là par habitude, celle-ci pour regarder l’heure quand ses doigts n’arrivaient plus à atteindre la montre de gousset au fond de sa poche. Il avait été d’une belle carrure autrefois, avant de se tasser avec l’âge et l’arthrite. Il avait fêté ses soixante-douze ans le mois précédent, mais aux yeux de Jean Louise, il s’était figé quelque part dans les limbes de la cinquantaine – elle ne se souvenait pas de lui plus jeune et il donnait l’impression de ne pas vieillir.
Devant le fauteuil dans lequel il était assis était posé un pupitre en acier, et sur ce pupitre était ouvert L’étrange affaire Alger Hiss. Atticus se tenait légèrement penché en avant, afin de mieux désapprouver ce qu’il était en train de lire. Un inconnu n’aurait pas su déceler l’agacement sur son visage, car il n’en montrait rien ; un ami, en revanche, aurait pu s’attendre à tout moment à entendre un « hum » : Atticus haussait les sourcils et pinçait la bouche.
« Hum, fit-il.
— Qu’y a-t-il, mon ami ? dit sa sœur.
— Je ne comprends pas comment un type pareil peut avoir le culot de nous donner son opinion sur l’affaire Hiss. On dirait du Walter Scott revu et corrigé par Fenimore Cooper.
— Comment cela ?
— Il fait preuve d’une foi puérile envers l’intégrité des fonctionnaires et semble croire que le Congrès correspond à leur aristocratie. Pas la moindre compréhension de la politique américaine. »
Sa sœur jeta un coup d’œil à la jaquette du livre. « Je ne connais pas cet auteur, dit-elle, ce qui revenait dans sa bouche à condamner l’ouvrage à tout jamais. Bah, ne te tracasse pas pour ça, mon ami. Ils ne devraient pas être déjà arrivés ?
— Je ne me tracasse pas, Zandra. » Atticus lança un regard amusé à sa sœur. C’était une femme impossible, mais mieux valait qu’elle soit là, elle, plutôt qu’une Jean Louise assignée à résidence et malheureuse comme les pierres. Quand sa fille était malheureuse, elle s’agitait, or Atticus aimait que les femmes de son entourage soient détendues plutôt que de les voir passer leur temps à vider les cendriers.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   08 octobre 2015
Depuis Atlanta, elle regardait défiler le paysage par la vitre du wagon-restaurant avec une exaltation presque physique. Devant son café, au petit déjeuner, elle vit s’éloigner les dernières collines de la Géorgie et la terre rouge apparaître, avec ses maisons au toit en tôle posées au milieu de petits jardins bien entretenus, et dans ces jardins l’inévitable verveine qui poussait, cernée de pneus blanchis à la chaux. Elle sourit en apercevant sa première antenne de télévision, au sommet d’une maison des quartiers noirs en bois brut ; bientôt elles se multiplièrent et sa joie s’intensifia d’autant.
Jean Louise Finch prenait la voie des airs, d’habitude, mais pour le cinquième de ses retours annuels au pays, elle avait décidé de faire le trajet en train, de New York à Maycomb Junction. D’abord, elle avait eu une frousse bleue la dernière fois qu’elle était montée à bord d’un avion : le pilote avait décidé de foncer droit dans une tornade. Et puis, prendre l’avion aurait forcé son père à se lever à trois heures du matin et à faire cent cinquante kilomètres de route pour venir la chercher à Mobile, le tout avant d’enchaîner sur une journée de travail ; il avait soixante-douze ans, elle ne pouvait plus lui imposer ça.
Elle était heureuse de sa décision. Les trains avaient changé depuis son enfance, et cette expérience inédite l’amusait : un employé de la compagnie ferroviaire apparaissait, tel un gros génie, dès qu’elle appuyait sur un bouton ; un petit lavabo escamotable en acier brossé surgissait à volonté, et il y avait un cabinet de toilette sur lequel on pouvait reposer les pieds. Elle avait résolu de ne pas se laisser intimider par les diverses mises en garde placardées un peu partout dans le compartiment – ou la chambrette, comme ils appelaient ça –, mais quand elle était allée se coucher, la veille, elle s’était débrouillée pour se retrouver coincée dans sa couchette rabattable parce qu’elle avait omis de pousser ce levier vers le bas, et le contrôleur avait dû venir la tirer de cette fâcheuse posture, ce qui l’avait mise dans un certain embarras dans la mesure où elle avait pour habitude de ne dormir qu’en haut de pyjama.
Par chance, il était justement en train de patrouiller dans les coursives au moment où le piège s’était refermé sur elle : « Je vais vous sortir de là », dit-il en l’entendant cogner des poings contre la paroi. « Non non, je vous en prie, répondit-elle. Dites-moi simplement comment m’y prendre. » « Je pourrais vous aider en tournant le dos », dit-il, et c’est ce qu’il fit.
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ssstellassstella   19 janvier 2016
- J'essaie simplement de te faire comprendre les motivations d'un homme, au-delà de ses actes, dit Henry avec calme. Un homme peut te sembler engagé dans quelque chose de détestable à première vue, mais ne t'avise jamais de le juger avant de connaître ses motivations. Un homme peut trépigner de rage en secret, mais être conscient qu'il vaut mieux répondre par la méthode douce plutôt que de laisser éclater sa colère au grand jour. Un homme peut condamner ses ennemis, mais il est plus sage de chercher à les connaître.
+ Lire la suite
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ssstellassstella   23 janvier 2016
- ... Souhaites-tu voir des cars entiers de Noirs débouler dans nos écoles, nos églises et nos théâtres ? Souhaites-tu les voir entrer dans notre monde ?
- Ce sont des gens, non ? Nous étions ravis de les faire venir quand ils nous rapportaient de l'argent.
- Souhaites-tu que tes enfants aillent dans une école qui s'est rabaissée pour accueillir des enfants noirs ?
- Le niveau d'éducation dispensé dans cette école au bout de la rue, Atticus, est on ne peut plus médiocre et tu le sais très bien. Ils ont le droit de bénéficier des mêmes opportunités que les autres, ils ont droit aux mêmes chances..."
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TheWindTheWind   24 octobre 2015
Le seul être humain en qui elle avait jamais placé se pleine et entière confiance, sans la moindre réserve, l'avait déçue ; le seul homme qu'elle eût jamais connu dont elle pouvait dire avec certitude : " C'est un honnête homme. Un homme d'une profonde honnêteté" l'avait trahie, publiquement, grossièrement, éhontément.
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Chaînes citées ♡ :
Tête de litote (Cyrielle) : https://www.youtube.com/channel/UCbo-... Flo Bouquine : https://www.youtube.com/channel/UCtUP... A book around the corner : https://www.youtube.com/channel/UCwlY...
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